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Publié le samedi 24 mai 2003

Samedi 24 mai 2003

ROYAL MAIL
POSTE



 
Royal Mail amorce son redressement


V. Gd
[23 mai 2003]

Voilà un an presque jour pour jour, Royal Mail, la poste britannique contrôlée par l'Etat, était au bord de la faillite. Elle annonçait alors une perte historique de 1,1 milliard de livres (1,72 milliard d'euros), 17 000 suppressions d'emplois supplémentaires qui s'ajoutaient aux 15 000 déjà engagées et abandonnait le patronyme de Consignia pour reprendre son nom, vieux de 350 ans.

Hier, c'est donc avec la conscience d'une catastrophe évitée que Alan Leigthon, président de Royal Mail, a annoncé une forte réduction des pertes au cours de l'exercice 2002-2003. A 611 millions de livres, le déficit est en effet moitié moindre qu'un an plus tôt, tandis que le chiffre d'affaires a reculé de 109 millions de livres à 8,29 milliards de livres. Et la perte opérationnelle établie sur une base quotidienne – soit un déficit de 750 000 livres – a été nettement réduite par rapport au 1,2 million de livres perdu chaque jour en 2001-2002.

De même, les éléments exceptionnels continuent à peser sur les comptes : le financement des plans sociaux a représenté une charge de 695 millions de livres l'an dernier contre 1,1 milliard de livres en 2001-2002. Royal Mail a supprimé quelque 16 600 emplois au cours de l'exercice passé.

Face à la situation d'urgence, les employés de Royal Mail, bien que frappés de plein fouet par les restructurations, ont réduit le nombre de jours de grève : il a baissé de 90% sur un an. «Nos employés ont redressé la barre. C'est grâce à eux que, pour la première fois depuis cinq ans, nos performances commerciales se sont améliorées et non détériorées», s'est félicité Alan Leighton.

«Ils ont mis en place les bases d'un retour à la profitabilité pour le groupe», a-t-il ajouté. «Il y a eu des discussions très positives avec les syndicats pour réduire les effectifs dans la division transport et introduire une seule livraison quotidienne de courrier au lieu de deux», a expliqué pour sa part le directeur général, Adam Croizier.

Le management a donc annoncé hier qu'il anticipait de renouer avec les bénéfices au cours de l'exercice 2003-2004.

«Nous sommes bien partis pour payer une prime de succès à nos employés alors que nous aurons dégagé des bénéfices l'an prochain, au terme de notre plan de relance», a ajouté le patron de Royal Mail.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-24 13:20:25
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Samedi 24 mai 2003

LE SUCRE


Le Figaro
Samedi 24 mai 2003

MATIÈRES PREMIÈRES Consolidation des prix
Le sucre, otage du Brésil

Nicole Garnier

La France ne devrait guère peser sur le marché du sucre durant la campagne 2003-2004 qui va s'ouvrir. En effet, le Fonds d'intervention et de régularisation du sucre (Firs) a rendu publique jeudi ses premières estimations. Les gelées suivies de sécheresse en avril devraient faire baisser à 3,96 millions de tonnes (Mt) la production française contre 4,73 Mt en 2002-2003. A cela s'ajoute une contraction de 10% des superficies consacrées à la betterave dans l'Hexagone, qui s'élèveront à 360 000 hectares. En revanche, le rendement demeurerait à environ 11 tonnes l'hectare, soit la moyenne de ces cinq dernières saisons. Cette tendance confirme les prévisions de l'Organisation internationale du sucre (OIS). Mercredi, cette dernière a prudemment annoncé qu'il pourrait y avoir un léger déficit sucrier en 2003-2004, ce qui permettrait aux prix mondiaux de se maintenir à leurs niveaux actuels. Sur le marché à terme de New York, les cours avoisinaient mardi les 7,3 cents la livre de sucre roux, soit le niveau le plus élevé en trois semaines. Une fermeté qui est essentiellement le fait des fonds d'investissement car les fondamentaux sont lourds. Certes, il y a une activité sur le physique : Taïwan a acheté 105 000 tonnes de roux tandis que l'Ukraine a décidé jeudi de réduire entre le 15 mai et le 1 er septembre son droit d'importation à 1% (contre 50% normalement) ou à moins de 6 euros la tonne (contre les 300 euros actuels). Parallèlement, le Parlement a augmenté à 360 000 tonnes les volumes à importer contre 280 000 tonnes précédemment. La Russie, pour sa part, a également contribué à soutenir le marché, mais de façon modeste. D'autant plus que les perspectives sont sombres pour tous les opérateurs de la filière : ce pays, le plus important importateur mondial de sucre, entendrait accroître sa production afin de pouvoir répondre à 60% de sa demande nationale contre 20 à 25% actuellement, selon l'économiste de l'OIS, Serge Gudoshnikov. Finalement, tout repose sur le Brésil, premier producteur mondial avec plus de 22 Mt en 2002-2003 pour un total mondial de 139 Mt. Car sa production devrait être record en 2003-2004. Aussi, s'il consacre une partie plus importante de son sucre à la fabrication d'éthanol, le marché mondial accusera un léger déficit. En revanche, s'il cède à la tentation d'exporter d'importants volumes de sucre, le marché accusera un excédent. Un excédent d'autant plus lourd à gérer qu'il se greffera à des stocks de report pléthorique de l'ordre de 5,27 Mt à fin 2002-2003.

Nicole Garnier

Catégorie : Actualités
Taille : Court, 290 mots

© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LF20030524_2FIG0046


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-24 13:06:21
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Samedi 24 mai 2003

SDF


Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47

Modes de vie
86 000 SDF

Une enquête menée en janvier 2001 par l'Insee avec l'aide de l'Ined a permis pour la première fois d'évaluer à 86 000 le nombre de personnes «sans domicile» en France. Mais ce chiffre n'est que la photographie d'une situation au moment de l'enquête. Il ignore les flux. Un comptage sur une année complète aboutirait probablement à des chiffres nettement plus importants.

Catégorie : Autres
Taille : Court, 48 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524014

 


Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 45, 46, 47

Modes de vie
Chambres avec rue
SDF, ils se sont bâti un «chez eux» avec les moyens du bord. Ces «maisons» les raccrochent à la vie. Reportage chez ces «architectes de la rue».

SERAFINI Tonino

On les appelle «les architectes de la rue». Ce sont les associations d'aide aux démunis qui les baptisent ainsi. En parcourant les rues, il leur arrive de croiser de plus en plus fréquemment des sans-abri qui tentent de se créer un chez-soi dans l'espace public. Un habitat en miniature, fait pêle-mêle de planches, de cartons, de tôle, pour répondre aux besoins essentiels du quotidien : se mettre à l'abri, dormir, préparer et prendre ses repas, faire sa toilette. Voire se détendre.Jansen a 51 ans. Depuis quatre ans et demi, cet Allemand vit sous une voûte au bout d'un passage dans le XIe arrondissement de Paris. Il parle tantôt français, tantôt anglais. «It's my sleeping place and my living place» (1), dit-il en montrant un bahut en aggloméré de deux mètres de long et d'un peu plus d'un mètre de large et de haut. Comme toute habitation, sa «petite maison» dispose d'une porte d'entrée ­ deux battants ­ et d'une fermeture ­ un cadenas. Un bout de moquette fait office de paillasson. Jansen reçoit devant chez lui. Il a quitté l'Allemagne parce qu'il «ne [supportait] plus» la vie dans son pays. Employé de bureau dans une usine textile des environs de Düsseldorf, il a tout laissé tomber du jour au lendemain, il y a près de cinq ans. «Je suis allé à la gare. Le premier train partait pour Paris. Je suis monté dedans.» Depuis son arrivée, il vit dans ce passage. Il n'a pas de revenu. Ne touche pas le RMI. Il survit en allant manger dans les restaurants réservés aux sans-abri. Pour la toilette, il va dans les douches publiques. La générosité des riverains lui permet d'améliorer l'ordinaire : un peu d'argent, parfois des repas. «On est très minoritaires à ne pas le supporter. Le voisinage l'aide», affirme un couple qui habite un immeuble voisin et qui souhaiterait le voir déguerpir. «Il ne provoque aucun trouble. Mais c'est par rapport à ce que sa situation représente humainement que ça nous dérange», avouent-ils. Jansen se sent très bien là. Il n'a aucune envie d'aller dans les centres d'hébergement d'urgence pour les SDF. Trop de monde. Pas d'intimité. Et une errance de centre en centre au gré des places disponibles. Alors que dans sa maison miniature, il a son «coin chambre» avec un lit d'une cinquantaine de centimètres de large couvert d'un édredon blanc. Ses vêtements sur une étagère. Les objets utiles sur une autre : miroir, affaires de toilette, vaisselle. Une bibliothèque aussi, avec des «livres de Goethe achetés dans une librairie à Picpus. Le soir, je lis avec ma lampe de poche. Mais ça revient cher en piles». Jansen peste contre les riverains qui font faire pipi à leur chien sous le porche. Cet espace, c'est un peu sa cour privative, «un grand parapluie» sous lequel il est venu nicher son destin. Vivre cachéL'architecture de rue interroge évidemment sur l'efficacité et la pertinence des politiques publiques de lutte contre la grande exclusion. «Cela montre que certains sans-abri sont à la recherche d'une stabilité, de repères qu'ils ne trouvent pas dans les centres d'accueil d'urgence. Ce qui veut dire aussi que l'offre d'hébergement telle qu'elle existe n'est pas toujours appropriée, pas assez attractive. Il faut être capable d'inventer autre chose, diversifier l'offre», énonce Graziella Robert, responsable de la mission SDF à Médecins du monde. Mais surtout, cet habitat autoconstruit vient chasser quelques idées reçues sur les sans-abri qui auraient renoncé à se battre. «Il y a une énergie qui se dégage de l'architecture de rue. C'est une façon pour certains SDF de signifier qu'ils ne sont pas dans l'inertie. Qu'ils sont actifs. Qu'ils ont de la ressource. Qu'ils ont envie d'habiter ailleurs que dans la rue.» Généralement, ces habitations autoconstruites prennent place sous un porche, un pont, une voie ferrée aérienne, qui abritent de la pluie et de la neige. Parfois sur des parcelles difficilement accessibles, entre une autoroute et une bretelle d'accès, façon de vivre caché pour se préserver des convoitises, des agressions ou des vols.A Paris, sous un pont de la Seine, en un lieu que le passant ne soupçonne pas, sont ainsi édifiées quatre maisons contiguës au bout de la voûte. Celle du milieu, la plus grande, est fabriquée avec de la tôle. Les autres avec des matériaux plus éphémères : structure en bois, bâches en plastique, couvertures, toile. «Il y a quelqu'un ?» Personne ne répond. Des baskets de marque sont accrochées à l'une des entrées. «Les gens qui habitent là ont une trentaine d'années. Si on les croise dans la rue, on ne se dit pas que ce sont des SDF», témoigne un jeune qui habite dans une péniche à quelques centaines de mètres de là. Une dizaine d'hom mes vivraient dans ces maisons. L'un d'eux est assis sur un muret non loin de là. Il dit que les gens qui «habitent là n'aiment pas qu'on vienne les déranger».A l'autre bout de Paris, à deux pas des beaux quartiers, entre Neuilly-sur-Seine (la ville de Sarkozy) et la porte Dauphine, on trouve aussi plusieurs maisons autoconstruites dans un enchevêtrement de bretelles d'accès au périphérique. Structure en bois, planches, tôle, toile de tente. Sur une pente, un des habitants a aménagé un escalier. Devant une des maisons, une table avec des chaises. Devant une autre, un vélo. Toutes choses qui témoignent d'un quotidien reconstruit. Mais, là aussi, les habitants des lieux ­ des hommes encore et pas de femmes ­ n'ont pas envie d'en parler au premier venu. Fleurs en plastiqueDans le Val-de-Marne, le long de la Seine et de l'autoroute de l'Est, on compte une dizaine de cabanes, dont celle de Michel, 53 ans. Elle a été édifiée sous une bretelle d'accès à l'A4. Il partage ce logement avec un copain rencontré dans la rue, un chien-loup qui garde fermement les lieux ­ Rebecca ­ et un chat. L'endroit est assez grand, délimité par une clôture de jardin en bois sur laquelle il a planté des fleurs en plastique. La maison comprend deux chambres, une à chaque extrémité. Entre les deux, un espace ouvert avec vue sur la Seine. C'est tout à la fois un salon et un patio : table avec nappe blanche brodée, canapé vert et des petits meubles de rangement. Tout a été récupéré au fil du temps sur les trottoirs où les «inclus» abandonnent leur superflu. Michel habite là depuis le début de l'année. Avant, il était dans «une communauté Emmaüs dans les Deux-Sèvres». Marié, père de sept enfants, il a vu sa vie basculer vers la quarantaine, lors que sa femme a décidé de divorcer. «Je l'aime encore», dit-il en montrant le prénom ­ «Sylvie» ­ tatoué sur son bras. Ses blessures viennent de plus loin encore. Il n'a pas vraiment connu son père et sa mère l'a confié à l'Assistance publique à l'âge de 3 ans. Il a grandi dans des foyers. «Ma mère ne m'a jamais aimé et je ne sais pas si moi-même j'ai vraiment été capable d'aimer dans ma vie.» Les sanglots finissent par étouffer les mots.La maison de Jean-Pascal, un voisin de Michel, présente une architecture assez élaborée. Charpente en chien-assis réalisée dans les règles de l'art, encadrement de fenêtre en béton, structure en poutres, murs en tôle soigneusement découpée, lambris de bois à l'intérieur... Et aussi système de circulation d'air sol-toiture pour éviter tout risque d'asphyxie puisque Jean-Pascal se chauffe avec une cheminée. Il faut dire que cet homme originaire de l'île de la Réunion et âgé d'une quarantaine d'années a des notions de maçonnerie. Il a travaillé dans le bâtiment. Il n'a plus de domicile depuis cinq ans. Il a d'abord survécu en couchant sous la dalle du quartier d'affaires de la Défense. Il est arrivé dans le Val-de-Marne il y a près d'un an et a «mis plusieurs mois» pour réaliser son lieu d'habitation qui fait face à la Seine.Planches, bâches et cartons«On n'est pas des clochards. On est des SDF. On y tient beaucoup.» Pour Gérard, Didier et Francky, qui ont construit sous un pont à côté du quai de la Râpée à Paris, la distinction est essentielle. Le SDF lutte pour sa survie mais aussi pour sa dignité. Tous les trois mettent un point d'honneur à se raser, à faire leur toilette, à porter des vêtements impeccablement propres. «Il est déjà arrivé que des gens à qui on demandait une aide nous reprochent d'être bien habillés.» Ce qui leur permet de sauvegarder leur dignité, c'est leur maison, construi te avec des palettes et des poutres de bois, des planches, des cartons et des bâches en plastique. Là encore, du matériel qui a été récupéré dans la rue, y compris les matelas. Francky raconte qu'un jour, en se promenant, ils ont trouvé «des meubles et beaucoup de choses près de l'Institut du monde arabe». A l'intérieur, l'essentiel de la place est occupé par les lits et des étagères sur lesquelles sont rangés les vêtements. Tout ce qui sert à cuisiner est entreposé à l'extérieur, dans des cagettes en bois. Les ustensiles de cuisine viennent aussi de la rue. Une partie du budget des trois hommes est absorbée par l'achat de bouteilles de Camping-gaz pour se faire à manger.«Ça, c'est chez nous. Nous, on n'est pas dehors.» Cet espace de deux mètres sur trois leur permet de mener une vie quasi normale, alors que la rue transforme immédiatement le quotidien des sans-abri en enfer : pas de lieu où poser ses affaires, faire une pause, dormir. Un quotidien suspendu au 115, le numéro d'urgence du Samu social, pour se procurer une place pour la nuit. «Et le lendemain matin à 7 heures, tout le monde est viré des centres d'hébergement. Il faut donc s'installer dans la première cabine téléphonique et faire le 115 pendant des heures pour être sûr d'avoir une place la nuit suivante.» Gérard, 42 ans, marié et père de deux filles, était boucher et faisait les saisons dans les stations de sports d'hiver et les stations balnéaires. Un jour, il est rentré chez lui, à Calais. «Dans mon appartement, il ne restait que le téléphone.» Didier, 47 ans, enfant de la Ddass, né sous X, était parvenu à créer une famille. «Ma femme et ma petite fille ont été tuées dans un accident de voiture.» Francky, 37 ans, serveur, marié, a une fille. Sa femme est partie.Tous trois se sont rencontrés dans la rue ou dans des structures d'accueil pour SDF. Ils ont construit une première maison en bord de Seine près du parc Tino-Rossi. Mais ils ont été chassés par la crue du fleuve en février. Depuis, ils ont reconstruit sur l'autre rive. Les relations qu'ils ont nouées avec le voisinage les aident à faire face aux besoins du quotidien. Pour l'eau, ils s'alimentent aux robinets destinés aux bateaux du port de l'Arsenal. On leur prête aussi les cartes magnétiques pour accéder aux douches. Régulièrement, ils vont à la laverie du quartier faire des lessives. Et puis il leur arrive aussi de s'offrir de moments de plaisir. «A chaque début de mois on se fait un restaurant.» Leur maison sert surtout à dormir, à se poser, à ranger leurs affaires.«On ne couchera pas dehors...»«Le soir, on sort souvent. Si on reste là, on discute, on lit, on fait des mots fléchés.» L'emplacement est splendide : au bout d'une esplanade, il y a la Seine. Eux disent qu'ils ont «vue sur la mer».La plupart de ces architectes des rues bénéficient de la tolérance, voire de la sympathie des policiers de terrain et des employés municipaux des espaces verts et de la voirie qui côtoient au quotidien la détresse des sans-abri. «Avant d'être à la rue, ils habitaient quelque part. Qui nous dit que demain on ne couchera pas dehors nous aussi...», lâche un jardinier de la Ville de Paris qui officie près de Jussieu.Dans le Val-de-Marne, régulièrement, la police vient rendre visite aux habitants des maisons de l'autoroute de l'Est. On se tutoie. Mais tous les SDF expriment la crainte d'être virés manu militari du jour au lendemain. Ils savent que l'intervention d'un riverain au bras long, le zèle d'un élu ou d'un préfet peuvent tout faire capoter. En ces temps où la loi de sécurité intérieure a fait des pauvres des suspects en puissance, la politique du pire consisterait à leur ôter ces maisons qui leur ont permis de retrouver une stabilité après des mois ou des années d'errance.(1) «C'est le lieu où je dors et le lieu où je vis.»

Catégorie : Autres
Sujet(s) uniforme(s) : Habitat, jardinage et décoration; Sports et loisirs
Taille : Long, 1539 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524012


Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47

Modes de vie
Mâles logés

Les deux tiers des SDF sont des hommes. Les jeunes sont surreprésentés : 36 % ont entre 18 et 28 ans (contre 23 % pour l'ensemble de la population française).

Catégorie : Autres
Taille : Court, 23 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524015



Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47

Modes de vie
Légions d'affections

14 % des SDF souffrent d'affections respiratoires, 10 % d'une maladie du système digestif, 9 % de désordres alimentaires importants, 7 % de maladies de peau.

Catégorie : Autres
Taille : Court, 18 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524017


 

Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47

Modes de vie
Tous aux abris

28 500 places sont disponibles pour héberger au jour le jour les sans-abris. Il existe par ailleurs 34 800 places en centres d'hébergement et de réinsertion sociale.

Catégorie : Autres
Taille : Court, 24 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524013





Ce matériel est protégé par les droits d'auteur.Tous droits réservés. © 2003 CEDROM-SNi  


Libération
WEEK-END, samedi 24 mai 2003, p. 47

Modes de vie
Hères précaires

Les SDF ne vivent pas tous de mendicité ou des minima sociaux. Trois sur dix travaillent, à des emplois précaires ou à temps partiel. 43 % sont inscrits au chômage.

Catégorie : Autres
Taille : Court, 24 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030524LI0LI20030524016


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-24 13:00:07
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ECONOMIE par ERIC JL BRETON