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				<title>ECONOMIE par ERIC JL BRETON</title> 

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				<description>par ERIC JL BRETON</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
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						<title>RATP-SNCF</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/04#18570</link> 

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 Le Figaro, n° 18293
Le Figaro Économie, lundi 2 juin 2003, p. 2 
ENQUETE 
SOCIAL Au-delà des transports, perturbés dès la fin de la journée, les syndicats espèrent une mobilisation tous azimuts
Retraites : pourquoi SNCF et RATP restent hors la loi 
Claire BOMMELAER , Delphine DENUIT 
Du temps de Lionel Jospin, un tel choix aurait fait grincer des dents l'opposition. Toute la semaine dernière, le gouvernement s'est patiemment employé à déminer le terrain de la grève des transports, expliquant sans relâche que les « régimes spéciaux n'étaient pas concernés par la réforme des retraites ». Face à la volonté de parlementaires UMP pressés d'inclure ces régimes dans le projet de loi par le biais d'un amendement, l'Elysée s'en serait même mêlé. Le message : on ne touche pas aux régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP, du moins sous cette législature. 
Forts de cette assurance, les ministres concernés ont à leur tour rassuré les deux présidents des entreprises publiques, Anne-Marie Idrac (RATP), et Louis Gallois (SNCF). Ces derniers ont pu, à leur tour, écrire noir sur blanc, dans des lettres ouvertes, que les deux régimes de retraites seraient bien épargnés par la loi. La lecture de ces missives ne manque pas de sel. « Part essentielle du contrat social passé » avec les cheminots, leur régime de retraites « n'a pas à faire partie » du projet de loi, puisqu'il n'y a « pas de caractère d'urgence ». En effet, souligne le président de la SNCF, « le déséquilibre démographique ne s'accroît pas sur les trente prochaines années ». Enfin, « les avantages et les contraintes spécifiques du régime sont financés par la seule SNCF ». 
La missive d'Anne-Marie Idrac tient le même raisonnement : à la RATP aussi, le régime fait « partie du contrat social » et les « spécificités résultent de la compensation des contraintes propres au métier et sont la contrepartie de l'engagement au service des voyageurs ». Là aussi, le président souligne que « le rapport démographique entre actifs et retraités restera stable ces prochaines années ». Du coup, la plupart des syndicats de la Régie ont déclaré forfait, une décision dont Anne-Marie Idrac s'est « félicitée » en conseil d'administration. De son côté, la Fgaac-SNCF, deuxième syndicat chez les conducteurs de trains, n'est pas dans le mouvement. 
Mais ces désistements sont une victoire en demi-teinte pour les deux directions. Car tout le monde sait que la réforme des régimes spéciaux n'est que partie remise, ne serait-ce que pour des raisons d'équité. Ainsi, les cheminots y compris les cadres supérieurs partent dès 55 ans, ce qui est plus avantageux que les départs précoces dans la fonction publique. En moyenne, à cet âge, un cheminot a travaillé environ 32 ans, alors que la réforme en cours imposera à tous de travailler 40 ans dès 2008. Les conducteurs raccrochent à 50 ans, afin de compenser la pénibilité de leur poste : après la réforme Fillon, même les gardiens de prisons ou les policiers n'auront plus cet avantage. 
50 ans, c'est très jeune, et certains conducteurs souhaiteraient parfois travailler deux ou trois ans de plus, afin de pouvoir payer les études des enfants ou rembourser un crédit. Mais le sujet, on le devine, est tabou. Pour la direction, les départs en retraite précoces permettent de libérer des postes sans avoir à en passer par la case licenciement, pour les syndicats, c'est un avantage acquis. Une fois à la retraite, les conducteurs repartent dans leur région, et démarrent souvent un autre travail. 
La réforme devra aussi se faire pour des motifs financiers. Certes, comme le rappellent les deux présidents, le déséquilibre démographique des deux régimes ne devrait pas s'aggraver. Pour l'instant, le régime de la SNCF est financé à 35 % par des cotisations, à 10 % par la surcompensation et à 55 % par une subvention de l'Etat. Celui de la RATP, à 38 % par des cotisations, et à 61 % par une subvention de l'Etat. Tous deux coûtent chers aux deniers publics. Tous régimes spéciaux confondus, l'Etat contribue à hauteur de 8 milliards d'euros à leur équilibre financier. D'ici à 2040, ce besoin de financement devrait s'accroître d'environ 20 %, pour atteindre 18 milliards par an. 
Inutile d'aller si loin. Les cheminots et les agents de la RATP qui seront dans le mouvement dès ce soir font le pari qu'ils ne resteront pas très longtemps hors du lot commun : c'est bien pour cela et pour prêter main-forte aux autres grévistes qu'ils feront grève. 
La décision gouvernementale d'épargner les régimes des entreprises de transports est cependant une arme à double tranchant. Certes, elle ôte sa légitimité immédiate au mouvement et peut braquer contre les grévistes une partie de l'opinion publique lassée de ne pouvoir se déplacer sans motif réel. Mais elle laissera un arrière-goût d'inachevé. « On a retiré ces régimes de la réforme afin qu'ils ne bloquent pas tout. Quand la réforme sera passée, et les choses apaisées, il faudra un certain courage pour rouvrir le dossier », explique un proche du dossier. Un courage qui fait défaut depuis 1995. 
C. B. 
Encadré(s) : 
Les cheminots entre exaspération et inquiétude 
Malgré le retrait de la Fédération générale des agents de conduite (FGAAC), les syndicats de la SNCF restent unis contre la réforme des retraites. Comme prévu, ce soir à partir de 20 heures, la CGT, CFDT, FO, Unsa et SUD-Rail appellent ensemble à la grève. Au sein de l'entreprise publique, l'ampleur de la mobilisation des cheminots ne fait aucun doute : elle sera à la hauteur de leur exaspération et de leur inquiétude. 
Derrière une volonté affichée des syndicats de se montrer solidaires à l'égard des salariés du privé, c'est bien la crainte de se voir imposer un régime à terme moins favorable qui l'emporte. Ce que confirment les syndicats. « Nous sommes conscients que si la réforme actuelle des retraites est entérinée, elle donnera lieu obligatoirement à une discussion sur le régime spécial des cheminots », souligne Didier Le Reste, secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots. Selon lui, une telle réforme entraînerait la perte de 22 % du pouvoir d'achat des pensions. 
« La génération qui nous précède s'est battue pour obtenir des droits qu'il nous faut aujourd'hui protéger », renchérit Marcus, 29 ans, cheminot depuis deux ans à peine mais qui refuse de faire « les frais des politiques ». Entré à la SNCF il y a sept ans, Thierry, 27 ans, tient le même raisonnement, même s'il ne compte pas faire grève aujourd'hui. « Nous avons obtenu des garanties du gouvernement et si nous ne sommes pas dupes sur leur valeur, il faut faire attention à ne pas lasser le grand public avec des grèves répétées toutes les deux semaines », explique-t-il. 
Qu'ils soient dans l'action ou non, les cheminots ont, à les écouter, de nombreuses raisons d'exprimer leur mécontentement, bien au-delà des retraites. Ainsi, la libéralisation du transport transeuropéen de marchandises entamée mi-mars constitue un tournant dans l'histoire de la SNCF, en ouvrant une brèche au monopole dans le transport du fret. Désormais, la SNCF, qui a essuyé 183 millions d'euros de pertes en 2002, doit accepter l'arrivée de nouveaux opérateurs ferroviaires en France sur 50 000 des 150 000 kilomètres de voies existants. 
Cette ouverture partielle s'est traduite par l'unique candidature d'Eurotunnel à une licence d'opérateur ferroviaire. Il n'empêche, la crainte de voir arriver de nouveaux opérateurs suffit à attiser la colère des cheminots. 
Il est vrai que SNCF Fret constitue, avec un déficit de 385 millions d'euros en 2002, l'un des principaux foyers de pertes du groupe public aux côtés des trains Corail. Et il faut s'attendre à ce que les opérateurs étrangers s'intéressent aux liaisons marchandises les plus rentables de la SNCF Fret. 
Suivant un mouvement européen, six fédérations françaises de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFDT, Unsa, FGAAC) avaient ainsi appelé le 18 mars dernier à une journée nationale de grève pour « défendre le service public » et contre le « deuxième paquet ferroviaire », à savoir la libéralisation totale du transport ferroviaire du fret à partir de 2006 et des voyageurs à compter de 2008. 
Une journée en forme de test grandeur nature pour les syndicats qui ont pu vérifier la mobilisation de leurs troupes. A cette situation, s'ajoute un contexte social particulièrement tendu. Après avoir suspendu en septembre dernier 1 000 embauches supplémentaires prévues au budget 2002, la direction de la SNCF a ratifié la suppression de 1 270 emplois dans son projet de budget 2003 (soit une baisse de 0,7 % de ses effectifs) et s'attend à une perte de 144 millions d'euros. Qualifié de « budget de récession » et rejeté à l'unanimité des syndicats, ce texte a finalement été adopté en conseil d'administration le 29 janvier dernier. 
Le coup d'envoi du projet industriel 2003-2005 de la SNCF, qui définit la stratégie du groupe pour les trois prochaines années, s'est donc déroulé au pire moment, à en croire les syndicats. Car si la nouvelle feuille de route de Louis Gallois prévoit de rester dans le rouge cette année, elle table sur un retour à l'équilibre dès 2004 et des bénéfices en 2005 grâce à une politique de gains de productivité et de relances commerciales. Autant de mesures qui ont aussitôt entraîné une levée de boucliers des syndicats qui voient dans ce texte une « rupture stratégique » et un désengagement de l'Etat néfaste au développement de l'activité du transporteur public. 
Si l'on ajoute à ces dossiers celui de la prévention des conflits dont le protocole d'accord reste lettre morte (seuls Unsa, CFTC et CGC l'ont signé), on comprend que l'exercice 2003 prenne des allures de défi pour Louis Gallois... 
D. D. 
La nouvelle direction de la Régie sous surveillance 
En dépit du fait que six syndicats sur sept n'appellent plus à la grève, le trafic du métro et des bus parisiens risque d'être fortement perturbé à partir de 22 heures, ce soir. Car la CGT, premier syndicat de la Régie, maintient bien son préavis de grève « illimitée ». 
Pourtant, la présidente de la RATP, Anne-Marie Idrac, comme le gouvernement n'ont pas ménagé leurs efforts ces derniers jours pour tenter d'étouffer dans l'oeuf la mobilisation des salariés de la Régie. Et a même été jusqu'à écrire aux 43 000 agents pour les assurer que la réforme ne les concernait pas. 
Malgré cela, le scepticisme l'emportait encore en fin de semaine dernière. « Nous ne sommes pas dupes, il est évident qu'une fois réformé, le régime commun des retraites servira de référence et, en tant que tel, nous sera opposé par la direction », souligne un jeune agent blasé. Et de préciser que la grogne dépasse la problématique des retraites. « Les sujets d'inquiétude se sont multipliés depuis l'arrivée d'Anne-Marie Idrac aux commandes », ajoute-t-il. Depuis huit mois à la tête de la Régie, l'ancienne secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé n'a en effet jamais caché sa volonté de dynamiser le groupe public. « Je souhaite bâtir une entreprise à part entière plus réactive et plus compétitive », avait-elle indiqué en janvier en présentant les orientations stratégiques de son plan d'entreprise 2004-2006. Après tout, la RATP a déjà montré la voie en adoptant un dispositif d'alarme social pour désamorcer les conflits. 
Anne-Marie Idrac souhaite impulser davantage de souplesse dans la Régie pour qu'elle puisse faire face à la prochaine étape de la décentralisation des transports en Ile-de-France et à l'arrivée d'opérateurs concurrents sur son marché. Le système Navigo de télébillettique devrait ainsi être généralisé et la ligne 1 du métro automatisée d'ici à 2010. Or ces avancées technologiques suscitent des craintes en matière d'emplois et de salaires parmi les syndicats de la RATP. Autre préoccupation : la non-reconduction des emplois-jeunes, ceux-ci ne bénéficiant finalement pas tous d'un contrat de qualification. 
Parallèlement, la nouvelle présidente cherche à mieux maîtriser ses coûts. Elle souhaite ainsi transférer aux collectivités publiques la charge du matériel roulant que la RATP assume à 100 % et des infrastructures nouvelles qu'elle supporte à 20 %. Autant de mesures qui devraient permettre à terme à la RATP de se consacrer au déploiement de son réseau à l'étranger et en province, des marchés clés où elle tente déjà de se positionner (nos éditions du 18 septembre 2002). 
D. D. 
Nombreuses perturbations dès ce soir 
La « mobilisation générale » contre le projet de réforme des retraites, à laquelle appellent quatre syndicats CGT, FO, FSU, Unsa doit commencer dès ce soir dans les transports. 
- Six fédérations de cheminots appellent à une grève reconductible à la SNCF. Hier, le service vocal de la SNCF prévoyait la circulation d'un TGV sur trois, et d'aucun train corail. Les liaisons province à province seront très affectées. L'entreprise prévoyait un trafic normal sur les Eurostar et 3 Thalys sur 4. 
- Dès 22 heures, les agents de la RATP sont appelés à entamer une grève illimitée par la CGT, et le trafic devrait être perturbé (rens. numéro azur 08.10.03.04.05). 
- Demain, d'autres secteurs des transports seront touchés, les fédérations CGT, CFDT et FO des Transports (transports urbains, routiers, aériens et taxis) appelant aussi à la grève. 
Dans le transport aérien, la CGT, premier syndicat de l'aviation civile (DGAC), et FO appellent l'ensemble des personnels à l'action les 3, 4 et 5 juin, et l'Unsa mardi seulement. 
Par ailleurs, dix syndicats d'Air France appellent également l'ensemble des salariés à un arrêt de travail de 24 heures. 
- Des préavis de grève illimitée ont été déposés dans l'audiovisuel public, à Radio France et Francetélévisions. 
Illustration(s) : 
WAG 
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Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Lois et règlements
Sujet(s) - Le Figaro : SOCIAL; RETRAITE; REFORME; PROJET DE LOI; SYNDICAT; GREVE; RATP; SNCF; FRET; TRANSPORT FERROVIAIRE; LIBERALISATION; EMPLOI; DECENTRALISATION
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : FRANCE
Type(s) d'article : ARTICLE; INFOGRAPHIE; TABLEAU
Taille : Long, 1583 mots 
© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030602LF18293201ECO

 
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						<title>AUTOMOBILE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18391</link> 

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 AFP Général Économie et finance, lundi 2 juin 2003 Les ventes de voitures neuves en France ont baissé de 13,1% en mai PARIS (AFP) - Les ventes de voitures particulières neuves en France ont reculé de 13,1% en mai, à nombre de jours ouvrables identiques par rapport au même mois de 2002, avec 161.781 immatriculations, a annoncé lundi le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA) dans un communiqué. &quot;Le marché automobile a été affecté par l'effet des jours fériés et des +ponts+ ainsi que par les perturbations entraînées par les conflits sociaux. Le tout dans un contexte économique difficile et une attitude attentiste des clients pour concrétiser leur intention d'achat&quot;, a précisé le CCFA dans un communiqué. Pour les cinq premiers mois de l'année, le marché est en baisse de 9,8% par rapport à la période correspondante de 2002, à nombre de jours ouvrables identiques, avec un cumul de 864.216 immatriculations de voitures. Les marques françaises, en baisse de 9,3% en!
volume, se comportent globalement mieux que les marques importées (-18,6%), a précisé le CCFA. La part de marché des marques françaises atteint 61,5% au mois de mai contre 58,9% en mai 2002, a-t-il ajouté. Renault a enregistré un recul de 14,7% de ses immatriculations à 52.871 en mai. Sa part de marché s'élève à 27,9%. Les ventes de PSA Peugeot Citroën ont reculé de 4,3% à 56.759, avec une hausse de 5,2% pour la marque Peugeot (31.810) et une chute de 16,3% de Citroën (24.949). La part de marché du groupe s'établit à 33,6%. dd/pcm/ds Catégorie : Économie Sujet(s) uniforme(s) : Industries de l'automobile Sujet(s) - AFP Général : Automobile; marché Heure de publication : 10:25 GMT Taille : Court, 167 mots © 2003 AFP. Tous droits réservés. Doc. : 20030602AF0FRS392_153_122505 

 
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						<title>MEDIAS</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18387</link> 

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 AFP Général
International; Général, lundi 2 juin 2003 
USA: adoption d'une série de mesures libéralisant la propriété des médias 
WASHINGTON (AFP) - Les autorités américaines de réglementation des médias ont adopté lundi à Washington une série de mesures très controversées, ouvrant la voie à une concentration accrue dans la propriété des chaînes de télévision, stations de radio et journaux aux Etats-Unis, a constaté l'AFP. 
La commission américaine des communications (FCC) a adopté par trois voix contre deux le projet présenté par son président Michael Powell. 
Les cinq commissaires, deux démocrates et deux républicains --outre M. Powell, lui-même républicain--, étaient réunis depuis lundi matin à Washington pour se prononcer sur ce projet. Les commissaires démocrates ont tenté en vain de repousser la date du vote. 
&quot;Garder les règles telles qu'elles étaient, comme certains le suggéraient, n'est pas une option viable&quot;, a déclaré Michael Powell. &quot;Nous avons écrit des règles adaptées à l'époque actuelle&quot;, a-t-il ajouté. 
L'adoption du projet va permettre qu'un groupe de médias puisse contrôler jusqu'à 45% de l'audience télévisée nationale --contre 35% actuellement--, et fait tomber des barrières qui empêchaient jusqu'alors des chaînes de télévision et des journaux couvrant les mêmes marchés de tomber sous la coupe d'un seul consortium. 
jjc-mad/vog/chr/dl ef 
Catégorie : Actualités
Sujet(s) - AFP Général : USA; médias
Heure de publication : 15:31 GMT
Taille : Court, 156 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030602AF0FRS792_153_173147


 
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						<title>G8</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18386</link> 

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 AFP Général
International, lundi 2 juin 2003 
Les propositions des altermondialistes présentées au G8 d'Evian (ENCADRE) 
ANNEMASSE (France) (AFP) - Voici les propositions issues du Sommet pour un autre monde (Spam), qui s'est déroulé du 29 au 31 mai à Annemasse (sud-est de la France) et Genève, remises mardi aux participants au G8 d'Evian et présentées dans un communiqué : 
- ANNULATION DE LA DETTE: annulation immédiate de la dette des pays pauvres, allègement pour les pays à revenu intermédiaire et mise en place d'un tribunal international pour faire appliquer le principe de &quot;dette odieuse&quot;, selon lequel &quot;un peuple ne doit pas payer les dettes contractées par un dictateur ou détournées de leur objectif initial&quot;. 
- ACCES A L'EAU: ouverture de négociations dans le cadre des Nations unies pour développer un droit international relatif à la gestion, internationale et régionale, de l'eau. 
- LUTTE CONTRE LE SIDA: les membres du G8 doivent permettre l'accès dans chaque pays à l'ensemble des traitements nécessaires, assurer la gratuité des traitements pour les pathologies chroniques, et autoriser la production, l'exportation et l'importation de produits de santé génériques dans les pays en développement. 
- TAXES GLOBALES ET FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT: instauration d'une taxe globale sur les transactions de change. Cela suppose la levée immédiate du secret bancaire, et permettrait à la fois d'apporter des ressources additionnelles pour financer le développement et de contribuer à la stabilité financière mondiale. 
- GOUVERNANCE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT: création d'une Organisation mondiale de l'environnement (OME), ouverte à la participation citoyenne et soucieuse de l'équité Nord-Sud, qui assurerait la primauté des règles environnementales sur celles du commerce international. 
- ANTI-TERRORISME ET DROITS HUMAINS: &quot;la lutte contre le terrorisme ne doit pas être un prétexte pour s'affranchir des lois et des obligations découlant des textes internationaux auxquels les Etats ont souscrit&quot;. 
- CONTROLE DES TRANSFERTS D'ARMES: les pays du G8, à l'origine de 90% des exportations d'armes dans le monde, doivent mettre un terme aux transferts d'armes les plus scandaleux et s'engager à négocier un instrument international juridiquement contraignant pour le contrôle des transferts d'armes. 
- COMMERCE ET DEVELOPPEMENT: moratoire des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en attendant une évaluation des impacts sociaux et environnementaux des politiques de libéralisation. 
- NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique): le G8 doit renoncer au modèle néo-libéral, cesser d'imposer unilatéralement les politiques et se tourner vers un développement durable du continent. 
- RESPONSABILITE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE DES ENTREPRISES: ouverture immédiate de négociations pour mettre en place un instrument international juridiquement contraignant, réglementant cette responsabilité. 
fc/avz/jhl 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales; Économie mondiale
Sujet(s) - AFP Général : G8; sommet; manifestations
Heure de publication : 16:10 GMT
Taille : Moyen, 300 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030602AF0FRS871_153_181029

 
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						<title>G8</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18368</link> 

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 Les Huit cherchent les moyens de relancer des économies en mal de croissance
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38   •  MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h44 
Des signes inquiétants s'accumulent, la déflation menace l'Allemagne et les Etats-Unis.
Evian de notre envoyée spéciale

Ce sont huit pays à la santé chancelante qui se sont retrouvés, lundi 2 juin, pour la première réunion du sommet d'Evian consacrée à la croissance. Dans les trois grands pôles économiques du monde industrialisé - Etats-Unis, Europe et Japon - on ne voit qu'inquiétude, baisse de la consommation, hausse du chômage, faiblesse des investissements. L'espoir d'un rebond tant attendu est sans cesse déçu. Les experts tablent sur une légère reprise au mieux fin 2003, au pire dans le courant de 2004, mais de nombreux foyers de crise demeurent.

La déflation est d'ores et déjà là dans deux des plus importantes économies de la planète, le Japon et la Chine, et pourrait se propager ailleurs (particulièrement en Allemagne et même aux Etats-Unis) : c'est ce que souligne un groupe d'experts internationaux constitué en &quot;shadow G8&quot; sous l'égide de l'Institut français des relations internationales (IFRI), parmi lesquels l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, l'ancien président de la Réserve fédérale Paul Volcker, ou l'ex-commissaire européen à la concurrence Leon Brittan.

De nouvelles &quot;bulles&quot;, notamment immobilières, pourraient se former au Royaume-Uni ou outre-Atlantique. Le système financier japonais pourrait exploser. Le recul ordonné du dollar pourrait se transformer en atterrissage brutal. De nouvelles crises financières en Amérique latine pourraient éclater. Dimanche, le directeur général du Fonds monétaire international, Horst Kohler, a rappelé que &quot;la fin de la guerre en Irak n'a pas suffi à lever les incertitudes&quot;.

Dans un tel contexte, Jacques Chirac n'a pas eu de mal à convaincre ses partenaires de faire de l'économie l'un des plats de résistance de ce G8. &quot;A Evian, il appartiendra à tous les participants d'adresser au monde un message de confiance, déclarait-il à la veille du sommet,nous sommes décidés à tout faire pour que l'économie mondiale redémarre.&quot;

Les sept pays les plus industrialisés plus la Russie réussiront-ils à coopérer pleinement pour atteindre cet objectif ? Deux sujets fâchent particulièrement les Etats-Unis et l'Europe : la parité entre le dollar et l'euro ; la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne (BCE).

Washington, qui a fortement réduit ses taux d'intérêt, estime que c'est au tour des Européens de prendre des mesures de relance. En clair, de baisser les taux et de donner ainsi un coup de fouet à l'Europe, où la récession vient de faire son entrée par l'Allemagne et les Pays-Bas. Jusqu'à présent, le patron de la BCE, Wim Duisenberg, a fait la sourde oreille. Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a cependant confié qu'une réduction des taux &quot;est peut-être dans l'air&quot;. Réponse jeudi, lors de la prochaine réunion de l'institut d'émission européen.

Quant au dollar, qui a perdu 13 % par rapport à l'euro depuis le début de l'année, les Européens soupçonnent les Américains de le laisser &quot;filer&quot; pour soutenir leur demande interne. Avant de se rendre en Europe, George Bush a déclaré qu'il allait &quot;réaffirmer notre politique d'un dollar fort&quot;. Le premier ministre grec, Costas Simitis, présent à Evian en sa qualité de président de l'Union européenne, a eu beau affirmer que les Huit n'allaient pas &quot;discuter du dollar&quot;, le débat pourrait bien être lancé par Romano Prodi, le président de la Commission européenne.

En attendant un message politique sur la croissance qui doit être délivré à l'issue du sommet, mardi, les Huit devaient entériner, lundi, trois déclarations. La troisième concerne le plan d'action du G8 sur le commerce. Elle réaffirme la confiance dans le système commercial multilatéral, &quot;qui contribue à la croissance, à la stabilité et au développement durable&quot;. Les Huit se disent &quot;déterminés à atteindre les objectifs du programme de Doha&quot; et demandent notamment à leurs ministres d'&quot;établir une solution multilatérale&quot; pour régler le problème de l'accès aux médicaments pour les pays en développement.

Babette Stern


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Réponse à Enron et lutte contre la corruption


Parmi les résolutions que devaient adopter les Huit - Allemagne, Canada, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie - lundi 2 juin, l'une d'elles, intitulée &quot;Pour la croissance et une économie de marché responsable&quot;, se veut une réponse aux scandales financiers de type Enron qui ont sapé la confiance des épargnants et des investisseurs. &quot;L'économie d'un pays doit pouvoir s'appuyer sur un système juridique solide, une régulation efficace et des pratiques de gouvernement d'entreprise transparentes&quot;, dit le texte. Une croissance durable nécessite également des conditions sociales harmonieuses et la prise en compte des conséquences à long terme, notamment sur l'environnement, de la conduite des entreprises et de leurs décisions d'investissement. Ce texte met l'accent sur la nécessité de fournir des informations exactes aux actionnaires. Dans une autre déclaration, les Huit réaffirment leur &quot;détermination à lutter contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics tant au niveau des recettes que des dépenses&quot; et à améliorer la transparence et &quot;la bonne gouvernance&quot;. - (Corresp.)

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03 
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						<title>CARTIER</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18350</link> 

						<description> 
 Le groupe Cartier va licencier en Suisse 
 
agrandir la photo 

GENEVE (AFP) - Le groupe Cartier (horlogerie, bijouterie) va licencier du personnel sur ses sites de productions en Suisse, suite aux mauvais résultats enregistrés depuis le début de l'année, écrit lundi le journal suisse Le Temps.

L'information, ajoute le journal qui s'appuie sur des sources internes, devrait être officialisée les jours prochains.

Aucune réaction n'a pu être obtenue auprès de Richemont, maison-mère de Cartier, et numéro 2 mondial du luxe, derrière LVMH.

Selon le journal, les licenciements concernent les sites de La Chaux-de-Fonds (canton de Neuchatel), de Villeret (canton de Berne) et de Villars-sur-Glane (canton de Fribourg).

Cartier est la marque la plus importante du groupe Richemont, avec un chiffre d'affaires estimé de 1,5 milliard d'euros pour l'exercice 2001/2002/

Dans les belles années, Cartier fabriquait quelque 480.000 montres par an, un chiffre tombé à 230.000 pour l'exercice en cours, soit 20% de moins que ce qui était prévu.

Richemont a aussi des difficultés avec son autre grande marque horlogère, soit Baume &amp; Mercier, ajoute le journal, qui ne devrait produire actuellement que 110.000 montres, contre 185.000 il y a encore deux ans.

Richemont est un groupe contrôlé par des capitaux sud-africains, en l'occurrence la famille Rupert, et coté à la Bourse suisse.

Le groupe devrait annoncer les résultats de l'exercice 2002/2003 (clos fin mars) jeudi prochain. Il a déjà dit qu'il s'attendait à un résultat d'exploitation inférieur de 40% à celui de 2001/2002. 
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						<title>LIBRE-ECHANGE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18348</link> 

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 Reprise des négociations sur un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis 

RABAT (AP) - Les négociations sur la conclusion d'un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis ont repris lundi à Rabat. Il s'agit de la troisième série de négociations dont le coup d'envoi officiel avait été donné fin janvier à Washington.

Les autorités marocaines et américaines espèrent parvenir à la conclusion d'un accord d'ici la fin de l'année 2003.

&quot;Les négociations progressent, nous espérons tenir le calendrier initial&quot;, a déclaré à l'agence Associated Press une source gouvernementale marocaine ayant requis l'anonymat.

Du même type que ceux déjà conclus avec la Jordanie et Israël, cet accord pour l'établissement d'une zone de libre-échange sera le second conclu avec un pays arabo-musulman et le premier avec un pays africain.

Les négociations, qui portent sur la quasi-totalité des biens et des services, et notamment des secteurs textiles et agricoles, sont dirigées, côté américain, par Catherine Novelli, adjointe au représentant au Commerce extérieur, Robert Zoellick, et, côté marocain, par le ministre délégué aux Affaires étrangères, Tayeb Fassi-Fihri.

Avec un volume bilatéral d'échange de 735 millions de dollars en 2002, les Etats-Unis sont le septième fournisseur et le huitième client du Maroc.

Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, François Loos, avait exprimé en janvier de vives réserves sur l'opportunité de cet accord jugé &quot;incompatible&quot; avec l'établissement progressif depuis 2000 d'une autre zone de libre-échange entre le Maroc et l'Union européenne.

Avec un volume commercial bilatéral de 5,2 milliards de dollars, la France est le premier client et fournisseur du royaume. AP

nim/Bg

 
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						<title>GREVES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/02#18328</link> 

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 Le gouvernement recule 
Après le report, vendredi, de la réforme des universités, la FSU annonce que Luc Ferry et Nicolas Sarkozy ont accepté ce matin de reporter à la mi-septembre le dépôt du projet de loi sur la décentralisation.
- Social : la journée de mobilisation de mardi devrait être très suivie, notamment dans les transports. 

  
Luc Ferry
   
Le gouvernement a accepté lundi de reporter le dépôt du projet de loi sur la décentralisation devant le Conseil d'Etat à la mi-septembre, a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire-général de la FSU, après son entrevue avec les deux ministres chargés du dossier. &quot;Il y a un changement de ton et des propositions de calendriers sur la décentralisation. Il n'y aura pas de projet déposé, et pas de texte définitif, tant que la discussion avec les syndicats n'aura pas eu lieu&quot;, a déclaré Gérard Aschiéri, au terme de 1h30 d'entrevue. Il a affirmé qu&quot;'un pas dans la bonne direction a été fait&quot;. &quot;Les choses ont avancé. Il y a un dialogue mais on ne sait pas encore sur quoi cela va déboucher&quot;, a-t-il noté, avant d'ajouter toutefois: &quot;Je dis donc aux collègues que ce n'est pas le moment de lever le pied&quot;. 
La FSU a également demandé aux deux ministres des négociations sur l'ensemble de la politique éducative du gouvernement, ainsi que la tenue d'une réunion avec toutes les organisations syndicales qui devrait, selon lui, avoir lieu le 10 juin. 
Vendredi, le gouvernement avait déjà annoncé le report à l'automne de l'examen du projet de loi dit de &quot;modernisation universitaire&quot;, portant une réforme de l'enseignement supérieur fortement contestée par syndicats enseignants et étudiants. Le ministère de l'Education nationale l'avait officiellement confirmé vendredi. &quot;Les conditions ne sont pas aujourd'hui réunies pour un débat serein et constructif&quot;, avait alors indiqué le ministère. 

Désamorcer

Alors que les fédérations de l'Education se préparent pour la journée de mobilisation de mardi, le gouvernement tente en effet de désamorcer le mouvement en recevant les syndicats et en annonçant ces reports.
Lundi matin, le ministre de l'Education nationale Luc Ferry et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy ont entamé peu avant 10h une série de rencontres avec les syndicats d'enseignants sur la question des transferts de personnel prévus dans le cadre de la décentralisation. Deux délégations distinctes de la FSU, première fédération syndicale des enseignants, et de l'UNSA, ont ainsi ouvert le nouveau cycle de consultations.
Elle seront suivies en début d'après-midi par le Sgen-CFDT. Les autres organisations seront reçues en fin d'après-midi et mardi. 
Luc Ferry leur avait fait parvenir vendredi l'avant-projet de loi sur le transfert de compétences aux collectivités locales dans le cadre de la réforme de la décentralisation. 

L'UNSA insatisfaite

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, qui se félicite du report avait confirmé à son arrivée que les syndicats demandaient le retrait du volet éducation de ce projet de loi. &quot;Ce qu'on a lu du texte nous fait penser que cela va très au- delà d'un simple transfert de personnels qui continueraient à faire la même chose avec un autre patron&quot;, a-t-il dit. 
&quot;C'est une restructuration profonde du système éducatif, notamment dans le second degré, un restructuration qu'on juge négative&quot;, a-t-il ajouté. &quot;C'est une des raisons pour lesquelles on souhaite qu'on prenne le temps de la discussion en retirant le volet éducation du projet de loi pour repartir à zéro, sans a priori.&quot; 
De son côté, le secrétaire-général de l'UNSA Education, Patrick Gonthier jugeait à la sortie de sa réunion avec les ministres ce report &quot;insuffisant&quot;. &quot;La volonté du gouvernement de rouvrir des discussions est positive mais le calendrier proposé est totalement insuffisant. a déclaré à la presse M. Gonthier qui &quot;attend d'autres signaux d'apaisement, des pas supplémentaires, d'autres avancées, immédiatement avant le bac&quot;.

Luc Ferry pour une négociation &quot;sérieuse&quot; mais contre tout retrait

Dans l'entourage du ministre de l'Education, on disait le gouvernement prêt à discuter de la mise en œuvre du transfert de la gestion des personnels non-enseignants aux collectivités locales mais pas à retirer le texte. &quot;On ne retirera pas le projet&quot;, a déclaré un collaborateur de Luc Ferry.
Invité dimanche soir sur France 3, Luc Ferry s'est dit prêt à une négociation &quot;sérieuse&quot; avec les syndicats mais a exclu tout retrait de ses projets de réformes

Les appels à la grève,
les appels à manifester 


 

Après la grande manifestation nationale de dimanche à Paris pour la défense des retraites, la contestation sociale va se poursuivre durant la semaine avec, notamment mardi, des appels à la grève dans plusieurs secteurs et une nouvelle journée d'action à l'Education nationale. Voici le calendrier des mouvements prévus pour l'instant: 

Lundi 2/mardi 3 juin

Transports Certains syndicats de la SNCF et de la RATP appellent à cesser le travail le 3 juin (le mouvement pourrait même débuter dès le 2 à 20h) et à reconduire le mouvement de jour en jour. Les fédérations FO, CFDT et CGT ont lancé aussi un mot d'ordre de grève reconductible à partir du 3 juin pour l'ensemble des transports, notamment les transports en commun de toutes les villes de France, le secteur aérien, les routiers, ou encore les convoyeurs de fonds. D'autres secteurs pourraient suivre. Le syndicat national unifié des impôts a appelé à préparer un blocage total de la direction générale des impôts si le gouvernement s'obstine à ne pas entendre le malaise exprimé. 
La Fédération nationale des Transports FO a confirmé son mot d'ordre d'arrêt de travail &quot;à partir du mardi 3 juin&quot;, après que FO-RATP a décidé de ne pas appeler à la grève.
Les fédérations syndicales FO, CFDT, CGT appelle les salariés du Transport routier à &quot;entrer dans l'action le 3 juin&quot;, &quot;en convergence avec les autres salariés du public et du privé&quot;, dans le cadre de la grève organisée contre la réforme des retraites.

Education L'intersyndicale de l'enseignement (FAEN, FSU, CGT, CFDT, UNSA Education) et FO appellent les &quot;personnels de l'éducation&quot; à &quot;poursuivre les grèves&quot; et à &quot;faire du 3 juin une nouvelle journée de grèves et de manifestations pour obtenir au plus vite les réponses indispensables aux revendications&quot;.
Outre la &quot;priorité à l'éducation&quot;, ils demandent le &quot;retrait&quot; de quatre projets lancés par le gouvernement sur les transferts de personnels au collectivités locales, la suppression des surveillants, la non-reconduction des aide-éducateurs, et le projet de réforme des retraites.
Les organisations indiquent qu'elles avaient décidé de &quot;prendre contact avec les organisations de parents et de jeunes&quot;.

La Poste Le syndicat FO Com d'Ile-de-France appelle également dans un communiqué les agents franciliens de La Poste à la grève illimitée à partir du lundi 2 juin à minuit. Le syndicat Sud-PTT appelle également à une &quot;grève générale totale et reconductible à La Poste et à France Telecom&quot;, à partir du mardi 3 juin.

EDF-GDF La fédération FO des Mines et de l'Energie appelle les personnels d'EDF-GDF et des Industries électriques et gazières (IEG) à une grève illimitée à partir du 2 juin, contre &quot;la remise en cause du régime spécial de retraites&quot; et &quot;contre la privatisation&quot;, dans un communiqué. &quot;On ne peut croire un seul instant que les gaziers et électriciens seraient épargnés par ce recul social, alors que le relevé de conclusions signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC indique clairement que nous sommes concernés par la réforme d'ensemble des retraites, ce que le ministre Francis Mer a confirmé et veut appliquer&quot;, affirme FO.

Santé L'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) en grève depuis quatre semaines et qui réclame toujours la création de postes, appelle l'ensemble des médecins hospitaliers à rejoindre leur mouvement de grève le 2 juin. 
Dans un communiqué, l'AMUHF souligne lundi que &quot;les postes qui auraient dû être créés en 2002 dans le cadre de l'ARTT ne l'ont pas été&quot;. Selon elle, &quot;l'ensemble des mesures de l'ARTT devait créer 3.000 postes de médecins dans l'ensemble des disciplines, spécialités et tous les établissements entre 2002 et 2004&quot;. Or, &quot;actuellement et selon le ministère, environ 756 postes sur toute la France auraient été créés&quot;.
Pour les hôpitaux publics, les fédérations CGT, FO, UNSA, Sud, CFTC des secteurs &quot;santé et sociaux&quot;, appellent à cesser le travail mardi. Certains syndicats ont posé un préavis jusqu'à la fin de la semaine prochaine et des assemblées générales auront lieu un peu partout afin de &quot;mettre en discussion les prolongements indispensables à la journée du 3 pour obtenir de véritables négociations&quot; selon Sud. 
Ce mouvement ne devrait toutefois pas perturber les services essentiels des hôpitaux comme les urgences, les pouvoirs publics procédant, dans ce cas-là, à la réquisition du personnel nécessaire. 

Employés et cadres La Fédération CGT des Sociétés d'Etudes, la Fédération des employés et cadres CGT-FO, appellent l'ensemble des salariés de la branche des bureaux d'études techniques, sociétés de service informatique, de conseil et de sondage à se mobiliser à partir du 3 juin sous toutes les formes appropriées y compris la grève.

Médias Un préavis de grève pour le mardi 3 Juin a été déposé à Radio France et France Télévisions. La CGT de France 3 appelle à cesser le travail le 3 Juin à 0 heures pour une durée indéterminée. A Radio France, la CFDT Radio Télé s'est démarquée des instances confédérales et à appelé à la grève tout comme la CGT. 

Ports et docks La fédération CGT des ports et docks appelle à des arrêts de travail compris entre 4 heures et 24 heures le mardi 3 juin, contre le projet de loi de réforme des retraites, dans le cadre d'un &quot;préavis reconductible&quot;, selon la fédération. Celle-ci souhaite voir les personnels portuaires s'inscrire dans &quot;la journée de grèves et manifestations&quot; qui prend forme pour le 3.
La Fédération UGICT-CGT des officiers de la marine marchande (majoritaire) annonce elle aussi le dépôt d'un préavis de grève reconductible à partir du 3 juin.

Douanes Les syndicats CGT, FO, SNUDDI, SUD et UNSA des Douanes appellent les douaniers à un mouvement de grève reconductible à partir du mardi 3 juin contre le projet gouvernemental sur les retraites. 

Air France Dix syndicats de la compagnie aérienne (CGT, UGICT/CGT, FO, FO-Cadres, CFDT, CFTC, Unsa, SNMSAC, ALTER et Sud Aérien) appellent l'ensemble des salariés d'Air France à un &quot;arrêt de travail de 24 heures&quot; le mardi 3 juin.

Commerces La fédération commerce-distribution-services de la CGT appelle les salariés de ces secteurs à la grève le 3 juin. &quot;Que l'on soit de chez Sodexho, Samaritaine, Buffalo Grill, Eurest, Virgin, hôtel Ritz ou bien Conforama, Décathlon, Carrefour, Casino, Flammarion, Monoprix, Printemps et Galeries Lafayette...&quot;, nous &quot;serons tous dans la rue&quot;, a affirmé la fédération.

Autoroute La CGT des Autoroutes du Sud de la France (ASF) appelle dans un communiqué les quelque 5.000 salariés de la société à la grève reconductible à partir du 3 juin pour demander &quot;l'abrogation des décrets Balladur&quot; sur les retraites et &quot;l'annulation du projet Fillon&quot;.

Chimie Les fédérations CGT et FO de la chimie appellent les salariés du secteur (nucléaire, caoutchouc, chimie, pétrole, plastique, verre) à se mettre en grève &quot;dans toutes les entreprises&quot;.

Finances Après avoir déclenché un mouvement de grève reconductible le 13 mai dernier à la Direction générale des impôts (DGI), plusieurs syndicats de ce secteur -notamment le puissant Syndicat national unifié des impôts (SNUI) et la CGT- appellent à un &quot;blocage total de la DGI si le gouvernement libéral s'obstine à ne pas entendre le malaise exprimé&quot;. Le SNUI parle d'un &quot;durcissement du conflit face au refus et à l'obstination du gouvernement&quot;.

Transports aériens Le Syndicat autonome des personnels de l'aviation civile (Sapac-Unsa) a annoncé qu'il rejoignait l'appel à la grève lancé par la CGT et FO contre le projet de réforme des retraites, mais pour la seule journée de mardi, à la suite de l'échec de négociations mercredi.

Caisses d'épargne La CGT, le Syndicat unifié et Sud appellent le personnel à participer à la grève du mardi 3 juin .&quot;Devant le refus du gouvernement Raffarin d'entamer de véritables négociations et de prendre en compte nos propositions, nous appelons le personnel à se mobiliser massivement le mardi 3 juin&quot; et à se mettre &quot;en grève&quot;, ont affirmé les trois syndicats dans un texte commun.

Météo France Les services de Météo France sont en grève mardi 3 juin et les &quot;nuits attenantes&quot; à l'appel de la CFDT, CGT et FO, contre les mesures annoncées par le gouvernement sur les retraites et pour &quot;une réforme solidaire&quot; de ces retraites, a indiqué lundi la CFDT dans un communiqué.


 
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						<title>MISERE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18264</link> 

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AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003 
Kofi Annan réclame au G8 davantage d'efforts pour combattre la misère 
EVIAN (France) (AFP) - Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a réclamé dimanche aux pays membres du G8 de faire davantage d'efforts pour combattre la misère dans le monde, qui loin d'avoir reculé est en progression en Afrique, en Amérique latine et même en Europe. 
&quot;La proportion de gens vivant dans la misère a augmenté en Amérique latine, en Afrique subsaharienne, en Europe centrale et orientale et dans la Communauté des Etats indépendants (ex-Union soviétique)&quot;, a déclaré M. Annan devant les dirigeants du G8 rassemblés à Evian (sud-est) pour leur sommet annuel, selon le texte de son allocution rendu public à l'avance. 
Face à cette situation, le secrétaire général de l'Onu a demandé aux dirigeants des huit pays les plus puissants de la planète d'appuyer les efforts des pays en développement, &quot;car la plupart d'entre eux ne réussiront pas seuls&quot;. 
Pour ce faire, l'accès de ces pays aux marchés mondiaux &quot;doit être amélioré, ce qui exige une réduction des subventions agricoles et l'élimination des barrières tarifaires&quot;, a souligné M. Annan. Les pays émergents accusent régulièrement les Etats-Unis et l'Union européenne de fermer leurs marchés à leurs exportations, notamment agricoles. 
&quot;L'allègement de la dette&quot; des pays pauvres &quot;doit être plus important et plus rapide&quot;, tout comme l'aide publique au développement qui doit être de &quot;meilleure qualité pour permettre à ces pays de procéder aux réformes nécessaires&quot;, a également estimé M. Annan. 
Le sommet du G8 rassemble les dirigeants des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grande-Bretagne, du Japon et de la Russie. Plusieurs dirigeants de pays émergents ont en outre été invités à participer dimanche à un &quot;dialogue élargi&quot; avec les membres du G8, dont la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite, le Mexique, le Brésil, la Malaisie et les pays africains du Nepad. 
Les cinq architectes historiques du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique), sont les présidents Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Abdoulaye Wade (Sénégal), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Abdelaziz Bouteflika (Algérie) et Hosni Moubarak (Egypte). 
ob/meg/jhl 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) - AFP Général : G8; sommet; Onu
Heure de publication : 14:00 GMT
Taille : Court, 252 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030601AF0FRS427_152_160031 
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					<item> 

						<title>LULA</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18258</link> 

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 FP Général
International, dimanche 1 juin 2003 
Lula propose au G8 une taxe sur les armes pour créer un fonds contre la faim 
EVIAN (France) (AFP) - Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a présenté dimanche à Evian (sud-est) aux dirigeants des huit grandes puissances mondiales (G8) son projet de création d'un Fonds mondial contre la faim, financé sur la taxation des ventes internationales d'armes. 
&quot;Ma proposition, c'est la création d'un fonds mondial capable de donner à manger à qui a faim et qui remédie en même temps aux causes structurelles de la faim&quot;, a déclaré Lula, dans un discours prononcé devant les dirigeants des huit grandes puissances mondiales (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) ainsi que ceux de plusieurs pays émergents et en développement. 
Lula a été convié par le président français Jacques Chirac, hôte du sommet du G8, à assister à un &quot;dialogue élargi&quot; avec d'autres dirigeants de pays émergents et en développement, en ouverture du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8. 
&quot;Il existe diverses formes pour générer le financement d'un fonds de cette nature&quot;, a souligné le chef de l'Etat brésilien lors de ce discours, selon une copie que s'est procurée l'AFP. 
&quot;La première serait la taxation du commerce international d'armes, ce qui apporterait des avantages du point de vue économique et social&quot;, a-t-il expliqué. &quot;Une autre possibilité serait de créer des mécanismes pour inciter les pays riches à réinvestir dans ce fonds un pourcentage du service de la dette payée par les pays débiteurs&quot;, a-t-il ajouté. 
&quot;La faim ne peut attendre&quot;, a martelé Lula. 
esb-arz/gam/jhl 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) - AFP Général : G8; sommet; Brésil
Heure de publication : 15:51 GMT
Taille : Court, 190 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030601AF0FRS576_152_175149
 
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					<item> 

						<title>ELECTRICITE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18255</link> 

						<description> 
 La Croix
ACTUALITE, samedi 31 mai 2003, p. 2 
LE CHIFFRE. 12 % de la demande mondiale d'électricité pourraient être satisfaits par l'énergie éolienne en l'an 2020. 
12 % de la demande mondiale d'électricité pourraient être satisfaits par l'énergie éolienne en l'an 2020, moyennant un investissement total de 674 milliards d'euros d'ici cette échéance. C'est du moins ce qu'affirme une étude conjointe de l'Association européenne de l'énergie éolienne et de Greenpeace, publiée mardi. Au total, 1,2 million de mégawatts (MW) d'éolien pourrait être installé d'ici 2020 dans le monde (contre 32 000 MW seulement à ce jour). Le scénario, volontariste, est fondé sur une augmentation de la puissance unitaire moyenne des éoliennes à 1,5 MW en 2013 contre 1 MW actuellement et sur une forte implantation de l'éolien en mer. Il table aussi sur une baisse de 40 % du coût d'installation de l'éolienne et du courant produit d'ici 2020. 
Catégorie : Actualités
Type(s) d'article : BREVE
Taille : Court, 93 mots 
© 2003 la Croix. Tous droits réservés 
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					<item> 

						<title>OMC</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18254</link> 

						<description> 
 Le Monde
International, lundi 2 juin 2003, p. 2 
Supachai Panitchpakdi, directeur général de l'OMC
&quot;Confirmer la volonté d'aider les plus pauvres&quot; 
Directeur général de l'organisation mondiale du commerce (omc), vous assistez en tant qu'observateur au g8. quel message l'omc veut-elle faire passer aux chefs d'etat et aux mouvements altermondialistes ? 
Les dirigeants doivent confirmer leur volonté politique d'aider les pays pauvres. Quant aux ONG, le dialogue avec elles est, pour moi, essentiel. Les gens nous disent, par exemple, que l'OMC tente de détruire les systèmes de distribution d'eau en permettant aux multinationales de s'ingérer, ce qui est franchement faux, car ce sont les gouvernements qui décident s'ils veulent ou non privatiser l'eau. Nos portes sont ouvertes, mais certaines ONG sont prêtes à parler et d'autres ne veulent rien entendre. 
Vous avez organisé, pour la première fois, une réunion avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ; qu'en attendez-vous ? 
Il y a beaucoup de travail à accomplir ensemble, en particulier en faveur des petits pays qui dépendent presque entièrement des revenus des droits de douane. L'OMC ne doit pas devenir une autre institution de développement, mais il faut que nous collaborions pour appliquer les accords, ce qui est la phase la plus difficile. 
L'administration Bush a récemment proposé la création d'une zone de libre-échange au Moyen-Orient. Est-ce réaliste ? Et de manière plus générale, le libre-échange aide-t-il automatiquement la démocratie et la paix ? 
Je n'ai pas lu les détails de cette proposition mais, pour moi, tout effort qui aide à l'application des accords multilatéraux est a priori une bonne initiative. Nous essayons d'engager de plus en plus souvent les pays arabes dans notre organisation. Ils ne sont que onze pays membres ; il faut que d'autres soient mobilisés. 
Le &quot;cycle de Doha&quot;, engagé lors de la conférence ministérielle de 2001, est-il affecté par les tensions entre certains pays européens et les Etats-Unis ? Et plus généralement par les différends commerciaux entre Bruxelles et Washington ? 
Nous avons réussi à distinguer entre les désaccords et les débats et, en dépit du fait qu'il existe un grand nombre de désaccords, on n'assiste pas à une &quot;contagion&quot;. 
Dans ce cas, comment analysez-vous l'attitude agressive des Etats-Unis sur les OGM ? 
Il y avait une certaine agitation sur cette question depuis quelque temps déjà. Je ne peux pas expliquer le &quot;timing&quot; de la décision de Washington. Je peux seulement dire que ce sujet est une source potentielle de conflit. 
Êtes-vous inquiet des blocages sur les médicaments et l'agriculture et pensez-vous qu'il y aura un accord sur ces questions à Cancún, au Mexique, lors de la prochaine conférence ministérielle, en septembre ? 
Oui, je suis très inquiet, mais pas totalement pessimiste. En ce qui concerne l'agriculture, attendons de voir ce qui sortira de la réunion sur la réforme de la Politique agricole commune -PAC-, en juin. Sur la santé publique, j'aurais souhaité que les choses aillent plus vite mais je distingue des signes qui laissent penser que les parties pourraient trouver une solution, à quelques jours de la réunion de Cancún. Ce ne sera pas facile, mais arriver à un accord semble faisable. 
Il existe donc des propositions acceptables pour l'industrie pharmaceutique ? 
On travaille sur des propositions acceptables pour des gouvernements qui doivent à leur tour travailler avec l'industrie. 
Craignez-vous un échec à Cancún ? 
Il faut considérer cette réunion comme une sorte de rendez-vous à mi-parcours, permettant de faire le point sur le travail accompli. S'il en sort une &quot;feuille de route&quot; pour la suite, ce sera satisfaisant. 
Propos recueillis par Afsané Bassir Pour 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales
Taille : Moyen, 444 mots 
© 2003 SA Le Monde. Tous droits réservés. 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LES PROPRIETAIRES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18253</link> 

						<description> 
 IMMOBILIER Les propositions pour les primo-accédants
Seuls 56 % des Français sont propriétaires 
Carole PAPAZIAN 
C'est dans un climat d'inquiétude générale sur les retraites que se conclut aujourd'hui le Congrès des notaires de Deauville. Le thème choisi cette année, la vente d'immeuble, a apparemment peu de choses à voir avec les préoccupations des centaines de milliers de personnes qui défilaient dans la rue dimanche. Et pourtant... 
Plus du quart du budget des ménages est consacré au logement. Et une fois à la retraite, le poste pèse lourd. D'où la recommandation classique : avoir un toit à soi au moment de la retraite. « Devenir propriétaire de sa résidence principale est une source de sécurité face aux incertitudes des retraites futures », résume Me Delesalle, président de la première commission du Congrès des notaires. Etre propriétaire de sa résidence principale permet en effet de diminuer ses dépenses au moment où les revenus baissent (à condition bien sûr d'avoir remboursé son crédit). 
Mais, même en regardant sous cet angle l'échéance des retraites, les Français ne paraissent pas très bien lotis ! « 56 % des Français sont actuellement propriétaires de leur résidence principale, ce qui est peu par rapport à l'Espagne où ce taux s'élève à 82 %. Ce chiffre nous place au onzième rang européen », souligne Thierry Delesalle. L'Allemagne quant à elle est encore beaucoup plus mal placée, mais pour des raisons historiques liées à la réunification. 
Le retard de la France par rapport aux autres pays européens s'explique en partie par l'orientation des aides de l'État. 20 % seulement profitent aux propriétaires et 80 % aux locataires, alors que les pays voisins sont plus généreux envers ceux qui achètent un bien immobilier pour la première fois (les primo-accédants). Pour encourager les locataires à franchir le pas, les notaires proposent donc de rééquilibrer les aides entre locataires et propriétaires et de donner un coup de pouce au prêt à taux zéro. Seule aide concrète de l'État aux primo-accédants, ce prêt est en effet octroyé dans des conditions restrictives : dans l'ancien, il faut par exemple réaliser des travaux représentant au moins 35 % du coût total de l'acquisition. Et les plafonds de ressources sont assez bas. « Nous demandons d'élargir l'accès et le montant des prêts à taux zéro », ajoute Me Delesalle. 
Autre incitation possible : rétablir la déductibilité des intérêts de l'emprunt pour l'acquisition de la première résidence principale... comme c'est le cas dans plusieurs autres pays européens. Enfin, les notaires proposent une réduction des frais pour les primo-accédants. Ils demandent que « les taxes liées à l'acquisition de la première résidence principale soient fortement réduites, voire supprimées ». Dans l'ancien, ce sont les droits d'enregistrement de 4,89 % qui sont visés. Dans le neuf, c'est la TVA sur la première livraison (19,6 %). 
« Encourager l'accession à la propriété serait un facteur de soutien pour le marché immobilier pendant les dix prochaines années, » estime Me Thierry Delesalle. 
Désireux d'encourager l'accession à la propriété, les notaires savent néanmoins qu'ils vont se heurter à la difficile équation budgétaire actuelle. Notamment pour leur dernière proposition, qui consiste à soumettre la résidence principale aux mêmes règles fiscales que l'assurance-vie... 
Encadré(s) : 
Diagnostics : à qui s'adresser ? 
Pour améliorer la fiabilité des diagnostics techniques (amiante, plomb, termites, mesure...) qui accompagnent désormais toute vente immobilière, les notaires demandent à l'Etat de s'engager. Ils proposent notamment que ces diagnostics soient établis par des professionnels « ayant une attestation de compétence délivrée par l'administration » et que « soit tenue et mise à jour par les pouvoirs publics une liste des experts habilités et consultables par les particuliers ». Un peu sur le modèle des diagnostics techniques autos, pour lesquels il est possible de se procurer auprès des préfectures des listes de centres spécialisés. 
Illustration(s) : 
WAG

Le Monde
Supplément Argent, lundi 2 juin 2003, p. 1 
TENDANCE
Tous propriétaires ? 
Un nombre de propriétaires élevé ne signifie pas que tout le monde est bien logé ; bas, il ne trahit pas une situation de crise 
&quot;avec seulement 
56 % de Français propriétaires de leur logement, la France est en retard et se place au 11e rang européen&quot;, déploraient les notaires, réunis en congrès, à Deauville (Calvados), du 25 au 28 mai. Ils ont formulé à l'adresse de Gilles de Robien, ministre chargé du logement, le voeu de voir accorder des prêts bonifiés et des avantages fiscaux à ceux qui achètent leur résidence principale pour la première fois. 
L'Europe des Quinze compte, en moyenne, 60 % de propriétaires et la France se situe, en effet, loin derrière l'Espagne (82 %), l'Irlande (80 %), la Grèce (75 %), la Belgique (74 %), le Luxembourg et l'Italie (70 %) ou le Royaume-Uni (67 %). Mais, en regardant de plus près la situation du logement dans ces pays, ce taux ne semble peut-être pas un indicateur très pertinent de progrès social. La France se retrouve dans une position médiane, aux côtés de pays qui ne sont pas réputés antisociaux, comme l'Autriche (56 %), le Danemark (59 %) ou les Pays-Bas (53 %). Et que dire de l'Allemagne, avec ses 39 % de propriétaires, dont 31 % à l'Est et 43 % à l'Ouest ? 
Les pays du Sud ont de bonnes raisons de connaître un fort taux de propriétaires, culturelles, avec un attachement viscéral à la propriété, mais surtout économiques, avec la quasi-absence d'un parc locatif privé attractif. En Espagne, à peine 10 % des logements sont loués, ce qui oblige les jeunes à habiter de longues années chez leurs parents, le temps de se constituer le pécule et la situation nécessaires pour acheter, très cher, leur premier logement. Le parc social y est, en outre, très réduit, comme en Italie, et il est inexistant en Grèce. On est donc, dans ces pays, propriétaire parce qu'il n'y a pas le choix. L'Irlande peut compter sur un secteur social et privé locatif un peu plus étoffé - 20 % des logements -, mais guère plus propice à offrir une solution aux jeunes. 
Le taux de propriétaires est donc un indicateur à relativiser : élevé, il ne signifie pas que tout le monde est bien logé ; bas, il ne trahit pas une situation de crise. 
Devenir propriétaire reste, bien sûr, un désir légitime, qui correspond à un besoin de sécurité. Mais les grandes métropoles doivent aussi, pour jouer leur rôle d'accueil et de lieu de brassage, être dotées d'un parc locatif de qualité offrant un statut pérenne aux locataires. Une politique du logement consiste d'abord à aider chaque foyer à se loger selon ses besoins et ses choix. Pourquoi faudrait-il donc qu'un propriétaire, à revenu égal, paie moins d'impôts qu'un locataire ? 
Isabelle Rey-Lefebvre

 
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						<title>AOL ET MICROSOFT</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/06/01#18250</link> 

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 ECONOMIE, samedi 31 mai 2003 
Médias et Publicité 
ACCORD Les leaders des médias et de l'informatique créent un partenariat d'envergure
Time Warner et Microsoft s'allient dans la musique et le cinéma 
Emmanuel Torregano 
Avec AOL-Time Warner, Microsoft a trouvé un allié de poids pour s'imposer dans l'univers des médias numériques. Le géant de l'informatique et le numéro un mondial des médias viennent en effet de trouver un terrain d'entente pour le règlement d'un conflit datant de plus de deux ans. Avec à la clef pour la société basée à Redmond la possibilité d'utiliser la suite de logiciel Windows pour diffuser tous les contenus du groupe AOL-Time Warner, que ce soit en musique, cinéma ou édition. L'alliance entre ces deux groupes super-puissants dans le numérique est une bien mauvaise nouvelle pour la concurrence, et le début d'une ère nouvelle pour les médias. L'accord signé jeudi dernier est le premier signe d'une entente à grande échelle. Microsoft s'engage dans un premier temps à verser 750 millions de dollars à AOL-Time Warner. Une somme qui représente un gage de bonne volonté de l'«ogre de Redmond» après des années de tension. Microsoft et AOL-Time Warner se sont affrontés depuis l'avénement de l'Internet pour la suprématie des messageries instantanées, des navigateurs Web, et dernièrement sur les codecs audio et vidéo. Du passé faisons donc table rase, c'est la signification essentielle de cet accord. De son côté, AOL-Time Warner s'engage à utiliser les technologies Microsoft pour diffuser à ses abonnés les contenus de ses catalogues médias. Dans les faits, ce partenariat revient à offrir à Microsoft pour 750 millions de dollars une porte d'entrée au plus important fichier clients du monde. Le service AOL compte aujourd'hui plus de 40 millions d'abonnés dans le monde. Il est de loin le numéro un mondial du secteur. Ces internautes devraient maintenant profiter de tous les outils Microsoft pour leur consommation de musique, de vidéo, et de texte, mais aussi pour communiquer entre eux. Microsoft occupe en effet l'ensemble du spectre des applications Internet. Mieux, Microsoft et AOL-Time Warner ont affirmé par cet accord qu'ils allaient travailler de concert pour améliorer la fiabilité et les performances des logiciels utilisés par la plate-forme AOL. Cette politique d'extension du géant de l'informatique a commencé il y a plusieurs années. Bill Gates avait compris très tôt qu'il devait faire évoluer ses activités vers les médias numériques et le contrôle total des contenus. Des sommes d'argent colossales ont été investies pour développer des solutions de compression audio et vidéo, permettant de diffuser sur Internet des émissions de télévision ou même des films. Dénommé Windows Media 9, ce type d'applications arrive à point nommé alors que les réseaux à haut débit font une percée sans précédent dans les foyers. Rappelons qu'aux Etats-Unis, il y a plus d'abonnés à l'Internet large bande qu'à la télévision par satellite. Il paraît ainsi probable que, dans les prochains mois, AOL-Time Warner utilise Windos Media 9 pour proposer à ses abonnés haut débit de la vidéo à la demande. Le groupe possède avec Warner Studio l'un des catalogues de films les plus impressionnants qui soient. Pour ne citer que les derniers succès, Warner Studio a produit Matrix Reloaded, la trilogie du Seigneur des anneaux mais aussi la série des Harry Potter. Des oeuvres cinématographiques qui feraient sans aucun doute de très bons produits de lancement pour un service de vidéo à la demande. Avec le cinéma, Microsoft entend aussi se faire une place de choix dans la distribution de musique en ligne. Les ingénieurs de Microsoft ont développé également un système de protection des droits d'auteur complet qui permet de vendre de la musique sur Internet. Ces algorithmes de compression et de cryptage forment le coeur de la politique de gestion des droits numériques de Microsoft. Ils représentent la garantie nécessaire à la sérénité des majors en ces temps difficiles pour toute l'industrie musicale. AOL-Time Warner est aujourd'hui directement impliqué dans la plate-forme MusicNet, dont les résultats de vente sont pour l'instant bien modestes. L'arrivée de Microsoft dans le giron de MusicNet pourrait redonner du dynamisme à celle-ci alors qu'Apple fait la démontration depuis un mois qu'il existe un marché de la musique en ligne. Microsoft n'a jamais caché son intention de se lancer aussi dans la vente de musique. D'autant qu'à l'instar d'Apple, Microsoft conçoit des systèmes d'exploitation pour ordinateurs, ce qui lui donne un meilleur contrôle sur la sécurité. Autre avantage pour Microsoft, ce rapprochement avec Warner Music évince Real Networks, l'un des concurrents les plus sérieux dans la diffusion de vidéo et de musique sur Internet. Depuis 20 ans, Microsoft a montré une capacité étonnante à renverser les situations qui n'étaient pas à son avantage. Cet accord sur les contenus et les technologies du Web avec AOL-TIme Warner en est une nouvelle illustration. 
Emmanuel Torregano

Le Figaro, n° 18291
Le Figaro Économie, vendredi 30 mai 2003, p. 1 
UNE; EN DIRECT 
Microsoft va verser 750 millions de dollars à AOL 
Le numéro un mondial des logiciels Microsoft va payer 750 millions de dollars au géant des médias AOL Time Warner dans le cadre du règlement à l'amiable d'une plainte déposée en janvier 2002 par America Online (AOL) à propos de son navigateur Netscape Communications. AOL, qui avait racheté en 1999 le logiciel de navigation Netscape, accusait Microsoft de pratiques anticoncurrentielles, lui reprochant d'avoir profité de son quasi-monopole avec Windows système d'exploitation équipant neuf ordinateurs sur dix dans le monde pour imposer son navigateur Explorer au détriment de Netscape. 
Désormais, les deux groupes « vont coopérer pour assurer le meilleur usage possible des systèmes d'exploitation actuels et futurs de Microsoft pour les abonnés d'AOL », selon leur communiqué, soulignant que Microsoft s'est engagé « à une coopération technique et à la publication d'informations » sur sa technologie. 
Catégorie : La Une; Actualités
Type(s) d'article : BREVE
Taille : Court, 111 mots 
© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030530LF20030530_2FIG0145vvv

 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>FINANCES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18120</link> 

						<description> 
 Deux lois pour «sécuriser» la finance
  
     
 

vendredi 30 mai 2003


 
 

   En France, la loi de sécurité financière :

en discussion au Parlement, elle vise à rétablir la confiance dans les marchés. Le projet, présenté en février, prévoit la création d'une Autorité des marchés financiers (AMF) et d'un Haut Conseil du commissariat aux comptes. Certains déplorent l'absence de réponse aux problèmes posés par le statut des analystes financiers et réclament une transposition des dispositions contenues dans la nouvelle loi américaine.

Aux Etats-Unis, la loi Sarbanes-Oxley :

promulguée en septembre 2002, elle traite les PDG qui trafiquent leurs comptes en véritables criminels, avec des sanctions pénales allant jusqu'à vingt ans de prison. Et elle oblige les patrons et les directeurs financiers à certifier sur l'honneur les comptes de leurs firmes.


 
 
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						<title>EAUX</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18104</link> 

						<description> 
 Des ONG demandent 1 md USD sur 10 ans au G8 pour éviter les guerres de l'eau
PARIS, 29 mai (AFP) - Huit ONG internationales ont appelé vendredi le G8 à &quot;allouer un milliard de dollars&quot; sur dix ans pour aider le tiers monde à gérer les fleuves internationaux et prévenir ainsi les guerres de l'eau.

Parmi elles figurent des organisations associant industriels et gouvernements comme le Partenariat mondial de l'eau (GWP) et le Conseil mondial de l'eau (WWC).

Ces organisations non gouvernementales demandent aux dirigeants des huit pays les plus puissants de la planète de &quot;reconnaître la gestion des bassins des fleuves (...) transfrontaliers comme prioritaire et d'allouer un milliard de dollars pour les dix prochaines années afin de financer la coopération entre Etats dans ce domaine stratégique&quot;.

Une gestion &quot;durable&quot; des fleuves internationaux (lutte contre la pollution et protection de la ressource), &quot;est cruciale dans les stratégies de lutte contre la pauvreté&quot;, déclarent-elles.

&quot;Une plus forte volonté politique et des actions renforcées sont requises d'urgence&quot;, ajoutent-elles, regrettant que l'objectif n'ait été été retenu ni au Sommet de Johannesburg (septembre 2002) ni au Forum mondial de l'eau de Kyoto (mars 2003).

La communauté internationale devrait cibler en priorité 50 bassins transfrontaliers, dont une très large majorité en Afrique, estiment-elles en calculant que la création d'institutions de coopération permanente et stable coûterait par bassin deux millions de dollars par an sur dix ans.

La planète compte 263 bassins fluviaux internationaux situés majoritairement dans les pays émergents et en développement.

Parmi les autres signataires de l'appel figurent le Réseau international des organismes de bassin (RIOB), l'Alliance mondiale pour la nature (IUCN) et le Fonds mondial pour la nature (WWF).


 

 
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						<title>LES RETRAITES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18099</link> 

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 30   mai  2003 
Réforme des retraites : le texte intégral du communiqué du conseil des ministres

Voici le texte intégral du communiqué du conseil des ministres qui, le 28 mai, a adopté le projet de loi portant réforme des retraites. 
« Cette loi a pour objectif de sauvegarder les retraites par répartition auxquelles tous les Français sont attachés et de renforcer l’équité des différents régimes de retraite. 
« Pour rétablir l'équilibre financier des régimes de retraite dans un contexte de vieillissement de la population, la loi prévoit en ce qui concerne la durée d’assurance, dans un premier temps, l'alignement d'ici 2008 du régime de la fonction publique sur le régime général, soit 40 ans, puis, à compter de 2008, une évolution parallèle de l'ensemble des régimes tenant compte de l'augmentation de l'espérance de vie. Cette évolution devra maintenir constant jusqu'en 2020 le partage entre le temps d'activité et le temps de la retraite. Des ajustements seront réalisés à échéances régulières, après avis d’une commission indépendante, prenant en compte les données démographiques, économiques et sociales. 
« Le pouvoir d’achat des retraites sera garanti par une indexation sur les prix. Tous les trois ans, un point sera fait avec les partenaires sociaux. 
« La loi comporte un volet de mesures destinées à renforcer l’équité des systèmes de retraite. Ainsi, pour les salariés ayant commencé à travailler entre 14 et 16 ans, et sous réserve de certaines conditions, un droit au départ anticipé sera ouvert avant 60 ans. 
« Pour les personnes liquidant leur retraite au titre de plusieurs régimes, les conditions de liquidation (et notamment le calcul du revenu de référence) seront aménagées pour garantir l’équivalence avec les droits acquis par les personnes ayant accompli toute leur vie professionnelle dans le même régime de retraite. 
« La même référence d’équité inspire les mesures concernant les fonctionnaires, non seulement en ce qui concerne la durée d’assurance, la décote et l’indexation des pensions sur les prix, mais aussi la décision instituant un régime additionnel obligatoire, assis sur une partie des primes, afin de compléter les pensions. Ce régime sera géré paritairement et les cotisations seront partagées également entre la collectivité publique d’emploi et chaque fonctionnaire. 
« Les avantages familiaux ne seront pas remis en cause. Ils sont toutefois adaptés pour tirer les conséquences de la jurisprudence de la Cour de justice de la communauté européenne, en respectant strictement l’égalité entre les sexes en ce qui concerne l’accès à une bonification pour la liquidation des droits à pension. Par ailleurs, la loi prendra en compte la diminution du temps de travail ou les ruptures de carrière dues à l’éducation des enfants. 
« Une attention particulière est portée aux retraites de ceux qui ont travaillé avec des revenus modestes. Elle fixe pour ceux ayant effectué une carrière complète avec une rémunération au niveau du SMIC, un objectif de taux de remplacement en 2008 de 85 %. 
« Le minimum garanti pour les fonctionnaires sera aménagé pour être mieux en rapport avec la durée de service. Pour une carrière complète, il sera fixé à un niveau supérieur à celui d’aujourd’hui. 
« Enfin, les mécanismes des pensions de réversion aux veuves, dans le régime général et les régimes alignés, seront simplifiés et rendus plus avantageux par la suppression progressive de la limite d’âge de 55 ans. 
« Chacun pourra exercer, à l'égard d'un groupement d'intérêt public réunissant les régimes de retraite, un droit à l'information pour être éclairé sur les droits qu'il a acquis et ses perspectives de retraite. Cela contribuera à l'exercice du libre arbitre de chacun sur ses choix en la matière. 
« La liberté de choix sera confortée notamment par les dispositions suivantes : 
- l’allégement progressif de la décote dans le secteur privé de 10 à 5 % ; 
- la création d'une surcote au-delà de 60 ans et de la durée nécessaire pour obtenir le taux plein ; 
- le possible rachat des droits à pension pour les années d'études, dans la limite de 3 ans, à un coût actuariellement neutre pour les régimes ; 
- l’aménagement des conditions de retraite progressive avec poursuite de l'acquisition de droits à pension ; 
- l’assouplissement des conditions du cumul entre un emploi et une retraite. 
« La loi respecte également les spécificités de chaque régime et, dans la fonction publique, de chaque catégorie. 
« Des adaptations seront prévues en ce qui concerne les militaires et les personnels actifs de la fonction publique hospitalière. Les enseignants se verront offrir un accès à d’autres corps de la fonction publique pour une seconde carrière. 
« La loi prévoit par ailleurs la création d'un régime de retraite complémentaire obligatoire pour les industriels, commerçants et artisans. 
« Elle procède également à la refonte du régime de base des professions libérales afin de rendre plus juste le calcul des cotisations, en proportion des revenus. 
« Le projet transpose pour les agriculteurs les évolutions du régime général. Il prévoit un alignement de leur durée de cotisations sur le droit commun, tout en ouvrant l'accès à la validation des années de travail comme aide familial en début de carrière. 
« Enfin, chaque Français aura accès, s’il le souhaite, à un produit d’épargne en vue de sa retraite: 
-par un plan individuel souscrit par le biais d'une structure associative ; 
-par un plan collectif dans le cadre d'un accord sur l'épargne salariale volontaire pour les retraites, dont la liquidation interviendra lors du départ en retraite. 
« En définitive, la loi est conçue de manière à faire contribuer équitablement les Français à l'effort nécessaire pour garantir dans la durée la viabilité des régimes de retraites. » 
 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LES RETRAITES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18091</link> 

						<description> 
 Retraites : ce que prévoit l'ultime version du projet Fillon 
Claire BOMMELAER, Béatrice TAUPIN, Pierre AVRIL 
Le Conseil des ministres adopte ce matin un projet de réforme des retraites qui aura été l'objet de nombreuses retouches depuis la première communication, le 7 mai, de François Fillon et Jean-Paul Delevoye. Trois orientations résument l'ambition d'une réforme indispensable à la préservation du « modèle social » français, mis en péril par le vieillissement : assurer un haut niveau de revenu de l'ordre des deux tiers du revenu d'activité à l'horizon 2020 en privilégiant le levier de la durée d'activité, préserver « l'équité et la justice sociale », enfin ouvrir des espaces de liberté et de choix. Il comporte cinq chapitres et 81 articles. 
- Dispositions générales 
Le projet réaffirme le choix de la répartition et de la contributivité des droits et traite les assurés ayant relevé de différents régimes 36 % des retraités en 2001 comme les monopensionnés. Il fixe pour objectif d'assurer 85 % d'un smic net en 2008 pour une carrière complète. Pour stabiliser à l'horizon 2020 le rapport actuel entre travail et retraite (2/3-1/3), la durée de cotisation sera portée à 41 ans en 2012 et à près de 42 ans en 2020. Mais, préalablement à chaque allongement, une commission indépendante donnera son avis sur les ajustements en fonction des données démographiques, économiques et sociales. 
Le rôle du Conseil d'orientation des retraites est consacré, et le droit à l'information des assurés sur leurs futurs droits sera organisé. Les mécanismes de compensation entre régimes seront réexaminés et la surcompensation entre régimes spéciaux supprimée. Les règles de cumul emploi-retraite sont harmonisées et il sera possible de reprendre une activité chez l'ancien employeur après un an. Toutefois, les dérogations au principe de non-cumul en faveur d'activités littéraires, artistiques ou scientifiques sont maintenues. 
Un employeur ne pourra plus mettre un salarié à la retraite d'office avant 65 ans. Et, pour décourager les « préretraites maison » de certaines entreprises, l'employeur devra acquitter une contribution de 23,85 % sur le montant des allocations qui ira au fonds de réserve. Les dispositifs de préretraite progressive sont supprimés, et seules les cessations d'activité « plans sociaux » et « pénibilité » sont maintenues. Enfin, le versement de la contribution Delalande n'est plus exigé que pour les licenciements de salariés de moins de 45 ans, au lieu de 50 actuellement. 
- Régime général 
Le rôle des partenaires sociaux gestionnaires de la caisse vieillesse est renforcé puisqu'ils pourront proposer chaque année le taux de cotisation nécessaire à l'équilibre financier. D'ores et déjà, une hausse de 0,2 point de la cotisation vieillesse est programmée au 1er janvier 2006, et tous les paramètres de financement seront réexaminés en 2008, puis tous les cinq ans. 
La pension à taux plein (50 %) est garantie pour 160 trimestres aujourd'hui. Pour les carrières incomplètes, la pension est proratisée sur cette base. La décote aujourd'hui fixée à 10 % par année manquante sera réduite dès 2004, pour atteindre progressivement 5 %. Elle disparaît automatiquement à 65 ans. 
La retraite est ouverte entre 56 et 59 ans à ceux qui ont commencé à 14, 15 et 16 ans s'ils ont 42, 41 et 40 ans de durée de cotisations effective. Et le texte prévoit la conclusion dans les trois ans d'une négociation entre partenaires sociaux sur la pénibilité. 
Pour favoriser la prolongation de l'activité, une surcote de 3 % par année supplémentaire au-delà des durées réglementaires est créée pour les durées validées après le 1er janvier 2004. La retraite progressive est assouplie grâce au cumul possible entre une activité à temps partiel et une fraction de pension. 
Le minimum contributif garanti aux salariés modestes qui ont effectué une carrière complète est majoré de 3 % en 2004, 2006 et 2008. Les pensions restent indexées sur les prix, mais tous les trois ans partenaires sociaux et gouvernement examineront leur évolution au regard de la croissance économique et de l'équilibre financier du régime. 
Il sera possible de racheter jusqu'à trois années non cotisées, sans limite d'âge, à un prix actuariellement neutre pour les régimes : plus on rachète tard, plus ce sera coûteux. Les salariés embauchés à temps partiel pourront cotiser sur la base d'un temps plein pour compléter leurs droits à pension. 
Les avantages familiaux sont maintenus sans changement et la pension de réversion désormais attribuée sans condition d'âge ou de durée préalable de mariage : l'assurance veuvage est donc supprimée. 
- Fonctionnaires 
La durée de cotisations est portée à 40 ans en 2008, par étapes de deux trimestres par an. Afin d'inciter les fonctionnaires à travailler le plus longtemps possible, un système de décote est instauré, de façon progressive, à partir de 2006. En 2020, cette décote sera de 5 % par année manquante. Les limites d'âge de chaque corps (55, 60 ou 65 ans) sont conservées, et, lorsqu'un fonctionnaire atteint cette limite, la décote ne s'applique plus. Toutefois, le maintien en activité après la limite d'âge sera possible, lorsque l'agent aura besoin de continuer à travailler pour pouvoir avoir une retraite à taux plein. Au-delà de 60 ans et de 40 ans de cotisations, un coefficient de prolongation une surcote est d'ailleurs instauré. Il est de 3 % par année supplémentaire et est appliqué dès 2004. 
La cessation progressive d'activité (CPA) est modifiée : elle est ouverte à partir de 58 ans et court au-delà de 60 ans. Les agents en CPA pourront travailler à temps partiel ou à mi-temps. Cette disposition est principalement destinée aux enseignants. En revanche, le congé de fin d'activité (CFA), système de préretraite de l'Etat, est supprimé, sauf pour les fonctionnaires de France Télécom. 
Le système de bonification (pénibilité, services actifs, famille) est globalement maintenu. Mais la bonification pour enfant accordée aux femmes est modifiée : elle était d'une année par enfant, elle est remplacée par une validation des périodes d'interruption effectivement consacrées à l'éducation d'un enfant. Cette période peut aller jusqu'à trois ans, et est étendue aux hommes. La disposition est valable pour les enfants nés à partir de 2004. 
Les années d'études de l'enseignement supérieur, sanctionnées par l'obtention d'un diplôme, pourront par ailleurs être rachetées dans la limite de trois ans. Les périodes exercées dans d'autres régimes sont prises en compte. Compte tenu de la pénibilité de leur poste, les infirmières bénéficieront d'une majoration de la durée d'assurance d'un an tous les dix ans, à compter de 2008. 
Dans un souci d'équité entre secteur public et privé, la revalorisation des pensions ne se fait plus sur les salaires, mais sur les prix. 
Le cumul emploi-retraite est autorisé avec une activité exercée dans le secteur privé. En revanche, il est soumis à des conditions particulières lorsque l'emploi est exercé dans l'une des trois fonctions publiques : le nouveau revenu d'activité doit être au plus égal au tiers du montant de la pension. 
Pour l'ensemble des fonctionnaires, afin d'améliorer les taux de remplacement réels, un régime de retraite complémentaire obligatoire est instauré. Il est alimenté par une cotisation du fonctionnaire (taux : 5 %) et de l'employeur (5 %), et s'appliquera sur une fraction des primes (dans la limite de 20 % du traitement). Ce régime, géré paritairement, fonctionne par répartition, et selon un système de points. De façon dérogatoire, les primes des aides-soignantes seront intégrées dans leur traitement et donc prises en compte dans le calcul de leur pension à hauteur de 10 % de leur traitement. 
- Indépendants 
Un régime de retraite complémentaire obligatoire est créé pour les industriels et les commerçants. Le régime de base des professions libérales est unifié, et le régime agricole amélioré, avec notamment la mensualisation des pensions. 
- Epargne-retraite 
Un plafond unique d'exonération des cotisations pour les différents dispositifs d'épargne-retraite sera fixé par la loi de finances 2004. 
Un produit d'épargne-retraite individuel ouvert à tous, donnant lieu au versement d'une rente, est créé. Il pourra être souscrit de façon individuelle, ou dans le cadre d'une entreprise. Par ailleurs, les plans Fabius d'épargne salariale volontaire (PPESV sur 10 ans) seront allongés pour devenir des plans d'épargne-retraite. 
C. B., B. T. 
Encadré(s) : 
Le choc CGT-CFDT au congrès européen des syndicats 
Emilio Gabaglio peut souffler. Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), dont le congrès se déroule à Prague, a réussi à ne pas trancher entre la CGT et la CFDT. La première s'arc-boute contre le projet Fillon de réforme des retraites que la CFDT soutient. Mais la CGT comme la CFDT sont toutes deux membres éminents de la confédération qui regroupe 77 organisations nationales. Pour ne froisser personne, la « maison mère » européenne préfère s'en tenir à des généralités. « Le mouvement syndical, y compris la CGT, ne refuse pas les changements en matière de retraite, explique Emilio Gabaglio, mais la question est de savoir comment on réforme. »... 
La même prudence est affichée dans le « programme d'action » de la CES qui donne la « priorité absolue » à la sauvegarde des régimes par répartition. Les formules permettant un « passage progressif de la vie professionnelle à la retraite » sont « privilégiées ». « L'exclusion des travailleurs âgés du marché du travail » est condamnée et la priorité à l'emploi réaffirmée. 
Pour nombre de syndicalistes, ces revendications sont trop timides. « Alors que dans plusieurs pays, la maison brûle, la question plus générale de la protection sociale devrait figurer au coeur de nos discussions », critique l'Autrichien Karl Einz Natchnebel, de l'OGB. Après deux journées « historiques » de grèves et de manifestations en Autriche, les négociations ont de nouveau échoué lundi soir, à Vienne. Pour sa part, le DGB allemand juge « imprécises » les revendications de la CES. Fort de ses huit millions d'adhérents, il a obtenu l'ajout d'un paragraphe appelant à « renverser l'approche néolibérale des entreprises et des gouvernements qui prennent l'élargissement et la compétitivité comme prétexte pour diminuer les droits des travailleurs ». 
En fait, les acquis sociaux nationaux sont si différents que la CES est condamnée à rechercher le plus petit dénominateur commun. Les syndicats nordiques redoutent qu'une initiative syndicale européenne vienne remettre en cause leur très protecteur régime de retraite. A l'inverse de leurs collègues britanniques des TUC, plusieurs syndicats français considèrent les « fonds de pension » comme un terme tabou. Pour ménager les susceptibilités, la CES a accepté d'accoler à ce « second pilier » de la retraite, le qualificatif de « professionnel ». Peine perdue : si cette formulation a de quoi satisfaire les Allemands, habitués aux régimes de capitalisation négociés dans les entreprises, elle braque toujours la CGT... 
Enfin, le « dialogue social » est très différent d'un pays à l'autre. « Pour réformer les retraites, les Français descendent dans la rue, nous, nous préférons les salles de réunion », plaisante Andreas Botsch, un dirigeant du DGB. Le problème se compliquera encore avec l'influence croissante dont bénéficieront les organisations d'Europe de l'Est confrontées à une remise en cause encore plus brutale, des systèmes de retraite. L'harmonisation des pratiques n'est donc pas pour demain. 
P. A.
 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>CMU</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18088</link> 

						<description> 
 Le Figaro
ECONOMIE, jeudi 29 mai 2003 
Monde-France 
4,5 millions de bénéficiaires de la CMU complémentaire fin 2002 
On comptait 4,5 millions de personnes bénéficiaires au 31 décembre 2002 de la couverture maladie universelle (CMU) et de sa couverture complémentaire gratuite, selon une étude du ministère des Affaires sociales (Drees). Parmi elles, 3,9 millions résidaient en métropole, soit 200 000 de moins qu'au 30 juin 2002 (7% de la population métropolitaine) et 600 000 dans les départements d'outre-mer, chiffre inchangé d'un semestre sur l'autre (34% de la population couverte). En métropole, le taux le plus faible est toujours en Haute-Savoie (2,8%) et le taux le plus élevé, de 12,5%, dans les Bouches-du-Rhône. Les taux les moins élevés sont globalement observés dans l'Ouest, le Massif central et le nord des Alpes. Les plus élevés se trouvent dans un croissant sud-sud-est et au nord de la France. La réduction de 200 000 bénéficiaires au 2 e semestre 2002 est liée, selon l'étude, à l'examen des situations des effectifs affiliés au 2 e semestre 2001 dont les droits arrivaient à échéance, mais aussi à ceux des bénéficiaires affiliés en 2000 et d'anciens bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat (AME) dont les droits avaient été reconduits au 2 e semestre 2001. Pourtant, souligne l'étude, les flux mensuels d'entrants dans le dispositif ont progressé, passant de 80 000 à 95 000 en moyenne entre 2001 et 2002, en métropole, restant constants dans les DOM. Au 31 décembre 2002, 15% des bénéficiaires (660 000 contre 640 000 au 30 juin 2002) ont choisi de confier la gestion de leurs prestations à un organisme complémentaire (mutuelle, assurance ou institut de prévoyance), les autres dossiers étant entièrement traités par les caisses d'assurance-maladie 
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						<title>PAC</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/30#18086</link> 

						<description> 
 Le Figaro
Jeudi 29 mai 2003 
AGRICULTURE Hervé Gaymard donne des signes d'ouverture aux Européens
Paris ouvre la voie à un compromis sur la PAC 
Marie-Laetitia Bonavita 
Oeuvrer en silence pour l'ouverture mais surtout ne pas l'avouer. Telle est l'attitude de la France dans les délicates négociations sur la réforme de la politique commune agricole (PAC) réclamée par Bruxelles. Le moment, pour Paris, d'abattre ses cartes ne devrait plus tarder. S'il n'existe pas de «tyrannie du calendrier», comme ne cesse de le répéter le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, une négociation cruciale sur l'avenir de la PAC est programmée les 11 et 12 juin au Luxembourg, lors de la prochaine session ministérielle. La pression est d'autant plus forte que la présidence grecque de l'Union européenne souhaite boucler la réforme de la PAC avant la fin juin. Comme le révélait Le Figaro économie (nos éditions du 15 juin), le gouvernement français cherche à sortir de son isolement sur le dossier. Et ce, encore plus depuis que le différend avec les États-Unis sur l'Irak a fissuré la bonne entente apparente entre les Européens. Lundi et mardi derniers, lors du Conseil des ministres européens de l'Agriculture, à Bruxelles, Hervé Gaymard aurait, selon des sources proches du dossier, commencé, en coulisses, à donner des gages d'ouverture. Depuis plusieurs mois, la France, principale bénéficiaire de la PAC au côté de l'Espagne, est farouchement opposée au projet de réforme du commissaire européen Franz Fischler. Ce projet propose de rompre dès 2004 tout lien entre les aides directes aux agriculteurs et le niveau de leur production afin de mettre un terme à la traditionnelle critique d'une agriculture productiviste. Franz Fischler préconise un versement d'aides au revenu calculées en fonction de références historiques liées à la surface de l'exploitation. En début de semaine, Hervé Gaymard aurait donc accepté le principe du découplage partiel - mélange d'aides à la production et de soutien au revenu -, selon les secteurs et les régions. De même, le ministre français aurait proposé le transfert d'une partie des aides directes vers des projets de 
développement rural «à taux fixe de 4% par an». Cette information nous a été confirmée. Hier, au ministère de l'Agriculture, on se refusait à commenter cette question. Rue de Varennes, on se contente de rappeler les prises de position intangibles du ministre : pas question d'avaliser le projet actuel de Franz Fischler, pas question non plus de se laisser enfermer derrière le «mot valise» du découplage partiel qui peut recouvrir des situations très différentes. Mais on indique qu'un découplage partiel serait acceptable s'il ne mettait pas à mal les exploitations dans les zones fragiles, ou encore s'il ne remettait pas en cause la régulation des marchés, notamment dans les secteurs en crise comme les volailles et le porc. On explique, par ailleurs, attendre des propositions sur l'installation des jeunes agriculteurs. Pour sortir de son isolement, Paris doit chercher des alliés. En France, la FNSEA reste opposée à toute ouverture. Parmi les Quinze, les positions sont très partagées. L'Allemagne ne démord pas de sa position en faveur d'un découplage total sur les céréales. L'Espagne reste surtout préoccupée par le maintien des fonds structurels. 
Marie-Laetitia Bonavita
 
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						<title>BANQUES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/29#18028</link> 

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 La Commission européenne enquête sur les tarifs des cartes bancaires
LE MONDE | 29.05.03 | 12h50 
La direction de la concurrence de Bruxelles a inspecté, le 20 mai, les locaux parisiens du Groupement cartes bancaires. Elle veut vérifier que ses tarifs ne pénalisent pas les nouveaux entrants comme les banques en ligne ou la grande distribution.
Quand les neuf inspecteurs des services de la concurrence de la Commission européenne débarquent, mardi 20 mai, au Groupement cartes bancaires, rue de Berri, dans le VIIIe arrondissement de Paris, assistés de leurs collègues français, l'effet de surprise est total. Ce groupement d'intérêt économique (GIE) créé en 1984 par les principales banques françaises, auquel tout établissement qui veut émettre des cartes bancaires en France doit adhérer, est la cible de plusieurs de ses nouveaux membres, qui l'accusent d'avoir mis en place, fin 2002, une tarification discriminante à leur égard. 

Selon ces plaignants - une dizaine de banques en ligne, étrangères ou adossées à des groupes de la grande distribution, emmenées par la banque sur Internet Egg et la banque Accord (groupe Auchan) -, ces nouveaux tarifs auraient pour seul objet de bloquer leur développement face aux banques traditionnelles. Sans toutefois porter plainte en bonne et due forme, ils ont fait connaître leurs griefs à Bruxelles, qui a décidé d'opérer des vérifications sur site. Le 20 mai, en sus du GIE, quelques-unes des onze plus grandes banques siégeant à son conseil de direction (BNP Paribas, Crédit lyonnais, Société générale, etc.) ont aussi été visitées par les inspecteurs de la concurrence.

Pour la Commission européenne, l'enquête ouverte en avril, sitôt les nouveaux tarifs notifiés à ses services par le GIE, vise à vérifier la conformité de ceux-ci avec le droit communautaire de la concurrence. En clair, Bruxelles doit dire si le groupement, qui régit les conditions d'accès au système des cartes bancaires (utilisation des distributeurs automatiques de billets, des terminaux de paiement dans les commerces, etc.), constitue ou non une entente licite au regard du Traité de Rome. 

&quot;Nous sommes bien en présence d'une entente puisque des banques font entre elles des accords sur la tarification... mais toutes les ententes ne sont pas illicites et anti-concurrentielles&quot;, explique un porte-parole du commissaire en charge de la concurrence, Mario Monti. Il précise que &quot; sont tolérées les ententes qui ne restreignent pas le marché ni la production, mais permettent des progrès technologiques ou économiques, ou profitent aux consommateurs, sans éliminer totalement la concurrence&quot;. S'agissant du GIE, indique ce porte-parole, &quot;ses nouvelles règles de tarification étaient si compliquées que nos services ont jugé nécessaire de se procurer davantage d'information, pour y voir clair et juger en connaissance de cause&quot;. Des documents ont été saisis. Selon Bruxelles, &quot;cette pratique, assez courante, ne préjuge pas des conclusions de l'enquête&quot;.

La nouvelle politique tarifaire du GIE procède, en effet, d'une mécanique de calcul complexe, selon l'aveu-même du groupement. Baptisée Merfa, elle repose pour l'essentiel sur deux grands principes : un droit d'entrée forfaitaire de 50 000 euros, identique pour tous ; des droits d'entrée complémentaires et des frais annuels plus élevés pour les banques qui, par souci d'économie, émettent des cartes bancaires en ne développant que peu ou prou le réseau de distributeurs automatiques ou de commerçants agréés. Moins une banque apporte de commerçants au réseau, plus la tarification est élevée. La règle de calcul favorise donc les établissements traditionnels au détriment de leurs concurrents : les banques sur Internet et surtout celles de la grande distribution, ces nouvelles venues utilisant les infrastructures financées par les premières.

Les nouveaux entrants dans le secteur jugent cette situation intolérable. Elle représenterait, selon eux, un surcoût d'environ 2,3 millions d'euros par an, pour une société qui, partant de zéro, aurait prévu d'émettre 100 000 cartes en une année... une somme à mettre en regard avec les cotisations versées par les clients : 2,5 millions, pour une cotisation fixée à 25 euros. C'est le cas d'Egg, qui, ayant racheté Zebank en 2002, se fixe un objectif de 500 000 cartes en 2003, contre à peine 30 000 aujourd'hui, ou Accord (Auchan), banque de la grande distribution qui prévoit de tranformer 100 000 cartes privatives en de véritables cartes bancaires en 2003. A cela, s'ajoute le fait que l'enseigne Auchan compte pour un seul commerce, au même titre qu'une boutique de quartier. Toutes les banques de la grande distribution sont donc pénalisées.

&quot;POSITION DOMINANTE&quot;

&quot;Nous ne sommes pas opposés au GIE, qui a bâti un système d'une efficacité exceptionnelle, avec une interbancarité unique en Europe ; mais il profite de sa situation de monopole pour se conduire en cartel&quot;, commente le patron d'une banque de la grande distribution. &quot;Abusant de sa position dominante&quot;, selon lui, le GIE empêcherait le marché de se libéraliser, &quot;limitant la concurrence entre banques et la possibilité d'abaisser les tarifs des cartes bancaires&quot;. &quot;C'est en fait la politique de discount de la grande distribution qui gêne les banques classiques&quot;, estime ce dirigeant. Il souligne que le prix de ces moyens de paiement en France sont parmi les plus élevés en Europe. Une tarification équitable passerait, selon lui, par la prise en compte du chiffre d'affaires réalisé par les émetteurs de cartes.

De son côté, l'Association française des usagers des banques (AFUB), qui a notifié sa position à Bruxelles, monte au créneau. Serge Maître, secrétaire général de l'AFUB, estime qu'elle risque de léser le consommateur. Selon M. Maître, ce club de banques &quot;sort de son rôle technique - organiser l'accès à un système - pour mettre en place une tarification ségrégationniste&quot;.

Le GIE des cartes bancaires aurait-il commis un faux pas ? Son administrateur Yves Randoux récuse en bloc l'accusation de protectionnisme. Il affirme être soutenu par Bercy et la Banque de France. &quot;Nous travaillons dans l'intérêt du marché comme nous n'avons jamais cessé de le faire ; nos nouveaux tarifs visent au contraire à étendre le réseau d'acceptation de la carte, dans des secteurs dont elle reste absente (santé, administration...), en incitant nos membres à le faire&quot;, justifie-t-il. Il assure n'être au courant de récriminations que par voie de presse. Toutefois, des négociations auraient été engagées par le GIE au cas par cas, avec certaines banques en ligne, pour minimiser l'impact économique de la réforme tarifaire. Les banques de la grande distribution, seules à être considérées comme des &quot;non banques&quot;, redoutent d'être finalement les seules pénalisées.

Anne Michel


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Des règles de calcul complexes


Modification. Le Groupement Cartes bancaires, qui compte 168 membres, a corrigé ses tarifs le 8 novembre 2002, avant de les notifier à Bruxelles. A compter du 1er janvier, le droit d'adhésion dû par les nouveaux adhérents est modifié.

Tarifs. Les nouveaux droits d'adhésion comprennent : un droit forfaitaire de 50 000 euros ; 12 euros par carte émise au cours des trois années suivant l'adhésion ; et, uniquement pour les membres qui triplent le nombre de cartes émises entre la fin de la 3e année d'adhésion et la 6e année, un droit supplémentaire de 12 euros par carte au-delà de ce nombre.

Procédure. Bruxelles a publié la notification du GIE au journal officiel du 3 avril. Les tiers intéressés ont eu trente jours pour exprimer leur avis.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.05.03 
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						<title>RMI-RMA</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/29#18021</link> 

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 Le RMI, au bon coeur des départements
Le Sénat a donné les pleins pouvoirs aux conseils généraux.
  
     
 

jeudi 29 mai 2003


 
 
 

A propos des démarches pour trouver un emploi, «il faut prendre en compte les impossibilités liées à l'âge, à l'état de santé physique ou psychologique.» Roland Muzeau (PCF)    Les associations de lutte contre les exclusions auraient souhaité que l'on temporise. Que l'on agisse avec prudence sur le dossier du revenu minimum d'activité (RMA) destiné aux allocataires du RMI. En substance à des personnes au profil fragile et au parcours jalonné de difficultés de tous ordres. Mais le gouvernement a décidé «d'agir sans attendre», a expliqué le ministre des Affaires sociales devant le Sénat qui a adopté dans la nuit de mardi à mercredi le projet de loi créant le RMA et décentralisant le RMI au profit des départements.

Pour justifier l'empressement du gouvernement, François Fillon a volontairement assombri le bilan du revenu minimum d'insertion devant les sénateurs. Il a fait observer que depuis le début des années 90 le nombre de bénéficiaires «a doublé pour se stabiliser aujourd'hui autour d'un million de personnes». Et que «près d'un allocataire sur trois est au RMI depuis plus de trois ans et près d'un sur dix depuis plus de dix ans». Adoptant un ton grave, le ministre a ponctué son intervention de phrases du genre : «une société comme la nôtre ne peut accepter de laisser autant de personnes sur le bord de la route». Ou encore il faut éviter aux allocataires «l'installation dans le revenu minimum d'insertion». La création du RMA a vocation à assurer «une transition entre un revenu d'assistance et un emploi ordinaire». 

Amortisseur. Mais le ministre des Affaires sociales a volontairement omis quelques évidences : pendant près d'une décennie le RMI a fait office d'amortisseur social dans un contexte de chômage massif. Tout le monde (élus, ANPE, patronat...) s'est accommodé du dispositif faute d'être en mesure d'offrir du travail à tous. L'insertion des allocataires a souvent été oubliée en raison de la crise de l'emploi. «On ne peut pas parler de l'insertion professionnelle des RMistes et d'un relatif échec sur ce plan sans tenir compte de la situation économique», a donc souligné Gilbert Chabroux (PS, Rhône). Il a ainsi fait observer que les RMistes ne sont «pas obligés de s'inscrire à l'ANPE où ils pourraient bénéficier du plan d'aide personnalisée qui doit être proposé à tout chômeur. Mais évidemment cela suppose des moyens particuliers. Des moyens spécifiques qui n'existent pas aujourd'hui».

Se fondant sur une étude publiée par l'Insee, le sénateur communiste Roland Muzeau a rappelé pour sa part que «les trois quarts des personnes au RMI» font des démarches pour tenter de trouver un emploi. «Pour le quart restant, il faut prendre en compte les impossibilités liées à l'âge, à l'état de santé physique ou psychologique», a-t-il ajouté. Bref, les bénéficiaires du RMI ne se complaisent pas dans leur situation de pauvreté.

Le rapporteur de la commission des Affaires sociales Bernard Seillier (non-inscrit, Aveyron) a d'ailleurs reconnu que «l'offre d'insertion» par les pouvoirs publics a souvent fait défaut. «On parle beaucoup de l'échec du &quot;I&quot; de RMI. Mais si 50 % des bénéficiaires ne signent jamais de contrat d'insertion, n'est-ce pas aussi que les moyens d'établir et de suivre ces contrats manquent?», a interrogé Valérie Létard (Union centriste), élue de Valenciennes, une ville saignée par les restructurations industrielles et un chômage endémique qui a fait chavirer des milliers de personnes. Et elle a poursuivi : «Sur les 1500 RMistes de Valenciennes, plus d'un tiers relève de l'accompagnement social d'abord et avant tout ! Faut-il pour autant baisser les bras ? Je ne le crois pas. Bien au contraire. Mais toutes les mesures d'incitation au retour à l'emploi (...) devront aussi composer avec cette réalité, et notre société admettre que les plus fragiles de ses membres doivent être aidés et protégés, plutôt que stigmatisés».

Décentralisation. Sur tous les bancs a donc été soulignée la nécessité de mettre en oeuvre des politiques publiques axées sur l'insertion. Une tâche déjà dévolue aux départements, mais qui met désormais les conseils généraux face à des responsabilités particulières avec la décentralisation complète du revenu minimum d'insertion. Au départ, le texte du gouvernement prévoyait que les départements devaient réserver 17 % des crédits dévolus au RMI à l'insertion. Mais un amendement de Michel Mercier (président du groupe centriste au Sénat) et par ailleurs président du conseil général du Rhône est venu tout remettre en cause. «Dans cet article, remplacer les références L.263-6 à 263-8 par les références L.263-5 à L.263-9», stipulait son amendement. Un charabia administratif qui signifie en substance que les 17 % dévolus à l'insertion étaient supprimés. La gauche a vivement protesté : «c'est extravagant», «c'est une grossièreté»... Rien n'y a fait : UMP et centristes ont voté pour. Michel Mercier a estimé qu'il fallait aller jusqu'au bout de la décentralisation et «faire confiance aux conseils généraux». Le ministre des Affaires sociales a laissé faire. La mansuétude du gouvernement a pour origine l'incertitude des transferts financiers faits aux départements par l'Etat. Il va leur donner une partie de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) pour financer le RMI. Mais au Sénat beaucoup jugeaient cela insuffisant pour les années à venir.

Craintes. Dans la nuit de mardi à mercredi, le Sénat a aussi assoupli les règles du revenu minimum d'activité. La durée de travail, fixée à 20 heures dans le texte gouvernemental, pourra être modulée en fonction «des capacités d'insertion de la personne et de son projet professionnel». Sans surprise, la droite UMP et les centristes ont voté pour le texte alors que les socialistes et les communistes se sont prononcés contre. Ils ont mis en garde contre un RMA qui risque de déboucher sur l'apparition d'un salariat pauvre. Gilbert Chabroux redoute une «noria de RMA» dans les secteurs économiques utilisateurs de «main d'oeuvre pas qualifiée et à bon marché». On pense notamment aux entreprises de nettoyage ou à la grande distribution.


 
 
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						<title>DROITS SOCIAUX</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/29#17976</link> 

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 CES: renforcer les droits sociaux dans une situation économique dégradée 
 


PRAGUE (AFP) - La Confédération européenne des syndicats (CES) dont le 10ème congrès s'est achevé jeudi à Prague entend renforcer les droits sociaux au sein de l'Union européenne (UE) dans une situation économique dégradée qu'elle juge menaçante pour les salariés.

Relayant de nombreuses interventions réalisées au cours des quatre jours de débats, le nouveau président de la CES, Candido Mendez Rodriguez (UGT, Espagne), a estimé que la &quot;forte perte de croissance mondiale&quot; menaçait &quot;l'emploi et les conditions de vie et de travail de milliers d'hommes et de femmes en Europe&quot;.

Au vu de cette détérioration de la conjoncture économique, plusieurs intervenants ont rappelé la nécessité d'une meilleure gouvernance économique de l'Europe, le syndicat DGB (Allemagne) montant notamment au créneau pour réclamer &quot;un réexamen du Pacte de stabilité et de croissance afin de rendre aux politiques budgétaires nationales une marge de manoeuvre plus large&quot;.

Pour la CES, qui réunit 77 organisations syndicales de 35 pays, &quot;il existe un risque important que l'on utilise cette situation pour sabrer et amoindrir les droits sociaux&quot;, a affirmé M. Mendez Rodriguez, soulignant la nécessité d'une affirmation plus grande de ces droits dans les travaux de la Convention pour l'avenir de l'Europe.

Son président, Valéry Giscard d'Estaing, était d'ailleurs venu mardi débattre avec le congrès de ce dossier.

Ses propos n'ont pas totalement convaincu le nouveau secrétaire général de la CES, John Monks (TUC, Grande-Bretagne), qui s'est certes satisfait de voir réaffirmé dans le texte le dialogue social européen mais a jugé que la convention devait &quot;encore travailler sur la reconnaissance des droits sociaux fondamentaux et s'engager encore plus sur la question des services d'intérêt général&quot;.

La confédération entend également &quot;gagner des droits sur les restructurations, développer les comités d'entreprise, la démocratie sociale&quot;, a expliqué Joël Decaillon (CGT, France), nouveau secrétaire confédéral, pour qui &quot;on ne peut pas avoir un système où la restructuration est devenue un élément de gestion économique et non plus un élément de gestion de crise&quot;.

De même, la défense des systèmes de protection sociale hérités de l'Etat-providence, notamment dans le domaine de la retraite, fait figure de priorité, même si des différences d'approche entre organisations syndicales nationales rendent difficile une réponse commune européenne.

D'autant que l'élargissement de l'Union aux pays de l'Est rend la tâche plus urgente encore. &quot;Soit nous sommes capables de nous coordonner et d'exporter les droits sociaux, soit nous importerons le dumping social&quot;, a ainsi affirmé Walter Cerfeda (CGIL, Italie) qui fait lui aussi son entrée dans l'exécutif de la CES.

&quot;L'avenir de l'UE est en jeu si des décisions radicales ne sont pas prises pour faire progresser le modèle social européen et donner à l'Union un profil politique ainsi qu'un rôle indépendant dans les affaires internationales&quot;, résume le &quot;programme d'action&quot; adopté par le congrès et qui doit servir de feuille de route pour l'organisation dans les quatre années qui viennent.

La tâche est &quot;immense&quot;, selon M. Decaillon, tandis que M. Mendez Rodriguez a insisté sur le &quot;renforcement d'une véritable identité syndicale européenne et la visibilité de la CES&quot;.

&quot;Nous n'arriverons à rien sans une CES forte qui reçoit l'appui des travailleurs européens&quot;, a-t-il souligné en clôture du congrès. 
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						<title>ETATS-UNIS</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/29#17975</link> 

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 Les Etats-Unis risqueraient des déficits de 44.000 Mds de dollars 
 


WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis font devoir face à des déficits publics qui dépassent, au total, 44.000 milliards de dollars, selon l'estimation d'un rapport révélée jeudi par le quotidien Financial Times.

En pleines négociations sur un projet de baisses d'impôts du président George W. Bush, l'administration a préféré escamoter cette étude, remise en février, et ne pas inclure ses conclusions dans son rapport sur le budget 2004, ajoute le quotidien.

Cette étude, fondée notamment sur une projection des recettes et dépenses liées aux générations existantes, constitue &quot;l'évaluation la plus complète des risques que court le gouvernement américain d'être débordé par les coûts futurs de santé et de retraite de la génération du +baby-boom+&quot;, affirme le Financial Times.

L'étude estime que de fortes hausses d'impôts, des réductions massives dans les dépenses ou une combinaison de ces deux facteurs sont inévitables si les Etats-Unis veulent offrir les avantages promis aux générations futures. Dans ce cas, il faudrait augmenter immédiatement d'environ 66% les impôts sur le revenu, selon cette étude diligentée par l'ancien secrétaire au Trésor Paul O'Neill et réalisée par deux économistes.

Mercredi, George W. Bush a signé une loi prévoyant des baisses d'impôts pour un total de 350 milliards de dollars sur dix ans, votée la semaine dernière par le Congrès américain. Le 23 mai, le Congrès avait approuvé un relèvement record du plafond de la dette nationale (984 milliards de dollars) pour le porter à 7.384 milliards.

Les Etats-Unis devraient accuser cette année un déficit budgétaire sans précédent de 400 milliards de dollars, y compris les coûts de la guerre en Irak. 
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						<title>INDUSTRIE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17869</link> 

						<description> 
 Absence d'accord à l'OMC sur les tarifs industriels
LEMONDE.FR | 28.05.03 | 16h01   •  MIS A JOUR LE 28.05.03 | 16h13 
Le texte présenté aux membres de l'OMC prévoit notamment l'élimination en plusieurs phases des droits de douane pour certains produits d'intérêt particulier pour les pays en voie de développement.
Les 146 membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont échoué à se mettre d'accord sur la portée des baisses de tarifs des produits non agricoles, devant être négociées dans le cadre du cycle commercial de Doha, a annoncé mercredi 28 mai à Genève le président du groupe de négociations.

Un tel accord sur les modalités de ces négociations devait être trouvé avant la fin mai, selon un calendrier arrêté au sein de ce groupe de travail. Plusieurs autres échéances ont déjà été manquées, sur l'agriculture, l'accès aux médicaments et le traitement spécial des pays pauvres.

L'ambassadeur de Suisse, Pierre-Louis Girard, qui avait présenté le 16 mai un projet d'accord, a expliqué dans une conférence de presse qu'il n'avait pas enregistré un &quot;rejet de la totalité&quot; de ce texte, mais entendu diverses critiques, &quot;chacun reconnaissant que davantage de travail reste à faire&quot;. Le texte &quot;a été jugé par certains trop ambitieux, par d'autres insuffisamment&quot;, a-t-il commenté.

M. Girard a demandé aux gouvernements de donner des &quot;directives plus substantielles&quot; à leurs négociateurs à une prochaine réunion en juillet, en précisant qu'il n'avait pas l'intention d'en rédiger une nouvelle mouture. &quot;J'entends entreprendre toutes les démarches nécessaires pour assurer que nous ayons un accord sur les modalités (de ces négociations) à Cancun&quot;, la conférence ministérielle qui se tiendra en septembre prochain, a-t-il dit.

Pour l'ensemble des produits non agricoles, le texte expose une méthode complexe de calcul des réductions douanières, et propose pour certains produits d'intérêt particulier pour les pays en voie de développement (textile, vêtements, chaussure, cuir, électronique, poisson et dérivés, pièces détachées pour automobiles, pierres et métaux précieux), une élimination en plusieurs phases. Le projet s'appuie sur le principe d'une &quot;réciprocité qui ne soit pas totale&quot; dans les engagements de réduction de tarifs entre Etats industrialisés et pays en développement, qui avait été établi à Doha en novembre 2001 comme base de négociation.

&quot;Bien que le calendrier n'ait pas été respecté, nous ne devrions pas être abattus&quot;, a commenté le directeur général, Supachai Panitchpakdi. &quot;Un bon travail a été effectué&quot;, a-t-il dit, relevant que le texte présenté par M. Girard est &quot;ambitieux, reconnaît les besoins spécifiques des pays en développement&quot; et &quot;forme une bonne base pour continuer les négociations&quot;.

Au-delà de cet accord préalable sur les modalités des réductions douanières, MM. Girard et Supachai se sont dits confiants que les Etats membres conclueront positivement leurs négociations commerciales sur ce secteur central du cycle d'ici à sa fin, le 1er janvier 2005.

Avec AFP
 
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						<title>COMMERCE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17863</link> 

						<description> 
 Commerce Aux Etats-Unis, la faiblesse du dollar pénalise les produits européens  
Washington (Etats-Unis) DE NOTRE CORRESPONDANT 
 
 
 

L'EURO a atteint hier son plus haut niveau historique face au dollar. A la suite de la publication de l'indice de confiance des consommateurs, aux Etats-Unis, la monnaie européenne a franchi la barre de 1 € pour 1,1933 $, ce qui ne s'était plus produit depuis la mise en place de la monnaie européenne en janvier 1999. Il s'est ensuite replié légèrement à 1,191. La plupart des économistes, aussi bien européens qu'américains, s'accordent à penser que l'appréciation de l'euro va se poursuivre jusqu'à un taux de 1,20 voire 1,30, alors qu'en octobre 2000 la valeur de l'euro était tombée à 0,82. C'est en partie le résultat d'une réorientation de la politique économique américaine, la Maison-Blanche ayant décidé de ne plus soutenir une politique du dollar fort comme c'était le cas depuis 1997. Pour les Américains, comme l'a résumé le quotidien « USA Today », « un dollar faible va augmenter le prix de votre bouteille de chianti préférée, et une chambre d'hôtel à Paris cet été vous coûtera davantage ». Pour les Français, on peut renverser l'exemple : l'euro fort va faire baisser le prix des vins californiens et une nuit d'hôtel à Las Vegas sera de 20 % moins chère qu'il y a un an pour les flambeurs en vacances. D'une manière générale, tous les produits libellés en dollars, comme le pétrole, seront moins chers et, a contrario, ceux libellés en euros seront moins compétitifs. 
Le calcul risqué de la Maison-Blanche Ce renversement de tendance a bien sûr des conséquences économiques plus générales qui ne sont pas toujours favorables à une économie européenne déjà mal en point. Les succursales américaines des entreprises françaises vont également rapporter moins d'argent à la maison mère. Par exemple, les résultats aux Etats-Unis de Thomson, qui est un des plus gros vendeurs de téléviseurs en Amérique, vont dégringoler de 20 % par rapport à l'an passé quand ils seront convertis de dollars en euros. Seul point positif : des sociétés comme Vivendi, dont la dette est libellée en dollars, vont se trouver un peu soulagées. Le calcul des Américains est néanmoins risqué : « L'idée de la Maison-Blanche est de favoriser les exportations américaines grâce à la faiblesse du dollar », analyse Mark Johnson, économiste à l'université de Washington. « Mais si l'économie européenne stagne, alors il risque de n'y avoir personne pour acheter les produits américains même s'ils sont meilleur marché. » 

 
Thomas Cantaloube  

Le Parisien , mercredi 28 mai 2003  
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						<title>EDUCATION</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17858</link> 

						<description> 
 Education: les «précaires» dans l'oubli
Emplois-jeunes et pions occupent la Bourse du travail sans le soutien des profs.
  
     
 Par Florence AUBENAS

mercredi 28 mai 2003


 
 

 
 

   Ils sont entrés par la porte, tout bêtement. Se sont installés dans le hall, une soixantaine assis par terre. On allume les cigarettes, on décapsule des sodas, on allume les téléphones portables. Pour se mettre en bouche : assemblée générale. «Bref, on se sent déjà comme chez soi», dit Mathilde. Depuis lundi après-midi, une soixantaine de «précaires» occupent la Bourse du travail à Paris à l'appel d'un collectif d'emplois-jeunes et de surveillants. Engagés les premiers, dès novembre, dans la contestation contre les nouvelles mesures de l'Education nationale, ils semblent aujourd'hui les oubliés d'un mouvement social qui, pourtant, s'élargit.

«Quand j'ai été nommé à la rentrée 2000 dans une école, on me traitait en larbin. Les emplois-jeunes, c'était souvent le bétail dans les établissements, raconte Martin. Pour tout le monde, on traînait cette réputation de sous-boulot.» Créés en 1997 pour endiguer le chômage des jeunes, ces 78 000 postes réservés aux moins de 25 ans sont rémunérés au Smic (minimum) pendant cinq ans pour un emploi social dans des structures publiques. Les 20 000 en service dans l'Education nationale vont être supprimés.

«J'aime ce taf.» «Moi, l'Education nationale, elle m'avait déjà rayé de la carte comme élève.» Guilhem est devenu surveillant dans un collège ZEP. «Ça m'a aidé à voir les choses autrement. Les profs viennent me chercher quand ils n'arrivent pas à faire sortir un gamin de la classe. Quand j'en tiens une centaine à l'étude, je me sens un rôle. Je leur dis : &quot;Regardez-moi, on peut se refaire, j'en suis la preuve.&quot; J'aime ce taf, je me lève le matin avec la patate pour bosser. Je ne pensais pas que ce serait possible.» Guilhem a commencé en parallèle des études de droit. Le changement de statut pour les surveillants prévoit d'augmenter les heures travaillées de 28 à 35 en diminuant le salaire de 15 %. «Même si je suis repris en septembre, je ne sais pas si je pourrai continuer.»

Dans beaucoup d'établissements, «les profs se sont rendu compte de ce qu'on faisait quand ils ont compris qu'on allait partir», dit Monique, aide-éducatrice en primaire. «Moi, ce départ, je le vis comme un deuxième échec scolaire.»

L'équipe d'une chaîne de télévision passe la tête. «Il paraît qu'il y a des grévistes enchaînés ici.» Il n'y en a pas. La télé repart. Dans l'assemblée générale, Marie regarde sa montre. Peut pas rester, désolée, son fils de 2 ans est chez sa mère. Après un bac comptabilité-secrétariat, elle a couru les entretiens d'embauche. «Je me faisais sortir en un quart d'heure.» Elle a fait les vendanges, femme de ménage dans un hôtel chinois, ouvrière dans une teinturerie. Emploi-jeunes.

A côté d'elle, Clotilde. Maîtrise de droit, DESS, emploi-jeunes. S'estime privilégiée : «Si ça ne marche pas, je peux retourner chez mes parents.» Ou Manu. Voulait être éducatrice. Espère finir aide-soignante. Emploi-jeunes en école primaire. Elle dit à Marie : «Mes copines qui ont des enfants ont calculé qu'avec les aides elles y arrivaient mieux en restant chez elles. Tu penses pas ?» Marie : «Nous, on veut réussir. Mon mari, il a grimpé chef de rayon au Leclerc de Bonneuil grâce à la volonté. Peut-être, un jour, j'arriverai secrétaire.»

Secret. Dans la même école qu'elle, Bertrand, le troisième emploi-jeunes, s'occupe de l'informatique et du journal de l'école. Quand il s'en ira en septembre, ces deux activités seront supprimées.

Dans une salle à côté, une réunion «du personnel de l'éducation en grève» a commencé. A la tribune : des profs, exclusivement. Ils écoutent poliment le collectif, puis reprennent comme si de rien n'était. «On a un réflexe de parrains du système, du mal à accepter que quelque chose puisse jaillir d'autres que nous.»

Devant le collectif des emplois-jeunes, Henri-Georges, archéologue-précaire, prend la parole. «On a été appelés pour faire une action secrète. Je suis un peu déçu par cette occupation.» Radia, 24 ans, surveillante : «J'ai l'impression que certains veulent un copié-collé de Mai 68, un coup spectaculaire avec un résultat instantané. Il y a trop de décalage entre l'imaginaire et la réalité. Faut accepter de faire des choses à notre mesure.» Elle est en DEA sciences de l'éducation. «A l'école, quand on nous parlait de nos droits de citoyens, ce n'était pas le vote ou l'égalité. On nous disait : &quot;Si ton père te frappe, tu peux porter plainte.&quot; En cours d'histoire, c'était : &quot;Et pourquoi vous faites le ramadan ?&quot; L'Education nationale, elle ne nous a pas apporté la culture du pays.» Elle sait ce qu'elle sera plus tard. Chef d'établissement en zone sensible. Elle prend des notes dans les établissements, a déjà planifié tous les détails, jusqu'aux rituels de prérentrée.

Dans le hall, un responsable de la Bourse du travail tente de convaincre le collectif de plier bagage avant le soir. «En échange, je vous fais une proposition honnête : je vous laisserai une salle sous certaines conditions quand vous le demanderez. Et je n'ai pas une parole de pute.» Amel, emploi-jeunes à la mairie : «Moi, monsieur, les putes, je les respecte.» Ils ont passé la nuit là
 
 
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						<title>INTERVENTION DE FILLON</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17848</link> 

						<description> 
  
Intervention de François FILLON,
Ministre des affaires sociales,
du travail et de la solidarité 
Sénat (première lecture) 
Lundi 26 mai 2003 
 
 
Projet de loi portant sur la décentralisation
en matière de revenu minimum d’insertion
et créant un revenu minimum d’activité

 


Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,


Le revenu minimum d’insertion a cette année quinze ans. Dans son discours de politique générale du 3 juillet 2002, le Premier ministre avait indiqué que cet anniversaire serait l’occasion d’un débat parlementaire. Plus récemment, le 28 février dernier, lors de la synthèse des assises régionales des libertés locales, il a souhaité que le revenu minimum d’insertion puisse constituer l’une des principales mesures de la décentralisation dans le domaine de l’action sociale. Enfin, lors de la table ronde pour l’emploi, le 18 mars dernier, j’ai annoncé la mise en œuvre prochaine d’un revenu minimum d’activité, conformément à l’engagement que le Président de la République avait pris lors de sa campagne.

C’est pourquoi, je suis heureux de pouvoir honorer et engager au Sénat la mise en œuvre de ces engagements. Je sais tout l’intérêt que vous portez au processus de décentralisation et à la lutte contre l’exclusion, comme en témoignent vos initiatives successives pour créer un revenu minimum d’activité.

Le Gouvernement a décidé d’agir. Et d’agir sans attendre : le nombre d’allocataires a doublé depuis les premières années de la décennie 1990 pour se stabiliser aujourd’hui autour d’un million de personnes et même le double si l’on tient compte des membres de chaque foyer. 

Une société comme la nôtre ne peut accepter de laisser autant de personnes sur le bord de la route. L’inaction ou l’irrésolution ne serait pas comprise par nos concitoyens. La justice sociale dicte nos responsabilités.

Le projet qui vous est présenté tire les leçons de quinze ans d’expérience, qui ont nourri des travaux multiples réalisés par des organismes décentralisés, associatifs ou universitaires et par les services ministériels. Il s’inspire des bonnes pratiques de terrain en France comme à l’étranger et s’efforce de corriger les dysfonctionnements constatés par la Cour des Comptes. Il tient compte aussi, quoi qu’en disent certains, de la concertation menée avec les partenaires sociaux et les associations, soit directement soit au niveau de plusieurs instances consultatives, et notamment du conseil national de lutte contre l’exclusion ainsi que du conseil national de l’insertion par activité économique. Le projet s’inspire enfin des travaux parlementaires et des multiples propositions de loi qui les ont prolongés.

Le projet de loi part d’un double constat.

Les Français sont attachés au revenu minimum d’insertion par devoir de solidarité envers les plus défavorisés. C’est pourquoi le projet en préserve de l’architecture générale.

Mais si nos concitoyens estiment aussi, dans une logique de réciprocité, qu’une contrepartie est légitime : cette contrepartie, c’est celle de l’effort d’insertion et de la quête d’une activité. Cette attente est renforcée chez les Français qui tirent de leur travail quotidien des revenus faibles sans que leurs conditions d’existence diffèrent sensiblement de ceux qui ne travaillent pas.

Le projet s’attache aussi à éviter plusieurs écueils.

L’attachement légitime au revenu minimum d’insertion ne doit pas avoir pour effet une crispation conservatrice ; il ne doit pas se traduire par un statu quo empreint d’attentisme. Inversement, la nécessité de corriger les dysfonctionnements actuels du dispositif ne doit pas aboutir à l’expression de préjugés blessants ou à des généralisations hâtives sur celles et ceux de nos concitoyens qui sont la difficulté, une difficulté parfois extrême. Dans ce domaine, comme ailleurs, la stigmatisation d’une partie de la population est contraire à nos convictions républicaines.

Je le dis avec d’autant plus de force que la majorité des allocataires du revenu minimum aspire à un accès ou à un retour à l’emploi : par souci d’améliorer leur situation personnelle, mais aussi par besoin d’utilité sociale, de dignité personnelle ou encore d’autonomie familiale. 

Pour ceux qui en douteraient, je rappellerai simplement deux chiffres.

Sur environ un million d’allocataires présents dans le revenu minimum d’insertion, 300 000 entrent dans le dispositif et en sortent chaque année, en partie par l’emploi. D’autre part, la moitié environ des allocataires sont inscrits à l’ANPE.

C’est pourquoi le projet de loi s’attache à épauler les allocataires à la recherche d’un emploi et à lever les obstacles qui se présentent à des personnes fragilisées par les accidents de leur vie et par un isolement prolongé.

La réforme que nous vous proposons a comme point de départ le constat largement partagé et analysé par de nombreux travaux : celui d’un relatif échec de l’insertion des allocataires du revenu minimum d’insertion.

Il existe en effet un réel décalage entre l’objectif d’insertion assigné au revenu minimum d’insertion et les résultats observés par tous depuis plusieurs années.

Le revenu minimum d’insertion devrait, vous le savez, représenter une rupture par rapport à la logique traditionnelle de l’assistance en entravant le processus d’exclusion des personnes les plus en difficulté. A cette fin il associe à côté de droits objectifs liés à l’âge ou aux ressources, un contrat d’insertion, c’est-à-dire un « engagement réciproque », ainsi que l’indique la loi, entre la collectivité et l’allocataire. Par cet engagement personnel et par l’aide qui devrait l’accompagner, l’allocataire devrait retrouver le chemin de l’insertion sociale, et, si possible, de l’insertion professionnelle.

Pourtant, quinze ans après, le dispositif conçu au départ comme une aide momentanée est devenu une prestation sociale de « masse » et d’assistance durable.

Le filet de sécurité qu’instituait le revenu minimum d’insertion est devenu, en réalité, un filet qui retient.

Plusieurs signes témoignent de cette évolution :

Le taux de contractualisation stagne à environ 50 %. Ce constat ne préjuge pas d’ailleurs d’une responsabilité imputable aux seuls allocataires. Cette insuffisance de contractualisation tient souvent à la dispersion des acteurs. Le résultat en est un isolement accru, faute de rencontre et de suivi entre l’allocataire et un accompagnateur identifié. J’y reviendrai par la suite.

La hausse continue des allocataires âgés de 35 à 60 ans, depuis plus de 2 ans au revenu minimum d’insertion, témoigne d’un phénomène d’installation, voire d’enfermement, dans l’assistance. Cette situation alimente, vous le savez les débats sans fin sur d’éventuelles « trappes à inactivité ». J’y reviendrai aussi.

Les efforts antérieurs dits de redynamisation n’ont pas abouti au résultat escompté. C’est le cas notamment des possibilités de cumul entre l’allocation et un revenu d’activité, qui ne concerne qu’un peu plus de 10 % des allocataires.

Face à ce constat nous ne pouvons pas nous satisfaire de simples ajustements. Encore moins de propos incantatoires. Une réforme ample et pragmatique est donc nécessaire.

Nous poursuivons dans cet esprit un double objectif : 

- nous souhaitons, d’une part, optimiser la gestion du revenu minimum d’insertion au plus près du terrain et des hommes en clarifiant les responsabilités ; 
- et nous voulons, d’autre part, développer une offre d’insertion dans un cadre plus incitatif et élargi tant au domaine public ou associatif qu’au secteur des entreprises.

Nous proposons tout d’abord de miser sur la proximité de gestion en décentralisant le revenu minimum d’insertion.

Je souhaite vous en exposer les motifs et les principales modalités.

L’orientation retenue s’inscrit dans la continuité de la décentralisation qui a confié depuis vingt ans aux départements l’aide aux personnes les plus en difficulté. Ce savoir-faire reconnu dans la gestion des situations individuelles mérite d’être aujourd’hui développé et valorisé.

C’est pourquoi la responsabilité de la gestion et le financement de l’allocation relèveront à l’avenir des départements conformément à l’attente que vous aviez exprimée dès l’automne 1988 : les débats au Sénat sur le projet de création d’un revenu minimum d’insertion avaient, en effet, déjà alerté le Gouvernement de l’époque sur l’incohérence d’un dispositif confié à l’Etat cinq ans à peine après la première loi de décentralisation, qui avait confié l’aide sociale légale aux départements.

Cette décentralisation est particulièrement significative : elle portera sur environ 4,5 milliards d’euros et s’accompagnera d’un transfert de ressource fiscale.

Les modalités exactes de ce transfert devront tenir compte des orientations qui seront retenues dans le projet plus général de décentralisation en cours d’élaboration.

Les orientations actuelles en matière de décentralisation sont les suivantes.

L’accroissement de charges résultant des transferts de compétence sera compensé par l’attribution aux collectivités départementales d’une quote-part de la taxe intérieure sur les produits pétroliers.

Il n’est pas prévu de faire varier la ressource transférée en fonction de l’évolution de la dépense, car la répartition de la ressource sera fondée sur le constat des dépenses réalisées par l’Etat avant la décentralisation. Mais le montant de la quote-part de TIPP attribuée aux départements devrait évoluer au même rythme que la consommation des produits pétroliers.

Les mécanismes détaillés ne sont pas arrêtés à ce jour. Mais les conditions de ce transfert seront précisées lors de la préparation du projet de loi de finances pour 2004.

Cette décentralisation est significative au plan financier. Elle l’est aussi au plan juridique, car le projet de loi fait une première application de la récente réforme constitutionnelle sur l’organisation décentralisée de la République. En effet, l’article 72, alinéa 2, de la Constitution précise désormais que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon ».

Dans ce nouveau contexte financier et juridique le projet de loi s’efforce d’établir un équilibre entre deux principes : l’égalité d’accès aux droits et la responsabilité accrue des acteurs locaux.

Pour répondre au principe d’égalité de traitement, les conditions d’attribution du revenu minimum d’insertion et son barème restent fixés au plan national. De même, il a paru souhaitable que le service de l’allocation continue d’être assuré par les caisses d’allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole, qui ont su associer depuis 1989 l’efficacité de leur gestion et un sens social développé, notamment vis-à-vis de publics fragiles et isolés.

Plus encore le projet de loi conforte l’architecture globale du revenu minimum d’insertion, qui lie dans une même prestation un droit à l’allocation, c’est-à-dire à un revenu minimum, et un droit à l’insertion, qu’elle soit sociale ou professionnelle. J’insiste sur ce point pour corriger certains commentaires portés sur une réforme parfois mal comprise. Selon certains, en effet, la réforme ne serait qu’une adaptation à la française du concept anglo-saxon de Workfare, avec toutes les contraintes qui lui sont attachées. Il n’en est rien : le revenu minimum d’insertion n’est ni un droit inconditionnel à un revenu d’assistance, ni un droit à un revenu donnant lieu à une contrepartie obligatoire sous forme d’activité rémunérée.

L’expérience étrangère nous montre d’ailleurs les risques qui s’attacheraient à une mise au travail trop pressante et mécanique en creusant au plan social l’écart entre ceux qui ont les capacités nécessaires à un travail et ceux qui, plus fragiles, ne peuvent y accéder au moins momentanément.

C’est aussi la raison du maintien de la règle dite des 17 % relative aux crédits d’insertion. En effet, le Gouvernement a souhaité maintenir les dispositions actuelles relatives à l’obligation d’inscription au budget départemental d’un crédit d’insertion égal à 17 % (en métropole, 16,25 % dans les DOM) du montant des allocations de revenu minimum d’insertion versées l’année précédente dans le département.

Ce choix est destiné à apaiser les inquiétudes de ceux qui craignent une éventuelle réduction de l’effort d’insertion - et notamment de l’insertion sociale - à l’occasion du transfert de compétence et de ressource. L’emploi est la meilleure protection sociale, mais nous ne devons pas mésestimer que bien d’autres aspects de la vie sociale, comme l’accès aux soins et ou au logement, sont souvent pour beaucoup d’allocataires la première nécessité. Il est à craindre que la suppression de ces 17 % ne soit ressentie comme un désengagement.

Sans doute n’êtes vous pas tous convaincus par ce choix… Nous en débattrons sans doute.

Au-delà du respect de l’égalité d’accès et de traitement le deuxième principe d’action vise la mobilisation des acteurs de l’insertion. A l’effort et à l’engagement demandés à chaque allocataire doit répondre en effet l’implication et l’initiative des principaux responsables au plan territorial pour combattre l’essoufflement actuel de l’insertion.

La mise en œuvre de ce principe d’action repose d’abord sur la responsabilité accrue du conseil général et sur un effort significatif d’accompagnement personnalisé.

Pour clarifier et développer les responsabilités locales notre projet de loi s’inspire des expériences étrangères en matière de minima sociaux qui ont opté le plus souvent pour une gestion locale et décentralisée. C’est le cas par exemple de l’Allemagne, de l’Espagne, de la Belgique ou encore des Pays-Bas. Le projet de loi corrige aussi les insuffisances soulignées par la Cour des Comptes dans son rapport public de 2001. 

Les conseils départementaux d’insertion (CDI) s’engagent insuffisamment dans l’élaboration d’une stratégie départementale, souligne ce rapport. De plus les commissions locales d’insertion (CLI) sont trop souvent réduites à l’enregistrement des contrats d’insertion, dont l’engorgement et les retards expliquent en grande partie l’insuffisant taux de contractualisation évoqué précédemment, au détriment de leur rôle d’animation de la politique d’insertion dans leur ressort territorial. Enfin ces missions se réalisent dans le cadre d’un co-pilotage exercé à la fois par le préfet et par le président du conseil général : les compétences s’y enchevêtrent au risque d’une défense stérile d’enjeux purement institutionnels.

Nous avons souhaité remédier à ces dysfonctionnements de deux manières.

D’une part, la présidence du comité départemental d’insertion sera confiée au président du conseil général, qui en désignera les membres et élaborera puis mettra en œuvre le programme départemental d’insertion (le PDI). Bien entendu cette liberté nouvelle n’a pas pour finalité, en supprimant la liste antérieure de ses membres, d’évincer les acteurs actuels. Elle a pour seul but d’apporter de la souplesse à un cadre trop contraignant en permettant au président du conseil général de s’entourer des forces vives les plus adaptées aux spécificités sociales, rurales ou industrielles du département.

D’autre part, le président du conseil général désignera seul les membres et le président des commissions locales d’insertion (CLI). Et les compétences en matière d’approbation des contrats d’insertion seront transférées des CLI vers les services du conseil général, à l’exception des avis sollicités préalablement à une demande de suspension.

Le deuxième axe de la mobilisation des acteurs s’inspire tout à la fois de l’expérience étrangère, notamment en Suède, et du savoir-faire acquis par vingt ans de décentralisation. Il repose sur le renforcement de l’accompagnement personnalisé pour mieux lutter contre l’isolement des allocataires.

Tout d’abord le projet ouvre la possibilité de démultiplier les lieux de dépôt et d’instruction de la demande et crée une obligation d’information sur les droits et les devoirs de chaque allocataire.

Le projet met également un terme à la dispersion actuelle de l’accompagnement, liée au hasard du point d’entrée dans le dispositif. Cette disposition donne aussi un caractère concret à un contrat d’insertion souvent très flou. Désormais, une même personne sera chargée d’accompagner l’allocataire dans ses démarches et ses efforts d’insertion, qu’il ait déposé sa demande au centre communal d’action sociale ou auprès d’une association agréée, qu’il soit à la recherche d’un logement plus adapté au titre de l’insertion sociale, ou à la recherche d’un emploi au titre de l’insertion professionnelle.

Je souhaite, à cet égard, rappeler que la désignation d’une personne référente désignée par le conseil général n’est pas destinée à exercer quelque pression que ce soit sur l’allocataire, comme certains ont tenté de le dire…. Elle est chargée de coordonner la mise en œuvre du contrat d’insertion et donc d’aider l’allocataire à lever tous les obstacles qui se présentent à lui : l’accompagnateur veille à la qualité du parcours d’insertion et de ses éventuelles réorientations. Cette fonction peut être déléguée par le département à une commune ou à une association.

D’ailleurs pour préserver tout risque que cette relation n’aboutisse à une confusion de rôles entre juge et partie, le projet apporte deux garanties importantes.

D’une part la CLI sera appelée à donner son avis préalable dans le cas ou une procédure de suspension serait mise en œuvre. C’est le seul cas où cette commission conserve un rôle en matière de décision individuelle.

D’autre part et surtout le projet de loi reforme la composition particulière de la commission départementale d’aide sociale appelée à statuer en matière de revenu minimum d’insertion. Pour garantir son indépendance cette commission sera composée, comme dans ses autres domaines de compétence, d’un magistrat de l’ordre judiciaire, président, de trois conseillers généraux et de trois fonctionnaires de l’Etat.

Au total, par une clarification des responsabilités et par un accompagnement individualisé le projet confie pleinement aux départements le pilotage local de l’insertion. Il dynamise aussi les acteurs locaux : communes, services départementaux, associations, caisses d’allocations familiales, caisses de mutualité sociale agricole, agences départementales d’insertion dans les départements d’Outre-mer.

Un nouvel équilibre se met ainsi en place grâce à un transfert important de compétences et de ressources. Cet équilibre préserve l’égalité d’accès aux droits et apporte de réelles garanties aux allocataires, tant au plan social qu’au plan juridique.

J’en viens maintenant au second volet de la réforme : la création d’un revenu minimum d’activité.

La création d’un revenu minimum d’activité a été largement commentée dès l’annonce de ce projet. Certains ont cru y voir « une précarisation accrue du salariat » et même « le retour du servage » ! D’autres, pourtant d’habitude sans complaisance, ont salué au contraire « une mesure qui va dans le bon sens » et ont même identifié le revenu minimum d’activité au « chaînon manquant entre solidarité nationale et revenu du travail ».

Je lis et j’entends avec une grande consternation les apostrophes des premiers, tant elles sont ignorantes de nos objectifs, tant elles méprisent les aspirations à l’utilité sociale et à l’estime de soi de milliers d’allocataires, tant elles manifestent une interprétation partisane et une défense obstinée d’un dispositif qui enferme les allocataires dans une logique d’échec.

Replaçons le débat et les choses à leur place.

Le revenu minimum d’activité répond à une aspiration constante du Sénat, qui s’était exprimée dans la période récente, en 1998, à l’initiative de votre commission des affaires sociales lors des débats sur la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, et plus récemment en 2001 par la proposition de loi de Messieurs Lambert et Marini. Le projet de loi qui vous est présenté s’inspire de ces initiatives.

Il s’inspire aussi des méthodes d’activation des dépenses d’indemnisation de l’assurance chômage gérée par les partenaires sociaux, qui ont abouti d’abord aux conventions de coopération, puis aux allocations dégressives à l’employeur.

Je souhaite vous en préciser l’objectif, les modalités et les effets.

L’idée du revenu minimum d’activité est simple : il s’agit de combattre la précarité et l’isolement en créant une transition entre un revenu d’assistance et l’emploi ordinaire, par refus de l’alternative stérilisante entre l’assistanat total et le salariat traditionnel.

A cette fin plusieurs modalités sont retenues. Il convient d’en décrire les principaux rouages sans figer à l’excès le choix des paramètres retenus.

Il s’agit tout d’abord d’éviter un risque d’installation dans le revenu minimum d’insertion. Ainsi que je l’ai indiqué il y a quelques instants, la croissance économique des dernières années et la légère décélération du nombre des allocataires qui l’a accompagnée n’ont pas empêché l’augmentation du nombre des personnes présentes dans le dispositif depuis plus de deux ans. Près d’un allocataire sur trois est au revenu minimum d’insertion depuis plus de trois ans et près d’un sur dix depuis plus de dix ans.

Malgré la création de contrats aidés de type CES ou CIE et malgré les efforts successifs pour recentrer les contrats sur les publics prioritaires, la proportion de personnes en contrats aidés parmi les allocataires du revenu minimum d’insertion est à la baisse : elle est passée de 21 % en 1996 à 13 % en 2001.

Le choix d’une ancienneté de 2 ans pour accéder au revenu minimum d’activité est dicté par cette situation. Il est destiné précisément à ne pas laisser au bord de la route les allocataires les plus en difficulté. Plus de la moitié des allocataires sont au revenu minimum d’insertion depuis plus de 2 ans.

Le revenu minimum d’activité ne se substitue pas aux contrats aidés en vigueur. Il préserve aussi l’existence de règles spécifiques de cumul entre une activité et une allocation au titre du mécanisme dit d’intéressement.

Inversement le revenu minimum d’activité n’est pas un sas obligatoire. Il crée simplement un nouveau chemin vers l’activité en élargissant la gamme des étapes vers l’emploi aidé ou de droit commun.

En évoquant le risque d’installation dans le revenu minimum d’insertion, je ne souhaite pas ouvrir le thème très controversé des « trappes à inactivité ou à pauvreté », évoqué il y a un instant.

Pour certains experts les minima sociaux sont des prestations qui freineraient l’incitation à la reprise du travail : la sécurité et le niveau de l’allocation d’assistance rendraient vaine la recherche d’un emploi, voire la rendrait désavantageuse par la perte des droits sociaux ou fiscaux qui y sont attachés.

Pour d’autres, au contraire, cette affirmation ne serait qu’un préjugé idéologique démenti par l’observation des nombreuses démarches réalisées par les allocataires pour chercher un travail.

Le projet de loi ne prétend pas lever cette contradiction d’experts, mais préfère s’appuyer sur un constat de bon sens : le retour à l’emploi ne répond pas seulement au besoin d’une amélioration matérielle de la situation personnelle ou familiale. Il répond aussi à un besoin de reconnaissance sociale liée à un statut proche de la norme. D’autant plus qu’un grand nombre d’allocataires sont eux-mêmes d’anciens salariés.

Il convient en second lieu d’éviter un autre risque : celui d’une installation dans le revenu minimum d’activité.

Ce contrat est destiné à mettre le bénéficiaire en situation de travail. Il s’assimile à l’apprentissage ou au réapprentissage des efforts liés à une activité organisée et collective. C’est un réentraînement indispensable après plusieurs années d’inactivité. Mais ce palier plus ou moins long selon les situations individuelles n’a pas vocation à se prolonger au-delà du temps nécessaire à la consolidation des aptitudes à exercer des activités plus exigeantes en termes de qualification et de productivité. C’est pourquoi la durée totale du revenu minimum d’activité est limitée à 18 mois.

Il s’agit enfin de créer une étape dans un parcours progressif d’insertion professionnelle.

Pour un public en inactivité depuis au moins deux ans, il est sans doute difficile d’envisager le passage immédiat d’une inactivité prolongée à une activité à temps plein. C’est pourquoi le choix s’est porté sur une durée hebdomadaire de 20 heures. L’intérêt d’un mi-temps est aussi de préserver la disponibilité nécessaire à l’acquisition éventuelle d’une formation professionnelle, complémentaire des actions de tutorat ou d’adaptation à l’emploi organisées par l’employeur.

Au total le revenu minimum d’activité est un contrat de travail et un salaire, dont les spécificités sont liées à l’équilibre recherché entre plusieurs finalités.

La première spécificité tient au fait qu’il améliore les gains de l’allocataire d’environ 50 % dans le respect des limites de la dépense publique. En effet le revenu minimum d’activité associera une allocation forfaitaire du revenu minimum d’insertion versée par la caisse d’allocations familiales ou par la caisse de mutualité sociale agricole à l’employeur, et un complément à la charge de ce dernier. Cette rémunération sera versée par l’employeur au salarié, qui bénéficiera au total d’une rémunération au moins égale au SMIC.

Le RMA répond ainsi à l’engagement du Président de la République, que je vous cite : « grâce à l’institution d’un véritable revenu minimum d’activité, toute reprise d’activité s’accompagnera d’une hausse des revenus ».

La seconde spécificité est la suivante :

A la différence des contrats aidés – que connaît bien votre collègue Bernard Sellier qui effectue une mission sur le sujet – le revenu minimum d’activité crée un dispositif, dont l’architecture est identique dans le secteur public ou privé.

En effet, le champ d’application de ce contrat est celui des employeurs du secteur marchand (à l’exception des particuliers) et du secteur non marchand (à l’exception de l’Etat et des départements). Dans le secteur non marchand, le revenu minimum d’activité ouvrira droit cependant à une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale compensée par le budget de l’Etat.

La troisième spécificité concerne l’équilibre recherché entre les avantages et les obligations de l’employeur.

Le coût du travail bénéficie de l’allègement que constitue l’aide départementale. Mais cet allègement trouve sa contrepartie dans les obligations attachées à une embauche intégrant la mise en œuvre d’un tutorat, d’un suivi individualisé ou d’une formation au sein de l’entreprise ou de l’organisme en faveur d’un public fragile.

La dernière spécificité est liée à la sécurité qu’offre le revenu minimum d’activité pour son bénéficiaire.

C’est tout d’abord la sécurité d’une rémunération constante, à la différence de l’intéressement dans le régime général, dont la compréhension et l’attractivité sont limitées par sa dégressivité continue et la complexité de ses calculs.

C’est surtout la sécurité d’une rémunération qui maintient durant le revenu minimum d’activité les droits garantis au titre du revenu minimum d’insertion, notamment l’accès à la CMU et à la CMU complémentaire tant pour l’allocataire que pour sa famille. Qui maintient également le salaire en cas de maladie, sans délai de carence et sans référence à une ancienneté minimale dans l’entreprise. Le revenu minimum d’activité donne ainsi la préférence à la protection sociale immédiate et laisse à l’étape suivante de l’emploi ordinaire la plénitude des droits contributifs à pensions de retraite de base ou complémentaire.

Telles sont les principales caractéristiques du projet de revenu minimum d’activité. Celles-ci n’ont d’autre but au total que de rétablir, dans l’intérêt général, une plus grande égalité de chances dans l’accès à l’emploi des allocataires les plus en difficulté en opposant à la sélectivité du marché du travail les dispositions les plus adaptées à leur situation particulièrement désavantagée.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

La réforme qui vous est présentée s’inscrit dans un projet social que le Gouvernement a commencé à mettre en œuvre en faveur des bas salaires, des entreprises d’insertion par l’activité économique ou encore de l’emploi des jeunes dans l’entreprise.

Le Gouvernement entend aller plus loin encore en donnant un nouveau souffle à l’insertion des bénéficiaires du RMI.

Il s’agit d’une part, d’optimiser et de rénover la gestion du revenu minimum d’insertion en allant au plus près du terrain, et, d’autre part, d’épauler nos concitoyens, bénéficiaires du revenu minimum d’insertion. En complétant le revenu minimum d’insertion par un revenu minimum d’activité nous les aidons à retrouver le chemin de l’activité et de la confiance en rehaussant la valeur du travail qui est source de dignité.

Le projet conjugue la solidarité collective et l’égalité : égalité de traitement pour l’accès à l’allocation du RMI dans un cadre décentralisé soumis à l’évaluation nationale de ses pratiques administratives ; mais également égalité des chances pour l’accès à l’emploi dans un marché du travail spontanément porté à la sélection des embauches. 

Ce projet conjugue aussi l’accompagnement des personnes les plus en difficulté dans le cadre d’une gestion de proximité avec la mobilisation collective de tous acteurs locaux de l’insertion.

En généralisant avec pragmatisme les bonnes pratiques constatées depuis 15 ans dans la gestion du revenu minimum d’insertion, la réforme corrige la dérive des objectifs initiaux ainsi que les insuffisances de ce dispositif. Dans le cadre d’une organisation plus décentralisée, la réforme s’efforce de démultiplier l’offre d’insertion professionnelle tout en poursuivant l’effort d’insertion sociale des personnes pour lesquelles la santé ou le logement restent les principaux obstacles d’un retour à l’autonomie.

En ce sens le projet contribue au renforcement de la cohésion sociale, dont Alexis de Tocqueville avait décrit la dynamique : « Les libertés locales, écrivait-il, ramènent sans cesse les hommes les uns vers les autres en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à s’entraider » . Nous pourrions ajouter : en rétablissant chez les plus faibles la confiance en eux, ils fortifient la confiance des autres.

Le Gouvernement n’a d’autre ambition, en définitive, que la promotion de la dignité personnelle et de la responsabilité.

 
 
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						<title>G8</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17811</link> 

						<description> 
 Semaine du jeudi 29 mai 2003 - n°2012 - Monde 
Un entretien avec l’ancien directeur général du FMI

Pour que l’Afrique décolle

En dépit d’un climat diplomatique tendu et d’une conjoncture morose, le sommet d’Evian pourrait, selon Michel Camdessus, déboucher sur des engagements concrets pour le développement du continent africain


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Le Nouvel Observateur. – Jacques Chirac veut faire d’Evian le «sommet du déve-loppement», mais les Etats-Unis semblent encore s’éloigner du multilatéralisme… Les querelles irakiennes ne vont-elles pas venir tout gâcher? 
Michel Camdessus. – Non. D’abord il n’existe pas un lien absolu entre la question du multilatéralisme et l’aide au développement. Ensuite, ce que j’ai pu observer tout au long de la préparation du sommet, c’est que, dans leur dialogue avec l’Afrique et concernant leur contribution à l’aide au développement, les Etats-Unis ne se sont pas départis d’une attitude constructive. Pourquoi ce «cordon sanitaire» autour de la question du développement? Sans doute parce qu’ils considèrent que la pauvreté dans le monde est aussi une menace pour les Etats-Unis. 
N. O. – Vous êtes depuis deux ans le représentant spécial de Jacques Chirac concernant le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique ou Nepad. Comment le définiriez-vous? 
M. Camdessus. – Cette initiative est née de la volonté des pays africains de reconstruire leur continent. Ils sont venus proposer au sommet de Gênes en juillet 2001 un programme d’action qui marque leur détermination à combattre le sous-développement et l’exclusion, et à rejeter l’idée reçue selon laquelle la mondialisation est néfaste à l’Afrique. C’est la première fois dans l’histoire que l’Afrique adopte pour son avenir une vision commune, basée sur la promotion de la paix, de la démocratie et du développement économique. Pour la première fois aussi, les pays industrialisés prétendent vouloir abandonner la vieille approche de l’assistance, pour se donner les moyens de construire un véritable partenariat. 
N. O. – Oui, mais, concrètement, quelles décisions peut-on attendre d’Evian sur l’Afrique? 
M. Camdessus. – Concrètement, et parmi bien d’autres orientations, Evian devrait approuver l’ossature d’un plan pour la mise en place au cours des sept prochaines années de moyens de surveillance, de conciliation et de gestion des conflits en Afrique. Un enjeu décisif pour la stabilité politique du continent. En cas de tensions graves, il est prévu des mécanismes de surveillance, de médiation. La mise en place, en cas de besoin, d’aides logistiques et humanitaires aux populations. Et même, en dernier ressort, le déploiement d’une force interafricaine équipée, entraînée et opérationnelle. Une force qui serait activée par l’Union africaine en liaison avec les Nations unies.
N. O. – Autre point de friction: les pays émergents critiquent violemment les subventions agricoles des pays riches, qui représentent six fois le montant de leur aide publique au développement. Qu’en est-il de la proposition faite par Jacques Chirac, en février dernier, d’un moratoire sur les subventions à nos exportations agricoles vers l’Afrique jusqu’en 2006? 
M. Camdessus. – Là-dessus, les choses bougent. Les pays développés réalisent en effet les dégâts que leurs subventions agricoles infligent aux productions des pays émergents… 
N. O. – Mais la proposition Chirac semble très contradictoire avec le traditionnel refus français de réformer la politique agricole commune européenne…
M. Camdessus. – Sa proposition constitue en effet un véritable tournant. Car non seulement la France a inversé sa rhétorique sur ce dossier, mais elle a réussi à convaincre ses partenaires européens du G8: Allemagne, Italie et Royaume-Uni. Il s’agit désormais d’une proposition européenne. Reste à rallier le Japon, le Canada et les Etats-Unis… 
N. O. – C’est la première fois qu’un G8 invite une vingtaine de présidents de pays émergents à venir dialoguer avec lui. Mais en général ces grand-messes mondiales aboutissent à des déclarations de bons sentiments des pays riches, sans que les actes suivent. L’engagement du Millénaire pour réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population mondiale dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour ressemble à un vœu pieux. 
M. Camdessus. – Votre scepticisme est justifié, car il y a eu jusqu’ici trop de promesses non tenues. Mais j’observe un changement: l’augmentation de 25%, d’ici à 2006, de l’aide publique au développement du G8 annoncée à Monterrey est en voie d’obtention. Et nous travaillons à la mise en place d’un dispositif de suivi annuel des engagements du Millénaire, au niveau des Nations unies et de l’Europe. La France, pour sa part, s’attache à faire passer l’aide publique au développement de 0,32% du PIB actuellement à 0,5% en 2007 et 0,7% en 2012. Sur quelques sujets importants comme la lutte contre le sida, contre la polio, ou l’accès à l’eau potable, la France va essayer de donner l’exemple…
N. O. – La gravité du dossier de l’eau a en effet déjà été soulignée au 3e Forum mondial de Kyoto, en mars dernier. D’ores et déjà 1,2 milliard de personnes sur la planète sont privées d’eau potable, et 2,3 milliards dépourvues de sanitaires. Cinq millions de personnes – dont 2 millions d’enfants – meurent chaque année de maladies liées à l’eau souillée. L’objectif de l’ONU – réduire de moitié en 2015 le nombre d’humains ne bénéficiant pas d’un accès direct à l’eau potable et d’une évacuation des eaux usées – est-il réaliste? 
M. Camdessus. – Comme je l’ai souligné dans mon rapport «Financer l’eau pour tous», il faudrait que le montant total des investissements passe de 80 milliards de dollars par an à 180 milliards... Mais le dossier de l’eau est moins un problème de financement que de gouvernance: il faut surtout que les pays concernés se dotent d’une politique de l’eau. Il faut que leurs gouvernements acceptent de décentraliser la gestion de cette question au niveau des collectivités locales. Il faut créer les conditions pour que le privé puisse investir, et pratiquer une politique tarifaire réaliste, mais rendant l’eau financièrement accessible aux plus pauvres. Tout cela est faisable, mais difficile. Concrètement, cela suppose raccorder 300000 personnes par jour à l’eau potable et relier 400000 personnes par jour à un réseau d’assainissement… Ce qui n’est pas hors d’atteinte, puisqu’une grande part de l’effort est à réaliser dans 300 grandes villes du Sud. 
N. O. – Comme à chaque fois depuis Seattle, il y aura à Evian un «contre-sommet» des mouvements altermondialistes. Vous avez beaucoup subi leurs critiques quand vous étiez directeur général du Fonds monétaire international. Quel jugement portez-vous sur leur action? 
M. Camdessus. – Il m’arrive d’être énervé par leur comportement et, parfois, par la façon dont ils manipulent les opinions publiques. Mais dans l’histoire du xxe siècle, toutes les avancées des droits de l’homme – fin de l’apartheid, droits des femmes, droits civiques aux Etats-Unis et bien d’autres – sont dues à la mobilisation de la société civile! Sa participation aux grands débats internationaux est donc une avancée majeure. Il reste à lui donner un statut mieux défini pour que ses propositions, élaborées dans la clarté, soient mieux prises en compte. Même si la décision ultime doit revenir aux gouvernements démocratiques et aux institutions mondiales qui sont leur émanation. 
Propos recueillis par DOMINIQUE NORA 

Né le 1er mai 1933 à Bayonne, diplômé de l’ENA (1960), Michel Camdessus est depuis 2001 le représentant spécial de Jacques Chirac pour le développement de l’Afrique (Nepad). Il a présenté le rapport «Financer l’eau pour tous» au 3e Forum mondial de l’Eau, à Kyoto, en mars 2003. De 1987 à 2000, il a été directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Il était auparavant gouverneur de la Banque de France. 

Dominique Nora 
 
 
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						<title>G8</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17810</link> 

						<description> 
 George Bush a-t-il déjà raflé la mise?

G8 : Les désaccords d’Evian

En menaçant la France de torpiller le sommet d’Evian, les Etats-Unis ont obtenu de Chirac les pleins pouvoirs en Irak. Ils privent ainsi le président français de son meilleur atout, alors que Paris n’est toujours pas à l’abri d’une «longue pénitence» pour avoir résisté à Washington


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«Dans les grands sommets, l’Amérique est un bulldozer. Dès les travaux préparatoires, elle exerce une énorme pression sur les autres. Ses diplomates excellent dans l’art d’instrumentaliser leurs alliés pour changer le menu, imposer leur agenda et transformer ces grand-messes en chambres d’enregistrement.» Hubert Védrine parle en expert. Conseiller de François Mitterrand, puis responsable de la diplomatie française, il a représenté la France une douzaine de fois aux G8. Vingt-deux ans après, il évoque avec un mélange d’ironie et d’effroi rétrospectif son premier sommet, à Ottawa (1981), où la brutalité de la délégation américaine et la virtuosité de ses communicants ont «déniaisé» les socialistes français. 
«Leur première ruse? Un centre de presse spécialement conçu pour eux et loin des autres. Quand Ronald Reagan parlait, il vidait naturellement les salles des autres délégations.» Autre truc présentant – à l’image – le président américain comme un roi visitant ses vassaux: les séances de photos, toujours avec la même scénographie: Reagan sur une petite butte, dominant des alliés contraints de monter jusqu’à lui pour lui serrer la main. 
«Le président américain agit toujours comme un joueur de base-ball. Quand il a marqué un point, il faut qu’il le transforme», renchérit Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, qui servit onze fois de sherpa pour des sommets. La crainte d’Attali, qui n’hésite pas à parler d’«Evian-sur-Potomac» pour évoquer le prochain G8 en terre française, c’est que George Bush, que l’on disait hésitant à passer plus d’une nuit en territoire français, ne fasse payer le prix fort à un allié «capable du pire et qui l’a trahi.» «A Willamsburg, en 1982, Reagan était si en colère contre Mitterrand qu’il lui a jeté un dossier à la tête. Nous étions loin des causeries au coin du feu imaginées par Giscard en 1977. Alors aujourd’hui…». 
Attali parle d’or. La crise irakienne a enfoncé un coin dans la communauté transatlantique et, sur les bords du lac Léman, les débats de dimanche et lundi risquent d’être chauds. Revue des positions des protagonistes, dont rarement visions et intérêts ont été aussi divergents. 
En général, les thèmes figurant officiellement au menu des discussions sont trop généraux pour permettre une avancée, trop vagues, parfois, pour qu’on s’en souvienne. Qui se rappelle l’ordre du jour du G8 de juin 2002 à Kananaskis, petite station des Rocheuses canadiennes où les huit «acteurs principaux», (mot-valise, pour désigner les gouvernements influents sur les affaires du monde alors qu’un seul acteur global dicte sa loi) ont parlé «développement» de l’Afrique? Les choses seront-elles différentes cette fois? 
Puissance invitante, Jacques Chirac a juré d’en finir avec les messes officielles. Pas question que l’Afrique fasse de la figuration. En désembourbant le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (Nepad), il veut un engagement financier concret en faveur du continent oublié. Les membres du G8 sont sceptiques? Attention: comme pour les arts primitifs ou le sumo, l’aide au développement figure en bonne place dans le jardin secret chiraquien. Et il est prêt à en découdre. En février, il s’est fâché tout rouge quand Tony Blair lui a rappelé les contradictions de la politique agricole commune, dont les subventions faussent les échanges mondiaux («Deux dollars à chaque vache européenne, contre moins d’un dollar pour la moitié de la population mondiale»). Et pour prouver qu’il n’y a pas contradiction entre ses deux passions, le président français a invité treize chefs d’Etat (dont le Mexicain Vicente Fox, le Brésilien Lula et l’Egyptien Hosni Moubarak), eux-mêmes directement confrontés au problème du développement. Difficile avec ces poids lourds d’être contre. Difficile aussi pour les antimondialistes du contre-sommet de crier au leurre pendant leur «semaine de résistance». 
Bien sûr, Chirac est disposé à parler aussi de la lutte contre le terrorisme, relancée par les attentats de Riyad et de Casablanca. Mais en conviant les dirigeants des pays en voie de développement dans la petite station thermale d’Evian-les-Bains, Jacques Chirac est persuadé de respecter les engagements du Millénaire et de Johannesburg. Et de tenir un thème mobilisateur fort que les Etats-Unis ne peuvent complètement faire passer à la trappe. 
Mais «vaincre la pauvreté», quelle drôle d’idée! L’Amérique triomphante se fait bien évidemment une autre idée du sommet. «Elle s’est fixé trois objectifs, explique Attali, tous destinés à faire de la réunion un show couronnant leur victoire et confortant l’image de son président dans la perspective de sa réélection en novembre 2004. Elle veut: 1) obtenir a posteriori une légitimation de l’intervention contre l’Irak; 2) organiser le partage des dépouilles avec l’aval de la communauté internationale; 3) renforcer la lutte contre le terrorisme qui, telle une hydre, renaît chaque fois qu’on lui coupe la tête». 
Mais en filigrane figure aussi la volonté de faire payer la France, symbole et donc bouc émissaire de la «révolte» de la Vieille Europe contre un «empire bienveillant», qui considère désormais que ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui. Avec une gradation dans la rétorsion, imaginée par Condoleezza Rice: «Pardonner à la Russie, ignorer l’Allemagne et punir la France.» Résumé d’un négociateur européen: «La France et les Etats-Unis sont en totale contradiction d’intérêts. Bush veut le sommet de la victoire et le feu vert de la communauté pour sa stratégie hégémonique. Chirac souhaite la réhabilitation de la lutte contre le sous-développement, grande cause du multilatéralisme.»
Lequel des deux a la main? En convoquant quelques grandes figures du tiers-monde, en développant les sujets annexes comme autant de contre-feux, en multipliant les gestes de bonne volonté (appel à un «rebond de l’économie mondiale», pour conjurer une récession – l’angoisse américaine), Chirac est convaincu de pouvoir préserver son sommet. D’éviter aussi la position peu glorieuse du dissident sommé de rentrer dans le rang. Dix jours avant la grand-messe, l’Elysée faisait ainsi savoir bien haut qu’après le coup de téléphone «professionnel» du 15 avril les chefs d’Etat français et américains s’étaient parlé de manière «productive»… pendant dix minutes. 
Mais les «atouts» de Chirac et le calendrier des discussions ne lui font guère espérer mieux qu’une victoire à la Pyrrhus: satisfaction formelle, suivie d’un réveil sévère, comme le suggère une rapide revue de ses atouts. Pas de résistance sans alliés. C’est un air connu. Or ceux de la France, regroupés dans le «front de la paix», sont fragiles. Vladimir Poutine? La Russie a trop besoin de son nouvel ami américain pour se brouiller avec lui. D’ailleurs, elle a son propre sommet, à Saint-Pétersbourg, qui s’ouvre précisément la veille du G8. Difficile de gâcher la fête. En bon diplomate, Igor Ivanov a donc fait baisser la pression, ne brandissant que formellement la menace d’un veto sur la résolution américaine mettant fin aux intérêts russes dans le contrat «Pétrole contre nourriture». L’Allemagne? «Fischer s’est caché derrière Villepin», reconnaît un diplomate allemand. Surtout pas de position en flèche mais une volonté marquée de réconciliation avec les Etats-Unis comme le chancelier Gerhard Schröder l’a surjouée, lors de sa rencontre avec Colin Powell à Berlin. Logique. 
La relance de l’axe franco-allemand – mieux vaudrait parler de l’alliance franco-schröderienne – repose sur une ambiguïté. L’Allemagne, aux yeux de Washington, était fondamentalement contre la guerre, la France essentiellement contre les Etats-Unis. Pas question donc pour l’Allemagne de s’aligner sur les positions exprimées par Dominique de Villepin le 21 mai, à Paris, devant le groupe Bilderberg. Devant ce club très fermé réunissant l’élite de la classe politique favorable à un gouvernement mondial, le ministre français a mis les points sur les i: non à un monde unipolaire sous l’égide américaine. Présent à la réunion – à titre privé – Paul Wolfowitz, numéro deux du Pentagone a, dit-on, modérément apprécié. 
Bush est dans la position inverse de celle du président français. Outre de solides alliés, le «maître du monde» est un virtuose du timing. Chirac en avait fait les frais au sommet d’Athènes du 16 avril, lorsque son initiative de défense européenne avait été médiatiquement neutralisée par la décision américaine de confier une zone d’occupation en Irak à la Pologne, leader de cette «nouvelle Europe» qui met la sécurité et l’Otan avant la prospérité et l’Union européenne. Cette fois, le président américain a joué encore plus habile. Ses conseillers savent parfaitement que le pays d’accueil est atteint du «syndrome de la maîtresse de maison» prête à tout, après des mois passés à se préparer à recevoir dignement ses invités, pour que sa fête ne soit pas gâchée. Il a donc multiplié les pressions pour que la France accepte de voter la résolution de l’ONU lui donnant les pleins pouvoirs pour la reconstruction de l’Irak et le pompage du pétrole avant que la fête ne commence, se bornant à faire miroiter la symbolique des gestes qui séparent un succès d’un échec (communiqué consensuel, entrevues bilatérales, «visuels» de réconciliation). Tétanisé à l’idée de voir son sommet torpillé, Chirac a opiné. D’où ce paradoxe: après s’être opposée à l’automne à une guerre déclenchée sans l’aval de l’ONU, la France entérine au printemps ses conséquences. Et la légalise a posteriori. 
Après le raidissement, l’alignement? «Le sommet d’Evian s’est joué avant même d’avoir commencé, observe un ancien responsable de la politique étrangère française. En se défaussant de son seul atout, la France a ouvert un boulevard à l’hégémonie américaine qu’elle prétend contester.» Excessif? Depuis le vote français à l’ONU, la Maison-Blanche multiplie en tout cas les déclarations apaisantes sur la «bonne tenue» vraisemblable de la réunion d’Evian. Et c’est désormais certain, les deux présidents auront bien entendu le tête-à-tête prévu… Les irréductibles Gaulois sont-ils pour autant à l’abri de toute rétorsion? Certainement pas. La déclaration de Colin Powell, le jeudi 22 mai, devant la presse franco-américaine, au moment même où Chirac faisait voter à New York la résolution américaine sur l’après-guerre, est inquiétante: s’il n’est «pas question de punir la France, alliée des Etats-Unis, pourquoi se voiler la face: nous avons été déçus qu’elle ne soit pas à notre côté. Il y a eu désaccord et nous devons réexaminer les politiques qui existent entre nos deux pays afin de voir si des changements sont nécessaires». 
Même rentrée dans le rang, la France paiera. Numéro trois du Département d’Etat, le placide Richard Haas, envoyé par Bush à Paris pour déminer le terrain, en a donné la raison le 15 mai, à l’ambassade des Etats-Unis: «L’image de la France s’est dégradée en Amérique [...]. Vouloir s’ériger en rival en créant un monde multipolaire est non seulement impossible de la part de la France mais indésirable. Ce serait en tout cas nous affaiblir tous les deux.» Bref, il y a encore des sujets qui fâchent.
Nous voilà prévenus. Derrière le vague d’un communiqué final que la délégation américaine peut toujours tordre au dernier moment, le «mauvais élève» de la communauté transatlantique risque d’avaler jusqu’à la dernière cuillère une drôle de soupe à la grimace. La «désagrégation de l’Europe» – c’est désormais l’intention avérée de Washington – s’opère sans même l’intervention directe américaine. Mais entre une francophobie entretenue par une politique de rumeurs, l’écartement de la France des instances intégrées de l’Otan et des opérations communes, les risques de guerre commerciale et l’indifférence à toutes propositions remettant en selle le multilatéralisme, la France payera cher la diplomatie «à un seul coup» de Chirac. 
Le piège américain était pourtant prévisible. A Evian, la diplomatie française ne perdra peut-être pas la face, mais au prix d’un nouveau succès de Bush, apparemment plus soucieux de réussir à monter un grand sommet israélo-palestinien en Jordanie, le mois prochain, qu’à s’attarder sur les rives du lac Léman. JEAN-GABRIEL FREDET 

Jean-Gabriel Fredet 
 
 
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					<item> 

						<title>DUEL</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17808</link> 

						<description> 
 Chérèque et Thibault avaient pourtant beaucoup travaillé ensemble

Le duel des frères ennemis

Ils avaient tout pour s’entendre: même génération, même itinéraire, même volonté de réunifier le syndicalisme français. Mais la «culture maison» a été la plus forte


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Lundi 19 mai, il pleut comme en décembre sur le boulevard de La Villette. Devant le siège de la CFDT, quelques silhouettes discrètes font le guet. La Confédération redoute une opération commando du Sgen, le syndicat enseignants de la centrale. Voilà quatre jours que François Chérèque a qualifié le projet Fillon de réforme des retraites de «compromis acceptable», provoquant une belle tempête en interne. Devant le bureau du secrétaire général, un costaud jauge les visiteurs. «C’est son chauffeur», assure un proche. Le successeur de Nicole Notat, qui évite désormais les transports en commun, paraît tendu mais ferme. Il sait qu’il n’a plus qu’à faire le gros dos et à soutenir jusqu’au bout la réforme. L’heure des comptes viendra après.
Une semaine plus tard, sous un soleil estival, Bernard Thibault s’envole pour Prague. Le secrétaire général de la CGT se rend au congrès de la Confédération européenne des Syndicats (CES) au lendemain d’une journée de manifestation mémorable. Près de 500000personnes, selon ses calculs, sont venues crier leur colère, dimanche 25 mai, dans les rues de la capitale. Aux côtés des enseignants, les cortèges cégétistes ont une nouvelle fois impressionné. Et tant pis si les slogans les plus déclamés – «37,5 ans pour tous!» ou encore «grève générale» – n’ont jamais été formulés par le leader de la CGT. Comme en 1995, l’ancien cheminot a été l’homme du défilé.
Thibault, Chérèque, ou l’histoire d’un divorce entre syndicalistes que tout rapprochait pourtant depuis un an. Jamais les deux organisations n’avaient autant travaillé ensemble que sur ce dossier des retraites. Ouvrage commun, déclaration commune… La CFDT et la CGT avaient tout fait pour éviter de se retrouver, comme en 1995, dans deux camps différents. Au point que certains y voyaient les prémices d’une recomposition profonde du paysage syndical. 
Sur le papier, les deux hommes avaient tout pour s’entendre. Même génération, même vision d’un syndicalisme rassemblé et presque même parcours: après une ascension rapide dans des fédérations puissantes (les cheminots pour Thibault, la santé pour Chérèque), l’un et l’autre ont été soigneusement cooptés par leurs prédécesseurs. Fervents défenseurs de la démocratie sociale, tous deux avaient su également prendre leurs distances avec leur famille politique d’origine. Thibault a rompu les liens avec le grand frère communiste de façon spectaculaire. Quant à Chérèque, encarté au PS pendant quatre ans au début des années 1980, il subit désormais les foudres de ses anciens camarades qui préfèrent – ironie du sort – coller au train de son rival.
Aujourd’hui, le silence a succédé aux contacts francs et directs. Les «frères ennemis» du syndicalisme ne pourront même pas profiter du congrès de la CES pour se retrouver en tête-à-tête, comme ils en ont l’habitude. Car cette fois-ci, «compte tenu de l’actualité», François Chérèque a choisi de ne pas faire le déplacement. La culture maison a été la plus forte. En digne héritier de Nicole Notat, le numéro un de la CFDT a fait la preuve qu’il était capable d’emmener ses militants, sans doute un peu plus loin et plus vite que ceux-ci ne l’auraient souhaité. A l’opposé, Bernard Thibault, qui fait du «collectif» son catéchisme personnel et refuse vigoureusement de se conduire en «avant-garde éclairée», n’a pas pu sauter le pas. Les divergences d’approche ont laissé la place à des fractures profondes. La CFDT regrette que la CGT ait appelé à manifester le 25mai avant même qu’ait eu lieu la négociation. La CGT, elle, déplore que ses efforts pour éteindre le feu dans les transports le 13 mai dernier ne se soient soldés que par une petite nuit de discussion, d’une dizaine d’heures au total…
Aurait-il pu en être autrement? S’il était écrit que la CFDT soutiendrait le texte, le gouvernement ne pouvant se passer de l’appui du principal syndicat réformiste, l’attitude de la CGT en revanche restait en suspens. Bien sûr, il n’a jamais été question que Bernard Thibaut défende ouvertement le projet. Mais il restait à savoir s’il basculerait dans une neutralité relative ou dans une opposition franche. En fin tacticien, François Fillon a su parler avec François Chérèque et satisfaire à une partie de ses exigences. Il n’a pas su le faire avec Bernard Thibault. Le ministre savait qu’une réforme essentiellement centrée sur les fonctionnaires serait difficile à vendre à la CGT, qui tire de la fonction publique les deux tiers de ses adhérents. «Mais il n’a fait aucun geste dans notre direction, souligne Jean-Christophe Le Duigou, le lieutenant de Thibault. Que ce soit sur la prise en compte de la pénibilité ou sur le montant des cotisations.» 
Fillon peut-il rectifier le tir en tendant la main à Thibault, comme le lui réclament certaines voix à droite, sans assassiner Chérèque pour autant? Difficile. Toute réouverture de négociation serait vécue par la CFDT comme un coup de poignard dans le dos. Et compte tenu de la mobilisation, il faudrait beaucoup plus que quelques modifications pour ramener la CGT à de meilleurs sentiments. Le gouvernement n’a donc d’autre choix que de poursuivre sa réforme et de laisser Chérèque et Thibault aux prises avec leurs vieux démons. Au premier, le risque de l’isolement et de la contestation interne. Au second, le risque du conservatisme et des revendications catégorielles. Seule certitude: le syndicalisme français n’en sortira pas gagnant.
MATTHIEU CROISSANDEAU 

Matthieu Croissandeau 
 
 
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						<title>LES RETRAITES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/28#17797</link> 

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 Les syndicats ne désarment pas 
Les syndicats ont appelé mercredi, au lendemain du comité interministériel sur l'éducation et des déclarations du Premier ministre, à une nouvelle journée nationale d'action et de grève mardi 3 juin. 

  
Jean-Pierre Raffarin mardi soir (AP)
   
Les syndicats de l'enseignement ne désarment pas devant le gouvernement et ont appelé mercredi, au lendemain du comité interministériel sur l'éducation et des déclarations du Premier ministre, à une nouvelle journée nationale d'action et de grève mardi 3 juin, la dixième depuis la rentrée.
Réunie mercredi matin, l'intersyndicale (FSU, Unsa-Education, CGT, CFDT, FAEN) a appelé les &quot;personnels de l'éducation&quot; à &quot;poursuivre les grèves&quot; et à &quot;faire du mardi 3 juin une nouvelle journée de grèves et de manifestations pour obtenir au plus vite les réponses indispensables aux revendications&quot;. Dans le mouvement mais &quot;à côté&quot; le plus souvent, la fédération FO de l'éducation s'est associée et a cosigné l'appel, signe d'unité renforcée.
Ainsi, au lieu de calmer le jeu, les syndicats durcissent le ton.
Dès mardi soir, les syndicats, en ordre dispersé mais unanimes, déclaraient que le gouvernement prenait &quot;la lourde responsabilité&quot; de la poursuite de la mobilisation.

Pas satisfaits

Mercredi, dans une déclaration commune, ils ont enfoncé le clou : &quot;Le gouvernement, en refusant de faire les gestes significatifs qui permettaient de répondre aux attentes, prend la lourde responsabilité de la poursuite du conflit à l'approche des examens et donc ne laisse d'autre choix que d'amplifier l'action&quot;.
Les enseignants ne se satisfont pas des déclarations sur les retraites selon lesquelles leurs années de formations seront prises en compte : &quot;On nous rappelle simplement ce que nous savions déjà, que nous pourrons tout comme les autres salariés, racheter, et très cher, l'équivalent de quelques années. C'est une provocation&quot;.
Ils ne se satisfont pas non plus de l'ouverture de discussions sur la décentralisation. &quot;Nous ne voulons pas parler de modalités de mise en place de décisions déjà prises. Nous exigeons le retrait&quot;.
Les syndicats protestent également contre l'absence de toute possibilité de négocier sur &quot;les sujets qui fâchent&quot; : l'emploi, et notamment celui des jeunes, la précarité, le budget... &quot;On nous avait dit que tout sujet serait abordé sans tabou et nous trouvons du vent&quot;, soulignent-ils.
Ainsi, ont-ils décidé d'une nouvelle journée nationale de grève, la dixième depuis le début de l'année scolaire, choisissant sciemment mardi.

Raffarin tend la main, Ferry tient bon

Jean-Pierre Raffarin a néanmoins tendu à nouveau la main mercredi aux syndicats de l'Education nationale, en leur proposant des &quot;négociations&quot; sur l'évolution des métiers, la décentralisation et l'avenir de l'école. 
&quot;J'ai tendu la main aux forces sociales. Je leur dis: mettons-nous autour de la table de négociations&quot;, a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, en employant pour la première fois le mot de &quot;négociation&quot;. 
Jean-Pierre Raffarin a rappelé sa proposition, faite mardi aux syndicats, de créer trois groupes de travail sur la décentralisation, les retraites et l'avenir de l'école, trois thèmes au cœur du malaise actuel des enseignants. Cette proposition de &quot;dialogue&quot; n'a pas convaincu les syndicats.
S'il s'est dit &quot;ouvert aux négociations&quot; sur la réforme de la décentralisation dans l'éducation, Luc Ferry a exclu mercredi de faire du retrait de son projet un &quot;préalable&quot; à ces discussions. 
&quot;On ne peut pas demander comme préalable à toute négociation le retrait pur et simple du projet de réforme. Ce n'est pas sérieux&quot;, a-t-il estimé lors des Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. 
M. Ferry a également refusé tout &quot;chantage aux examens&quot; ou &quot;prise en otage des élèves&quot;. 

L'épreuve de force est engagée 
Le Conseil des ministres a adopté le projet Fillon. Objectif : faire voter le texte par le Parlement avant le 14 juillet. Jacques Chirac : la réforme est &quot;urgente&quot; et &quot;juste&quot;. Les communistes s'apprêtent à déposer 10.000 amendements devant l'Assemblée. Les enseignants se joignent à la journée d'action du 3 juin. Jean-Pierre Raffarin sera mercredi invité au 20h de TF1.   
François Fillon
   
Le gouvernement engage l'épreuve de force avec les syndicats sur les retraites. Le projet de loi de réforme des retraites, présenté par François Fillon, a en effet été approuvé mercredi en Conseil des ministres, ont annoncé le ministre délégué à la Famille Christian Jacob et le ministre des Affaires sociales, pour lequel &quot;il n'y a pas d'alternative&quot; à cette réforme.
&quot;C'est une réforme urgente. Il était de la responsabilité du gouvernement d'agir, et d'agir sans retard, pour éviter de devoir prendre un jour des mesures brutales&quot;, a déclaré Jacques Chirac, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé. &quot;C'est la responsabilité de notre génération et c'est notre devoir de prendre les mesures nécessaires&quot;. 
Par ailleurs, &quot;c'est une réforme juste&quot;, a-t-il affirmé. Aux yeux du président français, le projet de loi Fillon &quot;garantit la retraite de tous les Français&quot;, y compris les plus modestes, &quot;améliore le niveau des petites retraites&quot; et &quot;permet pour la première fois aux salariés qui ont commencé à travailler très jeunes de partir à la retraite avant l'âge de 60 ans&quot;. 
&quot;Les efforts demandés aux Français seront équitablement répartis&quot;, a affirmé Jacques Chirac. &quot;Chacun devra prendre sa part, les citoyens, l'Etat, les entreprises. C'est en faisant le choix de la solidarité que nous défendrons réellement notre pacte social et notre cohésion nationale&quot;.

&quot;La règle et l'exigence de la démocratie&quot;

Pour Jacques Chirac, la retraite par répartition était &quot;menacée&quot;: &quot;Sans la réforme à brève échéance, les pensions ne seraient plus financées en raison de la forte augmentation du nombre des retraités&quot;. 
&quot;Il appartient maintenant à la représentation nationale de débattre de la réforme devant le pays et de la faire aboutir. C'est la règle et l'exigence de la démocratie&quot;, a conclu Jacques Chirac. 
De son côté, Jean-Pierre Raffarin, qui était invité mercredi soir au journal de 20h de TF1, a souligné la &quot;démarche d'équité&quot; et &quot;de dialogue&quot; et que le &quot;temps du débat parlementaire&quot; était désormais venu, dans des propos cités par Jean-Francois Copé.
&quot;Il a salué le travail de l'ensemble des ministres qui se sont impliqués dans la préparation de ce texte et a indiqué que la démarche du gouvernement était une démarche d'ouverture, d'attention et de dialogue mais qu'il s'agit aussi d'un devoir d'avenir vis-à-vis des Français&quot;, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Le plus généreux, le plus solidaire

&quot;Le gouvernement tient les engagements qu'il a pris devant les Français. J'ai présenté ce matin une réforme qui fera de notre système de retraites le plus généreux et le plus solidaire de tous les systèmes en Europe&quot;, a pour sa part déclaré François Fillon à la presse, à l'issue du Conseil.
&quot;Cette réforme a été obtenue grâce à une concertation qui a débouché sur un accord avec plusieurs organisations syndicales. Le débat n'est pas clos, on entre maintenant dans une nouvelle phase qui est la phase du débat parlementaire&quot;, a-t-il dit.
&quot;Je l'attends avec beaucoup d'impatience parce qu'elle va permettre de mesurer qu'il n'y a pas d'alternative à la réforme que nous proposons.&quot;, a-t-il ajouté
François Fillon a démenti vouloir passer en force sur ce projet malgré la forte mobilisation contre la réforme. &quot;On ne passe pas en force, on a négocié longuement&quot;.

Riposte syndicale

Les cinq syndicats opposés à la réforme se réunissent également mercredi, à 17h30, pour décider des modalités de la riposte. Après la démonstration de force de dimanche dernier dans les rues de Paris, un mouvement de grève reconductible, à l'image de celui déjà décidé dans les transports, est envisagé à partir du 3 juin pour faire pression sur les députés et les sénateurs (cliquez ici pour accéder aux appels à la grève et aux manifestations prévues dans les jours à venir). 
Le précédent de décembre 1995, lorsque le gouvernement Juppé avait été contraint de retirer son projet de réforme de la Sécurité sociale sous la pression de la rue, est dans toutes les têtes. 
De son côté, le député communiste de la Somme Maxime Gremetz a annoncé que son groupe allait déposer 10.000 amendements lors du débat sur le projet, organisé à partir du 10 juin à l'Assemblée nationale.

CFDT et CFTC avec les patrons

Issu de trois mois de concertation avec les partenaires sociaux, conclue par un accord avec deux syndicats (CFDT et CGC) et les trois organisations patronales, le projet de loi Fillon vise à sauver le système par répartition, dont la survie est menacée par le départ massif à la retraite à partir de 2006 des générations nombreuses du baby-boom. 
Des trois pistes possibles -allongement de la durée de cotisation, hausse des cotisations, baisse des pensions-, le gouvernement a privilégié la première. 
Au nom de «l'équité», les fonctionnaires verront leur durée de cotisation passer de 37 ans et demi à 40 ans en 2008, pour être alignée sur celle du privé. Après cette date, la durée de cotisation du public et du privé augmentera régulièrement pour passer à 41 ans en 2012 et 41 ans et neuf mois en 2020. Le projet de loi prévoit des «rendez-vous» en 2008, 2013 et 2018 pour ajuster la durée de cotisation en fonction des conditions économiques et démographiques.

Décote et surcote

La réforme institue par ailleurs un système de bonus-malus sous forme de décote et de surcote afin d'encourager les salariés à prolonger leur activité au delà de la durée de cotisation requise. 
Afin d'obtenir le soutien de la CFDT, le gouvernement a donné quelques garanties sur le niveau des basses pensions -taux de remplacement de 85% pour les salariés ayant effectué toute leur carrière au SMIC- ou sur les carrières longues -droit de partir avant 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 14, 15 et 16 ans. 
Jean-Pierre Raffarin et François Fillon ont refusé d'aller plus loin, en invoquant les grands équilibres financiers et l'urgence de mettre en oeuvre la réforme. Il est vrai que le Premier ministre, surveillé de près par sa majorité, joue sa crédibilité à réformer sur ce dossier des retraites, sur lequel ont buté tous ses prédécesseurs. Il bénéficie du soutien total du président Jacques Chirac, qui s'exprimera mercredi pour inviter le gouvernement à «aller de l'avant», selon son entourage. 

Une autre logique

Les syndicats opposés au projet de réforme (CGT, FO, FSU, UNSA et Sud) défendent une tout autre logique. Dénonçant une «baisse considérable» du niveau futur des retraites, les cinq organisations ont demandé au gouvernement de surseoir à l'inscription du projet à l'ordre du jour du conseil des ministres, et exigé l'ouverture de véritables négociations. 
Prête à mener la bataille parlementaire, la gauche, qui s'efforce d'offrir un débouché politique au mouvement social, a appelé elle aussi le gouvernement à retirer son projet. «M. Raffarin est en train de provoquer une nouvelle fracture sociale», a accusé mardi le socialiste Jean-Marc Ayrault, en dénonçant «l'intransigeance», «l'arrogance» et «l'autoritarisme» du gouvernement.

Du pain sur la planche

«Ceux qui aujourd'hui parlent de renégociation et de retrait ne sont pas sincères», a répliqué François Fillon, en excluant toute réouverture des discussions avec les partenaires sociaux. Le gouvernement voit dans la mobilisation syndicale contre la réforme des retraites, mais aussi dans celle des enseignants, un mouvement de fonctionnaires attachés à leurs avantages acquis. 
Jean-Pierre Raffarin, qui mise sur l'exaspération des Français devant un éventuel blocage du pays, a donc engagé ces derniers jours une intense bataille de communication contre les syndicats, avec l'objectif de gagner à sa cause une opinion publique préoccupée par les conséquences de la réforme. Il a du pain sur la planche. Selon un sondage CSA publié récemment, 65% des Français soutiennent ou ont de la sympathie pour les manifestants, et 74% pensent que la crise va durer. AP 

 Les pays européens ont engagé la réforme dès les années 1990
LE MONDE | 28.05.03 | 13h02   •  MIS A JOUR LE 28.05.03 | 15h59 
Majorité et opposition sont parfois parvenues à un consensus politique 
Tous les pays européens ont engagé, dans les années 1990, une réforme de leur système de retraite, les gouvernements cherchant un consensus ou un &quot;pacte social&quot; avec les partenaires sociaux, voire certains partis d'opposition.

SUÈDE : Répartition, capitalisation et fonds de réserve

Découlant d'un accord entre les cinq principaux partis du pays, qui ont négocié pendant plusieurs années, la réforme des retraites a été introduite en 1999. Elle a profondément modifié la donne. Au régime de répartition s'est substitué un double régime : un premier étage par répartition, qui assure une pension minimale de 740 euros par mois, et un second étage par capitalisation. Le taux de cotisation s'élève à 18,5 % : 16 % pour alimenter le régime par répartition et 2,5 % pour abonder le système par capitalisation. La retraite peut être prise à partir de 61 ans. Les générations nées avant 1938 ne sont pas concernées, celles nées après 1953 relèvent, elles, en totalité du nouveau système. Les autres bénéficient d'un système mixte.

Contrairement au précédent, qui était à prestations définies, le nouveau régime par répartition est à cotisations définies. Le taux de cotisation, fixe, n'est donc plus la variable d'ajustement en cas de choc démographique ou économique. Le niveau des pensions doit permettre d'assurer l'équilibre financier du système. Dès lors, il varie en fonction du montant des cotisations accumulées, de l'espérance de vie et de l'âge du départ à la retraite. En pratique, l'existence de réserves abondantes accumulées depuis les années 1960 - elles représentent 26 % du produit intérieur brut suédois - doit limiter le risque d'une forte baisse des pensions. &quot;Le nouveau système est moins avantageux que l'ancien, en particulier pour les travailleurs qui n'ont pas 45 années de cotisations&quot;, indique la revue de l'OFCE, publiée en juillet 2001.

Le second étage de la nouvelle retraite suédoise est constitué de comptes individuels d'épargne, obligatoires, qui sont administrés et gérés par une agence gouvernementale créée à cette occasion.

ITALIE : Des pensions proportionnelles aux cotisations versées.

Depuis la fin des années 1970, les gouvernements successifs ont cherché à réformer un système de retraite coûteux, fragmenté et déséquilibré, avec des pensions très généreuses pour les fonctionnaires et quasi nulles pour les travailleurs indépendants. La prudente réforme Amato, en 1992, n'a pas structurellement modifié le système, évitant de heurter de front les droits acquis, mais elle en a durci les conditions (alignement du public sur le privé, augmentation de la durée de cotisation et de l'âge de départ à la retraite pour la pension vieillesse...). 

En 1995, le gouvernement Berlusconi imagine une réforme plus radicale, qui contribuera à sa chute. Le gouvernement Dini, qui lui succède, s'appuie sur une participation active et sur un accord des syndicats pour rouvrir le dossier. La réforme qui en découle a été approuvée par un référendum des salariés, organisé par les syndicats. Elle accélère le calendrier de restriction des critères d'éligibilité pour les retraites. Mais surtout, sur le modèle suédois, elle transforme le régime à prestations définies en un système à cotisations définies, pour tous les travailleurs entrés sur le marché de l'emploi après le 31 décembre 1995. &quot;A partir de 2035, les prestations seront entièrement proportionnelles aux cotisations versées&quot;, résume la Commission européenne dans un récent rapport. D'ici là, les générations aînées conserveront, plus ou moins totalement, leurs droits acquis au titre de l'ancien système.

Le taux de cotisation est ainsi figé à 32,7 % du salaire brut, l'âge de la retraite devient plus flexible, de 57 à 65 ans. Le nouveau régime garantit l'équilibre financier du système de retraite mais il se traduit par une baisse du taux de remplacement : selon les calculs de Bruxelles, pour un salarié qui prendrait sa retraite à 60 ans, après avoir cotisé 35 ans, il diminuerait de 67,1 % en 2010 à 56 % en 2020 et à 48,1 % en 2050.

En 1997, le gouvernement Prodi accélère le rythme des réformes et prévoit des incitations fiscales à des régimes privés de retraite par capitalisation. Un projet de loi, actuellement en examen, prévoit la possibilité de leur consacrer les cotisations des employeurs (7,4 % du salaire brut) qui financent l'indemnité de fin de carrière que touchent les retraités, en plus de leur pension. Car, avec un taux de cotisation effectif pour les retraites de plus de 40 %, il reste peu de marges financières pour le développement d'un système privé.

ALLEMAGNE : Relatif consensus politique, essor des fonds de pension

En qunze ans, les mesures se sont multipliées outre-Rhin. La grande réforme a été votée en 2001. Elle reprend nombre de propositions que préconisait le gouvernement d'Helmut Kohl, qui a perdu les élections de 1997, notamment sur ce sujet, et que Gerhard Schröder avait enterrées à peine élu.

La réforme prévoit notamment une réduction de la retraite par répartition qu'assure le système public. Le gouvernement a voulu stabiliser le taux de cotisations sociales à 20 % en 2020 et 22 % en 2030. Il est aujourd'hui de 19,1 %. Pour cela, le taux de remplacement est calculé en référence à la totalité des salaires perçus, et passe ainsi de 69 % à 64 % pour une retraite à taux plein (après 45 années de cotisations), comme le prévoyait déjà M. Kohl.

La réforme a également introduit des retraites privées, facultatives, financées par capitalisation et fortement aidées par l'Etat. Ces retraites dites &quot;Riester&quot;, du nom du ministre en charge de la réforme, sont alimentées par des cotisations individuelles, qui peuvent aller jusqu'à 4 % du revenu de l'épargnant. Elles sont assorties de paiements de l'Etat et d'exemptions fiscales. Selon le ministère des finances, les aides de l'Etat représentent 40 % des cotisations versées par les salariés.

&quot;La réforme a d'abord reposé sur une alliance entre le parti social- démocrate et les Verts, puis s'est élargie aux partis de l'opposition qui ont voté sans vraie difficulté la première partie de la loi qui rétablissait de fait en grande partie les mesures adoptées en 1997. Elle a reposé sur l'accord des partenaires sociaux, acquis notamment grâce aux mesures fiscales favorisant le développement des régimes de retraite d'entreprise. Le gouvernement souhaitait rendre les retraites par capitalisation obligatoires, comme en Suède, mais le patronat s'y est opposé refusant d'être obligé d'y contribuer&quot;, développe Bruno Palier chercheur du CNRS et auteur d'un &quot;Que sais-je ?&quot; sur  La Réforme des retraites.

ROYAUME-UNI : Des pensions très faibles, la capitalisation omniprésente

Depuis une vingtaine d'années, les pensions publiques ont été fortement réduites au profit des dispositifs privés. Le scandale Maxwell, du nom de cet homme d'affaires qui avait puisé dans le fonds de pension de ses salariés pour combler les déficits de son entreprise au début des années 1990, les escroqueries de certains fonds de pension individuels qui facturaient des frais très élevés à leurs clients ou encore la chute de la Bourse depuis 2001 ont affaibli le système des retraites. Le gouvernement de Tony Blair, comme ceux de Margaret Thatcher ou John Major, reste un adepte de la capitalisation privée même s'il a souhaité en limiter les aspects les plus choquants.

En avril 1999 et en avril 2002, M. Blair améliore les retraites publiques pour les plus bas revenus en créant un revenu minimum pour les plus de 60 ans, de 100 livres par semaine pour une personne seule et de 154 livres par semaine pour un couple. Les pensions publiques des plus pauvres ont été augmentées. Pour toucher sa retraite publique à taux plein, qui représente 35 % du salaire moyen perçu sur l'ensemble d'une vie professionnelle, il faut avoir 65 ans pour un homme ou 60 ans pour une femme, et avoir cotisé 44 ans dans le premier cas et 39 ans dans le second.

Toutefois, les revenus moyens ou supérieurs ont toujours intérêt à quitter le système public pour adhérer à un système privé, comme le leur permet la législation britannique depuis 1986. Ils bénéficient d'aides de l'Etat à des régimes de retraites d'entreprise ou, depuis 1988, à des fonds de pension individuels. En 1995, après l'affaire Maxwell, le gouvernement a établi une autorité de régulation des pensions d'entreprise. En avril 2001, M. Blair a créé une nouvelle sorte de fonds de pension individuels, peu coûteux et réglementés, afin de donner le maximum de garanties aux futurs retraités.

Virginie Malingre

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.05.03

Les interventions de MM. Chirac et Fillon sur la réforme des retraites
LEMONDE.FR | 28.05.03 | 12h29   •  MIS A JOUR LE 28.05.03 | 13h34 
Le président Jacques Chirac a défendu, mercredi en conseil des ministres, le projet de loi sur les retraites, &quot;une réforme urgente&quot; et &quot;juste&quot;, en estimant que garantir la retraite par répartition est un &quot;devoir&quot; pour les pouvoirs publics.
Le gouvernement a approuvé, mercredi 28 mai, en conseil des ministres le projet de loi de réforme des retraites. Le président Jacques Chirac a défendu cette réforme qu'il a qualifiée, selon le texte de son intervention diffusé par l'Elysée, comme une &quot;réforme urgente&quot; et &quot;une réforme juste&quot;.

Le chef de l'Etat a rappelé que le système de retraite par répartition avait &quot;changé la vie des Français&quot; et estimé que c'était un &quot;pacte entre les générations&quot;, les pensions des retraités étant financées par le travail des actifs. &quot;En garantissant aux Français la sécurité matérielle après la vie professionnelle, elle a libéré les plus modestes du risque de la pauvreté. (...) Ce risque face à l'avenir, il faut de nouveau le conjurer, car la retraite par répartition est menacée. Sans la réforme, à brève échéance, les pensions ne seraient plus financées en raison de la forte augmentation du nombre des retraités.&quot; 

La réforme proposée par le gouvernement &quot;est une réforme urgente&quot;, a estimé le président de la République. &quot;Il était de la responsabilité du gouvernement d'agir et d'agir sans retard, pour éviter de devoir prendre un jour des mesures brutales. (...) C'est une réforme juste. Elle garantit la retraite de tous les Français, non seulement les plus modestes mais aussi tous ceux qui ne peuvent pas se protéger par l'épargne. Il appartient maintenant à la représentation nationale de débattre de la réforme devant le pays et de la faire aboutir. C'est la règle et l'exigence de la démocratie.&quot;

Cette réforme &quot;améliore le niveau des petites retraites&quot;, a poursuivi le chef de l'Etat. &quot;Elle permet pour la première fois aux salariés qui ont commencé à travailler très jeunes de partir à la retraite avant l'âge de 60 ans. (...) Pour tous les Français, pour tous ceux dont l'avenir dépend de la retraite par répartition, c'est la responsabilité de notre génération et c'est notre devoir de prendre les mesures nécessaires&quot;, a insisté Jacques Chirac, qui a assuré que les efforts demandés seraient &quot;équitablement répartis. (...) Je sais que le gouvernement y a particulièrement veillé. Chacun devra prendre sa part : les citoyens, l'Etat, les entreprises. (...) C'est en faisant le choix de la solidarité [que] nous défendrons réellement notre pacte social et notre cohésion nationale&quot;. 

&quot;PAS D'ALTERNATIVE À LA RÉFORME&quot; 

Quant au ministre des affaires sociales, François Fillon, il a déclaré à la presse, à l'issue du conseil, que &quot;le gouvernement tient les engagements qu'il a pris devant les Français. J'ai présenté ce matin une réforme qui fera de notre système de retraites le plus généreux et le plus solidaire de tous les systèmes en Europe. Cette réforme a été obtenue grâce à une concertation qui a débouché sur un accord avec plusieurs organisations syndicales. Le débat n'est pas clos, on entre maintenant dans une nouvelle phase qui est la phase du débat parlementaire&quot;.

&quot;Je l'attends avec beaucoup d'impatience, parce qu'elle va permettre de mesurer qu'il n'y a pas d'alternative à la réforme que nous proposons&quot;. François Fillon a démenti vouloir passer en force sur ce projet, malgré la forte mobilisation contre la réforme. &quot;On ne passe pas en force, on a négocié longuement. C'est la fin d'un blocage qui dure depuis dix ans.&quot;

Le ministre de la fonction publique, Jean-Paul Delevoye, faisait preuve à l'issue du conseil du même soulagement, en estimant que l'examen du projet en conseil des ministres était &quot;l'aboutissement d'une longue période de concertation, d'une longue période d'échange&quot;. Maintenant, a-t-il dit, &quot;c'est un moment de décision. Pour un politique, c'est donc un moment où il assume totalement ses responsabilités pour garantir l'avenir d'un système auquel nous sommes tous très attachés&quot;.

Avec AFP et Reuters




 
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						<title>IMPOTS</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17671</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;ATTRACTIVITÉ &lt;/B&gt;Clara Gaymard, présidente de l'AFII, critique la subjectivité de «Forbes», auteur du palmarès &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Impôts : la France épinglée pour sa pression fiscale &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Rémi Godeau &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[27 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Clara Gaymard est en colère. La présidente de l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) n'a pas du tout apprécié le classement international de &lt;I&gt;Forbes. &lt;/I&gt;Dans son dernier «Index de la misère fiscale», le magazine américain fait de la France la championne toutes catégories de la pression fiscale. Avec un «score» de 179,4, elle devance d'une coudée la Belgique (153,1), la Suède (149,8), l'Italie et la Chine (145). En commentaire, l'auteur du palmarès concède quelques progrès – &lt;I&gt;«Pour la première fois depuis 1919, le taux marginal de l'impôt sur le revenu est inférieur à 50%»&lt;/I&gt; –, mais ajoute, non sans ironie : &lt;I&gt;«Nous espérons qu'il s'agit du début d'un long processus.»&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Une fois de plus, la France est épinglée comme royaume des impôts, des charges et autres taxes. Pour décerner sa palme de la misère fiscale, &lt;I&gt;Forbes &lt;/I&gt;a mis bout à bout tous les taux marginaux. Le résultat est spectaculaire, la méthodologie contestable. Ainsi, pour l'impôt sur le revenu, l'auteur de l'étude retient 49,6%, sans se préoccuper ni des abattements forfaitaires qui font passer le taux réel à 35,7% ni des dispositifs du type quotient familial. Même approximation pour l'impôt sur les sociétés : le niveau retenu – 35,4% – correspond à un cas théorique extrême tel qu'aucune entreprise ne peut y être soumise. &lt;I&gt;«Ce classement n'a aucune valeur scientifique, l'analyse qui l'accompagne est de mauvaise foi et clairement mal inten tionnée», &lt;/I&gt;déclare au &lt;I&gt;Figaro Economie &lt;/I&gt;Clara Gaymard. 
&lt;P&gt;La France est-elle vraiment un enfer pour une famille de cadres étrangers avec deux enfants ? Pas vraiment. Jusqu'à 800 000 euros de revenus annuels, l'Hexagone reste avantageux, assurent les fiscalistes de Bercy. &lt;I&gt;«Et puis &lt;/I&gt;Forbes &lt;I&gt;ne tient pas compte du fait que la scolarité d'un enfant de 12 ans coûte 10 000 dollars à New York alors qu'elle est gratuite à Paris», &lt;/I&gt;argumente Clara Gaymard. Les entreprises sont-elles maltraitées ? La présidente de l'AFII rétorque que, contrairement à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, &lt;I&gt;«en France, les trains arrivent à l'heure, la distribution d'électricité est fiable et les infrastructures réputées».&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Dernière défense, et non des moindres : la réalité contredit l'étude de &lt;I&gt;Forbes. &lt;/I&gt;Malgré des handicaps en termes d'attractivité, la France attire encore les investissements étrangers. En 2002, ils se sont chiffrés à 49,8 milliards d'euros, certes en recul de 10% sur un an, mais le repli atteignait 25% au niveau mondial. Malgré le choc du 11 septembre et la crise de confiance des marchés depuis l'affaire Enron, les Etats-Unis ont continué à investir chez nous. Ce sont même les premiers contributeurs, devant l'Allemagne et l'Italie... 
&lt;P&gt;En termes d'image, le mal est pourtant fait. Sans ambiguïté, &lt;I&gt;Forbes &lt;/I&gt;suggère d'ailleurs aux investisseurs rêvant des 400 millions de consommateurs du marché européen de l'attaquer via les dix nouveaux Etats membres de l'Union. Leur taux moyen de «misère fiscale» est en effet de 115, &lt;I&gt;«significativement plus bas qu'en France, et juste inférieur à l'Allemagne (117)». &lt;/I&gt;Le message est clair : &lt;I&gt;«Le récent conflit politique en Irak entre la coalition et la vieille Europe a montré aux entrepreneurs tout l'avantage qu'ils avaient à se localiser dans la nouvelle Europe.» &lt;/I&gt;Et, comme il semble malgré tout difficile d'inciter les Américains à installer leurs quartiers généraux à Tallin (index 112) ou à Vilnius (97), &lt;I&gt;Forbes &lt;/I&gt;leur conseille de s'implanter à Chypre (74,3) ou à Malte (105). Cohérent à défaut d'être crédible. 
&lt;P&gt;&lt;IMAGEREF localid=&quot;0&quot; /&gt;&lt;IMAGEREF localid=&quot;1&quot; /&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>G8</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17669</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;SOMMET DU G 8 &lt;/B&gt;Innovation, forces militaires, suprématie financière, démographie : ces critères qui définissent la puissance économique. Premier volet de notre série &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=200 align=right border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN class=LEG&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.lefigaro.fr/eco_monde/photos/20030527.FIG0023_1.jpg&quot; width=198 vspace=3 border=1&gt;&lt;BR&gt;La suprématie américaine s'avère notamment déterminante en matière intellectuelle, monétaire et financière.&lt;BR&gt;(DR)&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Comment les Etats-Unis règnent sur l'économie mondiale &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=CHAPO&gt;Dis-moi ton PIB, je te dirai qui tu es. Les Etats ont toujours aimé s'évaluer les uns les autres pour mesurer leur puissance économique et en déduire leur influence dans le monde. Mais justement, qu'est-ce donc que la puissance économique en 2003 ? A la veille du sommet d'Evian qui réunira ce week-end les pays les plus riches du monde, &lt;I&gt;Le Figaro économie &lt;/I&gt;publie durant quatre jours une série d'articles consacrés à cette délicate question. &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Jean-Pierre Robin &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[27 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Une minorité agissante. C'était la définition du parti bolchevique de Lénine, mais elle s'applique parfaitement au rôle que jouent aujourd'hui les États-Unis dans le monde. Trois chiffres résument les attributs de leur puissance, souvent cités au moment de la guerre en Irak : les Américains regroupent 5% de la population de la planète, ils produisent 33% de la richesse créée chaque année dans le monde et le budget de leurs forces armées représente à lui seul la moitié des dépenses militaires du globe. 
&lt;P&gt;Le terme d'«hyper puissance» ne paraît donc pas usurpé, et, contrairement aux marques des «hyper marchés» qui occupent les banlieues de nos villes, le logo USA semble exercer un monopole. Aucune autre nation ne peut prétendre combattre dans la même catégorie. La zone euro, dont la population est équivalente, ne représente que les deux tiers de la force économique américaine (soit 21% du PIB mondial), et le Japon, à peine un gros tiers (12% du PIB mondial). 
&lt;P&gt;La puissance se mesure en termes de production, mais plus encore en pouvoir d'influence et de domination. La suprématie américaine s'avère encore plus déterminante en matière intellectuelle, monétaire et financière. Chaque année, les États-Unis perçoivent 38 milliards de dollars de «royalties» sur les brevets, quatre fois plus que le Japon, leur challenger immédiat. Quinze fois plus que la France ! Voilà la récompense sonnante et trébuchante d'efforts de recherche qui sont eux aussi sans équivalent, en chiffres absolus et de façon relative : 2,76% du PIB américain sont affectés à la recherche développement, contre 2,15% en France. 
&lt;P&gt;L'Amérique se trouve être aussi la plus grosse consommatrice de savoir. Chaque année, elle verse 16 milliards de dollars de royalties pour l'utilisation de brevets déposés par d'autres pays. Sans compter le «brain drain» des chercheurs venus du monde entier dont les universités américaines et les centres privés d'entreprise se sont fait une spécialité. 
&lt;P&gt;Le savoir va au savoir, comme l'argent attire l'argent. Malgré le défi lancé depuis cinq ans par l'Europe avec l'euro, le dollar reste plus que jamais le centre du système monétaire international. Il demeure la monnaie de facturation et de paiement pour tous les produits stratégiques – pétrole, aéronautique, nouvelles technologies. Il joue le rôle d'instrument monétaire de réserve que les autres banques centrales gardent dans leurs coffres (75% de ces réserves mondiales sont des billets verts). 
&lt;P&gt;La baisse apparente du billet vert de ces derniers mois, qui préoccupe bien plus les Européens que les Américains, ne modifie nullement cette prééminence : en étant au centre du système monétaire mondial comme le soleil dans le système solaire, ce sont les autres devises qui bougent et avec elles leurs économies sommées de s'adapter, et non l'inverse. 
&lt;P&gt;Le pouvoir d'influence des États-Unis est peut-être encore plus massif en matière financière. Que les entreprises cotées à Wall Street agrègent une capitalisation boursière deux fois plus importante que l'ensemble des places européennes paraît dans l'ordre des choses. Londres jouait le même rôle de centrale financière jusqu'à la première guerre mondiale, au temps de l'empire britannique. Plus curieux en revanche, et sans précédent dans l'histoire des empires, les États-Unis fonctionnent comme une pompe aspirante de l'épargne mondiale, au lieu d'être un centre de redistribution. C'est l'une des anomalies les plus étranges, la plus dangereuse en tout cas, de la mondialisation normalement censée fonctionner au bénéfice de tous. Peut-on imaginer que la libre circulation des capitaux finance aujourd'hui l'économie déjà la plus développée contribuant ainsi à accroître sans cesse son avantage ? 
&lt;P&gt;Non bien sûr. Le «paradigme» américain – pour reprendre un terme anglo-saxon quand le français préférera parler de «modèle» – se prétend au contraire universel. Hormis la question de la taille qui les place hors concours, les États-Unis constituent de facto l'étalon de la réussite économique que les autres devront copier bon gré mal gré. 
&lt;P&gt;C'est le présupposé de tous les classements sur «la compétitivité», celui du Forum de Davos ou de l'IMD, l'institut de management sur la «compétitivité mondiale» qui placent tous les deux les États-Unis en tête. Selon la définition des deux organismes suisses, est compétitif un pays ou un territoire qui saura le mieux attirer les investissements internationaux et pourra ainsi créer de la richesse. 
&lt;P&gt;Cette conception fait grincer les dents en France, en queue de peloton des pays développés, chaque fois que les deux instituts helvétiques publient leurs classements annuels. Elle constitue en effet une véritable révolution copernicienne, qui prend acte du phénomène de la mondialisation. Jusque dans les années 80, la compétitivité reflétait en effet &lt;I&gt;«la capacité d'une nation, dans le marché libre et équitable, à fabriquer des biens et des services répondant aux exigences des marchés internationaux, tout en maintenant ou en augmentant le revenu réel de ses concitoyens», &lt;/I&gt;selon le rapport remis en 1985 au président Ronald Reagan par une commission d'experts ad hoc, à une époque où l'Amérique se croyait menacée par les conquêtes commerciales japonaises. 
&lt;P&gt;A l'époque, compétitivité et puissance commerciale internationale étaient considérées comme équivalentes, et les positionnements assez simples. Classée quatrième pays à la fois pour le niveau de ses exportations et de sa production de richesses (le produit intérieur brut), la France pouvait se déclarer comme la «quatrième puissance économique au monde», véritable leitmotiv de tous nos dirigeants politiques, de droite ou de gauche. 
&lt;P&gt;La libéralisation du commerce et surtout la libre circulation des capitaux internationaux des années 90 ont complètement bouleversé cette conception traditionnelle. D'un monde clos, où les nations vivaient comme autant de forteresses indépendantes – le fameux «Japan Incorporated» – on est passé à une société ouverte, les marchandises, les investissements et les hommes transhument comme bon leur semble. La puissance économique dépend moins des acquis en capital ou en savoir accumulés au fil des décennies que des capacités d'adaptation de chaque système national. Une compétition où c'est le plus fort de la classe qui fixe les règles. Les États-Unis hors concours par leur dimension et surtout maîtres des horloges. 
&lt;P&gt;
&lt;LI&gt;Demain : Comment les gouvernements contribuent à la puissance économique 
&lt;P&gt;&lt;IMAGEREF localid=&quot;0&quot; /&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;La puissance militaire au service du développement économique &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Georges Quioc &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[27 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;I&gt;«Si les dépenses militaires sont nécessaires, elles sont paupérisantes.» &lt;/I&gt;Les dirigeants soviétiques auraient gagné à méditer cette maxime d'Adam Smith, le théoricien de l'économie de marché. Nul doute qu'ils auraient ralenti la «course aux armements» qui a tant contribué à l'effondrement de l'empire. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A l'inverse, la parcimonie est vertueuse. Les «miracles économiques» ont souvent récompensé les pays qui ont renoncé à toute hégémonie militaire. L'Allemagne et le Japon, qui ont été après guerre de redoutables champions de la croissance, en témoignent. Mais l'exemple de Hongkong rappelle aussi que le modèle a des limites. L'éclatante réussite de l'ancienne colonie britannique s'est payée au prix d'une absence de démocratie et surtout de l'abandon de toute indépendance. 
&lt;P&gt;L'histoire montre également que les dépenses militaires sont souvent nécessaires au développement économique. &lt;I&gt;«Venise, petite puissance militaire mais grande république maritime, a réussi longtemps à dominer le commerce en Méditerranée en confiant la sécurité de sa flotte à des alliés plus puissants», &lt;/I&gt;rappelle ainsi Jean-Louis Guerin, économiste au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cépi). Mais &lt;I&gt;«le jour où les grandes routes commerciales se sont déplacées de la Méditerranée vers l'Atlantique, Venise n'a pas pu accompagner militairement cette mutation et a amorcé son déclin». &lt;/I&gt;Un scénario analogue se répétera plus tard avec le Portugal. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;«Si une puissance purement militaire peut s'effondrer, les républiques purement commerciales n'ont qu'un temps», &lt;/I&gt;résume ainsi Jean-Louis Guerin. D'où le compromis trouvé par la Grande-Bretagne qui a su combiner puissance économique et militaire. La Royal Navy a dominé les mers et monopolisé le trafic maritime international de la fin du dix-septième siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. 
&lt;P&gt;Aujourd'hui, c'est &lt;I&gt;«l'économie américaine &lt;/I&gt;(qui) &lt;I&gt;utilise sa puissance militaire pour améliorer sa puissance économique et vice versa», &lt;/I&gt;estiment Jacques Fontanel et Fanny Coulomb (1). Mais certains économistes (2) soulignent les fragilités d'une telle concentration de puissance. En raison de coût notamment : avec un budget militaire de près de 400 milliards de dollars, l'Amérique dépense trois fois plus pour sa défense que l'Union européenne et davantage que le reste du monde réuni. Le montant de ce budget approche le chiffre du déficit commercial qui a atteint un record l'année dernière. 
&lt;P&gt;Mais ce fardeau irrigue aussi la croissance. &lt;I&gt;«L'économie américaine bénéficie d'une avance technologique et conceptuelle considérable dans les industries du futur», &lt;/I&gt;estiment Jacques Fontanel et Fanny Coulomb. Depuis cinq ans les budgets d'équipement militaire consacrés au secteur spatial sont dans un rapport &lt;I&gt;«de 1 à 25 entre l'Europe et aux États-Unis» &lt;/I&gt;alertait récemment Claudie Haigneré, ministre de la Recherche et des Nouvelles Technologies. &lt;I&gt;«Le rapport dans le secteur des télécommunications est, pour sa part, de 1 à 8.» &lt;/I&gt;Ce qui &lt;I&gt;«rend de plus en plus difficile une compétition commerciale équitable» &lt;/I&gt;entre l'Europe et les États-Unis, ajoutait le ministre. Ce qui nuance la thèse d'un déclin américain, &lt;I&gt;«toujours annoncé et pas encore amorcé», &lt;/I&gt;selon la formule de Jacques Fontanel et Fanny Coulomb. 
&lt;P&gt;(1) &lt;I&gt;Civilisation, globalisation, guerre. Discours d'économistes sous la direction de Jacques Fontanel. Presses universitaires de Grenoble. &lt;/I&gt;(2) &lt;I&gt;Après l'empire, essai sur la décomposition du système américain; Emmanuel Todd, Gallimard.&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;IMAGEREF localid=&quot;0&quot; /&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Le papy-boom bride la force des pays riches &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Lamia Oualalou &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[27 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;C'est l'épée de Damoclès qui menace les pays riches. Après avoir connu, jusqu'aux années 1960, une véritable explosion démographique, les grands pays du Nord n'ont cessé, depuis, de vieillir. Parce qu'on y fait moins d'enfants qu'ailleurs, mais surtout parce qu'on y vit mieux, et plus longtemps que dans le passé. Dès 2005, les baby-boomers nés entre 1945 et 1975 commenceront à arriver à l'âge de la retraite. Et ils devraient en profiter nettement plus longtemps que leurs parents : les progrès de la médecine nous octroient, chaque année, un trimestre d'espérance de vie supplémentaire. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les huit pays les plus industrialisés du monde ne sont pourtant pas tous logés à la même enseigne. L'Europe mérite plus que jamais d'être taxée de «vieux continent» : en 2000, les personnes âgées de plus de 60 ans représentaient déjà 22% de la population. Cette proportion grimpera à 30% environ en 2025 et à 36% à l'horizon 2040 ! Selon les calculs de l'équipe de recherche de CDC Ixis, le Japon est à peine mieux loti : les seniors verront leur part glisser de 23,6% en 2000 à 34,6% en 2040. Seuls les États-Unis tirent leur épingle du jeu, en combinant dynamisme démographique et accueil d'un nombre croissant d'immigrés. Ils sont les seuls à ne compter aujourd'hui que 16,5% de personnes âgées de plus de 60 ans dans la population, et le pourcentage ne devrait pas dépasser 26% d'ici à 2040. 
&lt;P&gt;Ce «coup de vieux» des pays du Nord a d'abord pour conséquence la dégradation programmée des régimes publics de retraite. L'Europe, où la tradition d'Etat-providence a favorisé l'émergence de système par répartition, est une fois encore plus touchée : les actifs cotisent pour financer les pensions de ceux qui sont aujourd'hui à la retraite. Or, le rapport entre le nombre de personnes en âge de travailler et les retraités ne va cesser de se dégrader, impliquant nécessairement une hausse des dépenses publiques de retraites. En France, par exemple, ces dernières représentaient 12,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2000, et cette part devrait passer à 15% en 2000. Dans un rapport publié il y a deux ans, le Conseil d'orientation des retraites estimait que sans réforme, maintenir en l'état à l'horizon 2050 notre système de répartition imposerait, soit de majorer de 50% le taux de cotisations, soit de repousser de dix ans l'âge de départ à la retraite ! Les dépenses maladies induisent le même raisonnement. 
&lt;P&gt;Or, beaucoup de pays du G8, en particulier les européens, peinent déjà à contenir leur déficit, et donc à terme, leur dette publique. L'alourdissement de cette dernière pourrait rapidement se traduire en moins d'investissements en infrastructure, éducation et en recherche, qui déterminent la compétitivité et la puissance d'un pays. D'autant que la diminution de la population active, déjà réelle au Japon, dès la fin de la décennie en Europe, produira immanquablement des pénuries de main-d'oeuvre, soit dans les métiers réputés contraignants – le Royaume-Uni est obligé de faire venir des infirmières de l'étranger pour faire tourner ses hôpitaux – soit au contraire des cerveaux, pour des secteurs tel l'informatique. 
&lt;P&gt;La relance de l'immigration, qui n'est de toute façon pas une panacée, est politiquement difficile. En outre, les pays européens ont de plus en plus de mal à attirer des cerveaux qui préfèrent se tourner vers les nouveaux pôles de croissance. Car le XX&lt;SUP&gt;e&lt;/SUP&gt; siècle a vu le paysage démographique mondial complètement bouleversé. Le poids de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural a nettement décliné, passant de 13,6 à 8,1% entre 1960 et 2000, selon une récente étude de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Sans stratégie d'alliance au sein d'importants ensembles régionaux, une bonne partie des pays du G8 pourrait voir leur position progressivement s'éroder face à des États-Unis plus solides et à un bloc chinois en pleine expansion. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;L'essor foudroyant de la «Grande Chine» &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Pékin : François Hauter &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[27 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;I&gt;«La Chine évoque des images contradictoires, &lt;/I&gt;écrit Jonathan Woetzel (1), l'un des directeurs de McKinsey en Chine. &lt;I&gt;Pour certains, elle signifie un marché d'un milliard de consommateurs et une démocratie naissante au niveau local, dont les dirigeants ne survivent que s'ils continuent à assurer la croissance. Pour d'autres, c'est un puits sans fond d'investissements, une dictature communiste prête à exploser et à précipiter une nouvelle crise économique asiatique. De fait, la Chine c'est tout cela à la fois.»&lt;/I&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Malgré ses contradictions, la Chine est devenue en dix ans un moteur capital de la croissance mondiale, absorbant l'an dernier plus d'investissements étrangers (100 milliards de dollars) que les Etats-Unis, et en dévorant, grâce à un réservoir d'épargne privée gigantesque (plus de 1 000 milliards de dollars), près de 300 milliards par an. Le pourcentage de l'investissement dans le PIB est passé de 40 à 45% ces cinq dernières années, et selon &lt;I&gt;The Economist Intelligence Unit, &lt;/I&gt;il devrait dépasser 50% d'ici 2008 (contre 20% aux Etats-Unis). Les 18 milliards de dépenses publiques chaque année ont fait boule de neige, et ont permis au pays de se doter de 530 000 km d'autoroutes, de 80 aéroports internationaux et de désenclaver des régions immenses. En cinq ans, le nombre d'usagers du téléphone est passé de 83 à 425 millions. 
&lt;P&gt;La capacité de production d'électricité a doublé dans le même délai. Dans tous les secteurs cruciaux (production d'acier, de ciment, de machine outils), les progrès ont été stupéfiants. Entre 1990 et 2001, la productivité a augmenté chaque année de 9,8% en Chine, contre 7% en Corée du Sud, 4% aux Etats-Unis et 3,4% au Japon. Aujourd'hui, en termes de PIB, la Chine ressemble à une puissance moyenne, comparable à l'Italie. Ce qui la distingue des autres pays, c'est sa croissance. D'ici 2010, elle aura rattrapé l'Allemagne. Et d'ici 2020, le Japon. 
&lt;P&gt;Mais si l'on considère la «Grande Chine», c'est-à-dire les économies de Hongkong, Taïwan et de la Chine, qui s'intègrent à une vitesse exponentielle, son pourcentage des exportations mondiales est passé de 6,9% à 9,6%, c'est-à-dire davantage que le Japon. D'ici 2007, le commerce extérieur de cette «Grande Chine» excédera les 2 000 milliards de dollars en imports et exports (13,7% du commerce mondial), sans compter les échanges entre Hongkong, Taïwan et la Chine, estime Goldman Sachs. D'ici 2007, la «Grande Chine» comptera pour les deux tiers des échanges de l'Amérique avec le reste du monde, et aura acquis deux fois le poids de ceux du Japon ! 
&lt;P&gt;Les gains de productivité dans toutes les industries, et un coût de main-d'oeuvre imbattable (un ouvrier chinois coûte 1/20 du salaire et des charges d'un Français) font qu'aujourd'hui 48% des exportations chinoises sont le fait d'entreprises étrangères, et ce taux augmente de 20% par an. 
&lt;P&gt;La prochaine révolution, pour la Chine capitaliste, sera d'attirer tous les emplois des «cols blancs» occidentaux pas très spécialisés, dans les services financiers en particulier. Déjà, la Hong Kong and Shanghai Bank et General Electric Capital ont monté des centres de traitement de cartes bancaires ou de gestion de prêts en Chine. Avec cette «mondialisation» du secteur tertiaire, la razzia des emplois par la Chine risque d'être encore plus meurtrière dans la décennie à venir. 
&lt;P&gt;(1) &lt;I&gt;Capitalist China, Strategies for A Revolutionized Economy, &lt;/I&gt;chez Wiley &amp;amp; Sons, Singapour, 2003. 
&lt;P&gt;&lt;IMAGEREF localid=&quot;0&quot; /&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/LI&gt; 
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						<title>RETRAITES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17666</link> 

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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;708 milliards à trouver pour les retraites des fonctionnaires &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;AU MOINS 708 milliards d'euros - soit la bagatelle de 4 644 milliards de francs -, voilà, au bas mot, ce que pèsent en termes financiers les droits acquis en matière de retraite par les fonctionnaires au 31 décembre 2002. Impressionnant, en particulier pour les contribuables, ce chiffrage prend en compte l'ensemble des pensions à verser à chacun des 2,5 millions agents de l'Etat (ceux des collectivités locales, du secteur hospitalier et des entreprises publiques ne sont pas concernés). Et ce jusqu'à la fin du siècle, car les derniers embauchés vivront (en théorie) à peu près jusqu'à cette période. Plus de 700 milliards d'euros... ce calcul, selon les documents confidentiels que notre journal s'est procurés, a été effectué avec un taux d'actualisation (hors inflation) de 3 %. Avec un taux à 2 %, la facture grimpe alors jusqu'à 825 milliards d'euros &lt;I&gt;(voir notre tableau) &lt;/I&gt;. Autrement dit, comme le reconnaît un expert, « il y a bien, à terme, un problème majeur de financement des retraites dans le secteur public. En cas d'échec de la réforme, notre pays irait budgétairement dans le mur ». Un message susceptible d'intéresser au plus haut point les générations futures qui, d'une manière ou d'une autre, auront à régler la note. Bizarrement, le ministère de l'Economie, qui dispose des résultats de cette étude depuis plusieurs semaines, n'a pas jugé bon de la publier au moment où le débat sur les retraites battait son plein. « Nous ne souhaitions pas ajouter de l'huile sur le feu, les chiffres sont incontournables mais nous ne voulions pas qu'ils soient politiquement exploités », rapporte un haut fonctionnaire. Autrement dit, si les nouvelles règles de transparence budgétaires n'avaient pas rendu obligatoire la publication du « compte général de l'administration des Finances », dans lequel figurent les fameux 700 milliards d'euros, il y a fort à parier que les Français auraient dû attendre encore longtemps avant de prendre connaissance de cette très instructive simulation. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=2&gt;Jean-Marc Plantade &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , mardi 27 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
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						<title>NEGOCIATIONS COMMERCIALES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17664</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lm.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Monde&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Entreprises, mercredi 28 mai 2003, p. 21 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le gouvernement assouplit les négociations commerciales&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La circulaire Dutreil veut réduire les &quot;marges arrières&quot; des distributeurs pour faire baisser les prix&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Après six mois d'intenses débats, la circulaire sur les négociations entre distributeurs et fournisseurs a été, enfin, publiée, lundi 26 mai, au &lt;I&gt;Journal Officiel&lt;/I&gt;. Ce texte vise à corriger certains effets pervers de la loi Galland. 
&lt;P&gt;Dans la ligne de mire de Renaud Dutreil, le secrétaire d'Etat au commerce, se trouvent les &quot;marges arrières&quot;, ces prestations de &quot;coopération commerciale&quot;, facturées par les distributeurs aux industriels pour la mise en valeur d'un produit dans un rayon ou dans un catalogue. Les marges arrières atteignent aujourd'hui de 30 % à 50 % du prix des produits. Pour compenser, les industriels ont dû augmenter leurs tarifs, provoquant des effets inflationnistes. 
&lt;P&gt;La circulaire Dutreil vise à mettre fin à ce cercle vicieux. Pour cela le gouvernement veut mettre un peu d'huile dans les rouages de la négociation commerciale en permettant un &lt;I&gt;&quot;transfert progressif et maîtrisé&quot;&lt;/I&gt; d'une partie de la marge arrière vers l'avant, c'est-à-dire vers le consommateur, sous la forme de remises. L'élément de souplesse consiste à permettre des négociations de tarifs différenciés selon les fournisseurs, sous réserve qu'elles profitent aux consommateurs. Le texte précise cependant que &lt;I&gt;&quot;le vendeur&lt;/I&gt; -le fournisseur- &lt;I&gt;n'est pas tenu de satisfaire à des sollicitations de l'acheteur&lt;/I&gt; -le distributeur- exorbitantes de ses conditions générales de vente&quot;. Par ailleurs, le gouvernement veut &lt;I&gt;&quot;dissuader les opérateurs de reconstituer de la marge arrière après avoir effectué une baisse de tarif&quot;.&lt;/I&gt; Le but du gouvernement est de parvenir à une baisse de un à deux points par an des marges arrières, dans l'espoir d'une baisse proportionnelle des prix. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&quot;SYSTÈME TRÈS ENCADRÉ&quot;&lt;/B&gt;La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a vivement critiqué la version finale de la circulaire Dutreil, qui instaure un &lt;I&gt;&quot;système très encadré, très administré&quot;&lt;/I&gt;, se plaint Jérôme Bédier, le président de la FCD. Il estime que le texte va dans la &lt;I&gt;&quot;mauvaise direction&quot;,&lt;/I&gt; en &lt;I&gt;&quot;vidant de sa substance la recommandation&quot;,&lt;/I&gt; conclue avec l'Association nationale des industriels agroalimentaires à l'été 2002 pour réguler les pratiques entre industriels et commerçants. 
&lt;P&gt;En outre, la FCD estime que ce texte &quot; &lt;I&gt;renforce à nouveau la position des industriels multinationaux&lt;/I&gt;&quot;, qui auront seuls, selon elle, l'initiative de pratiquer des tarifs différenciés. Autre sujet d'ire pour les distributeurs, le système des bons de fidélité (type ticket Leclerc), qui de facto vise à contourner la loi Galland, va &lt;I&gt;&quot;faire l'objet d'un examen approfondi par la Direction générale de la concurrence&lt;/I&gt; -DGCCRF- &lt;I&gt;dès lors que son intérêt économique, dans un contexte où de la souplesse a été donnée au dispositif, paraît moins évident&quot;&lt;/I&gt;. Une remise en cause qui intervient au lendemain d'une grande campagne nationale de Carrefour pour lancer son propre système de ticket. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Stéphane Lauer&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 341 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Le Monde. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030528LM0Q2805_626969&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>HYDROCARBURES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17661</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lm.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Monde&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;International, mercredi 28 mai 2003, p. 2 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les Etats-Unis ont acquis les pleins pouvoirs sur l'exploitation des hydrocarbures&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Londres&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre correspondant&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Grâce à la levée des sanctions de l'ONU et à l'immunité judiciaire touchant la gestion des ressources pétrolières, les Etats-Unis ont désormais les pleins pouvoirs sur l'exploitation des hydrocarbures de l'Irak. La gestion quotidienne du ministère du pétrole a été confiée, à titre provisoire, à Thamir Ghadhbane. 
&lt;P&gt;Ce technocrate formé au Royaume-Uni, ex-responsable de la planification au ministère, est un opposant de l'intérieur. Il avait été limogé par Saddam Hussein pour avoir contesté l'utilisation de la manne pétrolière par le clan du raïs. Un autre expert irakien, Fadhel Othmane, vice-président du nouveau conseil de surveillance, chapeaute le ministère des hydrocarbures. Cet exilé dirigeait la SOMO, chargée des ventes du pétrole irakien, avant de s'installer en Turquie. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;Ghadhbane fait de facto fonction de ministre. Mais sa marge de manoeuvre est nulle. Toutes les nominations importantes, comme les licenciements de personnalités liées à Saddam Hussein, sont décidées par les Américains&quot;&lt;/I&gt;, indique Ruba Husairi, experte de la revue &lt;I&gt;Energy Intelligence Group&lt;/I&gt;. Le vrai pouvoir est exercé dans l'ombre par trois conseillers américains : Gary Volger, ancien de chez Exxon Mobil ; Clark Turner, responsable des réserves pétrolières du Wyoming, un protégé du vice-président Dick Cheney qui a été le représentant de cet Etat au Congrès pendant douze ans ; enfin, Mohammed Al-Zaini, Irakien naturalisé américain, qui a travaillé, après sa défection en 1982, dans plusieurs petites compagnies pétrolières du Colorado et de Californie. Homme de confiance du Pentagone, il a travaillé dans le plus grand secret sur la reconstruction de l'industrie pétrolière irakienne. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;UNE RELANCE COMPLEXE&lt;/B&gt;Ce trio dépend directement du président du conseil de surveillance, Philip Carroll, un ancien de la Shell qui présidait récemment encore le groupe américain d'ingénierie et de construction Fluor qui souhaite s'implanter en Irak. 
&lt;P&gt;La mainmise américaine sur les puits irakiens doit permettre à la Maison Blanche de poursuivre sa stratégie énergétique à long terme. Thamir Ghadhbane a annoncé, samedi 24 mai, que les ventes pourraient reprendre dans trois semaines. Selon lui, l'Irak devrait être en mesure de produire entre 1,3 et 1,5 million de barils par jour (b/j). De l'Irak de Saddam Hussein s'écoulait un flot de 3 millions de b/j, aujourd'hui ramené à moins de 700 000. Pour subvenir aux besoins des Etats-Unis, en constante augmentation, l'accroissement des capacités de production irakienne est prioritaire. En raison des problèmes de communication, des difficultés d'émission des lettres de crédit et de la désorganisation de la banque centrale, cette relance risque toutefois d'être plus complexe que prévu. 
&lt;P&gt;Ensuite, Philip Carroll a laissé entendre que l'Irak pourrait prendre ses distances vis-à-vis de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Premier signe de cette volonté d'autonomie par rapport aux quotas, le ministère irakien du pétrole a contacté des traders londoniens, pour vendre au plus offrant cet or noir. 
&lt;P&gt;Enfin, en attendant la mise en place d'un gouvernement représentatif, le patron du conseil de surveillance est habilité, en pratique, à octroyer des contrats à long terme. Les &quot;majors&quot; américaines, exclues d'Irak depuis 1991, entendent prendre leur part des deuxièmes réserves au monde après l'Arabie saoudite, au détriment des compagnies non anglo-saxonnes. 
&lt;P&gt;Parmi celles-ci, le groupe français Total dispose d'une longueur d'avance en raison de sa connaissance du terrain géologique du sud du pays. Mais, grâce aux documents &quot;saisis&quot; par les Américains au ministère du pétrole, le lobby texan devrait rapidement pouvoir rattraper son retard. Pour sa part, le britannique BP, également sur les rangs, dispose du savoir-faire inestimable du département pétrolier de l'Imperial College de Londres, dont la compagnie est le mécène. 
&lt;P&gt;Néanmoins, le chemin des richesses de la Mésopotamie est semé d'embûches. Les fonds de pension, actionnaires des compagnies internationales de pétrole, et les banques spécialisées dans le financement de l'exploration-production sont nerveux. 
&lt;P&gt;Les investissements nécessaires pour ramener la production à son niveau des années 1980 sont colossaux. Redoutant d'être évincées, les firmes russes sur place ont contacté des bureaux d'avocats londoniens, experts de la concurrence, pour passer à la loupe les dispositions concernant l'immunité judiciaire. L'heure est donc au réalisme quant aux prédictions sur l'avenir des engagements existants. &lt;I&gt;&quot;En raison du nationalisme des cadres irakiens, les contrats ne devraient pas être résiliés, mais ouverts à des partenaires issus de la coalition victorieuse&quot;&lt;/I&gt;, conclut un observateur. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Marc Roche&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Politique nationale et internationale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 539 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Le Monde. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030528LM0Q2805_626022&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>EMPLOIS</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17660</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;, n° 18287&lt;BR&gt;Le Figaro Entreprises, lundi 26 mai 2003, p. 12,13,14,15,17,19,2123,24,25,26,27,28,30,31,32,33 
&lt;P&gt;GUIDE DE L'EMPLOI 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Ces emplois qui ne trouvent pas preneurs&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Caroline BEYER, Anne JOUAN, Agnès LECLAIR 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Tout est affaire de paradoxe. Alors que le marché de l'emploi s'est rapidement détérioré et que les entreprises ont gelé leurs embauches, il est encore des métiers qui peinent à recruter des cadres. Pas facile, en effet, de trouver des consolideurs, des contrôleurs de gestion industrielle, des ingénieurs de production ou des commerciaux. La crise ne semble tout simplement pas avoir de prise sur leur avenir. Du coup, les entreprises s'arrachent les meilleurs. Pour profiter au mieux de ces poches de prospérité, suivez le guide.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;LA NOUVELLE A DE QUOI ÉTONNER. Michelin recrute 1100 personnes cette année. Depuis 1999, le groupe clermontois a licencié mais la page de la restructuration est tournée. Cette année, Bibendum accuillera 600 cadres et 500 ouvriers. Les jeunes diplômés auront même la part belle : ils représenteront 66 % de ces embauches. Un cas isolé ? Pas si sûr. La France connaît une pénurie de cadres. C'est le constat de bien des entreprises, corroboré par l'Association pour l'emploi des cadres. La crise est là, mais pas pour tout le monde. 
&lt;P&gt;Les raisons invoquées sont d'ordre économique, géopolitique et démographique. « En 2006, la population active va cesser d'augmenter et vieillir, ce qui a déjà commencé, explique Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers. Entre 1975 et 2000, la structure d'âge de cette population avait fortement augmenté. En revanche, entre 2000 et 2025, il y aura 800 000 jeunes en moins âgés de 20 à 29 ans, 1,6 million en moins âgés de 30-49 ans et 4 millions en plus âgés de plus de 50 ans ! On observera donc un vieillissement en structure d'âge. » Résultat : les jeunes auront le choix et ils se dirigeront vers les métiers les plus rémunérateurs. Les entreprises s'arracheront les jeunes diplômés. Elles iront même les chercher à bac + 1 ou 2. Pour Michel Godet, cela se traduira par une désaffection pour l'enseignement supérieur long et à un raccourcissement des études. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;«La guerre des talents va commencer»&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;« Les phénomènes démographiques vont s'associer aux problèmes de qualification. Certaines entreprises auront du mal à recruter en 2005, explique Bernard Ramanantsoa, directeur du groupe HEC. Dans les deux ans à venir, la guerre des talents va commencer. » 
&lt;P&gt;Celle-ci n'est-elle pas déjà déclarée ? En cette période de récession économique, les entreprises investissent sur tout ce qui peut leur permettre d'améliorer le contrôle et le pilotage. Aussi recherchent-elles la perle rare pour les fonctions stratégiques et transversales. Il s'agit généralement de postes très pointus destinés à couvrir les besoins prioritaires. 
&lt;P&gt;Les achats pèsent un poids de plus en plus important dans les politiques entrepreneuriales. Or la fonction d'acheteur et celle de responsable des achats connaissent une pénurie depuis environ huit ans. « Les acheteurs négocient avec les fournisseurs, proposent des améliorations et des évolutions de produits, des évolutions de process, explique Pierre-Antoine Fayol, directeur de la division ingénieurs et techniciens chez Michael Page. On recherche donc des personnes à fort potentiel tant sur la communication que le management fonctionnel. » 
&lt;P&gt;Cette pénurie sur des postes stratégiques est plus difficile à gérer s'il s'agit souvent de fonctions récentes. Le concept de la supply chain (chaîne logistique) est relativement nouveau puisqu'il date de quatre ou cinq ans. « Le responsable supply chain occupe un poste éminemment complexe, transversal et très exposé, souligne Pierre-Antoine Fayol. Il nécessite des qualités d'analyse et de synthèse, une excellente capacité à gérer les priorités, ainsi qu'à communiquer avec un panel d'interlocuteurs très différents. De tels profils sont rares car ils exigent des compétences très variées. » 
&lt;P&gt;LE POSTE DE RESPONSABLE de la maintenance industrielle connaît une situation analogue en raison de son évolution récente. Auparavant réservé à des personnes disposant des compétences techniques, ce poste s'adresse aujourd'hui davantage à des managers capables de mettre en oeuvre des outils de management et d'optimisation de la maintenance très modernes, type TPM (total productive maintenance). La difficulté est de trouver des profils maîtrisant les outils, ayant des compétences managériales et parlant anglais. 
&lt;P&gt;Pour d'autres raisons, le BTP souffre cruellement de manque de main-d'oeuvre, y compris au niveau cadre sur des fonctions d'ingénieurs de travaux, d'ingénieurs d'études des prix et de chargés d'affaires. Peu d'ingénieurs souhaitent effectivement rentrer dans le BTP en raison de l'image qu'il véhicule et des bas salaires qu'il offre. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Problème : trouver «le» bon candidat&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Selon Roger Sasportas, du cabinet RS Management, il manquerait annuellement 100 000 à 120 000 commerciaux en France. Mais les besoins varient selon les secteurs. Dans le high-tech, les candidats sont trop nombreux... Dans les services, ce sont les bons candidats qui font défaut. Dans la grande distribution alimentaire, se pose le problème du nombre de candidats et de bons éléments pour le poste de chef de secteur. Enfin, dans l'industrie, ce sont les carences techniques des commerciaux qui expliquent le manque. 
&lt;P&gt;Pour recruter des commerciaux, la principale difficulté tient à l'acceptation par les candidats de passer par la case terrain. « Les entreprises sont aujourd'hui assez frileuses dans leurs recrutements, observe Sébastien Hampartzoumian, responsable de division commerciale chez Michael Page. Leur niveau d'exigence est aujourd'hui plus élevé. Elles veulent être certaines de la qualité du candidat. Et dès qu'il y a un petit doute, elles n'embauchent pas... » 
&lt;P&gt;Frédérique Deriquehem, associée chez Progress en charge des fonctions transversales, note que, pour les deux grandes branches du contrôle de gestion que sont la gestion industrielle et la gestion commerciale, on peut parler de pénurie. « Peu de candidats sont susceptibles d'être de bons contrôleurs de gestion dans un environnement industriel complexe et capables d'être l'interlocuteur de cinq nationalités. » 
&lt;P&gt;En raison des départs à la retraite insuffisamment anticipés, la fonction publique territoriale est confrontée aux mêmes problèmes. « Cette pénurie existe depuis trois ou quatre ans, mais elle va crescendo », explique Anne Leca, consultante spécialiste des collectivités territoriales. Notre délai de recherche est beaucoup plus long. De façon générale, il est de quatre à huit semaines. Parfois nous avons besoin de deux semaines supplémentaires. Au lieu d'avoir les cinq ou six candidats traditionnels, nous sommes très contents d'en avoir trois bons. » 
&lt;P&gt;Les collectivités recherchent elles aussi des profils de plus en plus pointus et les bons éléments sont difficiles à dénicher. Pour la filière technique, les métiers les plus touchés sont les directeurs de service technique, les spécialistes de la voirie et de l'environnement. Pour la filière administrative, la pénurie concerne essentiellement les ressources humaines et la finance. Les difficultés de recrutement s'expliquent par ailleurs par la faible attractivité de certaines villes, notamment dans le centre et l'est de la France. Les collectivité de la côte atlantique et du littoral méditerranéen s'en tirent mieux. 
&lt;P&gt;IL EXISTE PAR AILLEURS une difficulté liée au régime indemnitaire. « Les communes se piquent des candidats », confie Patrick Guyonnet, responsable de la fonction publique territoriale chez Mercury Urval. Dans un tel contexte, les collectivités locales ne sont pas très regardantes sur les candidats et se rabattent sur des profils approchants. « C'est parfois une véritable catastrophe, souligne Patrick Guyonnet. Ce n'est pas pour rien qu'il existe dans la fonction publique territoriale beaucoup de problème de harcèlement moral car les gens sont indéboulonnables ! » En termes de salaire, la plus-value est limitée puisque les rémunérations des statutaires sont cadrées. Même constat du côté du privé. Malgré la pénurie de cadres dans certains métiers, les salaires ne sont pas pour autant à la hausse. Ces derniers connaissent même une baisse de 8 à 10 % par rapport à 2000. - 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le Choc de 2006, démographie, croissance, emploi, de Michel Godet, Odile Jacob, 2003.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;LA NOUVELLE A DE QUOI ÉTONNER. Michelin recrute 1100 personnes cette année. Depuis 1999, le groupe clermontois a licencié mais la page de la restructuration est tournée. Cette année, Bibendum accuillera 600 cadres et 500 ouvriers. Les jeunes diplômés auront même la part belle : ils représenteront 66 % de ces embauches. Un cas isolé ? Pas si sûr. La France connaît une pénurie de cadres. C'est le constat de bien des entreprises, corroboré par l'Association pour l'emploi des cadres. La crise est là, mais pas pour tout le monde. 
&lt;P&gt;Les raisons invoquées sont d'ordre économique, géopolitique et démographique. « En 2006, la population active va cesser d'augmenter et vieillir, ce qui a déjà commencé, explique Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers. Entre 1975 et 2000, la structure d'âge de cette population avait fortement augmenté. En revanche, entre 2000 et 2025, il y aura 800 000 jeunes en moins âgés de 20 à 29 ans, 1,6 million en moins âgés de 30-49 ans et 4 millions en plus âgés de plus de 50 ans ! On observera donc un vieillissement en structure d'âge. » Résultat : les jeunes auront le choix et ils se dirigeront vers les métiers les plus rémunérateurs. Les entreprises s'arracheront les jeunes diplômés. Elles iront même les chercher à bac + 1 ou 2. Pour Michel Godet, cela se traduira par une désaffection pour l'enseignement supérieur long et à un raccourcissement des études. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;«La guerre des talents va commencer»&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;« Les phénomènes démographiques vont s'associer aux problèmes de qualification. Certaines entreprises auront du mal à recruter en 2005, explique Bernard Ramanantsoa, directeur du groupe HEC. Dans les deux ans à venir, la guerre des talents va commencer. » 
&lt;P&gt;Celle-ci n'est-elle pas déjà déclarée ? En cette période de récession économique, les entreprises investissent sur tout ce qui peut leur permettre d'améliorer le contrôle et le pilotage. Aussi recherchent-elles la perle rare pour les fonctions stratégiques et transversales. Il s'agit généralement de postes très pointus destinés à couvrir les besoins prioritaires. 
&lt;P&gt;Les achats pèsent un poids de plus en plus important dans les politiques entrepreneuriales. Or la fonction d'acheteur et celle de responsable des achats connaissent une pénurie depuis environ huit ans. « Les acheteurs négocient avec les fournisseurs, proposent des améliorations et des évolutions de produits, des évolutions de process, explique Pierre-Antoine Fayol, directeur de la division ingénieurs et techniciens chez Michael Page. On recherche donc des personnes à fort potentiel tant sur la communication que le management fonctionnel. » 
&lt;P&gt;Cette pénurie sur des postes stratégiques est plus difficile à gérer s'il s'agit souvent de fonctions récentes. Le concept de la supply chain (chaîne logistique) est relativement nouveau puisqu'il date de quatre ou cinq ans. « Le responsable supply chain occupe un poste éminemment complexe, transversal et très exposé, souligne Pierre-Antoine Fayol. Il nécessite des qualités d'analyse et de synthèse, une excellente capacité à gérer les priorités, ainsi qu'à communiquer avec un panel d'interlocuteurs très différents. De tels profils sont rares car ils exigent des compétences très variées. » 
&lt;P&gt;LE POSTE DE RESPONSABLE de la maintenance industrielle connaît une situation analogue en raison de son évolution récente. Auparavant réservé à des personnes disposant des compétences techniques, ce poste s'adresse aujourd'hui davantage à des managers capables de mettre en oeuvre des outils de management et d'optimisation de la maintenance très modernes, type TPM (total productive maintenance). La difficulté est de trouver des profils maîtrisant les outils, ayant des compétences managériales et parlant anglais. 
&lt;P&gt;Pour d'autres raisons, le BTP souffre cruellement de manque de main-d'oeuvre, y compris au niveau cadre sur des fonctions d'ingénieurs de travaux, d'ingénieurs d'études des prix et de chargés d'affaires. Peu d'ingénieurs souhaitent effectivement rentrer dans le BTP en raison de l'image qu'il véhicule et des bas salaires qu'il offre. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Problème : trouver «le» bon candidat&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Selon Roger Sasportas, du cabinet RS Management, il manquerait annuellement 100 000 à 120 000 commerciaux en France. Mais les besoins varient selon les secteurs. Dans le high-tech, les candidats sont trop nombreux... Dans les services, ce sont les bons candidats qui font défaut. Dans la grande distribution alimentaire, se pose le problème du nombre de candidats et de bons éléments pour le poste de chef de secteur. Enfin, dans l'industrie, ce sont les carences techniques des commerciaux qui expliquent le manque. 
&lt;P&gt;Pour recruter des commerciaux, la principale difficulté tient à l'acceptation par les candidats de passer par la case terrain. « Les entreprises sont aujourd'hui assez frileuses dans leurs recrutements, observe Sébastien Hampartzoumian, responsable de division commerciale chez Michael Page. Leur niveau d'exigence est aujourd'hui plus élevé. Elles veulent être certaines de la qualité du candidat. Et dès qu'il y a un petit doute, elles n'embauchent pas... » 
&lt;P&gt;Frédérique Deriquehem, associée chez Progress en charge des fonctions transversales, note que, pour les deux grandes branches du contrôle de gestion que sont la gestion industrielle et la gestion commerciale, on peut parler de pénurie. « Peu de candidats sont susceptibles d'être de bons contrôleurs de gestion dans un environnement industriel complexe et capables d'être l'interlocuteur de cinq nationalités. » 
&lt;P&gt;En raison des départs à la retraite insuffisamment anticipés, la fonction publique territoriale est confrontée aux mêmes problèmes. « Cette pénurie existe depuis trois ou quatre ans, mais elle va crescendo », explique Anne Leca, consultante spécialiste des collectivités territoriales. Notre délai de recherche est beaucoup plus long. De façon générale, il est de quatre à huit semaines. Parfois nous avons besoin de deux semaines supplémentaires. Au lieu d'avoir les cinq ou six candidats traditionnels, nous sommes très contents d'en avoir trois bons. » 
&lt;P&gt;Les collectivités recherchent elles aussi des profils de plus en plus pointus et les bons éléments sont difficiles à dénicher. Pour la filière technique, les métiers les plus touchés sont les directeurs de service technique, les spécialistes de la voirie et de l'environnement. Pour la filière administrative, la pénurie concerne essentiellement les ressources humaines et la finance. Les difficultés de recrutement s'expliquent par ailleurs par la faible attractivité de certaines villes, notamment dans le centre et l'est de la France. Les collectivité de la côte atlantique et du littoral méditerranéen s'en tirent mieux. 
&lt;P&gt;IL EXISTE PAR AILLEURS une difficulté liée au régime indemnitaire. « Les communes se piquent des candidats », confie Patrick Guyonnet, responsable de la fonction publique territoriale chez Mercury Urval. Dans un tel contexte, les collectivités locales ne sont pas très regardantes sur les candidats et se rabattent sur des profils approchants. « C'est parfois une véritable catastrophe, souligne Patrick Guyonnet. Ce n'est pas pour rien qu'il existe dans la fonction publique territoriale beaucoup de problème de harcèlement moral car les gens sont indéboulonnables ! » En termes de salaire, la plus-value est limitée puisque les rémunérations des statutaires sont cadrées. Même constat du côté du privé. Malgré la pénurie de cadres dans certains métiers, les salaires ne sont pas pour autant à la hausse. Ces derniers connaissent même une baisse de 8 à 10 % par rapport à 2000. - 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le Choc de 2006, démographie, croissance, emploi, de Michel Godet, Odile Jacob, 2003.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Illustration(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Didier Lebrun a retrouvé son assurance.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;(Photo M. Archambault/Le Figaro.) 
&lt;P&gt;Barbe 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Enseignement supérieur&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; EMPLOI; GUIDE; RECRUTEMENT&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; MONACO&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Type(s) d'article :&lt;/B&gt; ARTICLE; PHOTO; DESSIN&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Long, 1838 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030526LF20030526_2FIG0158&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>TELEVISIONS LOCALES</title> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;, n° 18287&lt;BR&gt;Le Figaro Économie, lundi 26 mai 2003, p. 8 
&lt;P&gt;MEDIAS ET PUBLICITE 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;AUDIOVISUEL Un rapport public pose les jalons du projet de loi&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La nécessaire réforme des télévisions locales&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Marie PERONNAU 
&lt;P&gt;Réformer en profondeur les télévisions locales. Tel est l'objectif du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et le propos d'un rapport préparé par la Direction du développement des médias (DDM) dont la nouvelle loi sur l'audiovisuel devrait s'inspirer. La France doit en effet transposer des directives européennes sur les télécommunications en vue d'organiser la convergence des médias : câble, satellite, numérique terrestre et télécommunications font l'objet d'une harmonisation du cadre réglementaire. Les télévisions locales constituent un dossier important de ce projet de loi pour lequel la DDM dresse un panorama du paysage français et les perspectives liées à ce secteur. 
&lt;P&gt;Le constat n'est pas brillant et pointe un paradoxe très français. Malgré l'existence d'un public ciblé avide d'une information de proximité, les télévisions locales sont encore peu nombreuses et en relative mauvaise santé. Le rapport indique pour l'année 2001 un chiffre d'affaires du secteur de 10 millions d'euros pour un résultat négatif de 7 millions. Une situation qui constitue, selon les auteurs du rapport, une exception française due au développement très centralisé du paysage audiovisuel autour des chaînes hertziennes. 
&lt;P&gt;Et le rapport d'analyser les facteurs qui ont participé à cet état de sous-développement. Hormis le manque de ressources publicitaires du fait, notamment, de l'interdiction pour la grande distribution de faire de la publicité à la télévision , c'est le dispositif anticoncentration que le rapport pointe du doigt comme étant le principal obstacle au développement de chaînes de proximité. 
&lt;P&gt;Aujourd'hui, la loi sur la liberté de communication interdit à une personne physique ou morale de détenir plus de 50 % du capital d'une chaîne locale, et ce en vue de limiter la concentration des entreprises de communication. La suppression de cette règle devrait raviver l'intérêt des investisseurs qui sont pour l'instant relativement bridés dans le management des chaînes qu'ils financent. Cette idée, le gouvernement et le CSA en sont depuis longtemps les fervents militants. 
&lt;P&gt;D'autres dispositions présentes dans l'avant-projet de loi sur les communications électroniques vont dans le même sens. Le CSA étudie ainsi l'assouplissement de la règle interdisant la détention simultanée d'une chaîne hertzienne locale et d'une chaîne locale analogiques. Seuls les services nationaux dont l'audience moyenne dépasse 2,5 % resteraient concernés par l'interdiction. Pour le numérique, cette règle serait abolie sans restriction. 
&lt;P&gt;Toujours dans l'objectif d'attirer des investisseurs solides, le rapport préconise le relèvement du plafond des six millions actuels à dix millions de téléspectateurs lors du cumul de plusieurs autorisations locales. Aujourd'hui, un opérateur de chaîne locale ne peut en acheter une autre si le total de la population desservie atteint plus de 6 millions de personnes. 
&lt;P&gt;Autre cheval de bataille du gouvernement : la possibilité donnée aux collectivités locales de créer et d'investir dans des chaînes hertziennes de proximité. Cette intervention est aujourd'hui acceptée pour les chaînes du câble, elle pourrait être étendue au hertzien. 
&lt;P&gt;Enfin, le rapport préconise un allégement des obligations des télévisions locales numériques. Celles, dont le bassin d'audience est inférieur à dix millions d'habitants, se verraient exonérer, par décret, des obligations de contribution à la production audiovisuelle et cinématographique. Il devrait également fixer la durée maximale des écrans publicitaires à douze minutes par heure en moyenne et à quinze minutes pour une heure donnée. 
&lt;P&gt;Toutes ces mesures visent à rattraper le retard français en matière d'information de proximité. Un domaine où les Etats-Unis et de nombreux pays européens ont pris quelques longueurs d'avance. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Lois et règlements&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; AUDIOVISUEL; RAPPORT; TELEVISION; REFORME; PROJET DE LOI&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; MONDE; UNION EUROPEENNE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Type(s) d'article :&lt;/B&gt; ARTICLE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 423 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030526LF18287803ECO&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LOGEMENT</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17657</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;, n° 18287&lt;BR&gt;Le Figaro Économie, lundi 26 mai 2003, p. 5 
&lt;P&gt;ENTREPRISES-FINANCE; REPERES 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les « loca pass » remboursés progressivement&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Les avances « loca-pass », aides au logement qui permettent d'avancer la caution des locataires, vont être réaménagées en prêts à remboursement progressif. Aujourd'hui, ils sont remboursables en une fois en fin de bail. Depuis 1999, plus de 700 000 personnes ont bénéficié de cet avantage. Ces avances devront être remboursées sur 36 mois maximum avec un différé de 3 mois. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Automobiles; Conditions et politiques économiques&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Type(s) d'article :&lt;/B&gt; REPERE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 50 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030526LF18287502ECO&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;FONT face=Arial color=#336600 size=2&gt;Conseil de Paris &lt;/FONT&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Logements vides : l'échec des incitations à louer &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TR&gt;
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&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;LA SIEMP présentait hier au Conseil de Paris le bilan de son action pour convaincre les propriétaires de logements vides de les remettre sur le marché. Un bilan maigre, presque anorexique, puisque sur un objectif de 500 logements en 2002, il n'y aura eu fin mai que 33 propriétaires convaincus par les propositions de cette SEM parisienne de logement, qui apportait pourtant la garantie financière de la Ville. « L'échec de cette mission est patent et le bilan cruel », a critiqué Jean-François Blet (les Verts). « La Siemp dispose d'un budget de 12 millions d'euros pour ce résultat affligeant. Il n'y a que les girouettes rouillées qui ne tournent pas, alors tournez le dos à vos chimériques gisements de logements vacants ! » a attaqué l'UDF Eric Azières, suivi par l'UMP Alain Destrem qui a calculé qu'au vu des résultats « chaque contrat avec un propriétaire aura coûté 7 000 € de communications. Ça fait cher du contact ! » Début 2002, il est vrai que la promotion de cette idée était partie en flèche. A l'époque, on parlait du scandaleux fichier de 136 000 logements vacants dans Paris, généralement mis en regard des 100 000 demandeurs. Or, aujourd'hui, Jean-Yves Mano, maire adjoint au logement chargé de l'intérim à la tête de la Siemp, réajuste le phénomène à la baisse : « Le fichier d'EDF fait état de 96 000 logements vides, celui du ministère de 82 000. En fait, nous pensons que le chiffre le plus juste est celui de la base fiscale, soit 30 000 propriétaires assujettis à la taxe d'inhabitation d'un logement laissé vide depuis deux ans. » La Siemp admet aujourd'hui que son retour sur investissement est limité en dépit des petites annonces publiées dans la presse (y compris sur la Côte d'Azur), d'un numéro vert (le 08.00.20.02.75), d'annonces sur les panneaux lumineux et d'un porte-à-porte expérimental dans le III e arrondissement. Elle propose pourtant trois formules de remise en location dont les points communs sont de garantir les loyers et d'aider le propriétaire à remettre son bien en état. En contrepartie de quoi, le logement est loué sur une durée précise minimum à un loyer plafonné (à 8,30 € le mètre carré environ). « Après tout, nous proposons un nouveau produit sur le marché immobilier, il faut le temps de le faire connaître, plaide Jean-Yves Mano. Et maintenant, au moins, nous connaissons notre coeur de cible. » Ce coeur de cible, celui qui a répondu aux petites annonces, est généralement un petit propriétaire (il n'a qu'un seul logement ou deux au plus), son bien est en mauvais état et il n'a ni les moyens de faire les travaux ni le goût d'entreprendre les démarches. « Ce sont des propriétaires qu'il faut prendre par la main de A à Z. » Instruite de cette expérience, la Siemp va ajuster son offre, augmenter certains plafonds de loyers (jusqu'à 14,40 € le mètre carré) et modifier les contrats de location afin que le propriétaire bénéficie plus facilement des déductions fiscales attachées à la location sociale (de 40 à 60 %). Moyennant quoi, elle espère à la fin de l'année avoir remis sur le marché locatif une centaine de logements. « La clé, ce sera d'avoir le fichier de la vacance du logement à Paris. Il faut persévérer », note René Dutrey (Verts), le bientôt président de la Siemp (il sera nommé le 5 juin). &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#336600 size=2&gt;Martine Chevalet &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , mardi 27 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ACTIONNAIRES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17656</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;, n° 18287&lt;BR&gt;Le Figaro Économie, lundi 26 mai 2003, p. 5 
&lt;P&gt;ENTREPRISES-FINANCE 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE Un nouveau rapport&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Le Cercle des économistes veut rétablir le contrôle des actionnaires&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Nicolas DANIELS 
&lt;P&gt;Comment rétablir la confiance des investisseurs, petits ou grands, après l'éclatement de la bulle financière et la révélation d'indélicatesses managériales de plus ou moins grande ampleur ? La question, qui a déjà reçu des débuts de réponse avec le vote aux Etats-Unis de la loi Sarbanes-Oxley et, en France, avec le projet de loi sur la sécurité financière, n'en finit pas d'inquiéter les économistes. « L'urgence est de taille : 6 000 milliards de dollars de valeur boursière sont partis en fumée en un an. La crise actuelle n'est pas un accident fortuit. C'est un problème systémique qui nécessite la définition d'un nouveau cadre », souligne le Cercle des économistes qui vient de publier un cahier sur le sujet. 
&lt;P&gt;Cette association d'économistes reprend le flambeau là où le comité présidé par Daniel Bouton l'avait laissé l'automne dernier. « Le gouvernement d'entreprise n'est pas du seul ressort du conseil d'administration », soutiennent en effet les auteurs qui avancent une vingtaine de propositions. Ils rappellent, en premier lieu, que le pouvoir appartient aux propriétaires de l'entreprise, c'est-à-dire les actionnaires. 
&lt;P&gt;Or, clairement aujourd'hui, les assemblées générales « ne fonctionnent pas » en raison du manque d'implication de beaucoup d'actionnaires. D'où les réflexions quant à l'instauration d'une obligation de vote pour les investisseurs institutionnels. Ou, du moins, d'une obligation de motiver la décision de voter ou de s'abstenir. Dans le même ordre d'idée, le Cercle préconise d'interdire la remise de pouvoirs en blanc aux mandataires sociaux lors des assemblées générales, l'idée étant là encore de rétablir les actionnaires dans leurs droits. 
&lt;P&gt;Les autres propositions sont d'une facture plus classique. Les auteurs insistent sur la nécessité de résoudre les conflits d'intérêts entre la banque d'affaires et les activités de recherche et de courtage. Ils s'interrogent aussi sur l'opportunité d'ouvrir le secteur de la notation financière à une concurrence accrue et d'imposer aux différents acteurs davantage de transparence. Enfin, ils estiment que l'Europe doit peser davantage dans l'élaboration des normes comptables internationales IAS que le Vieux Continent doit adopter en 2005. Un sujet toujours délicat dans la mesure où, justement, il s'agit de normes internationales qui s'appliqueront aussi à des pays aussi divers que l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Japon. N. D. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Bourse et marché des changes; Lois et règlements&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; ENTREPRISE; GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE; RAPPORT; CERCLE DES ECONOMISTES&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro :&lt;/B&gt; FRANCE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Type(s) d'article :&lt;/B&gt; ARTICLE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 275 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030526LF20030526_2FIG0162&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>TRIBUNE DE FILLON</title> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Lundi 26 mai 2003 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Fillon : «Il n'y a pas de plan alternatif»&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Dans une tribune adressée «Aux Français qui doutent», François Fillon a réaffirmé hier que le projet de réforme des retraites est un «compromis équilibré» et qu'il n'existe pas de «véritable plan alternatif». «Notre projet repose sur le maintien de la solidarité et de la répartition. C'est un choix de société qui s'inscrit dans notre pacte républicain. Il est généreux mais exigeant», écrit-il dans ce texte publié par Le Journal du dimanche. «Ce choix, nous l'assumons, il dicte nos responsabilités politiques», a ajouté le ministre des Affaires sociales. «A ceux qui manifestent ce dimanche comme c'est leur droit et à ceux qui doutent, je veux dire qu'une révolution démographique est en marche. Aucune protestation ou recette miracle ne l'arrêtera, ni n'en réduira les conséquences.» «Il y a 12 millions de retraités, il y en aura 20 millions dans quelques années. Cette donnée s'impose à tous (...). L'augmentation de la durée de cotisations est incontournable», a-t-il observé. François Fillon a insisté sur le fait que les organisations qui proposent de multiplier les sources de financement pour les retraites «afin de ne rien changer» militent «pour une augmentation inconsidérée des prélèvements obligatoires qui nuiraient à notre économie et à l'emploi». «Je veux dire et répéter aux agents des régimes spéciaux (SNCF, RATP) qu'ils ne sont pas concernés par cette réforme et que le blocage du pays ne peut dès lors être raisonnablement justifié», a également souligné le ministre. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 177 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030526LF20030526_2FIG0090&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>PUBLICITE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17653</link> 

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&lt;P&gt;Médias et Publicité 
&lt;P&gt;ENTRETIEN Bilan de l'Union des syndicats de la production audiovisuelle&lt;BR&gt;&lt;B&gt;L'USPA favorable à l'ouverture des secteurs interdits à la pub&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Propos recueillis par Paule Gonzales 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Eric Stemelin, délégué général de l'Union des syndicats de la production audiovisuelle, dresse l'état des lieux du financement du secteur. Il défend l'ouverture progressive de la publicité aux secteurs interdits, distribution, cinéma, presse, édition. Il propose également la création d'un fonds de péréquation permettant de redistribuer, entre l'ensemble des parties, les recettes supplémentaires qu'une telle mesure engendrera.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;LE FIGARO. - Trois ans après la promulgation de la loi audiovisuelle, estimez-vous que la production audiovisuelle bénéficie d'un financement suffisant ? Eric STEMELIN. - De manière générale, la production et la télévision françaises restent sous-financées en France. Entre les ressources publiques et publicitaires, ce sont 5 milliards d'euros qui manquent par rapport à l'audiovisuel allemand ou anglais. Et il ne semble pas que la situation se débloquera très rapidement. Le gouvernement n'a pas la volonté politique d'augmenter la redevance et les avis divergent sur la possibilité d'une rémunération des fréquences hertziennes. Pour être plus précis, quand la France produit 600 heures de fiction, l'Allemagne en compte 1 800. Pire encore, nous sommes le seul pays à produire aujourd'hui moins d'heures de fiction qu'il y a cinq ans. Une situation unique en Europe qui dans l'ensemble progresse de 10 à 15% par an. Les décrets production n'ont-ils pas permis une amélioration substantielle du financement ? Bien entendu, les derniers décrets productions ont permis d'améliorer la situation de la production en augmentant le financement unitaire des oeuvres. Les télévisions ont ainsi amélioré leur participation au coup par coup. Par ailleurs, la réduction de la durée des droits permettra à terme une meilleure circulation de l'audiovisuel français. Mais cela ne veut pas dire que l'enveloppe globale de financement soit plus importante. Si le cadre réglementaire ne permet pas d'augmenter substantiellement le financement, qu'en est-il de la publicité ? Les recettes publicitaires de la télévision française sont nettement moins importantes que celles des autres grands pays européens puisque globalement elles s'élèvent à 3,5 milliards d'euros. En Allemagne, on parle de 5 milliards d'euros et en Angleterre de 6,5 milliards d'euros. Ce qui signifie qu'il existe un immense gisement de ressources inexploitées. Dans cette perspective, il est certain que l'assouplissement du cadre réglementaire serait une bonne chose. Je pense notamment à l'évolution des secteurs interdits de publicité qui permettrait d'apporter de nouvelles ressources. A terme, on estime que l'ouverture totale des secteurs devrait au moins rapporter 300 millions d'euros. Autant de profits nouveaux qui tomberont dans l'escarcelle des grandes chaînes privées. Ne craignez-vous pas que ces nouvelles recettes aillent à des produits d'appel fort comme le sport plutôt qu'à la production audiovisuelle ? Ce serait regrettable d'autant que cela conduirait immanquablement à une inflation de ces droits. Les chaînes n'ayant pas le besoin absolu d'augmenter leurs marges bénéficiaires, nous pensons donc qu'il serait bon de partager les nouveaux gains. Entre les producteurs et, pourquoi pas, les secteurs qui seraient pénalisés par cette ouverture. Je pense notamment à la presse et à la radio. Quelles pourraient être les modalités d'un tel partage ? I l faudrait imaginer une péréquation vertueuse qui laisserait aux diffuseurs télévisuels la moitié de ces nouvelles recettes et permettrait de redistribuer le reste. En ce qui concerne la production, il me semble que la forme la plus pertinente et la plus simple serait l'amélioration de l'alimentation du Cosip par l'augmentation de la taxe sur les télévisions. 
&lt;P&gt;Propos recueillis par Paule Gonzales 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Bourse et marché des changes&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 429 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527LF20030527_2FIG0101&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>HANDICAPES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17643</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lc.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;La Croix&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;SOCIETE, mardi 27 mai 2003, p. 7 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;L'emploi des personnes handicapées doit être « la règle ». INSERTION. Un rapport propose un dispositif novateur pour permettre aux personnes handicapées d'accéder au marché du travail.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;GOMEZ Marianne 
&lt;P&gt;Le rapport de Marie-Claude Lasnier est on ne peut plus clair, notre politique doit changer, non pas à la marge, mais de façon radicale. Elle proposera ce matin à ses collègues du Conseil économique et social une refonte globale de la législation, afin que l'emploi des personnes handicapées soit désormais « la règle et non plus l'exception ». 
&lt;P&gt;Le portrait type de la personne handicapée est « un homme, âgé de 40 ans et plus, peu qualifié et rencontrant (.) des difficultés spécifiques dans l'accès à la formation et à l'emploi, d'un niveau de qualification inférieur ou égal au CAP/BEP ». Le tableau n'est pas brillant. Alors que le risque d'être à la recherche d'un emploi est de 9 % pour la population française, il grimpe à 26 % pour les travailleurs handicapés. Cette population active compte 840 000 personnes. 622 000 exercent un emploi, dont 100 000 dans le milieu protégé, c'est-à-dire dans des ateliers protégés ou des centres d'aide par le travail (CAT), et 219 000 sont inscrits à l'ANPE, « un nombre en progression constante ». Alors que la loi de 1987 fait obligation aux entreprises de plus de 20 salariés et aux administrations d'embaucher 6 % de travailleurs handicapés, « on dépasse difficilement les 4 % », un taux « stable depuis maintenant dix ans ». Les plus mauvais élèves sont les structures de taille moyenne et l'État. Il faut donc passer à la vitesse supérieure avec « des mesures spécifiques de discrimination positive ». 
&lt;P&gt;Pour y parvenir, le rapport propose une loi de programmation pluriannuelle et une refonte globale du dispositif actuel. Il demande notamment à l'État de se « réinvestir » dans la politique d'insertion et de s'acquitter des mêmes obligations que le privé vis-à-vis de l'emploi de personnes handicapées. Actuellement, par exemple, le secteur public n'est pas sanctionné s'il déroge aux 6 % d'emplois fixés par la loi. 
&lt;P&gt;Ne pas cantonner les salariés handicapés à certains métiers 
&lt;P&gt;Le Conseil économique et social fait ensuite des propositions pour lever les nombreux obstacles qui empêchent les handicapés d'accéder à un emploi. Celles-ci passent notamment par la revalorisation de la formation, suggérant même « la réservation de places dans les organismes de formation ou l'enseignement professionnel », afin de s'assurer que la formation couvre bien tous les besoins des entreprises et que les salariés handicapés « ne restent pas enfermés dans certains types de fonctions ». 
&lt;P&gt;Enfin, et c'est la partie la plus novatrice, le rapport suggère plusieurs pistes pour ouvrir le marché du travail ordinaire aux handicapés. Actuellement, explique-t-il, non seulement les CAT et ateliers protégés veulent garder leurs meilleurs éléments, mais un handicapé partant travailler en entreprise ne peut pas réintégrer le milieu protégé s'il échoue. Il faut, au contraire, instaurer un « droit au retour », tout en développant les possibilités de travail protégé (à mi-temps, par exemple) en milieu ordinaire. Et pourquoi pas, désigner un tuteur qui aidera le handicapé à se faire une place au sein de l'entreprise. Enfin, l'auteur propose une mise à plat de la liste des professions exclues de l'obligation d'emploi : en fonction de quoi, se demande-t-elle, le handicap est-il encore considéré comme incompatible avec un poste de vendeur dans un grand magasin ? 
&lt;P&gt;Toutes ces propositions vont dans le sens de ce que souhaitent les associations. Reste à voir l'usage qu'en fera le gouvernement, dont le projet devrait être présenté en conseil des ministres en juin. 
&lt;P&gt;Marianne GOMEZ 
&lt;P&gt;Pour en savoir plus 
&lt;P&gt;Le rapport et le projet d'avis présentés sur « l'insertion professionnelle en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap » peuvent être consultés dès aujourd'hui sur notre site Internet (www.la-Croix.com). La Croix propose également un forum sur les personnes handicapées. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Anecdotes/Société&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Droits et libertés; Personnes handicapées&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - La Croix :&lt;/B&gt; HANDICAPE; INSERTION SOCIALE; EMPLOI; RAPPORT&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - La Croix :&lt;/B&gt; FRANCE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Nom(s) propres(s) :&lt;/B&gt; LASNIER Marie-Claude&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 455 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 la Croix. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527LC0030527LC_inx036&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>COMMERCE EQUITABLE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17642</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lc.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;La Croix&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;ECONOMIE-FINANCES, mardi 27 mai 2003, p. 7 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le commerce équitable à la conquête des Français. CONSOMMATION. Les opérations de sensibilisation se multiplient pour convaincre les Français, encore très à la traîne. Versailles, de notre correspondante.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;TESSIER Pascale 
&lt;P&gt;Les associations organisatrices de la troisième Quinzaine du commerce équitable se disent confiantes. Elles ressentent une prise de conscience durable et une reconnaissance. Il est vrai que, durant une semaine, le centre commercial Parly II du Chesnay (Yvelines) leur a offert l'un de ses meilleurs emplacements. Les organisateurs voient là un signe : « Impensable auparavant », pour eux, d'imaginer qu'on leur permette « de mêler au luxe une certaine misère ». En revanche, ils ont amèrement constaté que dans ce département qu'ils croyaient « privilégié et sensibilisé », la méconnaissance du commerce équitable était manifeste : « 60 % des personnes que nous interrogeons n'en ont jamais entendu parler. » 
&lt;P&gt;Celles-ci assimilent fréquemment le commerce équitable à l'agriculture biologique, plus connue, à l'égard de laquelle ils ont moins de préjugés. Sans doute parce qu'elle s'est fait une place dans la grande distribution et a dans les esprits un lien avec la santé, plus facile à identifier. Comme lui, le commerce équitable a bénéficié de l'inquiétude des consommateurs sur l'origine des aliments, liée aux affaires de la vache folle ou d'organismes génétiquement modifiés. Mais ces acheteurs-là veulent aussi être des acteurs : si l'aspect qualitatif est le plus souvent évoqué pour justifier l'achat, plus de 5 % d'entre eux avouent que leur motivation première est « de faire un geste en direction de petits producteurs pauvres ». 
&lt;P&gt;« Acheter éthique » répond d'abord à une démarche humanitaire 
&lt;P&gt;Car cette démarche humanitaire a un prix : les produits du commerce équitable sont souvent plus chers que ceux du commerce traditionnel, à qualité équivalente. L'aspect gustatif ne peut donc suffire à justifier l'achat. D'ailleurs, ceux qui connaissent le commerce équitable sans y adhérer, justifient leur refus pour des raisons de budget. Ils s'opposent alors à de récentes études qui ont démontré que les Européens faisaient « des choix de plus en plus éclairés » et qu'ils étaient « disposés à payer plus cher si le produit respecte des critères importants à leurs yeux ». Avec 40 centimes annuels dépensés par habitant, les Français sont encore de piètres « consomm'acteurs », face aux Néerlandais (2,15 Euro) ou aux Suisses (6,75 Euro). 
&lt;P&gt;Pourtant, toutes les enseignes de la grande distribution proposent au moins l'un des produits du commerce équitable (le café) et certaines, une offre complète. C'est là - en invoquant la proximité et des prix modérés - que s'effectue la plus grande part des achats éthiques, même si celle des boutiques spécialisées n'est pas négligeable. Le consommateur est le plus souvent une consommatrice, âgée de moins de 60 ans et encore plus sensibilisée à la qualité nutritionnelle du produit, si elle a entre 25 et 59 ans. Au-delà, des études ont prouvé que c'était le concept humanitaire qui suscitait l'achat. 
&lt;P&gt;L'aspect qualitatif des produits n'est jamais critiqué. Juste, parfois un problème personnel de goût. Cependant, pour fidéliser ses consommateurs ponctuels, le commerce équitable devra accroître sa notoriété, notamment sur la richesse de sa gamme. Car les acheteurs de café savent rarement que le commerce équitable propose aussi du chocolat, du riz, de la confiture, des épices, des bananes, du vin, et même de l'habillement et des objets de décoration. 
&lt;P&gt;Pascale TESSIER 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Agriculture et services connexes; Santé publique et condition physique&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - La Croix :&lt;/B&gt; COMMERCE; ECONOMIE SOCIALE; FRANCAIS&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - La Croix :&lt;/B&gt; FRANCE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 405 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 la Croix. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527LC0030527LC_inx035&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>GREVES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17628</link> 

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 &lt;FONT face=Arial size=4&gt;Greve Bien Suivie Dans L'education Nationale&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;
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&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;IMG height=300 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/reuters_ids/20030527/i/1335226311.jpg&quot; width=450&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;&lt;FONT face=Arial size=-1&gt;La grève à l'Education nationale a été marquée par une forte mobilisation mardi. Selon le ministère, en moyenne nationale, la grève a été suivie par 23% à 46% des personnels, selon les catégories, des taux nettement plus élevés que lors de la grève précédente, le 22 mai (de 14,5% à 39,9%). /Photo prise le 22 mai 2003 /REUTERS/Christine Grunnet&lt;BR&gt;• (Reuters - &lt;SMALL&gt;mardi 27 mai 2003, 13h42&lt;/SMALL&gt;)&lt;/FONT&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=-1&gt;&lt;IMG height=11 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/de/icon/s/right.gif&quot; width=11&gt; &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/phart/*http://fr.news.yahoo.com/030527/85/37zy2.html&quot;&gt;&lt;B&gt;Lire l'article associé&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Photos&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/r/retraites_ph.html&quot;&gt;Dossier des retraites&lt;/A&gt; &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Photos&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/e/education_ph.html&quot;&gt;Éducation&lt;/A&gt; &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/CENTER&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RMI-RMA</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/27#17626</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;DOSSIER &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://economie3.monblogue.com/categorie/1428&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;RMI-RMA&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT size=1&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;RMI: François Fillon veut &quot;donner un nouveau souffle&quot; à &lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;l'insertion&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica size=2&gt;
&lt;P&gt;PARIS (AP) - Dans RMI, le gouvernement veut mettre l'accent sur le &quot;i&quot; de l'insertion. Devant les sénateurs, le ministre des Affaires sociales François Fillon a défendu lundi le projet de loi créant le &quot;revenu minimum d'activité&quot; (RMA), destiné à &quot;donner un nouveau souffle&quot; à l'insertion.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le texte de 41 articles examiné en première lecture au Sénat repose sur une idée simple, résumée pendant la campagne présidentielle par Jacques Chirac: pour encourager le retour au travail, &quot;toute reprise d'activité doit s'accompagner d'une hausse des revenus&quot; pour le RMiste.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avec le RMA, un allocataire pourra donc cumuler une allocation forfaitaire du RMI de 411,7 euros et un complément à la charge de l'employeur. Ce complément doit représenter 20 heures hebdomadaires de travail payées au SMIC, soit 136,6 euros brut. Le tout devrait &quot;améliorer les gains de l'allocataire d'environ 50%&quot;, a estimé lundi François Fillon.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Reste que, comme le soulignent les associations, le texte interdit tout cumul du RMA avec un autre revenu, contrairement au RMI actuel. Contrat à durée déterminée à mi-temps d'un maximum de 18 mois, ce contrat n'encouragera pas vraiment à la reprise d'activité, selon elles.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Critiquant un &quot;CES au rabais&quot;, le sénateur socialiste Gilbert Chabroux a ainsi souligné lundi que la rémunération du Contrat-emploi-solidarité est &quot;bien supérieure à celle du RMA&quot;. C'est &quot;un contrat à peu près aussi coûteux que le CES mais offrant moins de garanties et de revenu&quot;, a-t-il résumé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il s'agit de mettre en oeuvre une &quot;transition entre un revenu d'assistance et l'emploi ordinaire&quot;, s'est défendu le ministre des Affaires sociales.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le RMA &quot;ne se substitue pas aux contrats aidés en vigueur&quot;, a-t-il affirmé. Sorte de &quot;réentraînement indispensable après plusieurs années d'inactivité&quot;, il &quot;crée simplement un nouveau chemin vers l'activité en élargissant la gamme des étapes vers l'emploi aidé ou de droit commun&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Revenu minimum d'activité s'adresse en effet aux personnes qui touchent depuis plus de deux ans le RMI, soit plus de la moitié des plus d'un million d'allocataires actuels du RMI. Un critère que la majorité sénatoriale souhaiterait ramener à un an pour toucher le maximum d'allocataires.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Côté UMP, on s'inquiétait surtout lundi du transfert de la gestion du RMI et du RMA aux départements, également prévu par le projet de loi. Les conseils généraux se verront ainsi confier, 15 ans après la création du Revenu minimum d'insertion par le gouvernement Rocard, la responsabilité et le financement du RMI. Les conditions d'accès au RMI ainsi que son barème resteront cependant fixés au plan national.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;François Fillon, qui estime à &quot;4,5 millions d'euros&quot; le coût de ce transfert de compétence, prévoit de compenser cette charge nouvelle par une quote-part de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui reste encore à préciser.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les départements, eux, craignent déjà que ces charges nouvelles ne s'accompagnent pas du transfert de ressources correspondant. Une inquiétude largement relayée lundi par les sénateurs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Valéry Letard (Union centriste) a ainsi déploré &quot;le manque actuel de certitudes sur le financement exact&quot; de la réforme, alors qu'Aymeri de Montesquiou (Rassemblement démocratique et social européen) avertissait François Fillon que son groupe n'approuverait le texte &quot;qu'une fois que vous nous aurez apporté les garanties nécessaires quant aux transferts financiers vers les départements&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans un communiqué publié lundi, Agir contre le chômage, l'Association pour l'emploi, l'information et la solidarité, ainsi que le Mouvement national des chômeurs et précaires se sont par ailleurs inquiétés que la gestion du RMI/RMA soit désormais placée dans les seules mains des présidents de conseils généraux, sans réels contre-pouvoirs. AP&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;co/mw&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/121/&quot;&gt;France &lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030526/5/37yli.html&quot;&gt;Les agriculteurs français manifestent contre le projet de réforme de la PAC&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030526/202/37ykh.html&quot;&gt;Au moins 18.000 paysans manifestent en France contre la réforme de la PAC&lt;/A&gt; (AFP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/HU.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;l'Humanité&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Société, mardi 27 mai 2003, p. 10 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;RMI-RMA. Quarante associations, engagées dans la lutte contre l'exclusion, dénoncent le projet de loi gouvernemental.&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Un projet bouclé sans aucune concertation 
&lt;P&gt;Dos Santos, Armanda 
&lt;P&gt;Quinze ans après la création du revenu minimum d'insertion (RMI), un projet de loi &quot;portant décentralisation du RMI et créant un revenu minimum d'activité (RMA)&quot; est en débat au Parlement. Son élaboration n'ayant fait l'objet d'aucune concertation avec les associations engagées sur le terrain, celles-ci, réunies dans le collectif Alerte - entre autres : Emmaüs France, le Secours catholique, Médecins du monde, FNARS, ou encore Solidarités nouvelles face au chômage -, se sont mobilisées contre ce texte, déjà examiné en Conseil d'État et avant adoption par le Conseil des ministres. Le procédé autoritaire du gouvernement est d'autant plus intolérable que ce projet concerne un sujet sensible, complexe, dont dépendent les moyens d'existence de nombre de personnes défavorisées. Les associations demandent aujourd'hui le report de la loi qui, selon elles, &quot;ne répond pas à une ambition sociale&quot;, n'est pas &quot;à la hauteur des enjeux&quot; et n'est en rien l'&quot;articulation nécessaire entre l'exclusion, l'activité, l'insertion et l'emploi&quot; qu'elle est censée être. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Crainte des associations&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;D'une durée hebdomadaire de vingt heures (minimum), renouvelables deux fois (18 mois maximum), ce nouveau contrat de travail (RMA) s'adresse à des personnes allocataires du RMI depuis deux ans et associe deux outils financiers : l'allocation du RMI, à laquelle s'ajoute un complément versé par l'employeur. Le total devant, au minimum, atteindre le SMIC. Ce projet confie aux départements la responsabilité et le financement du RMI. 
&lt;P&gt;Pour les associations, les questions importantes comme l'harmonisation des minima sociaux, la simplification des dispositifs d'emplois aidés ont tout simplement été mises de côté. Elles insistent pour que soit mis en place &quot;un système sérieux et novateur&quot; de contrôle de l'évaluation, dans &quot;des conditions de transparence qui ne sont pas toujours la règle s'agissant des relations entre l'État et les conseils généraux&quot;. Si le collectif salue le fait que la gestion de l'allocation reste confiée aux CAF, il souligne en revanche que le RMI décentralisé apparaît déconnecté des autres politiques locales : la politique de l'emploi qui relève de l'État, le soutien à l'activité économique qui dépend de la région et les politiques infra-départementales telles que les PLIE, etc. Les associations craignent, par ailleurs, que le RMI ne soit plus un véritable droit garanti car il deviendrait trop conditionnel et excessivement contraignant. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Une occasion manquée&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Les bénéficiaires risquent de se trouver pris entre deux contraintes : la fin du bénéfice du RMI s'ils ne signent pas le contrat que leur propose le référent, mais aussi la suspension du RMI s'ils ne parviennent pas à honorer le contrat signé. 
&lt;P&gt;Décevant, ce projet reste, dans son état actuel, une occasion manquée &quot;car il ne vient pas réformer les véritables défauts actuels du RMI (problème des moins de vingt-cinq ans, des demandeurs d'asile, et absence de cohérence des minima sociaux)&quot;, souligne le collectif Alerte. Celui-ci demande, en outre, que soit maintenue l'obligation financière des 17 %, et que la loi prévoie l'élaboration d'un cahier des charges national sur l'utilisation de ces 17 % par les départements. Concernant les demandeurs d'asile, victimes aujourd'hui d'une extrême pauvreté, les associations souhaitent qu'ils se voient reconnaître, enfin, le droit à l'allocation du RMI et le droit au travail. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Illustration(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;AFP 
&lt;P&gt;De nombreuses associations viennent en aide aux démunis, comme ici à Falaise. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Anecdotes/Société&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Lois et règlements&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 416 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 l'Humanité. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527HU0028&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INTERVIEW DE COPE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/26#17551</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;Le porte-parole du gouvernement estime que «notre pays a perdu l'habitude de vivre avec bonheur les réformes structurelles» &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Copé : «Les objectifs sont clairs et le cap tenu» &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Propos recueillis par Rémi Godeau, Béatrice Taupin et Philippe Reclus &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[26 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;LE FIGARO ÉCONOMIE. – Le gouvernement fait des retraites un test de sa capacité à réformer. Face à la multiplication des mouvements sociaux, pouvez-vous lâcher du lest ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Jean-François COPÉ. – &lt;/B&gt;L'objectif n'est ni d'accélérer ni de ralentir le rythme des réformes. Pour chacune d'entre elles, le gouvernement a fixé un calendrier spécifique. Sur les retraites, nous en sommes à la décision. Le temps de l'écoute et du dialogue social a donné lieu à des améliorations très significatives. Sur la décentralisation, après la phase constitutionnelle et les lois organiques, nous sommes au milieu de la phase d'élaboration du texte. Il n'a pas vocation à être adopté avant l'automne, et son application, notamment sur les transferts de personnel, sera progressive, comme l'a été la réforme de 1982 qui s'est échelonnée jusqu'en 1986. Vous voyez, les objectifs sont clairs et le cap tenu. Reste à élaborer les modalités, c'est tout l'objet du dialogue. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Après neuf mois de ce qu'on pourrait qualifier d'attentisme, ne regrettez-vous pas un télescopage de réformes structurelles ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Je refuse cette analyse ! Pendant neuf mois, le gouvernement n'est pas resté l'arme au pied : assouplissement des 35 heures, aménagement de la loi de modernisation sociale, baisse des impôts, création d'un contrat sans charge, loi Dutreil, simplification administrative... Ce sont des chantiers importants, indispensables pour préparer le rebond de la croissance ! Et puis que n'aurait-on pas entendu si le gouvernement avait fait le choix d'une réforme des retraites à la hussarde ? Nous avons fait campagne sur la société de confiance et sur le retour du dialogue social. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La quasi-stagnation économique ne rend-elle pas votre tâche plus difficile ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Bien sûr, nous aurions aimé trouver une conjoncture plus dynamique et, après les années de croissance exceptionnelle dont les socialistes ont bénéficié, une situation budgétaire plus saine... C'est la loi du genre quand la droite revient au pouvoir. J'ajoute qu'ajourner des réformes au prétexte d'une mauvaise conjoncture ne serait pas raisonnable. Contrairement à d'autres pays, la France conserve une croissance positive. Et le gouvernement n'y est pas pour rien : sans baisse des prélèvements obligatoires, notre économie serait aujourd'hui en récession. Les choix de notre politique économique ont porté. Au premier trimestre, le PIB a progressé de 0,3%. Regardez la consommation et l'investissement ! Les signes de frémissement sont là. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Pourtant, les recettes fiscales seront moindres qu'escompté. L'idée d'un collectif budgétaire est-elle écartée ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Oui. En mettant en réserve dès janvier 4 milliards d'euros de crédits, le gouvernement a appliqué un principe de précaution jamais connu jusqu'à présent. Finies les coupes faites en catastrophe en octobre. Cette innovation démontre notre capacité à exercer un pilotage fin, en toute transparence. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Avez-vous les moyens budgétaires de poursuivre la baisse des impôts ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Il faut le faire pour la bonne raison que stopper l'allégement des prélèvements perturberait les anticipations des agents économiques en matière de consommation et d'investissement. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Quand vous parlez de baisses des prélèvements, cela vaut-il aussi pour l'assurance-maladie ? Une éventuelle prolongation de la CRDS (dette sociale) pour apurer les 16 milliards de déficit 2002-2003 ne serait-elle pas une hausse des prélèvements ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Je le répète, il y a nécessité d'engager les réformes dans un contexte de baisse des prélèvements. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Réduire les impôts sans diminuer le déficit budgétaire incite les agents à penser que le mouvement sera éphémère...&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;C'est pourquoi nous nous sommes engagés à poursuivre les deux objectifs. Certes, 2003 aura été une année de transition. Mais il fallait bien payer les factures laissées par nos prédécesseurs, 35 heures, APA, CMU... tout en finançant nos priorités. La Commission de Bruxelles a compris notre message. Nous souhaitons rester fidèles à l'esprit du pacte de stabilité tout en respectant les engagements pris devant les Français. Mais pas question d'assainir nos comptes par une cure d'austérité à base de hausses fiscales ! Notre but n'est pas de mourir guéri... En clair, nous avons décidé de maîtriser nos finances publiques à un rythme compatible avec nos engagements politiques. Les réformes de structure engagées prouvent notre volonté d'agir. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Y compris sur les effectifs de la fonction publique ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Sur ce sujet, le premier ministre a toujours refusé une approche quantitative. Il faut raisonner par mission et se demander à chaque fois quels doivent être les effectifs adéquats pour la bonne application du service public. C'est cela la réforme de l'Etat ! Elle s'accompagnera d'une vraie politique de ressources humaines et d'une amélioration de la gestion des carrières. Les fonctionnaires sont demandeurs de plus de mobilité, de plus de considération... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le gouvernement annonce des économies drastiques pour le prochain budget. Concrètement, cela signifie quoi ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Le projet de budget pour 2004 est en préparation, il est donc trop tôt pour être précis. Mais le cadrage a été clairement fixé : l'Etat ne dépensera pas un euro de plus l'an prochain. Nous sommes sans ambiguïté dans une logique de maîtrise des dépenses publiques. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Mais, plus concrètement, en quoi consistera l'amélioration des performances de l'Etat ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Prenons donc un exemple concret : la mission de sécurité publique. La loi de programmation sur la sécurité n'est pas qu'une loi de moyens. Des crédits supplémentaires ont certes été débloqués car il fallait pallier un sous-investissement chronique. Dans les commissariats, des véhicules étaient immobilisés faute d'entretien, les gilets pare-balles manquaient... Le gouvernement a décidé d'embaucher et d'investir. Mais, parallèlement avec l'objectif de faire reculer la délinquance, il a engagé une redistribution territoriale entre policiers et gendarmes. C'est une révolution ! Enfin, un décret vient de définir une nouvelle doctrine d'emploi des forces : présence sur le terrain, horaires... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Soit, mais votre exemple concerne un ministère prioritaire dont les moyens ont augmenté...&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Mais je peux aussi vous parler du ministère de l'Economie qui s'est lancé dans un processus de modernisation sans précédent. Ou de l'Education nationale. Cet exemple prouve que les crédits supplémentaires ne font pas tout. En dix ans, les moyens financiers et humains de l'éducation ont considérablement augmenté. Et, pourtant, les manifestations le montrent, nous assistons à une crise matérielle et morale profonde. Notre projet de décentralisation des postes techniques doit y apporter un début de réponse. Permettez-moi de rappeler que la décentralisation des Toss dans les écoles primaires, qui remonte à un siècle, fonctionne remarquablement et n'a jamais été remise en cause. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Alors d'où vient l'actuel malaise des enseignants ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Voilà des années que notre pays a perdu l'habitude de vivre avec bonheur les réformes structurelles. D'où le réflexe de peur, voire de conservatisme, exprimé ici ou là. Il ne faut pas non plus négliger le fantastique travail de désinformation de certains syndicats qui ne sont pas exempts d'arrière-pensées. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La restauration de l'attractivité du site France est-elle toujours une priorité gouvernementale ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Absolument. Je dirais même qu'elle en constitue le fil rouge. Tout en menant les grands chantiers sur les retraites, l'éducation, la décentralisation et le système de santé, Jean-Pierre Raffarin lancera à l'automne un mouvement important de modernisation des dispositifs d'innovation et de recherche. Le texte pourrait prendre effet dès 2004. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La Banque centrale européenne ne semble pas s'alerter du niveau de l'euro face au dollar. Et vous ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Le gouvernement n'a pas l'habitude de faire de commentaire sur la politique monétaire menée par la BCE. Cela dit, je trouve les débats sur le niveau de l'euro un peu décalés. Il faut rappeler que l'euro fort a aussi des effets positifs. Et en particulier sur les prix des importations. Cette appréciation nous a, par exemple, épargné une flambée des cours du pétrole avant le conflit en Irak. J'ajoute que, lorsqu'un Etat engage des réformes de structures, avoir une monnaie forte constitue plutôt un élément de stimulation. &lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INDUSTRIE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/26#17547</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=GTIT&gt;350 millions d'euros pour relancer les régions grâce à des contrats de sites &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Avec AFP&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[26 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Le gouvernement Raffarin a approuvé douze contrats de sites, pour un total de 350 millions d'euros, visant à revitaliser des régions touchées par des restructurations industrielles, lors d'un comité interministériel aujourd'hui à Matignon.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il espère, par cet ensemble de mesures, créer 7.000 à 8.000 emplois d'ici 2006 dans les zones concernées, a précisé Matignon à l'issue d'un Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) consacré à l'accompagnement des plans sociaux.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ces contrats de sites, initiés le 28 janvier après la faillite de l'usine Metaleurop dans le Nord, visent à associer moyens de l'Etat et des collectivités territoriales afin d'aider à la reconversion de bassins d'emplois touchés.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le CIADT, le deuxième du gouvernement Raffarin depuis le 13 décembre 2002, a confirmé quatre contrats de sites engagés ces dernière semaines à Lens (Metaleurop), Longwy (Daewoo), Romorantin (Matra automobile) et Angers (ACT, TRW et habillement) pour un total de 113 millions d'euros.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il s'est aussi engagé à revitaliser sept territoires touchés par la restructuration du groupe d'armement terrestre Giat Industries, à savoir les bassins de Bourges, Tulle, Vichy-Cusset, Roanne, Saint-Etienne/Saint-Chamond, Tarbes et Toulouse.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ce programme de mobilisation s'élève à 127 millions d'euros, y compris un engagement de Giat Industries à hauteur de 45 millions d'euros, et vise à créer 5.000 emplois.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le CIADT a par ailleurs approuvé un programme d'appui aux bassins textiles des Vosges et de l'Aube, à hauteur de respectivement 70 millions et 32 millions d'euros.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il a également confirmé son souhait qu'un tiers au moins des activités de la nouvelle Agence française pour le développement international des entreprises (CFCE-UBIFRANCE) soit implanté à Marseille qui doit devenir le centre d'expertise et de conseil à l'exportation des PME du sud de la France.&lt;BR&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>AGRICULTURE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/26#17542</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#0066cc size=2&gt;POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Les agriculteurs se mobilisent contre Bruxelles &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD style=&quot;FONT-SIZE: x-small&quot;&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000&gt;&lt;B&gt;Les paysans descendent aujourd'hui dans les rues de plusieurs villes de province pour s'opposer au projet de réforme de la PAC étudié par l'Union européenne. Ils craignent une forte baisse de leurs revenus. &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;ALORS que le Conseil des ministres européens de l'Agriculture se réunit aujourd'hui pour examiner le projet de réforme de la Politique agricole commune, les syndicats d'agriculteurs et 55 associations de consommateurs, de protection de l'environnement, appellent à de fortes manifestations en France et à Bruxelles. « Ce n'est pas une opposition de principe à la réforme proposée par le commissaire Fischler. C'est une opposition de survie », précise Jean-Michel Lemetayer, patron de la FNSEA, qui compte mobiliser ses troupes aujourd'hui dans quatre villes : à Laval (Mayenne), Montauban (Tarn-et-Garonne), Saint-Etienne (Loire) et Sierck-les-Bains (Moselle), à la frontière belgo-luxembourgeoise où des agriculteurs européens devraient se joindre aux Français. Cette réforme de la PAC, soutenue par la Grande-Bretagne, comprend deux dispositions majeures. D'une part l'abandon des aides directes aux agriculteurs en fonction de leur production ou du nombre de bêtes, au profit de subventions en proportion de la surface d'exploitation. Objectif : privilégier une agriculture soucieuse de l'environnement aux dépens d'une agriculture productiviste. D'autre part, diminuer les prix d'intervention sur le lait et les céréales et réduire ainsi le prix des produits européens sur les marchés mondiaux. Après dix mois de discussions, le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, a indiqué aux Jeunes Agriculteurs réunis en congrès la semaine dernière que, puisque « dix pays européens plus l'Allemagne » étaient contre cette réforme, « la balle était maintenant dans le camp de la Commission ». &lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;B&gt;C rise de surproduction &lt;/B&gt;&lt;/I&gt;Les agriculteurs redoutent que l'ouverture totale des marchés prônée par la Commission européenne et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) n'aggrave encore les crises de surproduction pour le porc, la volaille, les fruits et légumes. « Nous nous opposons à cette casse de l'agriculture européenne dont on veut aligner les prix sur le niveau mondial, sans tenir compte des exigences de qualité, de sécurité alimentaire et environnementales que réclament aujourd'hui les consommateurs », clame encore Jean-Michel Lemetayer. Le patron de la FNSEA n'hésite plus à prôner un protectionnisme européen pour l'agriculture : « Contre la mondialisation sauvage, il faut régionaliser les marchés. C'est d'ailleurs la seule façon de protéger les paysans des pays du Sud. » Première bénéficiaire de la PAC, la France est soupçonnée par ses collègues européens de vouloir conserver ses privilèges. Un sommet européen doit se tenir les 11 et 12 juin prochain à Luxembourg. D'ici là, les chances d'aboutir à un compromis paraissent réduites. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=2&gt;Jean Darriulat &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , lundi 26 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>SUISSE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/26#17523</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La Suisse veut faire passer l'âge de la retraite de 65&amp;nbsp;à &lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;67&amp;nbsp;ans&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica size=2&gt;A l'instar de nombreux autres pays européens, la Suisse n'est pas épargnée par le vieillissement de sa population et de ses conséquences sur le financement des retraites. Après avoir étudié les résultats d'une série de rapports commandés par le gouvernement sur le sujet, le président suisse et ministre de l'Intérieur du pays, Pascal Couchepin, vient d'émettre plusieurs propositions, qui, déjà suscitent de vives critiques dans l'opinion publique. &lt;BR&gt;La mesure phare du projet suisse : faire passer l'âge de la retraite de 65&amp;nbsp;ans à 66&amp;nbsp;ans en 2015&amp;nbsp;à 67&amp;nbsp;ans en 2025. La Suisse résoudrait ainsi un tiers du problème de financement des retraites. Pour Pascal Couchetin, l'augmentation de l'espérance de vie rend «légitime» cette mesure. Deuxième proposition annoncée par le président : la réduction des pensions. Enfin, troisième mesure préconisée : une hausse de 2,1&amp;nbsp;points de la TVA jusqu'en 2025&amp;nbsp;et 3,6&amp;nbsp;points en 2040. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SMALL&gt;Copyright © Tous droits de reproduction et de représentation réservés (2003) - Les Echos - www.lesechos.fr&lt;/SMALL&gt; 
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.yahoo.com/partners/lesechos2/?http://www.lesechos.fr/&quot;&gt;Plus d'infos avec Les Echos&lt;/A&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>UE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/25#17418</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=440 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S471 style=&quot;LINE-HEIGHT: normal&quot; align=left colSpan=3&gt;Bruxelles et les régions soutiennent les PME &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_blanc.gif&quot; width=440&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=190&gt;&lt;IMG height=140 alt=&quot;epargne tirelire cochon&quot; src=&quot;http://up.tf1.fr/mmdia/100/101/25/215625-50.JPG&quot; width=190&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=40 background=/img/news/bgd_pointille_vertical_v2.gif&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=203&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S63 colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=S63&gt;Les difficultés des PME à financer leur développement sont accentuées par une crise boursière qui n'en finit pas, et une défiance à l'égard de l'investissement par les particuliers. Face à ce marasme, les régions et Bruxelles réagissent.&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=14 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=203&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S531 align=right colSpan=2&gt;Mis en ligne le 23 mai 2003 &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=center colSpan=3&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/news/News-V2-pointillés.gif&quot; width=440 vspace=5&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=440&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=440 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Un sondage récent a montré que 59% des jeunes Français interrogés ont affirmé ne pas souhaiter créer leur propre entreprise, alors que seulement 4% répondent &quot;oui et je pense que je le ferai très vite&quot;. Ces chiffres alarmants mettent en exergue la réputation difficile que garde le métier d'entrepreneur dans l'Hexagone, alors que les PME sont le vivier de dizaines de milliers d'emplois chaque année. Si le parcours de créateur d'entreprise tient parfois plus du parcours du combattant que de la promenade de santé, des dizaines de créateurs d'entreprises innovantes tentent l'aventure. Pour les aider, les régions se mobilisent, et regroupent des compétences pointues, en matière de financement ou de conseil &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'exemple de Start West, &quot;Rencontres du Capital et de l'Innovation&quot; illustre la volonté de la région &quot;grand Ouest&quot;&amp;nbsp;et des Centres européens d'entreprises et d'innovation (CEEI) de permettre l'envol de PME&amp;nbsp;appartenant à des&amp;nbsp;secteurs d'activité variés. Dans une ambiance nettement plus sereine, et studieuse, que les &quot;first Tuesday&quot; de l'époque flamboyante des projets sur le web, des investisseurs ont rencontré et jaugé des managers pragmatiques, venus lever des fonds. Leurs demandes étaient très variables et allaient de quelques centaines de milliers d'euros, correspondant à l'amorçage de l'activité,&amp;nbsp;à plusieurs millions pour, par exemple, partir à la conquête de marchés à l'export.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Quatre projets primés&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le 15 mai dernier, depuis le Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers, quatre projets illustrant la variété et la maturité des projets innovants présentés sur cette manifestation, ont été primés. Les porteurs des projets Biocydex (biotech/santé), Dolphian (NTIC), Alsim (mécatronique) et E-Mage-In (agro-alimentaire) ont pu recevoir leur prix des mains de M. Claude Moreau, vice-président du Conseil régional du Poitou-Charentes. Depuis le 15 avril,&amp;nbsp;un comité de sélection&amp;nbsp;composé d'experts issus de l'Anvar, des régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, du cabinet Deloitte &amp;amp; Touche, et de France Technopoles Entreprises Innovation, avait retenu 40 projets&amp;nbsp;sur les 71 présentés. Les cinq critères retenus pour la sélection des projets étaient : le potentiel de l'équipe, le positionnement produits/marchés, l'innovation, le réalisme du plan de financement et la cohérence du business model. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Bruxelles veut ausssi aider les PME&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La Commission européenne n'est pas en reste, et propose de faciliter l'octroi d'aides publiques à la recherche pour les PME européennes, en renonçant à exercer son droit de contrôle préalable sur certains types de subventions. Les Etats membres pourraient ainsi verser librement aux PME des subventions allant jusqu'à 100% des dépenses en matière de recherche fondamentale, 60% des dépenses en matière de recherche industrielle (axée sur le marché), et 35% des dépenses de développement (stade précommercial), selon le nouveau règlement (législation européenne) proposé par la Commission. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&quot;L'exemption de notification proposée permettra de supprimer les tâches administratives inutiles et facilitera l'utilisation des fonds (publics) alloués à la recherche&quot;, a expliqué le Commissaire européen à la Recherche, Philippe Busquin. En règle générale, les subventions publiques versées aux entreprises font l'objet d'une autorisation préalable de Bruxelles, qui veille à ce que ces aides ne provoquent pas de distorsions de concurrence. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Gageons que ces dispositions publiques et ces initiatives privées permettront à des centaines de PME de prendre leur envol, et de créer des dizaines, voire des centaines de milliers d'emplois viables. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>FERRROUTAGE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/25#17415</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;SNCF: mise en service en juin d'un ferroutage &lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;expérimental transalpin&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=-1&gt;
&lt;TABLE align=left border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030524/202/37uc5.html&quot;&gt;&lt;IMG height=82 alt=Photo hspace=5 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030524/030524110438.opmlz7ej0a.jpg&quot; width=110 vspace=5&gt;&lt;/A&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030524/202/37uc5.html&quot;&gt;agrandir la photo&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;PARIS (AFP) - Le premier ferroutage -transport des camions par trains- sera mis en service à titre expérimental en juin entre Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) et Turin (Italie) avec un wagon spécifique, a annoncé samedi le président de la SNCF Louis Gallois sur Radio Classique.&lt;/P&gt;Cela va permettre &quot;de nous rôder car il faut attendre que les travaux d'élargissement des tunnels aient été effectués pour pouvoir faire passer tous les camions. Là, on ne pourra faire passer que les camions citernes, dont la forme est arrondie&quot;, a-t-il expliqué. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Interrogé sur l'avenir du ferroutage, M. Gallois a reconnu qu'il &quot;n'est rentable nulle part en Europe.&quot; &quot;C'est un service pour le moment subventionné et la subvention est élevée, avec environ un euro de subvention pour un euro de chiffre d'affaires&quot;, a-t-il ajouté. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&quot;On peut penser que l'industrialisation de ce mode de transport et l'augmentation du coût des autoroutes parallèlement pourraient donner du potentiel à ce mode de transport à terme&quot;, a-t-il noté. &quot;Mais actuellement, ce n'est clairement pas rentable et d'ailleurs Bruxelles ne met aucun obstacle au fait que ces &quot;routes roulantes&quot; soient subventionnées&quot;, a-t-il conclu. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Le ferroutage, qui permet d'éviter des collisions entre véhicules, est largement utilisé en Suisse et en Autriche mais n'en est qu'à ses balbutiements en France. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD height=6&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD height=1&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/4/&quot;&gt;Économie&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030312/5/31bys.html&quot;&gt;Cours de l'euro à New York&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030524/202/37unc.html&quot;&gt;USA: Bush s'engage à lutter contre les déficits&lt;/A&gt; (AFP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.finance.yahoo.com/&quot;&gt;Yahoo! Finance&lt;/A&gt;&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.biz.yahoo.com/fc/transport.html&quot;&gt;Transport&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030523/202/37rav.html&quot;&gt;Le contrat industriel de l'Airbus militaire A400M signé mardi à Bonn&lt;/A&gt; (AFP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.biz.yahoo.com/030523/17/37rqt.html&quot;&gt;Viking : meilleur troisième trimestre&lt;/A&gt; (Boursier.com)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/t/tgv.html&quot;&gt;Le TGV et la SNCF&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/r/rhonealpes.html&quot;&gt;Rhône-Alpes&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE VIN</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/25#17400</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial color=#0066cc size=2&gt;EXPORTATIONS. &lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Le vin français ne fait plus recette aux Etats-Unis &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD style=&quot;FONT-SIZE: x-small&quot;&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000&gt;&lt;B&gt;Les ventes de bordeaux, beaujolais et autres sancerres ont chuté de plus de 20 % outre-Atlantique. La guerre en Irak, la baisse du dollar, mais aussi la concurrence espagnole ou argentine expliquent ce désamour.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=2 width=1 align=left border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.leparisien.com/illustrations/dxadm/4114627_o.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial color=#0066cc size=1&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=1&gt;NEW YORK, LE 16 MARS. Le vin français a été la première cible du boycott américain. &lt;/FONT&gt;&amp;nbsp; (CORBIS SYGMA/MICHAEL APPLETONE.) &lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;DANS un magasin de vin de Washington, Jamie fait le tour des bouteilles. Pas une seule ne provient d'un terroir français alors que la boutique offre plusieurs promotions intéressantes sur les beaujolais et les sancerres. « J'ai envie d'essayer autre chose surtout en ce moment ! », indique-t-il, sans en dire plus. Des clients comme celui-ci, Jon Genderson, le propriétaire de Schneider's, un caviste réputé situé à deux pas du Congrès &lt;I&gt;( &lt;/I&gt;NDLR : le Parlement américain) en a vu défiler pas mal ces derniers mois. « Plus on en saura sur la façon dont le gouvernement français a collaboré avec le régime irakien et plus les Américains vont réagir de cette façon, estime-t-il. Je crois que l'année va être difficile pour les ventes de vin français aux Etats-Unis. » &lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;B&gt;Un tiers des acheteurs réguliers boycottent les vins français &lt;/B&gt;&lt;/I&gt;De fait, des statistiques fiables confirment ce sentiment. Selon l'institut Infoscan, les ventes de bouteilles de vin de table français ont chuté de 20,8 % au mois d'avril 2003 par rapport à avril 2002, après avoir déjà baissé de 14,7 % en mars par rapport à mars 2002. Une tendance vérifiée par la publication professionnelle « Impact » selon laquelle un tiers des acheteurs réguliers de vin boycottent les vins français. Face à cette désaffection « politique », l'importateur new-yorkais Guillaume Touton a entrepris de reverser 1 dollar par caisse de vin vendue « aux troupes américaines engagées à l'étranger ». Beau geste, mais qui ne suffira peut-être pas. En dehors de la conjoncture irakienne, les vins français sont en perte de vitesse depuis au moins dix ans aux Etats-Unis. « La qualité des vins du &lt;I&gt;Sud, &lt;/I&gt;qu'ils soient espagnols, italiens, argentins ou australiens, s'est énormément améliorée, explique Jon Genderson. On trouve désormais beaucoup plus de vins partout dans le monde et le consommateur a plus de choix. Si la qualité des grands terroirs comme le bordeaux ou le bourgogne a progressé, beaucoup de ces bouteilles sont devenues hors de prix. » La hausse de l'euro par rapport au dollar et certains douaniers américains qui ont tendance à faire traîner les caisses en provenance de France ne vont pas aider de sitôt à rétablir la situation des vins français aux Etats-Unis. Même les meilleures idées diplomatiques rencontrent des difficultés. Comme l'écrit James Suckling, de l'influente revue « Wine Spectator », « j'aurais souhaité que Jacques Chirac et George W. Bush s'assoient autour d'un verre de bordeaux pour discuter de l'Irak avant la guerre : malheureusement Chirac boit de la bière et Bush ne boit pas une goutte d'alcool ». &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=2&gt;Thomas Cantaloube &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , dimanche 25 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ROYAL MAIL</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/24#17342</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;POSTE &lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=200 align=right border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN class=LEG&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.lefigaro.fr/eco_entreprises/photos/yre35M13.338.v0220.8-7.386-4.895-58.531-82.091&quot; width=198 vspace=3 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Royal Mail amorce son redressement &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;V. Gd &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[23 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Voilà un an presque jour pour jour, Royal Mail, la poste britannique contrôlée par l'Etat, était au bord de la faillite. Elle annonçait alors une perte historique de 1,1 milliard de livres (1,72 milliard d'euros), 17 000 suppressions d'emplois supplémentaires qui s'ajoutaient aux 15 000 déjà engagées et abandonnait le patronyme de Consignia pour reprendre son nom, vieux de 350 ans. 
&lt;P&gt;Hier, c'est donc avec la conscience d'une catastrophe évitée que Alan Leigthon, président de Royal Mail, a annoncé une forte réduction des pertes au cours de l'exercice 2002-2003. A 611 millions de livres, le déficit est en effet moitié moindre qu'un an plus tôt, tandis que le chiffre d'affaires a reculé de 109 millions de livres à 8,29 milliards de livres. Et la perte opérationnelle établie sur une base quotidienne – soit un déficit de 750 000 livres – a été nettement réduite par rapport au 1,2 million de livres perdu chaque jour en 2001-2002. 
&lt;P&gt;De même, les éléments exceptionnels continuent à peser sur les comptes : le financement des plans sociaux a représenté une charge de 695 millions de livres l'an dernier contre 1,1 milliard de livres en 2001-2002. Royal Mail a supprimé quelque 16 600 emplois au cours de l'exercice passé. 
&lt;P&gt;Face à la situation d'urgence, les employés de Royal Mail, bien que frappés de plein fouet par les restructurations, ont réduit le nombre de jours de grève : il a baissé de 90% sur un an. &lt;I&gt;«Nos employés ont redressé la barre. C'est grâce à eux que, pour la première fois depuis cinq ans, nos performances commerciales se sont améliorées et non détériorées», &lt;/I&gt;s'est félicité Alan Leighton. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;«Ils ont mis en place les bases d'un retour à la profitabilité pour le groupe», &lt;/I&gt;a-t-il ajouté. &lt;I&gt;«Il y a eu des discussions très positives avec les syndicats pour réduire les effectifs dans la division transport et introduire une seule livraison quotidienne de courrier au lieu de deux», &lt;/I&gt;a expliqué pour sa part le directeur général, Adam Croizier. 
&lt;P&gt;Le management a donc annoncé hier qu'il anticipait de renouer avec les bénéfices au cours de l'exercice 2003-2004. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;«Nous sommes bien partis pour payer une prime de succès à nos employés alors que nous aurons dégagé des bénéfices l'an prochain, au terme de notre plan de relance», &lt;/I&gt;a ajouté le patron de Royal Mail.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE SUCRE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/24#17338</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;98%&quot; align=center border=0 vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR bgColor=#000000&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=1 cellPadding=3 width=&quot;100%&quot; border=0 vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top bgColor=#ffffff&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Samedi 24 mai 2003 
&lt;P&gt;MATIÈRES PREMIÈRES Consolidation des prix&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Le sucre, otage du Brésil&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Nicole Garnier 
&lt;P&gt;La France ne devrait guère peser sur le marché du sucre durant la campagne 2003-2004 qui va s'ouvrir. En effet, le Fonds d'intervention et de régularisation du sucre (Firs) a rendu publique jeudi ses premières estimations. Les gelées suivies de sécheresse en avril devraient faire baisser à 3,96 millions de tonnes (Mt) la production française contre 4,73 Mt en 2002-2003. A cela s'ajoute une contraction de 10% des superficies consacrées à la betterave dans l'Hexagone, qui s'élèveront à 360 000 hectares. En revanche, le rendement demeurerait à environ 11 tonnes l'hectare, soit la moyenne de ces cinq dernières saisons. Cette tendance confirme les prévisions de l'Organisation internationale du sucre (OIS). Mercredi, cette dernière a prudemment annoncé qu'il pourrait y avoir un léger déficit sucrier en 2003-2004, ce qui permettrait aux prix mondiaux de se maintenir à leurs niveaux actuels. Sur le marché à terme de New York, les cours avoisinaient mardi les 7,3 cents la livre de sucre roux, soit le niveau le plus élevé en trois semaines. Une fermeté qui est essentiellement le fait des fonds d'investissement car les fondamentaux sont lourds. Certes, il y a une activité sur le physique : Taïwan a acheté 105 000 tonnes de roux tandis que l'Ukraine a décidé jeudi de réduire entre le 15 mai et le 1 er septembre son droit d'importation à 1% (contre 50% normalement) ou à moins de 6 euros la tonne (contre les 300 euros actuels). Parallèlement, le Parlement a augmenté à 360 000 tonnes les volumes à importer contre 280 000 tonnes précédemment. La Russie, pour sa part, a également contribué à soutenir le marché, mais de façon modeste. D'autant plus que les perspectives sont sombres pour tous les opérateurs de la filière : ce pays, le plus important importateur mondial de sucre, entendrait accroître sa production afin de pouvoir répondre à 60% de sa demande nationale contre 20 à 25% actuellement, selon l'économiste de l'OIS, Serge Gudoshnikov. Finalement, tout repose sur le Brésil, premier producteur mondial avec plus de 22 Mt en 2002-2003 pour un total mondial de 139 Mt. Car sa production devrait être record en 2003-2004. Aussi, s'il consacre une partie plus importante de son sucre à la fabrication d'éthanol, le marché mondial accusera un léger déficit. En revanche, s'il cède à la tentation d'exporter d'importants volumes de sucre, le marché accusera un excédent. Un excédent d'autant plus lourd à gérer qu'il se greffera à des stocks de report pléthorique de l'ordre de 5,27 Mt à fin 2002-2003. 
&lt;P&gt;Nicole Garnier 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 290 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LF20030524_2FIG0046&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>SDF</title> 

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&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;86 000 SDF&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Une enquête menée en janvier 2001 par l'Insee avec l'aide de l'Ined a permis pour la première fois d'évaluer à 86 000 le nombre de personnes «sans domicile» en France. Mais ce chiffre n'est que la photographie d'une situation au moment de l'enquête. Il ignore les flux. Un comptage sur une année complète aboutirait probablement à des chiffres nettement plus importants. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 48 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524014&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 45, 46, 47 
&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Chambres avec rue&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;SDF, ils se sont bâti un «chez eux» avec les moyens du bord. Ces «maisons» les raccrochent à la vie. Reportage chez ces «architectes de la rue». 
&lt;P&gt;SERAFINI Tonino 
&lt;P&gt;On les appelle «les architectes de la rue». Ce sont les associations d'aide aux démunis qui les baptisent ainsi. En parcourant les rues, il leur arrive de croiser de plus en plus fréquemment des sans-abri qui tentent de se créer un chez-soi dans l'espace public. Un habitat en miniature, fait pêle-mêle de planches, de cartons, de tôle, pour répondre aux besoins essentiels du quotidien : se mettre à l'abri, dormir, préparer et prendre ses repas, faire sa toilette. Voire se détendre.Jansen a 51 ans. Depuis quatre ans et demi, cet Allemand vit sous une voûte au bout d'un passage dans le XIe arrondissement de Paris. Il parle tantôt français, tantôt anglais. «It's my sleeping place and my living place» (1), dit-il en montrant un bahut en aggloméré de deux mètres de long et d'un peu plus d'un mètre de large et de haut. Comme toute habitation, sa «petite maison» dispose d'une porte d'entrée &amp;shy; deux battants &amp;shy; et d'une fermeture &amp;shy; un cadenas. Un bout de moquette fait office de paillasson. Jansen reçoit devant chez lui. Il a quitté l'Allemagne parce qu'il «ne [supportait] plus» la vie dans son pays. Employé de bureau dans une usine textile des environs de Düsseldorf, il a tout laissé tomber du jour au lendemain, il y a près de cinq ans. «Je suis allé à la gare. Le premier train partait pour Paris. Je suis monté dedans.» Depuis son arrivée, il vit dans ce passage. Il n'a pas de revenu. Ne touche pas le RMI. Il survit en allant manger dans les restaurants réservés aux sans-abri. Pour la toilette, il va dans les douches publiques. La générosité des riverains lui permet d'améliorer l'ordinaire : un peu d'argent, parfois des repas. «On est très minoritaires à ne pas le supporter. Le voisinage l'aide», affirme un couple qui habite un immeuble voisin et qui souhaiterait le voir déguerpir. «Il ne provoque aucun trouble. Mais c'est par rapport à ce que sa situation représente humainement que ça nous dérange», avouent-ils. Jansen se sent très bien là. Il n'a aucune envie d'aller dans les centres d'hébergement d'urgence pour les SDF. Trop de monde. Pas d'intimité. Et une errance de centre en centre au gré des places disponibles. Alors que dans sa maison miniature, il a son «coin chambre» avec un lit d'une cinquantaine de centimètres de large couvert d'un édredon blanc. Ses vêtements sur une étagère. Les objets utiles sur une autre : miroir, affaires de toilette, vaisselle. Une bibliothèque aussi, avec des «livres de Goethe achetés dans une librairie à Picpus. Le soir, je lis avec ma lampe de poche. Mais ça revient cher en piles». Jansen peste contre les riverains qui font faire pipi à leur chien sous le porche. Cet espace, c'est un peu sa cour privative, «un grand parapluie» sous lequel il est venu nicher son destin. Vivre cachéL'architecture de rue interroge évidemment sur l'efficacité et la pertinence des politiques publiques de lutte contre la grande exclusion. «Cela montre que certains sans-abri sont à la recherche d'une stabilité, de repères qu'ils ne trouvent pas dans les centres d'accueil d'urgence. Ce qui veut dire aussi que l'offre d'hébergement telle qu'elle existe n'est pas toujours appropriée, pas assez attractive. Il faut être capable d'inventer autre chose, diversifier l'offre», énonce Graziella Robert, responsable de la mission SDF à Médecins du monde. Mais surtout, cet habitat autoconstruit vient chasser quelques idées reçues sur les sans-abri qui auraient renoncé à se battre. «Il y a une énergie qui se dégage de l'architecture de rue. C'est une façon pour certains SDF de signifier qu'ils ne sont pas dans l'inertie. Qu'ils sont actifs. Qu'ils ont de la ressource. Qu'ils ont envie d'habiter ailleurs que dans la rue.» Généralement, ces habitations autoconstruites prennent place sous un porche, un pont, une voie ferrée aérienne, qui abritent de la pluie et de la neige. Parfois sur des parcelles difficilement accessibles, entre une autoroute et une bretelle d'accès, façon de vivre caché pour se préserver des convoitises, des agressions ou des vols.A Paris, sous un pont de la Seine, en un lieu que le passant ne soupçonne pas, sont ainsi édifiées quatre maisons contiguës au bout de la voûte. Celle du milieu, la plus grande, est fabriquée avec de la tôle. Les autres avec des matériaux plus éphémères : structure en bois, bâches en plastique, couvertures, toile. «Il y a quelqu'un ?» Personne ne répond. Des baskets de marque sont accrochées à l'une des entrées. «Les gens qui habitent là ont une trentaine d'années. Si on les croise dans la rue, on ne se dit pas que ce sont des SDF», témoigne un jeune qui habite dans une péniche à quelques centaines de mètres de là. Une dizaine d'hom mes vivraient dans ces maisons. L'un d'eux est assis sur un muret non loin de là. Il dit que les gens qui «habitent là n'aiment pas qu'on vienne les déranger».A l'autre bout de Paris, à deux pas des beaux quartiers, entre Neuilly-sur-Seine (la ville de Sarkozy) et la porte Dauphine, on trouve aussi plusieurs maisons autoconstruites dans un enchevêtrement de bretelles d'accès au périphérique. Structure en bois, planches, tôle, toile de tente. Sur une pente, un des habitants a aménagé un escalier. Devant une des maisons, une table avec des chaises. Devant une autre, un vélo. Toutes choses qui témoignent d'un quotidien reconstruit. Mais, là aussi, les habitants des lieux &amp;shy; des hommes encore et pas de femmes &amp;shy; n'ont pas envie d'en parler au premier venu. Fleurs en plastiqueDans le Val-de-Marne, le long de la Seine et de l'autoroute de l'Est, on compte une dizaine de cabanes, dont celle de Michel, 53 ans. Elle a été édifiée sous une bretelle d'accès à l'A4. Il partage ce logement avec un copain rencontré dans la rue, un chien-loup qui garde fermement les lieux &amp;shy; Rebecca &amp;shy; et un chat. L'endroit est assez grand, délimité par une clôture de jardin en bois sur laquelle il a planté des fleurs en plastique. La maison comprend deux chambres, une à chaque extrémité. Entre les deux, un espace ouvert avec vue sur la Seine. C'est tout à la fois un salon et un patio : table avec nappe blanche brodée, canapé vert et des petits meubles de rangement. Tout a été récupéré au fil du temps sur les trottoirs où les «inclus» abandonnent leur superflu. Michel habite là depuis le début de l'année. Avant, il était dans «une communauté Emmaüs dans les Deux-Sèvres». Marié, père de sept enfants, il a vu sa vie basculer vers la quarantaine, lors que sa femme a décidé de divorcer. «Je l'aime encore», dit-il en montrant le prénom &amp;shy; «Sylvie» &amp;shy; tatoué sur son bras. Ses blessures viennent de plus loin encore. Il n'a pas vraiment connu son père et sa mère l'a confié à l'Assistance publique à l'âge de 3 ans. Il a grandi dans des foyers. «Ma mère ne m'a jamais aimé et je ne sais pas si moi-même j'ai vraiment été capable d'aimer dans ma vie.» Les sanglots finissent par étouffer les mots.La maison de Jean-Pascal, un voisin de Michel, présente une architecture assez élaborée. Charpente en chien-assis réalisée dans les règles de l'art, encadrement de fenêtre en béton, structure en poutres, murs en tôle soigneusement découpée, lambris de bois à l'intérieur... Et aussi système de circulation d'air sol-toiture pour éviter tout risque d'asphyxie puisque Jean-Pascal se chauffe avec une cheminée. Il faut dire que cet homme originaire de l'île de la Réunion et âgé d'une quarantaine d'années a des notions de maçonnerie. Il a travaillé dans le bâtiment. Il n'a plus de domicile depuis cinq ans. Il a d'abord survécu en couchant sous la dalle du quartier d'affaires de la Défense. Il est arrivé dans le Val-de-Marne il y a près d'un an et a «mis plusieurs mois» pour réaliser son lieu d'habitation qui fait face à la Seine.Planches, bâches et cartons«On n'est pas des clochards. On est des SDF. On y tient beaucoup.» Pour Gérard, Didier et Francky, qui ont construit sous un pont à côté du quai de la Râpée à Paris, la distinction est essentielle. Le SDF lutte pour sa survie mais aussi pour sa dignité. Tous les trois mettent un point d'honneur à se raser, à faire leur toilette, à porter des vêtements impeccablement propres. «Il est déjà arrivé que des gens à qui on demandait une aide nous reprochent d'être bien habillés.» Ce qui leur permet de sauvegarder leur dignité, c'est leur maison, construi te avec des palettes et des poutres de bois, des planches, des cartons et des bâches en plastique. Là encore, du matériel qui a été récupéré dans la rue, y compris les matelas. Francky raconte qu'un jour, en se promenant, ils ont trouvé «des meubles et beaucoup de choses près de l'Institut du monde arabe». A l'intérieur, l'essentiel de la place est occupé par les lits et des étagères sur lesquelles sont rangés les vêtements. Tout ce qui sert à cuisiner est entreposé à l'extérieur, dans des cagettes en bois. Les ustensiles de cuisine viennent aussi de la rue. Une partie du budget des trois hommes est absorbée par l'achat de bouteilles de Camping-gaz pour se faire à manger.«Ça, c'est chez nous. Nous, on n'est pas dehors.» Cet espace de deux mètres sur trois leur permet de mener une vie quasi normale, alors que la rue transforme immédiatement le quotidien des sans-abri en enfer : pas de lieu où poser ses affaires, faire une pause, dormir. Un quotidien suspendu au 115, le numéro d'urgence du Samu social, pour se procurer une place pour la nuit. «Et le lendemain matin à 7 heures, tout le monde est viré des centres d'hébergement. Il faut donc s'installer dans la première cabine téléphonique et faire le 115 pendant des heures pour être sûr d'avoir une place la nuit suivante.» Gérard, 42 ans, marié et père de deux filles, était boucher et faisait les saisons dans les stations de sports d'hiver et les stations balnéaires. Un jour, il est rentré chez lui, à Calais. «Dans mon appartement, il ne restait que le téléphone.» Didier, 47 ans, enfant de la Ddass, né sous X, était parvenu à créer une famille. «Ma femme et ma petite fille ont été tuées dans un accident de voiture.» Francky, 37 ans, serveur, marié, a une fille. Sa femme est partie.Tous trois se sont rencontrés dans la rue ou dans des structures d'accueil pour SDF. Ils ont construit une première maison en bord de Seine près du parc Tino-Rossi. Mais ils ont été chassés par la crue du fleuve en février. Depuis, ils ont reconstruit sur l'autre rive. Les relations qu'ils ont nouées avec le voisinage les aident à faire face aux besoins du quotidien. Pour l'eau, ils s'alimentent aux robinets destinés aux bateaux du port de l'Arsenal. On leur prête aussi les cartes magnétiques pour accéder aux douches. Régulièrement, ils vont à la laverie du quartier faire des lessives. Et puis il leur arrive aussi de s'offrir de moments de plaisir. «A chaque début de mois on se fait un restaurant.» Leur maison sert surtout à dormir, à se poser, à ranger leurs affaires.«On ne couchera pas dehors...»«Le soir, on sort souvent. Si on reste là, on discute, on lit, on fait des mots fléchés.» L'emplacement est splendide : au bout d'une esplanade, il y a la Seine. Eux disent qu'ils ont «vue sur la mer».La plupart de ces architectes des rues bénéficient de la tolérance, voire de la sympathie des policiers de terrain et des employés municipaux des espaces verts et de la voirie qui côtoient au quotidien la détresse des sans-abri. «Avant d'être à la rue, ils habitaient quelque part. Qui nous dit que demain on ne couchera pas dehors nous aussi...», lâche un jardinier de la Ville de Paris qui officie près de Jussieu.Dans le Val-de-Marne, régulièrement, la police vient rendre visite aux habitants des maisons de l'autoroute de l'Est. On se tutoie. Mais tous les SDF expriment la crainte d'être virés manu militari du jour au lendemain. Ils savent que l'intervention d'un riverain au bras long, le zèle d'un élu ou d'un préfet peuvent tout faire capoter. En ces temps où la loi de sécurité intérieure a fait des pauvres des suspects en puissance, la politique du pire consisterait à leur ôter ces maisons qui leur ont permis de retrouver une stabilité après des mois ou des années d'errance.(1) «C'est le lieu où je dors et le lieu où je vis.» 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Habitat, jardinage et décoration; Sports et loisirs&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Long, 1539 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524012&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt;
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&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Mâles logés&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Les deux tiers des SDF sont des hommes. Les jeunes sont surreprésentés : 36 % ont entre 18 et 28 ans (contre 23 % pour l'ensemble de la population française). 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 23 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524015&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47 
&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Légions d'affections&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;14 % des SDF souffrent d'affections respiratoires, 10 % d'une maladie du système digestif, 9 % de désordres alimentaires importants, 7 % de maladies de peau. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 18 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524017&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
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&lt;P&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47 
&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Tous aux abris&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;28 500 places sont disponibles pour héberger au jour le jour les sans-abris. Il existe par ailleurs 34 800 places en centres d'hébergement et de réinsertion sociale. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 24 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524013&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD align=middle width=&quot;50%&quot;&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica color=#ffffff size=1&gt;&lt;B&gt;Ce matériel est protégé par les droits d'auteur.Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=middle width=&quot;50%&quot;&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica color=#ffffff size=1&gt;&lt;B&gt;© &lt;A target=_blank href=&quot;http://www.cedrom-sni.com/&quot;&gt;&lt;FONT color=#ffffff&gt;2003&amp;nbsp;CEDROM-SNi&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;Modes de vie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Hères précaires&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Les SDF ne vivent pas tous de mendicité ou des minima sociaux. Trois sur dix travaillent, à des emplois précaires ou à temps partiel. 43 % sont inscrits au chômage. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Autres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 24 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524016&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>OGM</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17240</link> 

						<description> 
 &lt;DIV class=art-titre&gt;L'UE se prépare à lever le moratoire sur les semences et produits OGM&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h25 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;La traçabilité des transgéniques étant, en principe, garantie par les nouvelles règles d'étiquetage, les Quinze pourraient autoriser les OGM dès octobre. Persiste cependant le problème de la coexistence de différents types de culture et d'une possible &quot;contamination&quot; involontaire.&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Bruxelles&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre bureau européen&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés, adopté en juin&amp;nbsp;1999 par le Conseil des ministres européens, devrait être bientôt levé, puisque la législation sur leur étiquetage et leur traçabilité est en voie d'adoption définitive. Le Parlement européen statuera sur ces textes en juillet. Les lobbies favorables aux OGM essaient de convaincre les eurodéputés de voter les règlements dans les mêmes termes que le Conseil, co-législateur, pour éviter toute nouvelle navette. S'ils obtiennent gain de cause, ce qui est vraisemblable compte tenu des forces politiques en présence, la législation pourra entrer en vigueur en octobre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Or l'entrée en vigueur des dispositions permettant aux consommateurs de choisir de manger, ou non, des produits génétiquement modifiés constituait la condition posée par les pays ayant poussé au moratoire à la reprise des autorisations des semences OGM et des produits OGM destinés à l'alimentation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aussitôt que le moratoire aura été levé, de nouveaux OGM entreront dans l'Union européenne, en vue d'être semés dans les champs, ou transformés par l'industrie alimentaire&amp;nbsp;: plusieurs demandes d'autorisation ont déjà été instruites par la Commission, qui a demandé à son réseau de laboratoires OGM de mettre au point, par anticipation, des méthodes de détection.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'industrie agroalimentaire devra signaler la présence d'ingrédients génétiquement modifiés dans l'alimentation humaine, mais aussi dans l'alimentation animale. Elle devra étiqueter les produits obtenus à partir d'OGM, quand bien même ils ne présentent plus de traces d'ADN, telle l'huile raffinée. La Confédération des industries agroalimentaires (CIAA), qui représente 26&amp;nbsp;000 entreprises et 2,6&amp;nbsp;millions d'employés, s'est beaucoup battue contre cette mesure, qui avait été réclamée par les associations de consommateurs, pour des raisons d'&lt;I&gt;&quot;éthique&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;SEUIL DE 0,9&amp;nbsp;%&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Elle regrette de ne pas avoir été entendue. &lt;I&gt;&quot;Vu que les scientifiques ne peuvent pas détecter d'ADN dans ces produits, la législation nous impose un système de traçabilité qui va produire des tonnes de paperasse et générer des risques de fraude&quot;&lt;/I&gt;, proteste Jean Martin, président de la CIAA. A titre d'exemple, les bonbons, les chewing-gums, les produits chocolatés, les bières ou les vins qui contiennent du sirop de glucose produit à partir de maïs génétiquement modifié, mais n'en présentant plus de traces, devront faire l'objet d'une traçabilité sur papier, ce que l'industrie juge &lt;I&gt;&quot;impraticable&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le seuil à partir duquel il faudra signaler la présence de matériel génétiquement modifié a suscité de vifs débats. Certains écologistes proposaient de le fixer à 0,01&amp;nbsp;%, puisque c'est la limite à partir de laquelle on commence à détecter la présence d'OGM. Les scientifiques du réseau de laboratoires OGM expliquent toutefois qu'un seuil aussi bas ne permet pas de quantifier précisément les OGM&amp;nbsp;: il donne lieu à une marge d'erreur de 50&amp;nbsp;%. En revanche, le seuil de 0,9&amp;nbsp;%, réclamé par le Conseil, suscite une marge d'erreur de seulement 20&amp;nbsp;%. Les entreprises demandaient un seuil d'au moins 2&amp;nbsp;% ou 3&amp;nbsp;%. Quant à la Commission, elle proposait 1&amp;nbsp;%.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ni les écologistes, ni les industriels n'estiment que les consommateurs seront correctement informés. Certains Verts regrettent que les produits tels que la viande, le lait ou les œufs, obtenus à partir d'animaux nourris aux OGM, ne soient pas étiquetés. La Confédération des industries agroalimentaires, de son côté, trouve &lt;I&gt;&quot;paradoxal&quot;&lt;/I&gt; qu'un produit ne présentant plus de traces d'OGM doive être étiqueté, alors qu'un produit contenant 0,8&amp;nbsp;% d'OGM (soit un peu moins que le seuil obligatoire de 0,9&amp;nbsp;%) ne doive pas l'être. Certaines organisations comme Greenpeace estiment toutefois que le dispositif en voie d'être retenu sera &lt;I&gt;&quot;le plus rigoureux et le plus complet au monde&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Commission pensait que le problème des OGM dans l'Union européenne serait réglé une fois que la législation sur l'étiquetage et la traçabilité serait adoptée. Mais une autre question, celle de la coexistence des différents types d'agriculture, a été récemment soulevée par les ministres de l'agriculture des Quinze&amp;nbsp;: quelles dispositions prendre pour s'assurer que les semences génétiquement modifiées ne vont pas contaminer les autres, ont-ils demandé à la Commission, qui n'a pas encore répondu. Le commissaire Franz Fischler, chargé de l'agriculture, a seulement souligné que cette question ne pouvait remettre en cause la levée du moratoire, puisque les semences OGM qui seront cultivées auront été autorisées, donc jugées inoffensives pour la santé. La Commission a organisé une table ronde sur cette question, le 24&amp;nbsp;avril. Plusieurs organisations de défense de l'environnement - Greenpeace, les Amis de la Terre... - l'ont boycottée, pour protester contre le fait qu'elles n'aient pas été invitées à s'exprimer, et que la réunion n'ait pas traité la principale question que pose cette coexistence&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Qui paiera pour éviter la contamination&amp;nbsp;?&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Rafaële Rivais&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;
&lt;DIV class=art-titre&gt;Le débat sur les risques est toujours aussi vif&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h28 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;La polémique porte sur les effets des OGM en matière de santé, mais aussi d'écologie et d'agriculture&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;La controverse sur les cultures transgéniques, sept ans après leur apparition sur les plaines américaines, est plus ouverte que jamais. Le gouvernement des Etats-Unis répète que l'opposition aux OGM n'est pas fondée scientifiquement, tandis que les rapports s'accumulent, émettant des opinions largement contradictoires. L'Académie française des sciences a rendu, en décembre&amp;nbsp;2002, un rapport concluant à l'absence de risque des produits transgéniques, mais sa crédibilité était affaiblie par le fait que le groupe de travail ne comportait que des partisans des OGM, dont plusieurs liés avec des entreprises du secteur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A l'inverse, des études comme celles produites par la Soil Association (grande organisation britannique d'agriculture biologique) en 2002 ont une approche très négative du dossier. Il est donc très difficile de trancher. Cependant, si elles n'ont toujours pas de réponse, les questions posées par les OGM se sont clarifiées. Elles ne se réduisent pas à la santé – est-il dangereux de manger des OGM&amp;nbsp;? –, mais portent aussi sur l'environnement – la dissémination massive des plantes transgéniques peut-elle affecter les écosystèmes&amp;nbsp;? –, et sur les structures agricoles – les OGM renforcent-ils une agriculture déjà en crise ou l'affaiblissent-elles encore&amp;nbsp;?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;Santé. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un des premiers débats portait sur le point de savoir si le gène de résistance aux antibiotiques qu'ils contiennent souvent peuvent se répandre. Cela risquerait d'accroître une résistance déjà importante, c'est-à-dire une perte d'efficacité des antibiotiques, qui est devenu un problème majeur de santé publique. C'est un des rares points où le souci s'estompe dans la mesure où les nouvelles &lt;I&gt;&quot;constructions génétiques&quot; &lt;/I&gt;n'intègrent plus de tels gènes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En revanche, la question de la capacité des OGM à déclencher des allergies reste pendante. &lt;I&gt;&quot;Si on sait d'où vient le gène,&lt;/I&gt;dit Sophie Gallotti, de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), &lt;I&gt;il n'y a pas de raison qu'il déclenche plus de phénomène allergique que le croisement d'autres plantes. Mais on ne dispose pas de méthode pour savoir si une protéine quelconque – transgénique ou pas, d'ailleurs – est allergénique.&quot;&lt;/I&gt;Des experts, comme Denise-Anne Moneret-Vautrin, de l'université de Nancy, recommandent &lt;I&gt;&quot;la mise en place d'une structure d'allergo-vigilance&quot;&lt;/I&gt; relative aux OGM.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, selon Gilles-Eric Seralini, de l'université de Caen, &lt;I&gt;&quot;le point principal et le plus mal connu est que presque tous les OGM commercialisés produisent ou absorbent des pesticides qui pourraient avoir des effets sur la santé de ceux qui ingèrent les aliments. Or on connaît mal l'effet à long terme de ces métabolites&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La question du risque sanitaire reste ainsi ouverte. Les zélateurs des OGM soulignent que les consommateurs américains mangent massivement des aliments transgéniques sans que des maladies aient été constatées. Mais leurs opposants font remarquer qu'en l'absence de suivi épidémiologique spécifique, on ne peut pas tirer de conclusion de cette &lt;I&gt;&quot;exposition massive&quot; &lt;/I&gt;aux OGM qui, affirment-ils, pourraient avoir des effets sur le long terme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Environnement. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les écologistes craignent que les gènes insérés dans les OGM se transmettent à d'autres plantes, rendant celles-ci résistantes aux herbicides. Cela pourrait favoriser les &lt;I&gt;&quot;bio-invasions&quot;&lt;/I&gt;, c'est-à-dire la domination par une plante d'un écosystème, entraînant l'appauvrissement de celui-ci. Jusqu'à présent, un tel scénario ne s'est pas produit, même s'il semble qu'au Canada apparaissent des colzas résistants à plusieurs herbicides. &lt;I&gt;&quot;Pour le colza et la betterave, &lt;/I&gt;dit Denis Couvet, du Museum d'histoire naturelle, &lt;I&gt;on sait qu'il y a des flux réguliers de gènes entre plantes cultivées et sauvages, et que la diffusion des transgènes pose un vrai problème.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une solution est d'adopter une distance de sécurité entre un champ transgénique et ses voisins, mais l'ampleur de cette distance reste objet de débat.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'hybridation entre OGM et plantes sauvages pourrait aussi diminuer la diversité des plantes cultivées. Ce souci est particulièrement grand dans les pays du Sud.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enjeux socio-économiques&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. La diffusion des OGM peut aussi affecter les structures agricoles. En Europe comme aux Etats-Unis, les agriculteurs &quot;biologiques&quot; – un des rares secteurs agricoles prospères et dynamiques – s'opposent fermement aux cultures transgéniques. Ils craignent que les semences OGM contaminent leurs champs, leur faisant ainsi perdre leur appellation de qualité &lt;I&gt;&quot;agriculture biologique&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Plus largement, explique José Bové,&lt;I&gt; &quot;le problème central est qu'il n'y a pas d'OGM sans brevet, et qu'à travers les brevets va se produire la privatisation des plantes, la possibilité pour les firmes de contrôler les semences et toute l'agriculture&quot;. &quot;Les OGM ne présentent des avantages que dans le cadre d'une agriculture industrielle et sans paysans&quot;, &lt;/I&gt;ajoute le porte-parole de la Confédération paysanne. &lt;I&gt;&quot;Il est clair que les brevets et la propriété intellectuelle constituent la question essentielle,&lt;/I&gt; confirme Philippe Gracien, du Groupement national interprofessionnel des semences. &lt;I&gt;Mais nous pensons que la coexistence entre plusieurs types d'agriculture est possible –&amp;nbsp;même si c'est plus difficile en Europe où les surfaces sont moins grandes.&quot; &lt;/I&gt;Mais est-il possible de coexister sans se gêner&amp;nbsp;? Les OGM soulèvent en fait la question des politiques agricoles nécessaires au XXIe&amp;nbsp;siècle. Un débat, là aussi, loin d'être clos.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;H.&amp;nbsp;K.&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;L'aide au sida liée à l'acceptation des OGM&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;Le Congrès des Etats-Unis vient d'adopter un texte liant l'aide destinée aux victimes du sida à l'acceptation, par les pays concernés, des aliments transgéniques. Dans la loi sur l'action des Etats-Unis contre le sida, la tuberculose et le paludisme, votée le 21&amp;nbsp;mai, un chapitre porte sur l'aide nutritionnelle. &lt;I&gt;&quot;Quelques pays expriment des objections à l'assistance alimentaire des Etats-Unis à cause de peurs sur les modifications génétiques et bénignes de ces aliments. &lt;/I&gt;(...) Le Congrès estime que l'aide alimentaire des Etats-Unis devrait être acceptée par ces pays.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette disposition est interprétée par les Amis de la Terre, qui l'ont mise au jour, comme permettant aux Etats-Unis de faire pression sur les Etats africains pour qu'ils acceptent l'aide alimentaire transgénique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;
&lt;DIV class=art-titre&gt;Les scientifiques s'exercent à repérer les transgéniques dans l'alimentation&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h28 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Bruxelles&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre bureau européen&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lorsque les organismes génétiquement modifiés seront couramment utilisés dans l'alimentation, les consommateurs auront-ils l'assurance que les paquets de biscuits ou cannettes de bière qui ne porteront pas la mention &quot;avec OGM&quot;, n'en contiendront vraiment pas&amp;nbsp;? &lt;I&gt;&quot;Nous sommes là pour la leur donner&quot;&lt;/I&gt;, répond Guy Van den Eede, chef d'unité au centre commun de recherche de la Commission européenne, basé à Ispra, en Italie. Le CCR constitue la tête de pont d'un réseau européen de 46&amp;nbsp;laboratoires travaillant sur les organismes génétiquement modifiés (RELO), inauguré en décembre&amp;nbsp;2002 par le commissaire chargé de la recherche, Philippe Busquin. Ce réseau, prévu par la législation communautaire sur l'étiquetage, a pour mission de développer des méthodes homologuées de détection d'OGM.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La mise au point d'une méthode homologuée à l'échelon européen est une condition préalable à la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit OGM. La législation en cours d'adoption prévoit que ce sont les compagnies qui devront la financer. En attendant, toutefois, c'est le réseau qui a payé la mise au point de cinq méthodes de détection d'OGM dont les dossiers ont été instruits favorablement par la Commission, et pour lesquels l'industrie souhaite obtenir un feu vert, dès la levée du moratoire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La compagnie qui veut commercialiser un OGM (maïs, colza...) dans l'Union européenne devra envoyer au réseau la &quot;carte d'identité&quot; de cet OGM&amp;nbsp;: morceau de la séquence génétique ajoutée, échantillons, et méthode de détection. Le réseau devra s'assurer que la méthode préconisée par la compagnie est fiable, c'est-à-dire qu'elle s'applique dans les 46&amp;nbsp;laboratoires, pour toutes les catégories d'aliments. &lt;I&gt;&quot;Nous devrons vérifier que nous pouvons détecter partout la présence de l'OGM à hauteur de 0,9&amp;nbsp;%, puisque c'est le seuil politique qui semble devoir être retenu&quot;&lt;/I&gt;, indique M.&amp;nbsp;Van den Eede.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;RÉSEAU DE PETITES AMPOULES&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Pour ce faire, l'Institut des matériaux et des mesures de référence de Geel, situé en Flandre (Belgique), envoie à tous les correspondants du réseau de petites ampoules contenant des échantillons de la poudre génétiquement modifiée mise au point par la compagnie. Les destinataires doivent en trouver le dosage, en utilisant plusieurs méthodes. &lt;I&gt;&quot;La bonne méthode est celle qui donne le résultat le plus proche de la vérité&quot;&lt;/I&gt;, indique Hendrik Emons, chef d'unité à l'institut de Geel&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Pour un dosage de 1&amp;nbsp;%, par exemple, c'est celle qui permet de trouver des résultats variant de 0,8 à 1,2&amp;nbsp;%.&quot;&lt;/I&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les scientifiques continueront d'avoir des difficultés avec les OGM non autorisés dans l'Union européenne, dont la présence ne devrait être tolérée qu'à hauteur de 0,5&amp;nbsp;%. Ils pourront certes détecter cette présence, mais pas identifier l'OGM, faute de disposer de sa &quot;carte d'identité&quot;. &lt;I&gt;&quot;Le consommateur ne doit pas s'inquiéter pour autant&quot;&lt;/I&gt;, affirme M.&amp;nbsp;Emons&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Nous pourrons assurer qu'il s'agit d'un OGM non autorisé, précisément parce que nous ne le connaîtrons pas.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;R.&amp;nbsp;Rs&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;
&lt;DIV class=art-titre&gt;Querelle euro-américaine sur les vices et vertus des produits transgéniques face aux crises alimentaires en Afrique&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h28 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;Une semaine après le dépôt d'une plainte américaine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) contre la politique européenne sur les produits transgéniques, George Bush a haussé le ton en accusant l'Europe de favoriser la faim en Afrique. &lt;I&gt;&quot;Nous pouvons grandement réduire le problème à long terme de la faim en Afrique en appliquant les derniers développements de la science. J'ai lancé une initiative pour mettre un terme à la faim en Afrique, &lt;/I&gt;a déclaré M.&amp;nbsp;Bush, mercredi 21&amp;nbsp;mai à New London (Connecticut). &lt;I&gt;Mais nos partenaires européens entravent cet effort. Ils ont bloqué toutes les nouvelles cultures biotechnologiques au nom de peurs infondées et non scientifiques. Cela a entraîné que de nombreuses nations africaines évitent d'investir dans les biotechnologies, par peur de voir leurs produits refusés sur le marché européen. Les gouvernements européens devraient se joindre – et non l'empêcher – à la grande cause de la disparition de la faim en Afrique.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le président amplifie ainsi les attaques de son représentant au commerce, Robert Zoellick, qui qualifiait, en janvier dans le &lt;I&gt;Wall Street Journal, &lt;/I&gt;d'&lt;I&gt;&quot;immorale&quot;&lt;/I&gt; l'attitude des Européens qui &lt;I&gt;&quot;poussent l'Afrique à refuser d'accepter l'aide alimentaire américaine alors même que des millions d'habitants y sont mal nourris ou meurent de faim&quot;&lt;/I&gt;. Quelques jours plus tard, dans le même journal, Pascal Lamy, commissaire européen au commerce, et cinq autres commissaires répondaient sur le même ton en accusant les autorités américaines d'utiliser la crise alimentaire africaine &lt;I&gt;&quot;pour faire avancer le dossier transgénique ou pour cultiver des plantes transgéniques pour l'exportation&quot;&lt;/I&gt;, – &quot;&lt;I&gt;&amp;nbsp;ce qui est, là, immoral&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce faisant, la Commission européenne reprend l'argument des associations opposées aux OGM, tels les Amis de la Terre, pour qui &lt;I&gt;&quot;les Etats-Unis ont essayé d'utiliser le programme d'aide alimentaire pour se débarrasser de maïs transgéniques refusés ailleurs&quot;&lt;/I&gt;. Le débat renvoie aussi à l'utilisation de l'aide alimentaire pour subventionner les exportations agricoles américaines.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;GRAINES MOULUES&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;La question s'est posée avec acuité pendant l'été 2002, lorsque plusieurs pays d'Afrique australe ont été frappés par une disette provoquée par des sécheresses répétées et, au Zimbabwe, par de mauvaises politiques agricoles. En juin, le Zimbabwe, suivi par ses voisins, refusait l'aide alimentaire américaine, au motif que du maïs transgénique s'y trouvait. Après un vif débat, la solution a été trouvée dans l'acceptation des céréales, à condition qu'elles soient moulues. Seule la Zambie restait ferme dans son opposition totale aux OGM.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les pays africains redoutaient notamment que les graines de maïs importé soient replantées par les cultivateurs locaux, ce qui aurait pu conduire à une contamination des variétés locales par les OGM, comme cela s'est produit en 2001 au Mexique. Les Etats-Unis demandaient à l'Europe d'assurer aux pays africains que les aliments transgéniques étaient sûrs. L'Union répondait qu'&lt;I&gt;&quot;il n'y avait pas de raison de croire que la nourriture OGM était intrinsèquement nocive pour la santé. Cependant, les pays en développement ont le droit légitime de choisir leur niveau de protection&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En fait, la question de savoir si l'aide alimentaire et la biotechnologie sont les meilleurs moyens d'aider les pays africains à l'agriculture rudimentaire et fragile est tout sauf simple à résoudre. &lt;I&gt;&quot;Les OGM sont à l'opposé de la façon dont on pratique l'agriculture chez nous, &lt;/I&gt;explique Mwananyanda Lewanika, directeur de l'Institut national zambien de la recherche (NISIR). &lt;I&gt;Le futur de notre agriculture réside dans l'amélioration des circuits de commercialisation, dans l'assistance aux petits paysans, notamment sous forme de garantie de prix, dans la possibilité de bénéficier d'engrais.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, le don d'aliments, censé soulager les crises alimentaires, est largement critiqué, du fait qu'il déstabilise les marchés locaux en abaissant brutalement les prix, fragilisant de ce fait les paysans. Pour cette raison, depuis 1996, l'Union européenne a modifié sa politique, apportant l'aide alimentaire essentiellement sous forme d'argent, qui sert à acheter les aliments nécessaires sur les marchés des régions concernées. Les Quinze reprochent aux Etats-Unis d'utiliser les dons alimentaires – de l'ordre de 2&amp;nbsp;milliards de dollars par an – pour aider ses exportations agricoles. La mise en cause de cette subvention cachée a d'ailleurs été intégrée par l'Union dans le cycle des négociations sur l'agriculture à l'OMC comme &lt;I&gt;&quot;un instrument commercial pour se débarrasser d'excédents&quot;&lt;/I&gt;. La question fait partie des sujets de discussion et, sur ce dossier, les Etats-Unis se retrouvent sur le banc des accusés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Hervé Kempf&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt; 
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						<title>CALIFORNIE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17231</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 94 
&lt;P&gt;Déficit&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;californie dans le rouge&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Hélène Vissière 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Pour faire face à la terrible crise qui touche l'Etat de la côte ouest, son gouverneur envisage d'augmenter toutes les taxes. Victimes : le social et les automobilistes.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Dans les rues de San Francisco, les agents de la circulation sont sur les dents. Ils ont reçu l'ordre, en un mois et demi, d'augmenter de 40 000 le nombre de contraventions, soit 800 PV supplémentaires par jour. Une trouvaille pour renflouer les caisses vides de la Californie. Cet Etat, avec une économie d'une taille équivalente à celle de la France, affiche un déficit budgétaire record, de l'ordre de 38 milliards de dollars pour l'année fiscale qui s'achève en juillet. La Californie, si elle est la plus mal en point, n'est pas la seule à être dans le rouge. Sur les 50 Etats, 47 souffrent d'une crise fiscale quasi sans précédent. 
&lt;P&gt;Prisons épargnées 
&lt;P&gt;Cela s'explique par le ralentissement économique qui a réduit les recettes fiscales. En Californie, depuis l'explosion de la bulle technologique, l'activité stagne, et les revenus des impôts sur le capital et les sociétés se sont effondrés. Dans le même temps, le nombre de chômeurs a augmenté, gonflant les dépenses d'aide sociale. A cela s'est ajouté depuis le 11 septembre 2001 l'énorme coût des plans antiterrorisme. Le gouverneur démocrate Gray Davis a donc concocté un budget de crise qui doit être approuvé en juin. Outre une émission d'obligations de 10,7 milliards de dollars, il prévoit un arsenal d'impôts : hausse de la taxe à la consommation, du prix des contraventions, augmentation de la vignette auto de 70 %, soit la bagatelle de 100 dollars supplémentaires en moyenne par conducteur ! Il comprend surtout 19 milliards de dollars de coupes claires. Une catastrophe sur le plan social, s'alarment ses adversaires, puisque, aux Etats-Unis, les Etats financent tout, des orphelinats aux institutions psychiatriques en passant par les écoles, qui risquent de devoir licencier des milliers d'enseignants. L'université de Californie a annoncé une augmentation de 25 % des frais d'inscription. Autre secteur menacé, la santé. Quelque 200 000 personnes parmi les plus défavorisées risquent de perdre leur couverture sociale. Seul le budget des prisons a été épargné, sans doute parce que l'administration pénitentiaire est l'un des bailleurs de fonds de Davis 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Bourse et marché des changes; Taxes et impôts&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 273 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160109401&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>PUBLICITE</title> 

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&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Pub comparative&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;L'électrochoc&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Matthieu Riberry 
&lt;P&gt;Banale aux Etats-Unis, jugée audacieuse en France, la publicité comparative est une nouvelle arme aux mains des publicitaires. L'objectif : casser les habitudes d'achat des consommateurs et bousculer le leader du secteur. &lt;I&gt;« C'est typiquement l'arme du challenger »,&lt;/I&gt; estime Jacques Bille, délégué général de l'Association des agences conseils en communication (AACC). L'opérateur téléphonique Télé2 et plus récemment Vico (agroalimentaire) ont utilisé cet outil face aux leaders de leur marché, respectivement France Télécom et Mousline (Nestlé). Et ça marche. &lt;I&gt;« Les ventes ont doublé depuis le 1er février »,&lt;/I&gt; a déclaré Wolfgang Pschenny, directeur général de Vico, au magazine &lt;I&gt;Stratégies.&lt;/I&gt; De son côté, Télé2 affirme que les incidences sont positives, mais ne souhaite pas communiquer de chiffres. 
&lt;P&gt;La publicité comparative est autorisée en France depuis août 2001. Cet outil marketing risque-t-il de s'imposer dans les années à venir ? Certainement dans des secteurs tels que l'alimentation et les services. L'achat est en effet conditionné par des éléments rationnels comme le prix, le temps (pour les transports) ou la composition des produits. Pourtant, une marque ne peut se cantonner à la seule publicité comparative. Passé le stade de l'électrochoc, il faut savoir fidéliser sa clientèle. &lt;I&gt;« Ça commence à la télé, mais ça peut finir devant les tribunaux »,&lt;/I&gt; prévient Gilles Masson, vice-président de Publicis Conseil. La loi le rappelle : comparer, mais pas dénigrer 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Bourse et marché des changes; Commerce électronique&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 171 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160109202&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>DEPENSES PUBLIQUES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17229</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 80 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Comment arrêter le grand gaspillage&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Serge Florentin; Anne-Sophie Jarrige 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Depuis des décennies, les dépenses ne cessent d'augmenter. Aucun gouvernement n'a osé s'attaquer au problème. Pourtant, il y a mille et une façons de faire la chasse au gaspi. Jean-Pierre Raffarin s'y attaque dès à présent pour 2004. Après les retraites, le chantier n'est-il pas trop sensible ?&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;«L&lt;I&gt;a France a choisi de mener une politique budgétaire responsable »&lt;/I&gt; (Jacques Chirac, le 21 mars). 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;« Il ne sera pas dépensé 1 euro de plus que ce qui a été autorisé par le Parlement »&lt;/I&gt; (Alain Lambert, le 8 avril). 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;« Je souhaite que chaque ministre prépare un plan d'économies qui nous permettra de financer nos priorités et de continuer le mouvement de baisse des impôts et des charges au service de la croissance de l'emploi »&lt;/I&gt; (Jean-Pierre Raffarin, le 5 mai). 
&lt;P&gt;On se pince pour y croire. Jamais, dans l'histoire récente, un gouvernement n'avait proposé aussi nettement de casser enfin la vague toujours montante des &lt;A name=Occ2&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;. Rien, bien sûr, ne dit que ces belles intentions seront suivies d'effet. Mais, dans un pays qui idolâtre l'Etat, ces intentions-là comptent. Et pour 2004 le ton est donné : les &lt;A name=Occ3&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; seront gelées. Le taux zéro ? Une première pour la France ! 
&lt;P&gt;La France, lanterne rouge 
&lt;P&gt;Il faut dire qu'il y a urgence. &lt;I&gt;« Nos &lt;A name=Occ4&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; représentent aujourd'hui 6 points de PIB de plus que chez nos voisins européens. Et 12 points de plus que la moyenne de l'OCDE »,&lt;/I&gt; reconnaît Alain Lambert, le ministre du Budget. Soit l'équivalent de la CSG et de la taxe d'habitation réunies. Une fois et demie l'impôt sur le revenu acquitté par les Français ! 
&lt;P&gt;Or la France n'a plus d'excuses. Même les pays scandinaves, qui, pendant longtemps, ont été les plus dépensiers, ont réussi à inverser la tendance. La Suède et le Danemark sont encore un peu plus cigales que la France (55,5 et 54,9 % du PIB, contre 53,4 %), mais, s'ils ne relâchent pas leurs efforts de rigueur, cela ne va pas durer &lt;I&gt;(voir tableau).&lt;/I&gt; Sans que l'on puisse dire pour autant que leur Etat providence a été démantelé. De l'autre côté de l'Atlantique, le Canada a effectué un rétablissement spectaculaire. Pourquoi la France ne pourrait-elle pas en faire autant ? 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;« Les socialistes nous ont laissé 30 milliards d'euros d'arriérés »,&lt;/I&gt; plaide Gilles Carrez, le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée nationale. Selon lui, la prime de Noël versée aux chômeurs n'aurait jamais été inscrite au budget depuis 2000. Et les crédits pour le RMI, la CMU ou la nouvelle aide personnalisée d'autonomie (Apa) ont été largement sous-évalués. 
&lt;P&gt;Alors, Jean-Pierre Raffarin fera-t-il ce qu'il a dit ? Jusqu'ici, en tout cas, sauf en paroles, il n'a guère fait preuve d'une rigueur démonstrative. Politique oblige, il a augmenté les crédits de la Défense, de la Justice et de l'Intérieur. Soit. Mais il a tout donné sans contrepartie. A la Justice, on n'a pas touché à la carte des tribunaux définie avant même la Révolution et totalement dépassée. A l'Intérieur et à la Défense, il n'a même pas relevé que, tout confondu (police, CRS, gendarmerie), la France est déjà le pays le plus « fliqué » d'Europe. Plus généralement, 2002, pour la politique Raffarin, a été une année catastrophique : selon la Cour des comptes, la dépense publique a augmenté de 4,3 %, contre 2,4 % en moyenne annuelle sur la période 1988-2002. En 2003, les budgets civils ont dérivé de 2,1 % et celui de la Défense de 6,1 % ! Sans compter que les dérapages les plus préoccupants concernent les dépenses de santé (7 % l'an). Le docteur Mattei semble impuissant devant la maladie de la Sécu, qui est partie pour enregistrer un déficit record (9,5 milliards d'euros !). &lt;I&gt;« Dans ce domaine, plus personne n'est responsable de rien,&lt;/I&gt; s'emporte Yves Cannac, président de l'Observatoire de la dépense publique. &lt;I&gt;A prestations égales, l'hôpital est aujourd'hui 25 % plus cher qu'une clinique privée. »&lt;/I&gt; Mais comment revoir la carte hospitalière, supprimer les établissements inutiles quand le président de l'hôpital est aussi le maire de la commune concernée ? 
&lt;P&gt;L'Etat au régime minceur 
&lt;P&gt;Question de culture, dira-t-on... &lt;I&gt;« Tant qu'un ministre tirera plus facilement gloire d'avoir arraché une forte augmentation de crédits que d'avoir réduit un budget et réalisé des économies, rien ne changera »,&lt;/I&gt; se désole Yves Cannac. Or les choses sont difficiles à faire bouger. Dans le budget de la nation, le service de la dette, les traitements et les retraites des fonctionnaires (on parle des services votés) atteignent 90 % des crédits. La marge de manoeuvre est donc réduite. Sans compter que les décideurs ne sont pas responsabilisés et que les puissants syndicats du public (on les a vus à l'oeuvre le 13 mai !) résistent aux réformes, faisant notamment obstacle à une informatisation plus poussée des administrations. Personne n'a oublié les mésaventures de Christian Sautter, présomptueux ministre des Finances qui voulait réinventer Bercy et a dû se retirer. &lt;I&gt;« On ne peut même pas chiffrer les économies que nous pourrions faire,&lt;/I&gt; confie Patrick Devedjian, ministre délégué aux Libertés locales. &lt;I&gt;Le seul fait de demander des renseignements est perçu comme une menace par l'administration. Quand ce n'est pas le point de départ d'une grève préventive ! »&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;La chasse au gaspi n'est pas un sport facile, car elle heurte trop de monde et trop d'habitudes. Le gouvernement Raffarin déclare pourtant ne pas renoncer : la saison 2004 est ouverte. Le Premier ministre s'est d'ailleurs mis lui-même dans une seringue. En affirmant régulièrement contre vents et marées qu'il continuera à baisser l'impôt sur le revenu et qu'il n'augmentera pas la CSG, il s'oblige à contenir les dépenses. A moins de laisser filer complètement des déficits déjà trop lourds (3,1 % du PIB en 2002, de 3,4 à 3,6 % en 2003), alors que Paris est placé sous haute surveillance par Bruxelles. 
&lt;P&gt;Touche par touche, subrepticement, l'Etat se met donc au régime minceur. Le ministère de l'Intérieur a ainsi annoncé son intention de confier à l'extérieur la maintenance de ses voitures de service. La Défense cherche à concéder la gestion des 40 000 logements de gendarmes à une structure privée ou parapublique. A l'Agriculture, Hervé Gaymard propose de refondre la douzaine d'offices agricoles en trois grands pôles (animal, végétal, cultures spécialisées). Les Finances vont confier au privé l'immatriculation des poids lourds, gèlent les crédits des directions des Impôts et de la Comptabilité nationale jusqu'à 2005, s'attaquent à un service de communication pléthorique (200 personnes). La Banque de France - institution conservatrice s'il en est ! - détricote le maillage de ses succursales hérité du XIXe siècle et totalement dépassé (elles passent de 211 à 96). Enfin, Jean-Pierre Raffarin a annoncé, le 3 avril, vouloir gérer plus professionnellement les 14 millions de mètres carrés de bureaux de l'Etat, dont 1 million, selon lui, génère des &lt;I&gt;« dépenses inutiles »&lt;/I&gt; et devrait être cédé. Au total, 4 milliards d'euros pourraient ainsi être économisés d'ici à 2005. 
&lt;P&gt;Maigre butin, dira-t-on, par rapport aux 814,4 milliards d'euros de dépenses des administrations publiques... Mais c'est oublier que les gisements d'économies dans le public sont innombrables, comme le montre notre dossier. Et puis Raffarin possède une arme qui n'est plus secrète : il compte bien ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (économie pour 2004 : 740 millions d'euros). Mais pour que ce mouvement se poursuive, il faut que les fonctionnaires, à défaut d'adhérer aux réformes, ne se rebellent pas. On mesure ainsi l'importance que peut avoir l'issue de la bataille actuelle sur les retraites. D'une certaine manière, en effet, elle conditionne aussi la réussite si longtemps rêvée de la modernisation de l'Etat 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Encadré(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;« On vous rappellera »&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Avez-vous déjà essayé d'obtenir des informations sur l'administration française ? Si vous n'êtes pas journaliste, ce n'est même pas la peine d'essayer ; mais, si vous l'êtes, vous ne serez pas plus avancé ! Muni du « Bottin administratif » 2003, nous avons tenté de contacter une quarantaine de bureaux, instituts et commissions en tout genre chargés aussi bien de métrologie, de villes et villages fleuris que de phares et balises... Seuls sept d'entre eux ont accepté de nous répondre. Des réponses, cela dit, des plus évasives. Surtout quand on aborde les questions de budget et de salaires. Comme par hasard, le responsable est en vacances, parti déjeuner ou en réunion. &lt;I&gt;« On vous rappellera... »&lt;/I&gt; Un bon point tout de même à la Commission pour la transparence financière de la vie politique, qui seule dans notre petit panel a joué le jeu &lt;I&gt;Anthony Quindroit&lt;/I&gt; &lt;B&gt;Anthony Quindroit&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Illustration(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;javascript:Image__Cacheimages_2003_200305_20030523PO002_jpg()&quot;&gt;
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&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Administration et finances publiques&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Long, 1012 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108001&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 83 
&lt;P&gt;Interview Michel Bouvier*&lt;BR&gt;&lt;B&gt;« La solution est d'abandonner la logique de moyens pour lui substituer une logique de résultats. »&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Anne-Sophie Jarrige 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;LE POINT&lt;/B&gt; : &lt;I&gt;Pourquoi la France n'arrive-t-elle pas à réduire ses &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; ?&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;MICHEL BOUVIER :&lt;/B&gt; Ce n'est pas un problème économique ou financier ni une question de droite ou de gauche. C'est un problème institutionnel. L'Etat est prisonnier de sa grosseur et de ses corporatismes. Prenez l'Education nationale : la Cour des comptes vient de montrer que 96 % de son budget correspond à des dépenses de personnel. Chaque année, ces dépenses croissent sous le seul effet de l'ancienneté. La dérive est donc sans fin. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;LE POINT :&lt;/B&gt; &lt;I&gt;L'exemple de la Suède ou de la Grande-Bretagne montre pourtant qu'il y a une solution...&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;MICHEL BOUVIER&lt;/B&gt; : Tous les pays qui ont réussi à maîtriser leurs &lt;A name=Occ2&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;, que ce soit le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni ou l'Espagne, se sont inspirés des méthodes de gestion en vigueur dans l'entreprise. Elle est là, la solution : abandonner la logique de moyens qui se borne à l'attribution de crédits, comme c'est la tradition en France, et lui substituer une logique de résultats. Les collectivités locales se sont déjà engagées dans cette voie. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;LE POINT&lt;/B&gt; : &lt;I&gt;L'Etat pourrait donc en faire autant ?&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;MICHEL BOUVIER :&lt;/B&gt; C'est l'objectif que s'est fixé la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances, la LOLF. D'ici à 2006, cette loi supprimera les services votés, ces fameuses dépenses qui, chaque année, sont reconduites systématiquement. C'est une première. Aucun Premier ministre n'avait jusqu'ici osé s'y attaquer. Elle va également introduire un management par la performance. Les administrations devront désormais rendre des comptes. Elles seront responsables de leur gestion financière et humaine. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;LE POINT :&lt;/B&gt; &lt;I&gt;Cela ne va pas aller sans poser quelques problèmes...&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;MICHEL BOUVIER&lt;/B&gt; : Certes. Cela implique un changement complet de mentalité dans la fonction publique, et ça, ce n'est pas gagné ! Les gens ne vont pas vouloir être jugés sur des résultats sans être gratifiés. Il va donc falloir trouver un moyen de les motiver. En bout de course, c'est le statut de la fonction publique qui est en ligne de mire. Or il ne s'agit pas de détruire la machine. Globalement, elle marche plutôt bien. Il faut simplement en changer les rouages. Cela implique de communiquer et d'associer les fonctionnaires à la réforme. Car l'enjeu est de taille : si on ne réussit pas la LOLF, on ne réformera pas l'Etat. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;LE POINT&lt;/B&gt; : &lt;I&gt;Les politiques sont-ils prêts à jouer le jeu ?&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;MICHEL BOUVIER :&lt;/B&gt; C'est aux parlementaires, normalement, qu'il appartient de contrôler le bon emploi des deniers publics. Or il faut bien reconnaître que les finances publiques n'ont jamais été leur tasse de thé. C'est par clientélisme qu'ils sont tous dans l'hémicycle au moment de la discussion du budget. Leur intérêt est nettement moins grand au moment du contrôle de l'exécution du budget ! Là encore, il va falloir que les mentalités changent 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Note(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;* Directeur du Groupement européen de recherches en finances publiques (le Gerfip) et de la &lt;I&gt;Revue française de finances publiques&lt;/I&gt;, professeur à l'université Paris-I 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Administration et finances publiques; Lois et règlements; Parlement, commissions et comités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 362 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108301&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 84 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Bercy&lt;BR&gt;&lt;B&gt;L'exemple à ne pas suivre&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Serge Florentin 
&lt;P&gt;Le ministère de l'Economie et des Finances demande aux autres administrations de se serrer la ceinture pour réduire leurs dépenses et juguler les déficits publics. On attendrait qu'il fasse de même ! Pourtant, le maître mérite presque un zéro pointé... Un exemple anodin parmi des dizaines ? Un ancien directeur du ministère déplore l'abandon de &lt;I&gt;« toutes ces voitures de fonction, d'antiques R21 ou R25 qui dorment sur des parkings, entretenues à l'année aux frais du contribuable, pour rien. Pendant que les hauts fonctionnaires préfèrent utiliser leurs propres véhicules, plus rutilants »...&lt;/I&gt; Par souci d'économies ? Pas du tout ! L'objectif est de recevoir une lucrative indemnité kilométrique de déplacement. Nicolas Lecaussin, qui enquête sur les gaspillages de l'Etat pour l'Ifrap (Institut français de recherche sur les administrations publiques), n'est pas étonné par cette gabegie. A propos des traitements, il relève qu'il est impossible de connaître le montant précis des primes (30 % de la rémunération en moyenne à Bercy, contre 17 % dans les autres administrations). Et pour cause : &lt;I&gt;« Elles ne figurent pas dans le budget ! »&lt;/I&gt; Voilà longtemps que la Cour des comptes dénonce le maquis invraisemblable des salaires au ministère des Finances. Et de s'étonner, dans son rapport 2002, des &lt;I&gt;« surindiciations occultes »&lt;/I&gt; dont auraient bénéficié des chefs de service dans le but de grossir leur pension de retraite. Ou du système des « allocations de maintien de rémunération » qui permet de maintenir à l'identique le niveau de traitement des hauts fonctionnaires que Bercy a mis sur la touche. 
&lt;P&gt;Une belle pagaille qui n'a de comparable que la gestion des carrières, source de blocages et de sureffectifs. « &lt;I&gt;Au ministère, on ne sait plus quoi faire de toute une masse de sous-directeurs qui ont vite gravi les échelons,&lt;/I&gt; confie un ancien directeur passé au privé. &lt;I&gt;On arrive à une hiérarchie délirante, car il faut créer des postes de fin de carrière pour tous ces gens. Du coup, on maintient de nombreux postes très bien payés de conservateurs des hypothèques ou de receveurs. »&lt;/I&gt; De vrais « fromages ». 
&lt;P&gt;A la base, dans les trésoreries et les centres des impôts, l'opacité est aussi la règle. Priorité : la défense de l'emploi. &lt;I&gt;« Les agents savent que, s'ils acceptent une réduction de leur nombre, ils risquent de subir des pressions pour être plus productifs »,&lt;/I&gt; analyse l'ancien directeur de Bercy. Leur souhait : déménager. &lt;I&gt;« La plupart des agents de la région parisienne,&lt;/I&gt; poursuit-il, &lt;I&gt;sont des provinciaux qui rêvent de rentrer dans leur région d'origine. Supprimez des postes dans le sud, où il existe d'importants sureffectifs, et la grève n'est pas loin ! »&lt;/I&gt; Résultat, il y a sur notre territoire 3 800 trésoreries, presque autant que de bureaux de poste ! S'y ajoutent 850 centres des impôts et le même nombre de recettes des impôts. &lt;I&gt;« Rien que dans les trésoreries,&lt;/I&gt; estime un autre ancien haut fonctionnaire&lt;I&gt;, il serait possible de supprimer immédiatement 10 000 emplois sur les 40 000 existants. »&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Administration et finances publiques&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 363 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108401&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Éducation&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Les profs ne savent pas compter&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Marie-Sandrine Sgherri 
&lt;P&gt;Les crédits du ministère de l'Education nationale (60 milliards d'euros en 2002) n'ont cessé d'augmenter durant ces vingt dernières années, alors même que durant cette période 550 000 élèves ont disparu. Ces efforts financiers ont donc essentiellement servi à revaloriser les salaires des enseignants et à abaisser le nombre d'élèves par classe (de 4 ou 5 élèves dans le primaire et de 2 élèves dans le secondaire). Les résultats sont-ils meilleurs pour autant ? Rien n'est moins sûr, d'après la Cour des comptes, qui, dans un récent rapport, passe au crible la gestion du système éducatif. Selon ce rapport, aucune étude ne démontre que des classes moins nombreuses améliorent les performances des élèves. La cour émet aussi de sérieux doutes sur la politique des zones d'éducation prioritaire (ZEP), qui a progressivement été vidée de son sens. Pour attirer puis fixer les enseignants dans ces zones difficiles, une prime mensuelle d'une centaine d'euros leur est versée. Très bien, sauf qu'il devient impossible de « déclasser » un établissement. Résultat : le nombre de ZEP ne cesse de croître et l'on épuise les ressources budgétaires sans efforts vraiment marqués. Le nombre d'élèves par classe dans les ZEP n'est, au total, inférieur que de 1,7 à la moyenne nationale. 
&lt;P&gt;Et ce n'est pas tout. Calculette en main, un haut fonctionnaire chargé du personnel enseignant montre que la diminution d'une heure de service, principale revendication des 400 000 profs du second degré, coûterait 400 millions d'euros. Mieux vaut donc des mesures ciblées, autrement dit dérivées des expériences du « terrain ». A condition de former les directeurs d'établissement à de telles responsabilités. La Cour des comptes relève ainsi que les crédits alloués aux lycées et collèges pour financer leurs dépenses pédagogiques, soit 220 millions d'euros, ne sont utilisés que pour moitié. De même, les proviseurs n'ont pas le pouvoir d'imposer aux enseignants de remplacer un collègue absent ou de faire un complément de service dans une discipline voisine. Du coup, la Cour constate que les enseignants qui n'accomplissent pas l'intégralité de leur temps de service, mais touchent la totalité de leur salaire, sont de plus en plus nombreux... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Ministères et ministres&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 281 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108402&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 84 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Hôpitaux&lt;BR&gt;&lt;B&gt;L'exode des Corses&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Philippe Houdart 
&lt;P&gt;Victime d'un accident vasculaire cérébral sur l'île de Beauté en août 2001, l'acteur Jean-Paul Belmondo n'a transité que quelques heures dans une chambre de l'hôpital de Bastia. Ses proches ont préféré le faire admettre au plus vite dans un service parisien. Comme lui, chaque année, de 15 000 à 16 000 résidents corses choisissent une hospitalisation sur le continent. La Corse détient là le record de « fuite de patients ». Pourtant, l'île possède de grands centres hospitaliers, à Bastia et à Ajaccio, qui sont bien équipés (scanner et IRM) et très largement fournis en personnel. Ainsi, les dernières statistiques officielles font apparaître un total de 149 personnels de direction et administratifs à l'hôpital d'Ajaccio, quand la moyenne nationale par établissement s'établit à 63 fonctionnaires. Lucide, la Commission d'enquête parlementaire sur l'utilisation des fonds publics en Corse concluait que, &lt;I&gt;« fondamentalement, dans tous les services hospitaliers inspectés, l'hôpital est largement considéré comme étant au service de l'emploi et de l'économie de l'île ».&lt;/I&gt; Un rapport diligenté en 1998 par l'Igas constatait déjà que &lt;I&gt;« le secteur public de la santé est malade en Corse ».&lt;/I&gt; Et de noter &lt;I&gt;« un taux d'absentéisme du personnel de 10,84 % à l'hôpital de Bastia, soit l'équivalent de 107 agents absents en permanence ».&lt;/I&gt; Pas étonnant, dans ces conditions, que l'activité chirurgicale soit particulièrement faible. En 2002, 2 524 personnes ont été hospitalisées en chirurgie à Bastia, quand la moyenne nationale était près du double, avec 3 926 malades. Une situation délétère largement connue des autorités et préjudiciable aux malades, qui ne semblent pas être la priorité du dispositif sanitaire corse. Un dispositif qui se cherche toujours une tête. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation corse, Pierre Cardona, muté en 1998 en Guyane, n'a toujours pas été remplacé. C'est son collègue de la région Paca qui assure l'intérim... depuis cinq ans 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Maladies, traitement et prévention&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 228 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108403&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 85 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Achats&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Le Moyen Age&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Anne-Sophie Jarrige 
&lt;P&gt;L'Union des groupements d'achats publics (Ugap) a les moyens : 842 salariés, dont 400 commerciaux, 31 implantations locales, 20 000 mètres carrés d'entrepôts, 61 millions d'euros de budget. Créée en 1968, cette centrale d'achats est censée fournir à l'Etat et aux collectivités locales qui le désirent l'équipement et les services dont ils ont besoin : camions de pompiers, tables, chaises, lits médicalisés pour les hôpitaux, voitures de fonction... 
&lt;P&gt;Problème : depuis que l'Inspection générale des finances l'a épinglée pour favoritisme et passation irrégulière de marchés, l'Ugap, déconsidérée, ne représente plus que 3 à 5 % de la commande publique. Son chiffre d'affaires, de 1,2 milliard d'euros en 1997, avoisine désormais les 507 millions d'euros. Et, avec 747 commandes passées depuis l'automne 2001, la centrale peine à couvrir ses frais de fonctionnement. &lt;I&gt;« Nous offrons pourtant bien des avantages,&lt;/I&gt; assure Loïc Hislaire, directeur de la communication. &lt;I&gt;En faisant appel à nous, les collectivités se dispensent des procédures d'appels d'offres et nous leur proposons des tarifs avantageux. »&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Avantageux ? Voire. &lt;I&gt;« Les prix des voitures de service sont nettement moins intéressants que ceux que l'on peut négocier auprès de certains fournisseurs locaux ! »&lt;/I&gt; confient plusieurs responsables de services déconcentrés. Un coup d'oeil au catalogue montre effectivement que nombre de produits vendus par l'Ugap sont plus chers que chez Darty ou à la Fnac. &lt;I&gt;« C'est un mauvais procès qui nous est fait,&lt;/I&gt; se défend Loïc Hislaire. &lt;I&gt;Si davantage de collectivités nous confiaient leurs commandes, nous aurions des prix plus compétitifs. »&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Alain Lambert, le ministre du Budget, lorgne sur l'Italie. Rome a en effet entrepris de rationaliser ses achats publics. Une seule société, la Consip, centralise les commandes. Gommes et crayons, mais aussi services (restauration, offre de carburant...) sont soumis à des enchères inversées privilégiant le moins-disant. 
&lt;P&gt;Résultat : le prix des achats a baissé, en moyenne, de 28,5 % (avec des pointes jusqu'à 75 % sur les mobiles) et 7,5 milliards d'euros d'économies sont prévus pour la période 2003-2006. De quoi donner des idées à Bercy 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Commerce électronique; Concurrence&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 258 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108501&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 85 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Télévision&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Des ambitions déchaînées&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Emmanuel Berretta 
&lt;P&gt;Al'heure où l'on s'apprête à lancer une « CNN française », les deniers publics consacrés à ce qu'il est convenu d'appeler l'audiovisuel extérieur connaissent une croissance sans précédent. L'effort actuel peut sembler déjà important : au total, 223 millions d'euros (en 2001), selon la Cour des comptes, répartis entre plusieurs stations de radios (RFI, RMC Moyen-Orient, Medi 1) et diverses télévisions, dont TV5, CFI, Euronews, etc. L'essentiel des fonds provient de dotations du Quai d'Orsay. 
&lt;P&gt;Difficile d'y voir clair tant cet audiovisuel extérieur est éparpillé entre diverses chaînes et stations dont la stratégie a connu, au fil de la décennie 90, bien des à-coups. Devant cet imbroglio, l'Etat a démissionné. La Cour relève notamment que, depuis 1995, &lt;I&gt;« le Conseil de l'action audiovisuelle extérieure de la France, instance normale de coordination et d'arbitrage dans ce domaine, ne s'est plus réuni ».&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Les sages de la rue Cambon concentrent leurs critiques sur l'envolée des coûts d'exploitation qui &lt;I&gt;« n'ont pas été maîtrisés »&lt;/I&gt; (multipliés par deux en euros constants depuis 1990) et déplorent que les résultats d'audience restent faibles au regard des moyens consentis. Faibles... pour autant qu'on puisse les mesurer. 
&lt;P&gt;Malgré tout, l'effort - trop tardif - de restructuration porte quelques fruits : TV5, grâce à son sous-titrage en huit langues (anglais, arabe, espagnol, allemand, portugais, danois, suédois, français), a réussi une percée : 12 millions de téléspectateurs en Europe regardent la chaîne chaque jour. En Argentine, ils sont 450 000, à égalité avec CNN, mais deux fois plus que la BBC. Au Liban, ils sont 220 000, deux fois plus que CNN et trois fois plus que la BBC. Aux Etats-Unis, 164 000 foyers abonnés au câble paient désormais 4 à 10 dollars pour recevoir la chaîne. Ce redressement se poursuivra-t-il ? Pas sûr, car la CNN à la française, prévue pour 2004, va sans doute obliger à revoir toutes les cartes 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Internet, technologies de l'information et multimédia&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 245 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108502&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 86 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Quai d'Orsay&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Des diplomates en or&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Etienne Gernelle 
&lt;P&gt;La France, combien de divisions ? Paris compte 268 représentations diplomatiques (ambassades, consulats et représentations auprès d'organisations multilatérales). Il s'agit du deuxième réseau diplomatique au monde après les Etats-Unis (294), mais devant le Royaume-Uni (224) et l'Allemagne (211). 
&lt;P&gt;Dispendieuse, la diplomatie ? On lui reproche surtout le niveau de rémunération des agents en poste à l'étranger. Un policier qui garde l'ambassade en Ouzbékistan, par exemple, peut parfaitement tripler son revenu, toutes primes comprises. La Cour des comptes a récemment critiqué le Quai d'Orsay pour sa gestion des indemnités de résidence, jugée opaque et parfois irrégulière. Le ministère, qui a commandé un audit des rémunérations de ses agents, répond en affirmant que les diplomates des autres pays européens sont mieux traités... 
&lt;P&gt;Xavier Driencourt, directeur des affaires financières et budgétaires du Quai d'Orsay, défend la vertu de son ministère : &lt;I&gt;« A périmètre égal, c'est- à-dire avec le ministère de la Coopération, qui a été incorporé, notre budget n'a augmenté que de 0,6 % depuis 1992, contre une hausse de 25,6 % pour le budget de l'Etat. Et dans cette période notre effectif a baissé de 1 200 emplois ! »&lt;/I&gt; Mais le Quai d'Orsay ne représente que 46 % de l'action internationale de la France. En effet, les ministères de la Défense, des Finances (missions économiques), de la Culture et même de l'Equipement et des Affaires sociales ont des antennes à l'étranger. En 1993, Alain Juppé avait créé un Comité interministériel des moyens de l'Etat à l'étranger censé rationaliser cette cohorte. Touchant, sans doute, à trop de prés carrés, cette commission a été délaissée à partir de 1997... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Politique extérieure et relations internationales&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 195 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108602&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 86 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : ANPE&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Des clients mécontents&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Anne-Sophie Jarrige 
&lt;P&gt;1,4 milliard de francs de budget en 1986, 6 milliards en 1994, 11,7 milliards aujourd'hui, soit exactement 1,78 milliard d'euros : en dix-sept ans, l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) a multiplié son budget par huit, doublé ses effectifs, tandis que, durant cette période, le chômage a diminué. 
&lt;P&gt;Est-on sûr, au moins, que cette manne est bien utilisée ? Pas vraiment, disait déjà en substance la Cour des comptes dans son rapport publié en janvier 2001. A l'époque, les magistrats s'offusquaient d'une mobilisation des moyens &lt;I&gt;« peu optimale »,&lt;/I&gt; de la &lt;I&gt;« rigidité grandissante »&lt;/I&gt; de la gestion du personnel (qui représente 49 % du budget) et, d'une manière générale, de résultats &lt;I&gt;« pas toujours à la mesure des espoirs entretenus ».&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Deux ans plus tard, rien n'a changé. Avec ses 22 665 agents et ses 1 100 implantations sur le territoire national, l'ANPE reste à bien des égards un poids lourd difficile à manoeuvrer. En dépit de sa position de monopole, elle ne respecte qu'in extremis l'objectif du contrat de progrès 1999-2003, prévoyant une part de marché de 40 % pour la collecte des offres d'emplois. En 2000, période de créations massives d'emploi, elle n'en obtenait que 36,7 %. Pis, selon l'Insee, seules 7,4 % des personnes embauchées en France le seraient grâce à l'ANPE. &lt;I&gt;« Et encore, si l'on enlève tous les contrats de courte durée, on est plus proche des 2 % »,&lt;/I&gt; accuse l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (Ifrap). 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;« Nous ne nous débrouillons pas si mal,&lt;/I&gt; plaide malgré tout l'Agence. &lt;I&gt;D'autant que nous n'avons en France qu'un agent pour 95 chômeurs, contre 69 en Allemagne et 50 au Royaume-Uni. »&lt;/I&gt; Et de citer les 3,1 millions d'offres d'emploi recueillies en 2002, le 1,8 million de prestations offertes aux demandeurs d'emploi (atelier de recherche d'emploi, formation, etc.) et les 3 500 prestataires mobilisés pour les bilans et les évaluations de compétences. Tant pis si, parallèlement, le taux de radiation des chômeurs ne se présentant plus aux convocations a explosé (+ 60 % en 2002 par rapport à 2001), si le taux d'absentéisme des agents de l'ANPE reste trois fois supérieur à ce qu'il est dans le privé (18,68 %) et si, malgré les 4 650 embauches supplémentaires réalisées depuis 2001, on constate un recours croissant aux sociétés sous-traitantes... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Chômage&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 270 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108601&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 87 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; :&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Tout ça pour ça...&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Anne-Sophie Jarrige 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les chaînes parlementaires&lt;/B&gt; LCP-AN et Public Sénat disposent de 14,63 millions d'euros de budget pour une audience de... 678 personnes. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La Réunion des musées nationaux&lt;/B&gt; perd de l'argent en vendant statues, revues, cartes postales... censées pourtant rentabiliser les expositions. Un comble ! 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La SNCF,&lt;/B&gt; qui bénéficie de 10,5 milliards d'euros de subventions ( !), emploie 175 700 agents qui effectuent presque autant de journées de grève (160 000 en 2002). 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La collecte de la redevance télévisuelle&lt;/B&gt; mobilise 1 471 emplois budgétaires qui coûtent plus cher que le produit de la taxe elle-même (2,1 milliards d'euros). 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La vente des timbres fiscaux&lt;/B&gt; rapporte 1 milliard d'euros par an, mais ils coûtent très cher en impression, stockage, comptabilité et surtout en distribution dans les bureaux de tabac. Or seules une centaine de formalités exigent un timbre fiscal. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le service de gestion de la vignette automobile&lt;/B&gt; n'existe plus (sauf pour les véhicules de société), mais 2 000 fonctionnaires sont toujours employés à la collecter ! 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le char Leclerc&lt;/B&gt; - et le contrat abracadabrantesque avec les Emirats - est le principal responsable des pertes gigantesques de Giat Industries (4 milliards d'euros depuis 1990 !). 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le Conseil national des arts culinaires,&lt;/B&gt; association loi 1901 censée promouvoir les arts culinaires et les produits du terroir en France, dispose d'un budget de 1,5 million d'euros dont la moitié passe en frais de fonctionnement. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les services administratifs de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris&lt;/B&gt; emploient 11 200 administratifs pour gérer les 40 hôpitaux et les 90 000 salariés de l'AP-HP. Cela fait 56 administratifs pour 100 lits. Deux fois plus que de médecins à plein temps ! 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Subventions et aide gouvernementale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 197 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108702&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 87 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Culture française&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La débauche&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Héloïse Lhérété 
&lt;P&gt;La Grande-Bretagne possède le British Council, l'Allemagne, le Goethe Institut, et les Etats-Unis, l'United States Information Agency. La France sait faire compliqué quand les autres font simple. Le réseau culturel de la France à l'étranger, source d'éternelle fierté, comprend une multitude d'instituts et de centres (SCAC, CCCL, CCC...). Autant de différentes appellations qui correspondent à des différences de statut. Ajoutons à cela le vaste réseau des Alliances françaises, associations de droit local financées pour 25 % par le ministère des Affaires étrangères, les Maisons de France (ministère de l'Equipement), ainsi que les multiples associations subventionnées : l'Association française d'action artistique (Afaa), l'Association pour la diffusion de la pensée française (ADPF), l'Office international de promotion (du livre français), l'Association pour l'enseignement du français à l'étranger (AEFE), Unifrance (pour le cinéma), sans oublier la Francophonie et ses cinq opérateurs. 
&lt;P&gt;Tout cela coûte évidemment cher. 1,350 milliard d'euros a été consacré à l'action culturelle extérieure de la France en 2002. Pour quels résultats ? Là encore, la diversité est de mise et &lt;I&gt;« le problème,&lt;/I&gt; souligne le sénateur socialiste Yves Dauge, auteur d'un rapport remarqué sur le sujet, &lt;I&gt;vient de ce que cette diversité ne correspond plus aujourd'hui à aucune logique ».&lt;/I&gt; Le ministère des Affaires étrangères (82 %), mais aussi les ministères de la Culture, de l'Education nationale et de l'Equipement redistribuent leurs crédits sans réelle cohérence... La dernière tentative, infructueuse, de rationalisation remonte à 1984 ! Résultat : aujourd'hui, les directeurs d'établissement culturel se plaignent de graves difficultés budgétaires. L'explication, selon Yves Dauge : &lt;I&gt;« L'importance des rémunérations des personnels expatriés, et le coût du parc immobilier à l'étranger&lt;/I&gt; [10 millions d'euros d'investissements immobiliers en 2002 pour les seuls instituts français]&lt;I&gt;. »&lt;/I&gt; Contraintes qui touchent directement l'activité des Alliances françaises : les 11,9 millions d'euros que leur a versés le ministère des Affaires étrangères en 2002 étaient uniquement destinés aux salaires des 270 fonctionnaires qui assurent l'encadrement ! Rien, donc, pour le « rayonnement culturel » de ces structures, dont une centaine, selon la sénatrice socialiste Monique Cerisier-ben Guiga, &lt;I&gt;« fonctionnent en réalité comme des clubs, des cercles d'amitié, sans donner de cours de langue ni faire d'animation culturelle ».&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Pour mettre fin à un système lourd et peu cohérent, Jacques Chirac s'est engagé, lors de sa dernière campagne, à créer « un établissement public - une nouvelle agence - pour animer la politique d'échanges culturels et fédérer, à l'image du British Council ou du Goethe Institut, l'ensemble des implantations culturelles françaises à l'étranger ». Patience, donc... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Politique extérieure et relations internationales; Subventions et aide gouvernementale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 310 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108701&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 88 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Dieppe&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La croisière s'amuse&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Serge Florentin 
&lt;P&gt;Quatre heures du matin, le port de Dieppe s'anime : un ferry s'apprête à appareiller en direction de Newhaven, en Grande-Bretagne. A son bord, quelques rares passagers engourdis par le sommeil et surtout des camions qui franchissent la Manche pour emprunter &lt;I&gt;« le plus court chemin »&lt;/I&gt; vers l'Angleterre, comme le vante la publicité du Transmanche, l'exploitant du navire. Depuis que la ligne Dieppe-Newhaven a été rouverte, en mai 2001, après plusieurs années d'interruption - l'anglais P&amp;amp;amp;O ayant cessé l'exploitation en janvier 1999 -, le port de la petite sous-préfecture de Seine-Maritime revit, car il n'y avait plus guère que les navires fruitiers pour venir accoster. Les contribuables normands, en revanche, se demandent combien leur coûtera le Transmanche. C'est en effet le département de Seine-Maritime qui, décideur du projet, le finance à 96 % ! Non seulement le conseil général exploite la ligne par l'intermédiaire d'une société d'économie mixte, mais il a aussi acheté le port de Newhaven, en Angleterre, et fait l'acquisition d'un deuxième ferry... le « Dieppe ». Coût total de l'opération : 65 millions d'euros. 
&lt;P&gt;Découvrant l'ampleur de ces dépenses, la chambre régionale des comptes s'est étonnée, le département n'ayant pas reçu l'autorisation de l'Etat pour les engager, même si les ministères parisiens étaient parfaitement au courant du projet Transmanche. Pour équilibrer les comptes du Transmanche, il faudrait transporter plus de 8 600 camions par an. On est encore loin du compte. Charles Revet, président du conseil général de Seine-Maritime, se retranche derrière la défense de l'emploi pour justifier l'opération. &lt;I&gt;« Cette ligne est vitale pour Dieppe et l'ensemble du département. De 1 000 à 1 500 emplois directs et indirects en dépendent. »&lt;/I&gt; Reste à savoir si le département ne paie pas un peu trop cher... Au vu des investissements déjà réalisés, chacun de ceux générés par le projet ou sauvés coûterait au moins 65 000 euros à la collectivité... Réponse de Charles Revet : &lt;I&gt;« Les contribuables sont aussi des électeurs. S'ils ne sont pas satisfaits de nos choix, les urnes le diront ! »&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Partis politiques&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 236 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108801&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 89 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Immobilier&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Un « proprio » inconséquent&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Serge Florentin 
&lt;P&gt;En plein coeur du 6e arrondissement de Paris, le plus cher de la capitale, au détour de la rue de Seine ou du boulevard Saint-Germain, d'insolites administrations occupent parfois de splendides immeubles que des milliardaires seraient prêts à acheter à prix d'or.... Ainsi, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), à deux pas de Sciences po, rue Saint- Guillaume, est installée depuis sa création dans un magnifique hôtel particulier. Un écrin beaucoup trop exigu pour accueillir tous les agents de cette administration chargée de vérifier que le traitement automatisé des fichiers de données personnelles respecte bien la loi. Aussi la CNIL s'est-elle agrandie... Elle a loué deux nouveaux bureaux boulevard Saint-Germain. Au prix des loyers dans le secteur, on peut se demander si les fonctionnaires de la CNIL ne seraient pas tout aussi efficaces dans des locaux moins coûteux d'autres arrondissements de la capitale. Mais la proximité du domicile de certains dirigeants dans le 6e ou le 7e semble freiner l'exode vers les plateaux des tours de la Défense ou les nouveaux immeubles de bureaux du Sud-Est parisien, toujours en attente d'occupants. 
&lt;P&gt;Plus provocante encore, l'implantation de la Fédération nationale des offices d'HLM dans un magnifique hôtel particulier du 8e arrondissement, rue Lord-Byron, près de l'Etoile, tranche avec le discours habituel sur le délabrement des cages d'escalier... Une bonne partie du parc immobilier parisien de standing appartient en fait à l'Etat. S'il se décidait à faire déménager les administrations qui l'occupent vers des bureaux plus fonctionnels, d'importantes économies budgétaires pourraient être réalisées. Encore faudrait-il que le service des domaines (plus connu sous le nom de bureau S3 à Bercy), qui a la haute main sur les biens immobiliers de l'Etat, s'intéresse à la question. Dépendant de la tentaculaire DGI (Direction générale des impôts), il n'accomplit pas un réel rôle de gestion. &lt;I&gt;« L'Etat ne tient aucune comptabilité analytique de ses coûts, le service public n'a pas vocation à être rentable »,&lt;/I&gt; explique un ancien de Bercy. Plus grave, l'Etat se comporte en propriétaire négligent, il ne tient même pas un inventaire précis de ses immeubles. Les parlementaires français qui ont travaillé sur l'amélioration de la gestion de l'Etat placent au premier rang des accusés Réseau ferré de France (RFF), qui &lt;I&gt;« dispose d'un patrimoine immobilier pour une large part non utilisé ».&lt;/I&gt; RFF, organisme public qui a récupéré les voies de chemin de fer, les entrepôts et les gares appartenant autrefois à la SNCF, ignore la valeur de son patrimoine foncier. Au fond des campagnes, dans les banlieues, dorment des gisements de recettes publiques qui ne demandent qu'à être exploités... 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Administration et finances publiques; Lois et règlements&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 320 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108901&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 89 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Météo France&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La bureaucratie du ciel&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Marc Nexon 
&lt;P&gt;«N&lt;I&gt;ous figurons parmi les pays dotés du meilleur service météo au monde. »&lt;/I&gt; La France est fière de ses climatologues. Jean-Pierre Beysson, 60 ans, PDG de Météo France, loue volontiers ses équipes, leur &lt;I&gt;« exigence »,&lt;/I&gt; leur &lt;I&gt;« culture du client »,&lt;/I&gt; leur &lt;I&gt;« souci de proximité »,&lt;/I&gt; leur &lt;I&gt;« présence en terre Adélie »...&lt;/I&gt; Un service de la République bien huilé. Mais à quel prix ! L'Etat y met les moyens. Un seul exemple : les effectifs. Météo France aligne 3 700 personnes, dont plus d'un millier à Toulouse et 600 dans les départements et territoires d'outre-mer. &lt;I&gt;« On établit des prévisions toutes les heures et sur 500 zones différentes, on a besoin de monde »,&lt;/I&gt; plaide Jean-Pierre Beysson. Certes ! Au point d'afficher l'organigramme le plus étoffé d'Europe. Car nos voisins, pourtant peu suspects de bâcler leurs bulletins climatiques, travaillent en équipes plus légères : 250 personnes en Suisse, 550 en Suède, 2 700 en Allemagne et même 2 100 en Grande-Bretagne, un pays dont les prévisions font partie des meilleures au monde, de l'aveu même des spécialistes français. La raison d'un tel écart tient en un mot : la productivité. &lt;I&gt;« Depuis les années 50, nous avons divisé par trois nos effectifs »,&lt;/I&gt; souligne un porte-parole du Met Office britannique. Quant au Wetterdienst allemand, il allège ses troupes de 2 à 3 % par an. Préjudiciable ? Nullement. L'office, situé à Offenbach, parvient comme ses homologues à établir une carte complète des précipitations du pays toutes les quinze minutes. 
&lt;P&gt;A l'inverse, Météo France refuse de maigrir. Son corps de fonctionnaires se cramponne à son périmètre inchangé depuis une dizaine d'années. La RTT lui a même permis d'obtenir 75 postes supplémentaires. Et d'établir ainsi la charge hebdomadaire de ses techniciens exploitants entre 30 et 32 heures. 
&lt;P&gt;Il y aurait bien des sources d'économies. La plus évidente consiste à élaguer les centres départementaux dont les missions recoupent celles des structures régionales. Des cadres de Météo France plaident pour une telle simplification. Mais ils ont du mal à être entendus. &lt;I&gt;« Des polytechniciens qui ne jurent que par les modèles numériques »,&lt;/I&gt; grince Pascal Boureau, de la CFDT. &lt;I&gt;« En cas de catastrophe naturelle, il faut bien que la cellule de crise dispose d'un expert météo auprès du préfet »,&lt;/I&gt; renchérit Jean-Pierre Beysson. Et naturellement, seul l'expert départemental (et non régional !) a la qualification requise... 
&lt;P&gt;Une autre piste vise à privilégier les recettes. A ce jour, seulement 15 % du budget (300 millions d'euros) proviennent de prestations commerciales (Minitel, informations auprès des autoroutes, du secteur du BTP...). Un seuil jugé &lt;I&gt;« élevé »&lt;/I&gt; par l'opérateur français, mais qui ne progresse plus depuis l'apparition de la concurrence privée (sites Internet, sociétés de conseil...). Et puis aller au-delà supposerait remettre en question le statut public de Météo France. &lt;I&gt;« Voilà pourquoi notre activité commerciale reste assez peu transparente,&lt;/I&gt; admet un délégué de Force ouvrière. &lt;I&gt;On vend des produits financés par l'Etat sur un marché concurrentiel, Bruxelles pourrait mettre son nez là-dedans. »&lt;/I&gt; C'est le moins qu'on puisse dire 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Informatique; Internet, technologies de l'information et multimédia&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 371 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160108902&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/po.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Point&lt;/FONT&gt;, n° 1601&lt;BR&gt;Économie, vendredi 23 mai 2003, p. 90 
&lt;P&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Dépenses publiques&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : Tourisme&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Clochemerle avant la France&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Matthieu Riberry 
&lt;P&gt;Rien n'est trop beau pour la promotion du tourisme. Premier exemple : en Seine-Saint-Denis, département qui n'est pas réputé pour son attrait touristique, il existe sept offices de tourisme pour seulement cinq sites d'importance à visiter. Parmi ceux-là, on trouve le Stade de France et la basilique Saint-Denis. 
&lt;P&gt;Autre exemple, autre région : la Bretagne. Pour attirer, renseigner et accueillir les visiteurs, la région Bretagne compte sur un comité régional, quatre comités départementaux et pas moins de 128 offices de tourisme. A cela s'ajoute enfin une Maison de la Bretagne (276 000 euros de budget, hors campagne promotionnelle), située dans le 8e arrondissement de Paris, qui emploie huit salariés permanents. Le tout largement financé sur fonds publics. 
&lt;P&gt;La campagne d'affichage dans le métro parisien (entre le 15 mars et le 19 avril 2003) qui vantait les paysages bretons a coûté 100 000 euros. Cette action est directement pilotée par le Comité régional du tourisme de Bretagne, dont le budget s'élève à 8,22 millions d'euros. Selon les différentes instances chargées d'attirer les visiteurs en Bretagne, il n'y aurait pas de doublons mais &lt;I&gt;« synergie entre les différents niveaux de promotion »&lt;/I&gt;. 
&lt;P&gt;L'exemple breton n'est pas un cas isolé puisque toutes les régions françaises traitent les questions touristiques au travers de trois échelons administratifs. On peut se demander si toutes ces instances qui interviennent autour du même sujet sont réellement nécessaires dans un pays traditionnellement très attractif. En 2002, la France a accueilli 76,7 millions de touristes, ce qui la place au premier rang mondial 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Économie&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Hébergement, restauration et industrie touristique; Voyages, aventures et tourisme&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 193 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Point. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523PO160109001&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					<item> 

						<title>TIPP</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17221</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial color=#0066cc size=2&gt;TIPP &lt;/FONT&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Vers une nouvelle taxe sur le gazole ? &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;POUR RENFLOUER les caisses de l'Etat, Gilles de Robien envisage de taxer plus fortement les véhicules légers roulant au diesel, lesquels représentent 60 % du marché de l'automobile en France. Le ministre des Transports propose une hausse de 4 centimes par litre de la taxe intérieure sur les produits pétroliers appliquée sur le gazole. Selon le ministre, cette nouvelle taxe sur le gazole des véhicules légers est « imaginable » et « non choquante » pour financer des grands travaux. Cette augmentation de la TIPP sur le carburant diesel destiné aux véhicules légers rapporterait 200 millions d'euros par an à l'Etat et fait donc partie de la « palette de moyens de financement » envisagée par l'Etat pour financer les grands projets d'infrastructures du pays. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , vendredi 23 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>BOIS</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17220</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial color=#0066cc size=2&gt;Bois &lt;/FONT&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Certaines forêts sont hors de prix &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;LE MARCHE FORESTIER se remet lentement des tempêtes de 1999. Une catastrophe qui a provoqué une baisse du prix du bois, et donc un tassement de la valeur des grandes forêts, s'il faut en croire le bilan 2002 du marché des forêts en France, dressé avant-hier par la Société forestière de la Caisse des dépôts et la Fédération nationale des Safer. Mais ce phénomène se trouve aujourd'hui largement contrebalancé par l'émergence de nouveaux acquéreurs de biens immobiliers forestiers : collectivités locales ou particuliers, ils achètent de la forêt pour l'espace, le cadre de vie, la détente ou les loisirs. Résidences secondaires, chasses, ou même pour le bois de chauffage, c'est l'équivalent boisé d'une tendance déjà amorcée dans l'acquisition des terres agricoles périurbaines. « Dans un marché forestier globalement atone pour les massifs de production, ce sont eux qui font flamber les prix des petites parcelles dans certaines régions, notamment sur le pourtour méditerranéen où l'hectare, à 7 300 €, s'échange à plus du double du prix moyen brut de la forêt française », explique Max Penneroux, directeur général adjoint de la Société forestière. &lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;B&gt;Un mouvement de récupération de l'espace boisé par des non-forestiers &lt;/B&gt;&lt;/I&gt;On assiste ainsi, comme pour les terres agricoles, à la formation de prix complètement déconnectés de la rentabilité et de l'évolution du prix du bois : en cinq ans, de 1998 à 2002, le prix des lots de moins de 10 hectares a augmenté de 80 %, alors que dans le même temps les surfaces boisées supérieures à 25 hectares ne gagnaient que 12 %. Résultat : alors que le marché forestier bâti (c'est-à-dire comprenant au moins un bâtiment, voire une ruine, qui peut se transformer en résidence) ne représentait que le cinquième des surfaces vendues en 2002, il a drainé près de 50 % de la valeur des échanges, soit 273 millions d'euros. Un mouvement de récupération de l'espace boisé par des non-forestiers qui ne fait que commencer, selon les auteurs de ce bilan. Parmi ces nouveaux investisseurs figurent les départements ou les régions qui veulent mettre ces espaces à disposition du public, les groupements cynégétiques, les fonds de réserves environnementaux, ou encore les particuliers qui, joignant l'utile à l'agréable, peuvent ainsi bénéficier des réductions d'impôts (25 % de l'investissement) mises en place à la suite de la tempête de 1999. Aujourd'hui, le terme « investir en forêt » recouvre donc de multiples objectifs qu'il n'avait pas il y a encore dix ans, faisait observer Laurent Piermont, PDG de la Société forestière. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TD&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=2&gt;Jean Darriulat &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , vendredi 23 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt; 
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					<item> 

						<title>ARCHEOLOGUES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17217</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/HU.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;l'Humanité&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Société, vendredi 23 mai 2003, p. 11 
&lt;P&gt;Patrimoine&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Archéologues préventifs en sursis&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Baisse des ressources, baisse des effectifs, les chercheurs de l'INRAP poursuivent un mouvement de grève contre un projet de loi qui menace de démanteler leur profession. 
&lt;P&gt;Puchot, Pierre 
&lt;P&gt;&quot;L'archéologie vendue et sacrifiée&quot;. Du haut de la basilique de Saint-Denis, où ils ont apposé une banderole noire, les archéologue préventifs tirent la sonnette d'alarme. En grève depuis plusieurs semaines, ils multiplient les actions ces derniers jours pour protester contre le projet de loi du gouvernement qui menace de &quot;démanteler le service public que constitue la fouille archéologique&quot;. Enchaînés lundi aux grilles de l'Assemblée nationale, ils ont déployé hier des banderoles sur les principaux monuments religieux (cathédrale de Notre-Dame de Chartres ). Ils considèrent le projet du gouvernement comme une régression. La loi de février 2001 avant permis de pérenniser leur statut en créant l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), &quot;après vingt ans de rude bataille&quot;. 
&lt;P&gt;François Gentili, ingénieur et archéologue à Pantin, craint maintenant le pire. &quot;Le gouvernement veut privatiser l'archéologie. La mise en concurrence de l'INRAP prévue dans le projet de loi conduit clairement à la fin de ce service public.&quot; Ce projet de loi s'inscrit en effet dans une offensive générale du gouvernement. Le ministère de la Culture n'a pas reconduit le budget de l'INRAP pour l'année 2003, et fournit des enveloppes au coup par coup. Ce qui se traduit par une baisse des ressources de 25 % par rapport à l'an passé. Parallèlement, 600 jeunes archéologues en CDD (sur un effectif total de deux mille chercheurs) n'ont pas été reconduits. Cette baisse d'effectif met en danger l'ensemble d'une profession, la relève n'étant plus assurée. Le doute plane aujourd'hui au sein des universités. François fulmine. &quot;L'archéologie est un bien commun, public. Le gouvernement la considère comme une simple activité commerciale, ce qui est inacceptable. Avec cette loi, l'aménageur pourra choisir l'opérateur privé comme bon lui semble, au mépris de l'intérêt potentiel historique du site. La qualité de la fouille préventive ne sera plus garantie.&quot; 
&lt;P&gt;Les archéologues redoutent la mise en péril du patrimoine historique. Déterminés à poursuivre leur mouvement de grève (suivi à plus de 80 %) jusqu'à l'abandon du projet de loi, les archéologues devaient se joindre à la manifestation des enseignants prévue hier après-midi, accompagnés comme toujours de leur mascotte, le célèbre &quot;Gaulois&quot;. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 282 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 l'Humanité. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523HU0031&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					<item> 

						<title>RETRAITES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17216</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/HU.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;l'Humanité&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Social, vendredi 23 mai 2003, p. 10 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Ce que &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;dit le gouvernement&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; et ce qu'il &lt;A name=Occ2&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;nous cache&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Mis sur la défensive par les mobilisations, le gouvernement tente de défendre son projet dans un argumentaire détaillé communiqué par voie de publicité. Quinze affirmations officielles passées au crible. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;1. La réforme, c'est l'égalité avec 40 ans de cotisations pour tous en 2008.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Le projet Fillon aligne les fonctionnaires sur la situation du privé dégradée par la réforme Balladur. La durée de vie professionnelle réelle étant en moyenne de 37,5 années, l'exigence de 40 annuités en 2008, puis 42 en 2020, entraînera souvent une amputation de la pension. Les femmes seront très touchées : une sur deux n'a pas une carrière complète à l'heure de liquider sa pension. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;2. Les 40 ans comprendront les années travaillées à plein temps ou à mi-temps mais aussi les années bonifiées et les années de chômage.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- C'est déjà le cas actuellement. En revanche, la revendication de la CGT visant à la validation des périodes de temps partiel (cas de nombreuses femmes) ou de formation et de recherche d'un premier emploi pour les jeunes reste ignorée. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;3. Pour le privé, la réforme ne change rien. Les projets de ceux qui sont proches de la retraite ne sont pas bouleversés.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Faux. Le gouvernement &quot;oublie&quot; en effet de préciser qu'il a choisi de poursuivre l'application de la réforme Balladur qui durcit considérablement les règles de calcul de la pension (25 années de référence et indexation sur les prix). Et même de l'aggraver : la retraite sera établie au prorata de 160 trimestres de cotisation, au lieu de 150 jusqu'alors, chaque trimestre manquant entraînant une pénalité proportionnelle. Le Conseil d'orientation des retraites a chiffré à 13 % la baisse prévisible, en moyenne, du taux de remplacement du salaire par la retraite d'ici 2020. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;4. La réforme assure aux fonctionnaires le maintien du niveau de pension en travaillant six mois de plus chaque année à partir de 2004.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Les fonctionnaires devront bien travailler 2,5 ans de plus d'ici 2008 s'ils le veulent, ou plus exactement, s'ils le peuvent. Aujourd'hui, en raison des conditions de travail, dans un grand nombre de métiers, les agents n'imaginent pas aller au-delà de l'âge ouvrant droit au départ. Les statistiques indiquent que la durée moyenne de cotisation validée est de 34 ans. À la différence de la situation actuelle, s'ils ne prolongent pas leur carrière comme exigé, ils subiront une amputation de leur pension. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;5. Les limites d'âge prévues par le statut des fonctionnaires resteront garanties. Aucun enseignant sauf s'il le désire ne travaillera au-delà de 65 ans.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Cette assertion cache le fait que tout fonctionnaire qui arrêtera de travailler avant soixante-cinq ans sans avoir atteint les quarante annuités de cotisation verra sa retraite calculée en fonction du nombre d'années de cotisation, et qu'il sera pénalisé par la décote de 5 % par année manquante. La retraite à soixante ans est bel et bien remise en cause. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;6. Même sans avoir 40 ans de cotisation un salarié pourra partir en retraite à l'âge légal, dans le public comme le privé.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Un salarié pourra effectivement prendre sa retraite à soixante ans mais le montant de sa pension sera calculé en fonction du nombre d'années de cotisation. S'il veut toucher une retraite à taux plein, il devra continuer à travailler - s'il le peut - jusqu'à avoir atteint les quarante annuités de cotisation dans la limite des soixante-cinq ans. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;7. Un salarié ne travaillera pas plus longtemps pour avoir une retraite plus basse.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Faux. Même en allongeant sa durée de cotisation, les salariés du privé verront le niveau de leur pension baisser relativement, sous l'effet, d'abord, de la désindexation des salaires portés au compte, puis de la désindexation des retraites. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;8. Sans réforme, le niveau des retraites serait à terme divisé par deux.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Cette affirmation est présentée comme une déduction logique de l'évolution démographique : entre 2000 et 2040, le rapport actifs-retraités sera divisé par deux, donc les retraites le seront avec lui. On passera de deux actifs pour un retraité à un pour un. Or ce rapport a déjà été divisé par deux entre 1960 et 2000 : on est passé de quatre actifs pour un retraité à deux pour un. Non seulement les retraites n'ont pas reculé mais elles ont progressé. Pourquoi ? Parce que le choix a été fait de consacrer une part plus grande de la richesse nationale à leur financement. D'ici 2040, il faut tout simplement amplifier cet investissement social, ce que refuse le patronat. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;9. Les primes seront prises en compte pour les fonctionnaires.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Les primes seront prises en compte dans la limite de 20 % du traitement, alors que, pour nombre d'agents, elles en représentent une part plus importante (jusqu'à 30 % et plus pour les aides-soignantes). Le type de régime envisagé, dit &quot;additionnel&quot;, s'apparente à un régime par capitalisation comme il en existe dans le privé. Son rendement est très lent (on parle de 6 % du traitement au bout de 40 ans), alors que les fonctionnaires subiront sans attendre les conséquences de l'allongement de la durée de cotisation et de l'instauration de la décote. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;10. Ceux qui travaillent depuis l'âge de quinze ans pourront partir en retraite avant soixante ans.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Le droit au départ à la retraite avant soixante ans pour les salariés ayant cotisé quarante ans, déjà mis en place pour les carrières commencées à quatorze et quinze ans, est étendu à celles commencées à seize ans : cela bénéficiera à 250 000 hommes et femmes, sur un total de plus d'un million concernés. Le calendrier de cette extension n'est pas précisé. L'ensemble sera conditionné à un accord entre partenaires sociaux, syndicats et patronats, qui gèrent les régimes complémentaires. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;11. Un smicard aura la garantie de toucher 85 % du SMIC net. Sans réforme, ce serait à terme moins de 60 %.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- La &quot;garantie&quot; de retraite actuelle pour les salariés au SMIC s'élève actuellement à 83 %. La très légère augmentation annoncée, qui n'interviendrait pas avant 2008, n'est qu'hypothétique : en effet, le minimum contributif, versé par le régime général de la Sécu, et qui est à la base de cette garantie, est attribué en fonction de la durée de cotisation. Autrement dit, il fallait 150 trimestres pour prétendre à 83 % du SMIC, mais l'an prochain, il faudra 160 trimestres pour avoir 85 %. Or, à l'heure de la liquidation de leur retraite, quatre salariés sur dix ont une carrière incomplète. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;12. Les deux annuités de bonification accordées aux femmes ayant eu deux enfants sont maintenues.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Cet avantage, en réalité, n'est maintenu que pour les femmes dont les enfants seront nés avant le 1er janvier 2004. Pour ceux qui viendront après, il disparaît, remplacé par des validations prorata temporis : une femme qui s'arrête six mois pour élever son enfant verra cette période validée pour la retraite, dans des conditions qui restent toutefois à définir. Si elle ne s'arrête pas, elle n'aura rien. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;13. La retraite sera augmentée de 3 % par an pour tous ceux qui choisiront de continuer à travailler après avoir acquis tous leurs droits.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Comme indiqué, cette mesure ne concerne que ceux qui auront acquis tous leurs droits. C'est une prime explicite à l'allongement de la durée de travail au-delà des quarante années requises par la réforme. Le projet prévoit que ce prolongement d'activité peut atteindre cinq années, soit 45 années de travail au total ! D'autre part, le gouvernement feint d'ignorer que ce ne sont pas les salariés qui décident de rester ou non dans l'emploi : deux sur trois sont actuellement évincés avant d'arriver à l'âge de la retraite. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;14. Un salarié pourra continuer à travailler tout en touchant sa retraite.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- C'est une mesure à contre-emploi. La réforme encourage tout à la fois l'allongement de la durée de travail pour obtenir sa retraite, et le cumul emploi-retraite pour les salariés les plus âgés. Pendant ce temps-là, le chômage galope, des jeunes en particulier, et rien n'est fait pour relancer l'emploi. Or, là réside l'une des principales plaies dans le système de financement des retraites. Un million d'emplois en plus, c'est vingt milliards d'euros de recettes supplémentaires. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;15. Un salarié entré tardivement dans la vie active pourra racheter jusqu'à trois années de cotisation.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;- Derrière l'effet d'annonce, se cache une mesure difficilement accessible, tant le rachat d'années coûte cher : jusqu'à 30 000 euros pour trois annuités. Un salarié va-t-il devoir s'endetter pour se payer un tel rachat ? L'entrée tardive dans la vie active, notamment pour cause d'études, devrait être traitée avec une autre ambition : pourquoi pas, par exemple, un fonds de financement permettant pour tous les salariés la validation des années de formation après dix-huit ans ? 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;Réalisé par le service social&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Illustration(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Nussbaum, Patrick 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Finances et placements personnels; Programmes sociaux&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Long, 1033 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 l'Humanité. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523HU0027&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LES INTER MI-TEMPS DU SPECTACLES</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17197</link> 

						<description> 
 &lt;P align=right&gt;&lt;SPAN class=titrejaune&gt;Intermittents du spectacle&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=pttxt&gt;jeudi 22 mai 2003&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Avant l'ouverture des négociations entre partenaires sociaux, au sein de l'UNEDIC, sur les aménagements à apporter au régime des annexes VIII et X relatives à l'assurance chômage des intermittents du spectacle, le Ministre de la culture et de la communication - Monsieur Jean-Jacques AILLAGON - a rencontré le jeudi 22 mai, de façon bilatérale, les organisations syndicales représentatives des salariés et des employeurs (CGT, FO, CFTC, CGC, CFDT, MEDEF, FESAC). &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Ministre a rappelé tout d'abord les propositions issues des groupes de travail qu'il avait institué au mois de février pour définir les mesures d'accompagnement de la réforme qui sont de la responsabilité de l'Etat. Ces mesures font l'objet d'un communiqué commun avec le Ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité, Monsieur François FILLON. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Ministre a indiqué ensuite qu'il avait transmis le jour même aux présidents des entreprises de l'audiovisuel public, une lettre appelant leur attention sur le recours injustifié à l'intermittence. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Ministre a également indiqué son attachement au maintien d'un régime spécifique pour les intermittents dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle, et au maintien du seuil actuel des 507 heures.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a indiqué que le Gouvernement ne donnerait pas son agrément à un accord entre partenaires sociaux qui conduirait au basculement du régime des intermittents dans l'annexe IV (travail temporaire).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Ministre a précisé enfin que les aménagements qui seraient apportés au régime de l'intermittence devraient prendre en compte les contraintes spécifiques aux professions concernées et ne pas compromettre la possibilité effective des professionnels du secteur d'y accéder. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin, le Ministre a réitéré son soutien à tous les efforts des partenaires sociaux destinés à améliorer l'équilibre du régime.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A class=liensoul href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/aillagon/chomageartistes.htm&quot;&gt;&amp;gt; le communiqué de presse conjoint des ministères de la culture et des affaires sociales.&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR noShade SIZE=1&gt;

&lt;P align=right&gt;&lt;SPAN class=titrejaune&gt;MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, DU TRAVAIL ET DE LA SOLIDARITE&lt;BR&gt;MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;SPAN class=titrejaune&gt;Communiqué de presse du ministère de la culture&lt;BR&gt;et celui conjoint des ministères de la culture et des affaires sociales&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=pttxt&gt;jeudi 22 mai 2003&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Le ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité et le ministère de la culture et de la communication sont déterminés à faire aboutir dans les meilleurs délais des mesures destinées à accompagner la réforme du régime d'assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel afin de contribuer à améliorer le fonctionnement de ce régime, sa connaissance et son contrôle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ces mesures ont été étudiées et discutées au sein des groupes de travail, mis en place par les pouvoirs publics à la suite du Conseil national des professions du spectacle du 18 février dernier, réunissant les représentants des organisations syndicales de salariés et d'employeurs et les organismes sociaux du secteur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elles visent à renforcer la viabilité du régime spécifique d'assurance chômage par une meilleure connaissance de son fonctionnement, une amélioration du recouvrement des cotisations des employeurs et des salariés et le renforcement de la lutte contre le travail illégal dans les secteurs de l'audiovisuel, du cinéma et du spectacle vivant.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est ainsi que sera engagé le croisement des fichiers des différents organismes sociaux et que sera rendue obligatoire l'affiliation à un guichet unique des employeurs dont l'activité principale n'est pas le spectacle vivant. Ces deux réformes feront l'objet dès l'automne d'ordonnances prises dans le cadre de la loi d'habilitation actuellement en cours d'examen au parlement. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, un plan de lutte contre le travail illégal dans l'audiovisuel, le cinéma et le spectacle vivant sera engagé dans les prochaines semaines sous l'égide de la Délégation interministérielle de lutte contre le travail illégal. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin, des mesures destinées à favoriser le recours à l'emploi permanent dans ces secteurs d'activité seront mises à l'étude.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A class=liensoul href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/aillagon/intermittents220503.htm&quot;&gt;&amp;gt; communiqué de presse du ministère de la culture&lt;/A&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RMI-RMA</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/23#17178</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;23 &amp;nbsp; mai&amp;nbsp; 2003&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#c21515 size=3&gt;&lt;B&gt;Projet de loi RMI-RMA : les propositions de la Commission des affaires sociales &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman, Times, serif&quot; color=#000000 size=3&gt;La Commission des affaires sociales du Sénat a examiné mercredi le rapport de Bernard Seillier (Aveyron) sur le projet de loi portant décentralisation en matière de revenu minimum d’insertion (RMI) et créant un revenu minimum d’activité (RMA). &lt;BR&gt;Selon ce rapport, quinze ans après sa création et cinq ans après la loi d’orientation de lutte contre les exclusions, le bilan du RMI apparaît contrasté : «Il répondait sans aucun doute à un véritable besoin et son rôle est aujourd’hui incontournable dans notre dispositif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Mais les craintes concernant les fragilités intrinsèques du dispositif, liées tant à l’articulation entre allocation et insertion qu’à la répartition des compétences entre l’Etat et le département, se sont révélées fondées.» &lt;BR&gt;La commission souscrit donc à l’économie générale du projet de loi qui propose une &quot;modification significative&quot; de l’architecture du dispositif pour en renforcer l’efficacité. &lt;BR&gt;Elle a adopté une cinquantaine d’amendements qui, selon elle, visent avant tout, et sans modifier fondamentalement l’économie globale du texte, à &quot;améliorer les perspectives d’insertion sociale et professionnelle des bénéficiaires du RMI&quot;. &lt;BR&gt;Sur le volet «décentralisation du RMI», la commission suggère : &lt;BR&gt;- d'inscrire les contrats d’insertion passés avec les bénéficiaires dans une logique de parcours d’insertion, en diversifiant les mesures qui peuvent leur être proposées et en ouvrant la possibilité au référent chargé de suivre l’allocataire d’adapter, au fil du temps, le contrat aux objectifs et aux capacités de la personne ; &lt;BR&gt;- d'aménager les conditions du pilotage par le département du dispositif local d’insertion, en précisant la portée des programmes départementaux et locaux d’insertion et en réaffirmant le rôle des associations et des structures d’insertion par l’activité économique pour la mise en œuvre des actions d’insertion ; &lt;BR&gt;- de renforcer le dispositif d’évaluation, afin de disposer des outils de comparaison nécessaires à la diffusion des «bonnes pratiques». A ce titre, la commission prévoit la transmission au Parlement, avant le 1er juillet 2006, d’un rapport détaillé d’évaluation de la loi. &lt;BR&gt;Sur le volet «création du RMA», elle propose : &lt;BR&gt;- de mieux inscrire le RMA dans le parcours d’insertion du bénéficiaire en replaçant le contrat RMA dans le cadre plus général du contrat d’insertion conclu entre le département et l’allocataire lors de son entrée dans le RMI et en précisant le contenu de la convention signée entre le département et l’employeur ; &lt;BR&gt;- de mieux adapter le contrat RMA à la situation des bénéficiaires en permettant de moduler la durée du travail en fonction des capacités de la personne et de son projet professionnel et en ramenant de deux ans à un an la condition d’ancienneté au RMI ouvrant droit à la conclusion du contrat ; &lt;BR&gt;- de clarifier le financement du dispositif en supprimant le mécanisme complexe d’exonération de cotisations sociales sur le complément de rémunération versé par l’employeur et en amplifiant l’effort en faveur des mesures d’insertion. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>TABAC</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/22#17031</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;PROCES &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre02 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;Une victoire pour&lt;BR&gt;les industries du tabac&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Un jugement qui avait condamné, en juillet 2000, les grands industriels américains à payer 145 milliards de dollars à un collectif a été invalidé.&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;
&lt;TABLE width=170 align=right&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030521.OBS0382.jpg&quot; width=168 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;U&lt;/FONT&gt;n jugement qui avait condamné en juillet 2000 les grands industriels américains du tabac à payer conjointement 145 milliards de dollars d'amende dans le cadre d'une plainte en nom collectif instruite en Floride (sud-est) a été invalidé en appel mercredi.&lt;BR&gt;Dans un jugement de 68 pages, publié sur son site internet, le tribunal a justifié ce rejet par une utilisation &quot;injuste&quot; du nom collectif, débouchant selon lui sur des amendes démesurées mettant en péril une industrie toute entière.&lt;BR&gt;&quot;Cette affaire offre un exemple typique des dangers inhérents qui surgissent lorsqu'une action délictuelle massive est improprement qualifiée&quot;, a écrit le tribunal, en soulignant qu'il avait donné des &quot;instructions&quot; pour que la plainte ne puisse plus bénéficier de ce statut de nom collectif.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;500.000 plaignants&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au total cinq industriels du tabac sont concernés par cette affaire: Philip Morris USA (groupe Altria) qui fabrique la célèbre cigarette Marlboro, RJ Reynolds (Camel, Winston), ainsi que Lorillard, Liggett et Brown and Williamson.&lt;BR&gt;Deux organisations professionnelles, The Council for Tobacco Research-USA (CTR) et l'Institut du tabac (TI), avaient également interjeté appel du sévère jugement de juillet 2000.&lt;BR&gt;Quelque 500.000 plaignants, des fumeurs de Floride s'estimant insuffisamment informés des risques d'accoutumance à la nicotine, s'étaient retrouvés associés en octobre 1994 à une plainte en nom collectif.&lt;BR&gt;A l'issue d'un procès de deux ans la plainte avait débouché en juillet 2000 sur une condamnation des cinq industriels à payer conjointement 145 milliards de dollars d'amende (dommages et intérêts punitifs) et 12,7 millions de dommages et intérêts compensatoires aux victimes.&lt;BR&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>OGM</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/22#17030</link> 

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 &lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT color=#0000ff&gt;10 jours du G8,&lt;BR&gt;Bush attaque l'UE &lt;/FONT&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN&gt;&lt;SPAN&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT color=#0000ff&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030522.OBS0408.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Le discours de Bush à la Coast Guard Academy (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A id=chaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1219.html&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Le président américain a critiqué le moratoire européen sur les OGM, les subventions agricoles de l'Union et la politique d'aide au développement. &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;A id=lienchaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1219.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechefondblanc.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;l'article&lt;BR&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/trans.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesgris&gt;&lt;A id=lienarticlesgris target=_blank href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/cgi/debats/aff_mess?id=200008030002&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Débat&lt;/FONT&gt; Les OGM&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris target=_blank href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/cgi/debats/aff_mess?id=200010170013&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Débat&lt;/FONT&gt; Le cas Bush&lt;/A&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>UE</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/22#17020</link> 

						<description> 
 &lt;DIV class=art-titre&gt;L'Union veut renforcer la protection de ses produits de qualité&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 22.05.03 | 13h17 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;Après six ans de procédure, la Cour de justice des Communautés européennes tranche en faveur des dépositaires du label &quot;appellation d'origine protégée&quot; pour l'exclusivité du jambon de Parme et du fromage râpé Grana Padano. Batailles juridiques autour de l'utilisation des fonds publics&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Bruxelles&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre bureau européen&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les producteurs de jambon de Parme et de fromage Grana Padano peuvent crier victoire&amp;nbsp;: après six ans de procédures, ils viennent d'obtenir que ces fleurons de la gastronomie italienne soient mieux protégés de toute tentative d'appropriation par des tiers. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Cour de justice des Communautés européennes a jugé, mardi 20&amp;nbsp;mai, que leurs produits, qui bénéficient d'une &quot;appellation d'origine protégée&quot; communautaire, doivent être tranchés ou râpés et emballés dans leur région d'origine, puisque leur cahier des charges le prévoit. Ces opérations, considérées comme &lt;I&gt;&quot;importantes&quot;&lt;/I&gt; parce que susceptibles d'altérer la qualité des aliments, doivent être menées d'une manière conforme aux exigences du document, qui donne un droit de propriété industrielle et commerciale en Europe.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Cour de Luxembourg a, de ce fait, interdit que la chaîne de supermarchés britannique Asda continue de vendre du &lt;I&gt;&quot;jambon de Parme&quot;&lt;/I&gt; si celui-ci n'a pas été découpé par un producteur italien membre du Consorzio del Prosciutto di Parma. Actuellement, Asda achète ce jambon à un importateur, Hygrade Foods, établi au Royaume-Uni, qui le coupe lui-même en tranches et l'emballe.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;AIRE GÉOGRAPHIQUE&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;La décision des magistrats de Luxembourg s'inscrit dans le droit-fil de celle qu'ils avaient prise en mai&amp;nbsp;2000, à propos des vins de Rioja&amp;nbsp;: ils avaient jugé que le maintien de la qualité et de la renommée de ce breuvage espagnol justifiait qu'il soit embouteillé dans les caves de la région. Leur jurisprudence a d'ailleurs été prise en compte par les ministres de l'agriculture des Quinze&amp;nbsp;: le 8&amp;nbsp;avril, ils ont décidé d'imposer que le conditionnement d'un produit protégé s'effectue seulement dans l'aire géographique délimitée par son cahier des charges. Ils ont pris cette décision à l'occasion de la révision du règlement communautaire de 1992, qui a permis de protéger certaines denrées alimentaires de qualité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce règlement, entré en vigueur en juillet&amp;nbsp;1993, était destiné à harmoniser les protections nationales existantes (comme, en France, les &quot;appellations d'origine contrôlée&quot;) et à les étendre à l'ensemble du territoire communautaire. Il a créé des &quot;appellations d'origine protégée&quot; et des &quot;indications géographiques protégées&quot;, pour des produits dont la production, la transformation ou l'élaboration se font &lt;I&gt;&quot;dans une aire géographique déterminée&quot;&lt;/I&gt;, avec &lt;I&gt;&quot;un savoir-faire reconnu&quot;&lt;/I&gt; ou &lt;I&gt;&quot;une grande réputation&quot;&lt;/I&gt;. Bénéficient par exemple de ces protections, en France, le crottin de Chavignol, le foie gras de canard du Sud-Ouest ou le beurre d'Isigny. Le parmigiano reggiano italien (Parmesan) a été enregistré en 1996, et la Cour de justice a récemment interdit la production d'un faux, &lt;I&gt;&quot;râpé, déshydraté, pasteurisé et en poudre&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La &quot;feta&quot; a été réenregistrée en octobre&amp;nbsp;2002, à la demande de la Grèce, qui considère que cette appellation doit être réservée au seul fromage de brebis produit sur le territoire hellène, alors que le Danemark et l'Allemagne estiment qu'il s'agit d'un terme générique pouvant être utilisé pour un fromage au lait de vache. Ces deux pays ont déposé un recours auprès de la Cour de justice, qui leur avait déjà partiellement donné raison en 1999. Les producteurs de roquefort - fromage protégé par une appellation européenne - ont eux aussi saisi la justice, afin de produire de la feta dans leur région.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;&quot;RAVIOLIS DU DAUPHINÉ&quot;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;La législation européenne a prévu aussi des &quot;spécialités traditionnelles garanties&quot;, qui ne font pas référence à une origine, mais à une composition ou à un mode de production traditionnels, comme la kriek et la gueuze, fameuses bières belges, ou la mozzarella italienne.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au total, quelque 600 produits ont été enregistrés sous l'une des trois catégories existantes. La France a profité de la révision du règlement de 1992 pour élargir son champ à la moutarde et aux pâtes, dans le but, notamment, de faire enregistrer le condiment de Dijon ainsi que les &lt;I&gt;&quot;pâtes aux œufs d'Alsace&quot;&lt;/I&gt; ou les &lt;I&gt;&quot;raviolis du Dauphiné&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Commission entend continuer à protéger les produits de qualité, à l'occasion du réexamen de la politique agricole commune. Le commissaire Franz Fischler a ainsi déclaré, le 13&amp;nbsp;mai à Corfou, lors d'une réunion informelle des ministres de l'agriculture des Quinze, que &lt;I&gt;&quot;le consommateur réclame des produits possédant des caractéristiques de qualité spécifiques&quot;&lt;/I&gt;. Il a rappelé que &lt;I&gt;&quot;les méthodes de production requises pour afficher ces labels impliquent souvent une augmentation des coûts ou une diminution des rendements qui n'ont pas toujours été compensées comme il se doit par le marché&quot;&lt;/I&gt;. Il a donc proposé de &lt;I&gt;&quot;ne pas remettre en cause le fait que seuls les producteurs prêts à se conformer à ces règles de qualité soient subventionnés par des fonds publics&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les eurodéputés Verts sont favorables à de telles mesures&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Dommage que la Commission se contredise en faisant adopter des directives qui diminuent la qualité de certains produits, comme le chocolat, qui peut désormais contenir des graisses végétales à la place du beurre de cacao&amp;nbsp;!&quot;&lt;/I&gt;, commente toutefois la Française Danielle Auroi. &lt;I&gt;&quot;La Commission oblige les confiseurs à demander une appellation d'origine protégée pour le chocolat&quot;&lt;/I&gt;, constate-t-elle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Rafaële Rivais&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.05.03&lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RMI-RMA</title> 

						<link>http://economie3.monblogue.com/2003/05/22#17010</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;98%&quot; align=center border=0 hspace=&quot;0&quot; vspace=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;REBONDS, jeudi 22 mai 2003, p. 7 
&lt;P&gt;Avec le revenu minimum d'activité ou RMA, l'employeur n'aura qu'à verser un petit complément au montant de référence (362 euros) que perçoit un RMiste.&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Les RMistes voués à la multiplication&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;YEROCHEWSKI Carole 
&lt;P&gt;Il y a quinze ans, l'adoption du RMI avait fait l'objet de longs et vifs débats parlementaires. Mais c'est en court-circuitant la concertation que le gouvernement compte faire adopter son projet de loi décentralisant la gestion du RMI et créant le revenu minimum d'activité ou RMA. Il y a certes une urgence à améliorer le sort du million d'allocataires du RMI. Cependant, le projet va surtout aggraver leur situation et représente une aubaine pour les entreprises.Pièce maîtresse du projet de loi, le RMA sera géré par les conseils généraux, déjà responsables du volet insertion, qui décideront en outre dorénavant de l'attribution de l'allocation à la place de l'Etat. Censé être opérationnel à partir de janvier 2004, le RMA est presque plus avantageux que le contrat emploi-solidarité (CES), quasiment pris en charge par l'Etat mais destiné seulement au secteur non marchand. Cette fois, l'employeur peut être n'importe quelle entreprise. Et, pour fournir une rémunération équivalente à la moitié d'un Smic mensuel correspondant aux vingt heures de travail par semaine demandées à l'allocataire effectuant son RMA, cet employeur n'aura qu'à verser un petit complément au montant de référence (362 euros) que perçoit un RMiste vivant seul et n'ayant pas d'autres ressources (l'allocation est différentielle). Les cotisations retraite et chômage ne seront assises que sur ce complément. Autrement dit, en travaillant un an, les RMiste ne valideront qu'un trimestre &amp;shy; une disposition qui pourrait être jugée inconstitutionnelle. Enfin, il n'y a pas d'obligation d'embauche en contrat à durée indéterminée à l'issue de la période de RMA ; l'employeur doit seulement procéder à des actions «de tutorat, de suivi individualisé et de formation». On voit mal dans ces conditions l'intérêt pour les entreprises de continuer à recruter des personnes sur des contrats de droit commun pour les payer au Smic. Surtout, les RMistes se retrouvent piégés car le RMA ne leur permet ni de s'autonomiser ni de sortir du dispositif RMI, alors que c'est l'objectif affiché de la réforme !Il semble peu probable qu'un tel projet de loi franchisse en l'état les portes du Sénat et de l'Assemblée nationale. Mais qu'il ait pu voir le jour questionne sur les motivations gouvernementales. Deux visions peuvent l'alimenter. L'une consiste à considérer que les allocataires du RMI sont des personnes insuffisamment productives pour un employeur et donc incapables d'occuper un emploi dans des conditions normales. L'autre les rend responsables des défaillances du volet insertion : les allocataires du RMI ne feraient pas assez d'efforts pour s'insérer et se contenteraient de l'allocation.Ces deux visions se superposent dans le RMA et sont à l'origine du tri entre allocataires auquel procède le gouvernement. Dans l'exposé des motifs du projet de loi, il distingue, à l'aide d'un jargon passe-partout, les allocataires «proches du marché du travail», ceux «depuis deux ans au RMI», et ceux «en très grande difficulté». Ce tri est peut-être la plus grave des injustices potentielles du RMA. Les allocataires «proches du marché du travail» sont censés se débrouiller pour retrouver un emploi. Et on l'espère pour eux, car le gouvernement organise de sérieuses économies sur les emplois aidés. Les RMistes «en très grande difficulté» sont écartés du RMA et dirigés vers une insertion sociale, dont la nature n'est pas précisée et sans que soient explicités les critères de tri. On imagine cependant qu'il s'agit d'éviter d'être accusé de vouloir faire travailler des personnes inaptes ou ayant de gros problèmes de santé. Sans pour autant prévoir d'améliorer leurs ressources au niveau, par exemple, de l'allocation adulte handicapé.Mais ainsi, tout est en place pour demander aux autres une contrepartie à l'allocation (environ 570 000 personnes sont au RMI depuis au moins deux ans). Non obligatoire, le RMA respecte en apparence «l'engagement réciproque entre l'allocataire et la société» formalisé par le contrat d'insertion, comme l'avaient souhaité les parlementaires lors de la création du RMI. Sauf que l'allocataire n'a plus vraiment le choix de son projet et qu'un refus de sa part risque fort d'être pris pour de la mauvaise volonté l'exposant à une suspension ou une suppression de l'allocation.Les raisons pour lesquelles les allocataires sont encore aussi nombreux sont connues. La pénurie d'emploi reste le principal facteur, mais il y a trois autres bonnes raisons. D'abord, le durcis