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Publié le lundi 2 juin 2003
Lundi 2 juin 2003
AUTOMOBILE
AFP Général Économie et finance, lundi 2 juin 2003 Les ventes de voitures neuves en France ont baissé de 13,1% en mai PARIS (AFP) - Les ventes de voitures particulières neuves en France ont reculé de 13,1% en mai, à nombre de jours ouvrables identiques par rapport au même mois de 2002, avec 161.781 immatriculations, a annoncé lundi le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA) dans un communiqué. "Le marché automobile a été affecté par l'effet des jours fériés et des +ponts+ ainsi que par les perturbations entraînées par les conflits sociaux. Le tout dans un contexte économique difficile et une attitude attentiste des clients pour concrétiser leur intention d'achat", a précisé le CCFA dans un communiqué. Pour les cinq premiers mois de l'année, le marché est en baisse de 9,8% par rapport à la période correspondante de 2002, à nombre de jours ouvrables identiques, avec un cumul de 864.216 immatriculations de voitures. Les marques françaises, en baisse de 9,3% en!
volume, se comportent globalement mieux que les marques importées (-18,6%), a précisé le CCFA. La part de marché des marques françaises atteint 61,5% au mois de mai contre 58,9% en mai 2002, a-t-il ajouté. Renault a enregistré un recul de 14,7% de ses immatriculations à 52.871 en mai. Sa part de marché s'élève à 27,9%. Les ventes de PSA Peugeot Citroën ont reculé de 4,3% à 56.759, avec une hausse de 5,2% pour la marque Peugeot (31.810) et une chute de 16,3% de Citroën (24.949). La part de marché du groupe s'établit à 33,6%. dd/pcm/ds Catégorie : Économie Sujet(s) uniforme(s) : Industries de l'automobile Sujet(s) - AFP Général : Automobile; marché Heure de publication : 10:25 GMT Taille : Court, 167 mots © 2003 AFP. Tous droits réservés. Doc. : 20030602AF0FRS392_153_122505
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:14:19
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Lundi 2 juin 2003
MEDIAS
AFP Général
International; Général, lundi 2 juin 2003
USA: adoption d'une série de mesures libéralisant la propriété des médias
WASHINGTON (AFP) - Les autorités américaines de réglementation des médias ont adopté lundi à Washington une série de mesures très controversées, ouvrant la voie à une concentration accrue dans la propriété des chaînes de télévision, stations de radio et journaux aux Etats-Unis, a constaté l'AFP.
La commission américaine des communications (FCC) a adopté par trois voix contre deux le projet présenté par son président Michael Powell.
Les cinq commissaires, deux démocrates et deux républicains --outre M. Powell, lui-même républicain--, étaient réunis depuis lundi matin à Washington pour se prononcer sur ce projet. Les commissaires démocrates ont tenté en vain de repousser la date du vote.
"Garder les règles telles qu'elles étaient, comme certains le suggéraient, n'est pas une option viable", a déclaré Michael Powell. "Nous avons écrit des règles adaptées à l'époque actuelle", a-t-il ajouté.
L'adoption du projet va permettre qu'un groupe de médias puisse contrôler jusqu'à 45% de l'audience télévisée nationale --contre 35% actuellement--, et fait tomber des barrières qui empêchaient jusqu'alors des chaînes de télévision et des journaux couvrant les mêmes marchés de tomber sous la coupe d'un seul consortium.
jjc-mad/vog/chr/dl ef
Catégorie : Actualités
Sujet(s) - AFP Général : USA; médias
Heure de publication : 15:31 GMT
Taille : Court, 156 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030602AF0FRS792_153_173147
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:11:54
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Lundi 2 juin 2003
G8
AFP Général
International, lundi 2 juin 2003
Les propositions des altermondialistes présentées au G8 d'Evian (ENCADRE)
ANNEMASSE (France) (AFP) - Voici les propositions issues du Sommet pour un autre monde (Spam), qui s'est déroulé du 29 au 31 mai à Annemasse (sud-est de la France) et Genève, remises mardi aux participants au G8 d'Evian et présentées dans un communiqué :
- ANNULATION DE LA DETTE: annulation immédiate de la dette des pays pauvres, allègement pour les pays à revenu intermédiaire et mise en place d'un tribunal international pour faire appliquer le principe de "dette odieuse", selon lequel "un peuple ne doit pas payer les dettes contractées par un dictateur ou détournées de leur objectif initial".
- ACCES A L'EAU: ouverture de négociations dans le cadre des Nations unies pour développer un droit international relatif à la gestion, internationale et régionale, de l'eau.
- LUTTE CONTRE LE SIDA: les membres du G8 doivent permettre l'accès dans chaque pays à l'ensemble des traitements nécessaires, assurer la gratuité des traitements pour les pathologies chroniques, et autoriser la production, l'exportation et l'importation de produits de santé génériques dans les pays en développement.
- TAXES GLOBALES ET FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT: instauration d'une taxe globale sur les transactions de change. Cela suppose la levée immédiate du secret bancaire, et permettrait à la fois d'apporter des ressources additionnelles pour financer le développement et de contribuer à la stabilité financière mondiale.
- GOUVERNANCE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT: création d'une Organisation mondiale de l'environnement (OME), ouverte à la participation citoyenne et soucieuse de l'équité Nord-Sud, qui assurerait la primauté des règles environnementales sur celles du commerce international.
- ANTI-TERRORISME ET DROITS HUMAINS: "la lutte contre le terrorisme ne doit pas être un prétexte pour s'affranchir des lois et des obligations découlant des textes internationaux auxquels les Etats ont souscrit".
- CONTROLE DES TRANSFERTS D'ARMES: les pays du G8, à l'origine de 90% des exportations d'armes dans le monde, doivent mettre un terme aux transferts d'armes les plus scandaleux et s'engager à négocier un instrument international juridiquement contraignant pour le contrôle des transferts d'armes.
- COMMERCE ET DEVELOPPEMENT: moratoire des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en attendant une évaluation des impacts sociaux et environnementaux des politiques de libéralisation.
- NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique): le G8 doit renoncer au modèle néo-libéral, cesser d'imposer unilatéralement les politiques et se tourner vers un développement durable du continent.
- RESPONSABILITE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE DES ENTREPRISES: ouverture immédiate de négociations pour mettre en place un instrument international juridiquement contraignant, réglementant cette responsabilité.
fc/avz/jhl
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales; Économie mondiale
Sujet(s) - AFP Général : G8; sommet; manifestations
Heure de publication : 16:10 GMT
Taille : Moyen, 300 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030602AF0FRS871_153_181029
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:11:21
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Lundi 2 juin 2003
G8
Les Huit cherchent les moyens de relancer des économies en mal de croissance
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38 • MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h44
Des signes inquiétants s'accumulent, la déflation menace l'Allemagne et les Etats-Unis.
Evian de notre envoyée spéciale
Ce sont huit pays à la santé chancelante qui se sont retrouvés, lundi 2 juin, pour la première réunion du sommet d'Evian consacrée à la croissance. Dans les trois grands pôles économiques du monde industrialisé - Etats-Unis, Europe et Japon - on ne voit qu'inquiétude, baisse de la consommation, hausse du chômage, faiblesse des investissements. L'espoir d'un rebond tant attendu est sans cesse déçu. Les experts tablent sur une légère reprise au mieux fin 2003, au pire dans le courant de 2004, mais de nombreux foyers de crise demeurent.
La déflation est d'ores et déjà là dans deux des plus importantes économies de la planète, le Japon et la Chine, et pourrait se propager ailleurs (particulièrement en Allemagne et même aux Etats-Unis) : c'est ce que souligne un groupe d'experts internationaux constitué en "shadow G8" sous l'égide de l'Institut français des relations internationales (IFRI), parmi lesquels l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, l'ancien président de la Réserve fédérale Paul Volcker, ou l'ex-commissaire européen à la concurrence Leon Brittan.
De nouvelles "bulles", notamment immobilières, pourraient se former au Royaume-Uni ou outre-Atlantique. Le système financier japonais pourrait exploser. Le recul ordonné du dollar pourrait se transformer en atterrissage brutal. De nouvelles crises financières en Amérique latine pourraient éclater. Dimanche, le directeur général du Fonds monétaire international, Horst Kohler, a rappelé que "la fin de la guerre en Irak n'a pas suffi à lever les incertitudes".
Dans un tel contexte, Jacques Chirac n'a pas eu de mal à convaincre ses partenaires de faire de l'économie l'un des plats de résistance de ce G8. "A Evian, il appartiendra à tous les participants d'adresser au monde un message de confiance, déclarait-il à la veille du sommet,nous sommes décidés à tout faire pour que l'économie mondiale redémarre."
Les sept pays les plus industrialisés plus la Russie réussiront-ils à coopérer pleinement pour atteindre cet objectif ? Deux sujets fâchent particulièrement les Etats-Unis et l'Europe : la parité entre le dollar et l'euro ; la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne (BCE).
Washington, qui a fortement réduit ses taux d'intérêt, estime que c'est au tour des Européens de prendre des mesures de relance. En clair, de baisser les taux et de donner ainsi un coup de fouet à l'Europe, où la récession vient de faire son entrée par l'Allemagne et les Pays-Bas. Jusqu'à présent, le patron de la BCE, Wim Duisenberg, a fait la sourde oreille. Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a cependant confié qu'une réduction des taux "est peut-être dans l'air". Réponse jeudi, lors de la prochaine réunion de l'institut d'émission européen.
Quant au dollar, qui a perdu 13 % par rapport à l'euro depuis le début de l'année, les Européens soupçonnent les Américains de le laisser "filer" pour soutenir leur demande interne. Avant de se rendre en Europe, George Bush a déclaré qu'il allait "réaffirmer notre politique d'un dollar fort". Le premier ministre grec, Costas Simitis, présent à Evian en sa qualité de président de l'Union européenne, a eu beau affirmer que les Huit n'allaient pas "discuter du dollar", le débat pourrait bien être lancé par Romano Prodi, le président de la Commission européenne.
En attendant un message politique sur la croissance qui doit être délivré à l'issue du sommet, mardi, les Huit devaient entériner, lundi, trois déclarations. La troisième concerne le plan d'action du G8 sur le commerce. Elle réaffirme la confiance dans le système commercial multilatéral, "qui contribue à la croissance, à la stabilité et au développement durable". Les Huit se disent "déterminés à atteindre les objectifs du programme de Doha" et demandent notamment à leurs ministres d'"établir une solution multilatérale" pour régler le problème de l'accès aux médicaments pour les pays en développement.
Babette Stern
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Réponse à Enron et lutte contre la corruption
Parmi les résolutions que devaient adopter les Huit - Allemagne, Canada, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie - lundi 2 juin, l'une d'elles, intitulée "Pour la croissance et une économie de marché responsable", se veut une réponse aux scandales financiers de type Enron qui ont sapé la confiance des épargnants et des investisseurs. "L'économie d'un pays doit pouvoir s'appuyer sur un système juridique solide, une régulation efficace et des pratiques de gouvernement d'entreprise transparentes", dit le texte. Une croissance durable nécessite également des conditions sociales harmonieuses et la prise en compte des conséquences à long terme, notamment sur l'environnement, de la conduite des entreprises et de leurs décisions d'investissement. Ce texte met l'accent sur la nécessité de fournir des informations exactes aux actionnaires. Dans une autre déclaration, les Huit réaffirment leur "détermination à lutter contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics tant au niveau des recettes que des dépenses" et à améliorer la transparence et "la bonne gouvernance". - (Corresp.)
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 12:32:04
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Lundi 2 juin 2003
CARTIER
Le groupe Cartier va licencier en Suisse
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GENEVE (AFP) - Le groupe Cartier (horlogerie, bijouterie) va licencier du personnel sur ses sites de productions en Suisse, suite aux mauvais résultats enregistrés depuis le début de l'année, écrit lundi le journal suisse Le Temps.
L'information, ajoute le journal qui s'appuie sur des sources internes, devrait être officialisée les jours prochains.
Aucune réaction n'a pu être obtenue auprès de Richemont, maison-mère de Cartier, et numéro 2 mondial du luxe, derrière LVMH.
Selon le journal, les licenciements concernent les sites de La Chaux-de-Fonds (canton de Neuchatel), de Villeret (canton de Berne) et de Villars-sur-Glane (canton de Fribourg).
Cartier est la marque la plus importante du groupe Richemont, avec un chiffre d'affaires estimé de 1,5 milliard d'euros pour l'exercice 2001/2002/
Dans les belles années, Cartier fabriquait quelque 480.000 montres par an, un chiffre tombé à 230.000 pour l'exercice en cours, soit 20% de moins que ce qui était prévu.
Richemont a aussi des difficultés avec son autre grande marque horlogère, soit Baume & Mercier, ajoute le journal, qui ne devrait produire actuellement que 110.000 montres, contre 185.000 il y a encore deux ans.
Richemont est un groupe contrôlé par des capitaux sud-africains, en l'occurrence la famille Rupert, et coté à la Bourse suisse.
Le groupe devrait annoncer les résultats de l'exercice 2002/2003 (clos fin mars) jeudi prochain. Il a déjà dit qu'il s'attendait à un résultat d'exploitation inférieur de 40% à celui de 2001/2002.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:05:58
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Lundi 2 juin 2003
LIBRE-ECHANGE
Reprise des négociations sur un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis
RABAT (AP) - Les négociations sur la conclusion d'un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis ont repris lundi à Rabat. Il s'agit de la troisième série de négociations dont le coup d'envoi officiel avait été donné fin janvier à Washington.
Les autorités marocaines et américaines espèrent parvenir à la conclusion d'un accord d'ici la fin de l'année 2003.
"Les négociations progressent, nous espérons tenir le calendrier initial", a déclaré à l'agence Associated Press une source gouvernementale marocaine ayant requis l'anonymat.
Du même type que ceux déjà conclus avec la Jordanie et Israël, cet accord pour l'établissement d'une zone de libre-échange sera le second conclu avec un pays arabo-musulman et le premier avec un pays africain.
Les négociations, qui portent sur la quasi-totalité des biens et des services, et notamment des secteurs textiles et agricoles, sont dirigées, côté américain, par Catherine Novelli, adjointe au représentant au Commerce extérieur, Robert Zoellick, et, côté marocain, par le ministre délégué aux Affaires étrangères, Tayeb Fassi-Fihri.
Avec un volume bilatéral d'échange de 735 millions de dollars en 2002, les Etats-Unis sont le septième fournisseur et le huitième client du Maroc.
Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, François Loos, avait exprimé en janvier de vives réserves sur l'opportunité de cet accord jugé "incompatible" avec l'établissement progressif depuis 2000 d'une autre zone de libre-échange entre le Maroc et l'Union européenne.
Avec un volume commercial bilatéral de 5,2 milliards de dollars, la France est le premier client et fournisseur du royaume. AP
nim/Bg
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:03:29
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Lundi 2 juin 2003
GREVES
Le gouvernement recule
Après le report, vendredi, de la réforme des universités, la FSU annonce que Luc Ferry et Nicolas Sarkozy ont accepté ce matin de reporter à la mi-septembre le dépôt du projet de loi sur la décentralisation.
- Social : la journée de mobilisation de mardi devrait être très suivie, notamment dans les transports.
Luc Ferry
Le gouvernement a accepté lundi de reporter le dépôt du projet de loi sur la décentralisation devant le Conseil d'Etat à la mi-septembre, a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire-général de la FSU, après son entrevue avec les deux ministres chargés du dossier. "Il y a un changement de ton et des propositions de calendriers sur la décentralisation. Il n'y aura pas de projet déposé, et pas de texte définitif, tant que la discussion avec les syndicats n'aura pas eu lieu", a déclaré Gérard Aschiéri, au terme de 1h30 d'entrevue. Il a affirmé qu"'un pas dans la bonne direction a été fait". "Les choses ont avancé. Il y a un dialogue mais on ne sait pas encore sur quoi cela va déboucher", a-t-il noté, avant d'ajouter toutefois: "Je dis donc aux collègues que ce n'est pas le moment de lever le pied".
La FSU a également demandé aux deux ministres des négociations sur l'ensemble de la politique éducative du gouvernement, ainsi que la tenue d'une réunion avec toutes les organisations syndicales qui devrait, selon lui, avoir lieu le 10 juin.
Vendredi, le gouvernement avait déjà annoncé le report à l'automne de l'examen du projet de loi dit de "modernisation universitaire", portant une réforme de l'enseignement supérieur fortement contestée par syndicats enseignants et étudiants. Le ministère de l'Education nationale l'avait officiellement confirmé vendredi. "Les conditions ne sont pas aujourd'hui réunies pour un débat serein et constructif", avait alors indiqué le ministère.
Désamorcer
Alors que les fédérations de l'Education se préparent pour la journée de mobilisation de mardi, le gouvernement tente en effet de désamorcer le mouvement en recevant les syndicats et en annonçant ces reports.
Lundi matin, le ministre de l'Education nationale Luc Ferry et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy ont entamé peu avant 10h une série de rencontres avec les syndicats d'enseignants sur la question des transferts de personnel prévus dans le cadre de la décentralisation. Deux délégations distinctes de la FSU, première fédération syndicale des enseignants, et de l'UNSA, ont ainsi ouvert le nouveau cycle de consultations.
Elle seront suivies en début d'après-midi par le Sgen-CFDT. Les autres organisations seront reçues en fin d'après-midi et mardi.
Luc Ferry leur avait fait parvenir vendredi l'avant-projet de loi sur le transfert de compétences aux collectivités locales dans le cadre de la réforme de la décentralisation.
L'UNSA insatisfaite
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, qui se félicite du report avait confirmé à son arrivée que les syndicats demandaient le retrait du volet éducation de ce projet de loi. "Ce qu'on a lu du texte nous fait penser que cela va très au- delà d'un simple transfert de personnels qui continueraient à faire la même chose avec un autre patron", a-t-il dit.
"C'est une restructuration profonde du système éducatif, notamment dans le second degré, un restructuration qu'on juge négative", a-t-il ajouté. "C'est une des raisons pour lesquelles on souhaite qu'on prenne le temps de la discussion en retirant le volet éducation du projet de loi pour repartir à zéro, sans a priori."
De son côté, le secrétaire-général de l'UNSA Education, Patrick Gonthier jugeait à la sortie de sa réunion avec les ministres ce report "insuffisant". "La volonté du gouvernement de rouvrir des discussions est positive mais le calendrier proposé est totalement insuffisant. a déclaré à la presse M. Gonthier qui "attend d'autres signaux d'apaisement, des pas supplémentaires, d'autres avancées, immédiatement avant le bac".
Luc Ferry pour une négociation "sérieuse" mais contre tout retrait
Dans l'entourage du ministre de l'Education, on disait le gouvernement prêt à discuter de la mise en œuvre du transfert de la gestion des personnels non-enseignants aux collectivités locales mais pas à retirer le texte. "On ne retirera pas le projet", a déclaré un collaborateur de Luc Ferry.
Invité dimanche soir sur France 3, Luc Ferry s'est dit prêt à une négociation "sérieuse" avec les syndicats mais a exclu tout retrait de ses projets de réformes
Les appels à la grève,
les appels à manifester
Après la grande manifestation nationale de dimanche à Paris pour la défense des retraites, la contestation sociale va se poursuivre durant la semaine avec, notamment mardi, des appels à la grève dans plusieurs secteurs et une nouvelle journée d'action à l'Education nationale. Voici le calendrier des mouvements prévus pour l'instant:
Lundi 2/mardi 3 juin
Transports Certains syndicats de la SNCF et de la RATP appellent à cesser le travail le 3 juin (le mouvement pourrait même débuter dès le 2 à 20h) et à reconduire le mouvement de jour en jour. Les fédérations FO, CFDT et CGT ont lancé aussi un mot d'ordre de grève reconductible à partir du 3 juin pour l'ensemble des transports, notamment les transports en commun de toutes les villes de France, le secteur aérien, les routiers, ou encore les convoyeurs de fonds. D'autres secteurs pourraient suivre. Le syndicat national unifié des impôts a appelé à préparer un blocage total de la direction générale des impôts si le gouvernement s'obstine à ne pas entendre le malaise exprimé.
La Fédération nationale des Transports FO a confirmé son mot d'ordre d'arrêt de travail "à partir du mardi 3 juin", après que FO-RATP a décidé de ne pas appeler à la grève.
Les fédérations syndicales FO, CFDT, CGT appelle les salariés du Transport routier à "entrer dans l'action le 3 juin", "en convergence avec les autres salariés du public et du privé", dans le cadre de la grève organisée contre la réforme des retraites.
Education L'intersyndicale de l'enseignement (FAEN, FSU, CGT, CFDT, UNSA Education) et FO appellent les "personnels de l'éducation" à "poursuivre les grèves" et à "faire du 3 juin une nouvelle journée de grèves et de manifestations pour obtenir au plus vite les réponses indispensables aux revendications".
Outre la "priorité à l'éducation", ils demandent le "retrait" de quatre projets lancés par le gouvernement sur les transferts de personnels au collectivités locales, la suppression des surveillants, la non-reconduction des aide-éducateurs, et le projet de réforme des retraites.
Les organisations indiquent qu'elles avaient décidé de "prendre contact avec les organisations de parents et de jeunes".
La Poste Le syndicat FO Com d'Ile-de-France appelle également dans un communiqué les agents franciliens de La Poste à la grève illimitée à partir du lundi 2 juin à minuit. Le syndicat Sud-PTT appelle également à une "grève générale totale et reconductible à La Poste et à France Telecom", à partir du mardi 3 juin.
EDF-GDF La fédération FO des Mines et de l'Energie appelle les personnels d'EDF-GDF et des Industries électriques et gazières (IEG) à une grève illimitée à partir du 2 juin, contre "la remise en cause du régime spécial de retraites" et "contre la privatisation", dans un communiqué. "On ne peut croire un seul instant que les gaziers et électriciens seraient épargnés par ce recul social, alors que le relevé de conclusions signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC indique clairement que nous sommes concernés par la réforme d'ensemble des retraites, ce que le ministre Francis Mer a confirmé et veut appliquer", affirme FO.
Santé L'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) en grève depuis quatre semaines et qui réclame toujours la création de postes, appelle l'ensemble des médecins hospitaliers à rejoindre leur mouvement de grève le 2 juin.
Dans un communiqué, l'AMUHF souligne lundi que "les postes qui auraient dû être créés en 2002 dans le cadre de l'ARTT ne l'ont pas été". Selon elle, "l'ensemble des mesures de l'ARTT devait créer 3.000 postes de médecins dans l'ensemble des disciplines, spécialités et tous les établissements entre 2002 et 2004". Or, "actuellement et selon le ministère, environ 756 postes sur toute la France auraient été créés".
Pour les hôpitaux publics, les fédérations CGT, FO, UNSA, Sud, CFTC des secteurs "santé et sociaux", appellent à cesser le travail mardi. Certains syndicats ont posé un préavis jusqu'à la fin de la semaine prochaine et des assemblées générales auront lieu un peu partout afin de "mettre en discussion les prolongements indispensables à la journée du 3 pour obtenir de véritables négociations" selon Sud.
Ce mouvement ne devrait toutefois pas perturber les services essentiels des hôpitaux comme les urgences, les pouvoirs publics procédant, dans ce cas-là, à la réquisition du personnel nécessaire.
Employés et cadres La Fédération CGT des Sociétés d'Etudes, la Fédération des employés et cadres CGT-FO, appellent l'ensemble des salariés de la branche des bureaux d'études techniques, sociétés de service informatique, de conseil et de sondage à se mobiliser à partir du 3 juin sous toutes les formes appropriées y compris la grève.
Médias Un préavis de grève pour le mardi 3 Juin a été déposé à Radio France et France Télévisions. La CGT de France 3 appelle à cesser le travail le 3 Juin à 0 heures pour une durée indéterminée. A Radio France, la CFDT Radio Télé s'est démarquée des instances confédérales et à appelé à la grève tout comme la CGT.
Ports et docks La fédération CGT des ports et docks appelle à des arrêts de travail compris entre 4 heures et 24 heures le mardi 3 juin, contre le projet de loi de réforme des retraites, dans le cadre d'un "préavis reconductible", selon la fédération. Celle-ci souhaite voir les personnels portuaires s'inscrire dans "la journée de grèves et manifestations" qui prend forme pour le 3.
La Fédération UGICT-CGT des officiers de la marine marchande (majoritaire) annonce elle aussi le dépôt d'un préavis de grève reconductible à partir du 3 juin.
Douanes Les syndicats CGT, FO, SNUDDI, SUD et UNSA des Douanes appellent les douaniers à un mouvement de grève reconductible à partir du mardi 3 juin contre le projet gouvernemental sur les retraites.
Air France Dix syndicats de la compagnie aérienne (CGT, UGICT/CGT, FO, FO-Cadres, CFDT, CFTC, Unsa, SNMSAC, ALTER et Sud Aérien) appellent l'ensemble des salariés d'Air France à un "arrêt de travail de 24 heures" le mardi 3 juin.
Commerces La fédération commerce-distribution-services de la CGT appelle les salariés de ces secteurs à la grève le 3 juin. "Que l'on soit de chez Sodexho, Samaritaine, Buffalo Grill, Eurest, Virgin, hôtel Ritz ou bien Conforama, Décathlon, Carrefour, Casino, Flammarion, Monoprix, Printemps et Galeries Lafayette...", nous "serons tous dans la rue", a affirmé la fédération.
Autoroute La CGT des Autoroutes du Sud de la France (ASF) appelle dans un communiqué les quelque 5.000 salariés de la société à la grève reconductible à partir du 3 juin pour demander "l'abrogation des décrets Balladur" sur les retraites et "l'annulation du projet Fillon".
Chimie Les fédérations CGT et FO de la chimie appellent les salariés du secteur (nucléaire, caoutchouc, chimie, pétrole, plastique, verre) à se mettre en grève "dans toutes les entreprises".
Finances Après avoir déclenché un mouvement de grève reconductible le 13 mai dernier à la Direction générale des impôts (DGI), plusieurs syndicats de ce secteur -notamment le puissant Syndicat national unifié des impôts (SNUI) et la CGT- appellent à un "blocage total de la DGI si le gouvernement libéral s'obstine à ne pas entendre le malaise exprimé". Le SNUI parle d'un "durcissement du conflit face au refus et à l'obstination du gouvernement".
Transports aériens Le Syndicat autonome des personnels de l'aviation civile (Sapac-Unsa) a annoncé qu'il rejoignait l'appel à la grève lancé par la CGT et FO contre le projet de réforme des retraites, mais pour la seule journée de mardi, à la suite de l'échec de négociations mercredi.
Caisses d'épargne La CGT, le Syndicat unifié et Sud appellent le personnel à participer à la grève du mardi 3 juin ."Devant le refus du gouvernement Raffarin d'entamer de véritables négociations et de prendre en compte nos propositions, nous appelons le personnel à se mobiliser massivement le mardi 3 juin" et à se mettre "en grève", ont affirmé les trois syndicats dans un texte commun.
Météo France Les services de Météo France sont en grève mardi 3 juin et les "nuits attenantes" à l'appel de la CFDT, CGT et FO, contre les mesures annoncées par le gouvernement sur les retraites et pour "une réforme solidaire" de ces retraites, a indiqué lundi la CFDT dans un communiqué.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 08:51:03
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