ECONOMIE par ERIC JL BRETON
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
ericjeanloicbreton


+ lectures

Sommaire



+ catégories

ALAIN LAMBERT
APA
BANANE
BRUXELLES
BUDGET
COMMERCE
DOSSIER APA ET EUTHANASIE
ECONOMIE
FILLON
FISCALITE
GIRARDIN
LE RACKET PERMANENT PAR ERIC JL BRETON
LES FONCTIONNAIRES N\'ONT PAS ETE SAGES
LES RETRAITES PAR ERIC JL BRETON
OUTRE-MER
POUVOIR ET VOULOIR SE LOGER
PUBLICITE
RETRAITES
RMI-RMA
SEDECOLASSE
SERVICES PUBLICS
TRAVAIL
TRAVAILLONS EN FRANCE
UN MONDE INACCEPTABLE
VIDEOS
VIVRE MIEUX ET PLUS LONGTEMPS




Un blogue Divers par Mon Blogue.com


Publié le mercredi 14 mai 2003

Mercredi 14 mai 2003

MEDIAS

Aux Etats-Unis, une réforme des règles de la concurrence va profiter aux grandes chaînes de télévision hertziennes
LE MONDE | 14.05.03 | 13h20
Le projet de l'autorité américaine de régulation de l'audiovisuel, dominée par les républicains, devrait favoriser notamment News Corp., le groupe de Rupert Murdoch.

New York de notre correspondant

L'audiovisuel américain se trouve sans doute à la veille d'une nouvelle bataille commerciale d'envergure. Pour la première fois, les chaînes du câble ont obtenu en 2002 plus de téléspectateurs en début de soirée, à l'heure dite du "prime time", que les quatre grands réseaux hertziens traditionnels (ABC, CBS, NBC, Fox).

Ces derniers n'ont pourtant pas dit leur dernier mot. L'autorité américaine de régulation de l'audiovisuel, la Federal Communications Commission (FCC), s'apprête à leur donner un coup de pouce. Son président, Michael Powell, a l'intention d'assouplir en leur faveur les règles de la concentration et de la concurrence établies entre 1941 et 1975.

S'il parvient à ses fins, les grands groupes de télévision seront autorisés à atteindre par voie hertzienne jusqu'à 45 % de l'audience nationale, au lieu des 35 % permis aujourd'hui. Les deux plus grands, News Corp., de Rupert Murdoch, qui contrôle Fox et Viacom, la maison mère de CBS, et le groupe UPN retrouveront ainsi des possibilités de développement.

"Il est à la fois insupportable et irréaliste de lier les mains aux grands réseaux en les empêchant de gagner des consommateurs à une époque où les Américains sont bombardés par l'offre de nouveaux médias via des technologies dont on ne rêvait même pas il y a dix ans", s'est encore plaint, mardi 13 mai, Mel Karmazin, le président de Viacom, devant la commission du commerce du Sénat. La dérégulation ne ferait qu'entériner une situation de fait. News Corp. et Viacom ont d'ores et déjà dépassé la limite des 35 % et se trouveraient plutôt respectivement autour de 39 % et 38 %.

La FCC a également l'intention de permettre à un même groupe, dans les villes de taille moyenne, de posséder à la fois une télévision ou une station de radio et un journal. Les réseaux auront le droit, dans les grandes agglomérations, de posséder trois chaînes au lieu de deux. En revanche, tout rapprochement entre les quatre grands networks ainsi que le contrôle de plus de huit radios dans une même zone géographique resteront interdits.

La FCC doit voter sur ces points le 2 juin. M. Powell a fourni un rapport de 250 pages aux quatre autres membres détaillant et justifiant les mesures de dérégulation. Il semble déjà avoir gagné à sa cause les deux républicains qui, avec sa voix, détiennent la majorité. Les deux démocrates, Jonathan Adelstein et Michael Copps, ont demandé, mardi 13 mai, que le texte de Michael Powell soit rendu public et un délai supplémentaire avant d'avoir à se décider. Mais M. Powell semble plutôt décidé à prendre rapidement une décision.

"Nous assistons déjà à une concentration galopante dans quasiment tous les secteurs de l'industrie des médias. Il est difficile de promouvoir encore plus de concentration", a déclaré le sénateur démocrate Byron Gorgan, membre de la commission du commerce.

Les télévisions locales et les associations de téléspectateurs s'opposent aussi, en général, à la réforme. Elles y voient une menace pour la pluralité avec, pour conséquence, une couverture moindre de l'actualité locale au bénéfice de l'information nationale et une réduction de la capacité des petites chaînes à offrir des émissions indépendantes. "En outre, rapprocher le quotidien et la chaîne qui sont éventuellement dominants sur leur marché local est dangereux pour la démocratie", estime Gene Kimmelman, un des responsables du Syndicat des consommateurs. "Les règles en vigueur faisaient qu'ils avaient plutôt tendance à se surveiller l'un l'autre", ajout M. Kimmelman.

M. Powell et la plupart des républicains estiment de leur côté que les conditions de la concurrence doivent s'adapter à un marché où les consommateurs ont aujourd'hui accès à des centaines de chaînes. Environ 85 % des téléspectateurs américains sont abonnés à des services de télévision par câble ou par satellite.

L'éditorialiste Paul Krugman, du New York Times, fait une lecture plus politique de la réforme. "Les gros poissons pourront manger encore plus de petits poissons. Une belle illustration de la capacité du gouvernement américain à récompenser les groupes de médias qui se sont comportés comme il le souhaitait", écrit-il dans l'édition du 13 mai.

Eric Leser


Les quatre grands Networks

ABC : filiale de Disney, groupe qui possède aussi la chaîne de sports ESPN et Disney Channel.

CBS : appartient au groupe Viacom, qui détient également la chaîne musicale MTV.

Fox : propriété de News Corp., le groupe de Rupert Murdoch. Fox News s'est distinguée pendant la guerre en Irak par ses positions bellicistes.

NBC : filiale du conglomérat General Electric.


Ted Turner règle ses comptes

Dans un portrait-entretien publié par le magazine américain Fortune du 12 mai, Ted Turner, le fondateur de la chaîne de télévision CNN, règle ses comptes. Il y exprime la haine qu'il voue à son grand rival, le magnat des médias américano-australien, Rupert Murdoch. " Rupert Murdoch est l'homme le plus dangereux du monde", affirme-t-il. La chaîne américaine d'information en continu de M. Murdoch, Fox News, qui s'est engagée au côté de George W. Bush pendant la guerre en Irak, dépasse en audience CNN.

M. Turner, qui vient de quitter, "avec dégoût", la direction d'AOL Time Warner, confie également sa rancœur envers l'ex-patron du groupe, Gérard Levin. Il lui reproche de l'avoir écarté en 2000, quelques mois après la fusion entre AOL et Time Warner. "Ma plus grande erreur a été de -lui- faire trop confiance", affirme-t-il. L'heure est aussi à l'autocritique. "Je suis la personne la plus stupide du monde de ne pas avoir vendu plus tôt", dit-il au sujet de ses actions AOL Time Warner. La vente de 60 millions d'actions début mai ne lui a rapporté "que" 790 millions de dollars (688 millions d'euros).

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:43:20
Permalien


Mercredi 14 mai 2003

LA COB

Le président de la COB plaide pour une régulation pragmatique
LE MONDE | 14.05.03 | 12h55
Dans un entretien au Monde, Jean-François Lepetit estime que la crise de confiance sur les marchés ne justifie pas des réformes aussi fortes en France qu'aux Etats-Unis. Pour lui, la Commission des opérations de Bourse ne "doit pas être une sorte de Big Brother contrôlant tout en temps réel".

Cet entretien a été relu et amendé par Jean-François Lepetit.

Vous n'êtes arrivé à la présidence de la Commission des opérations de Bourse (COB) qu'en octobre 2002 et vous présentez, mercredi 14 mai, le 35e rapport annuel au président de la République. N'est-ce pas difficile de défendre un bilan, parfois jugé mitigé, qui n'est pas le vôtre ?

En fait, je suis membre du collège de la COB depuis 1990. C'est donc un travail auquel j'ai participé. Il n'y a pas d'aspect que je ne puisse endosser.

Certains reprochent à la COB une certaine indolence, voire une connivence avec certains milieux d'affaires. Va-t-on sortir de cette époque, après les scandales Enron, WorldCom, et l'affaire Vivendi...

Il n'y a pas un avant et un après- Enron pour la COB. Enron ou WorldCom apparaissent aujourd'hui comme des faillites frauduleuses. Il y a certes eu un problème de règles comptables, mais il est avant tout américain, les Etats-Unis utilisant un système de normes trop précises, dans lequel il est plus important de respecter la forme que le fond. Il faut replacer les questions que l'on peut se poser sur la France dans ce contexte. La règle comptable y est de privilégier le fond, la substance, plutôt que la forme. Et nous n'avons pas constaté de dysfonctionnements identiques à ceux qui se sont produits aux Etats-Unis.

En revanche, 2002 a été la troisième année de crise financière. Cela s'est traduit par une nouvelle baisse de la Bourse et par une crise de confiance dans les comptes des entreprises et dans l'audit, dans la gouvernance, qui amène à s'interroger sur le bon fonctionnement des marchés financiers.

Dans l'affaire Vivendi, la COB peut-elle vraiment prétendre avoir fait preuve de pugnacité, notamment concernant BSkyB ?

Dans cette affaire, la COB a fait son travail. Se poser des questions sur l'application d'une norme comptable européenne ou américaine pour une opération comme la vente de sa participation dans BSkyB, ce n'est pas un drame ni une affaire. Que ce type de discussion ait lieu, c'est normal. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'il y ait eu un projet de sanction, liée à cette discussion, au sein du cabinet d'audit Salustro Reydel.

La COB n'est pas l'autorité qui définit les règles comptables. C'est le rôle d'autorités comptables comme le Conseil national de la comptabilité. En revanche ce que la COB recherche, c'est la bonne application de ces règles et la bonne information du marché. Pour le reste, de manière plus générale, nous essayons de contribuer à rapprocher les normes comptables de part et d'autre de l'Atlantique.

Il y a eu d'autres problèmes d'opacité dans l'information financière, chez Vivendi ou encore chez Altran, souvent détectés par la presse et non par la COB...

Je vous rappelle que la COB a un devoir de réserve que n'ont pas les journalistes. Les affaires que vous évoquez sont couvertes par le secret de l'enquête, quelle qu'en soit la date d'ouverture... Le gendarme n'est pas responsable de tous les excès de vitesse. La COB ne peut pas et ne doit pas être une sorte de Big Brother contrôlant tout en temps réel. Par ailleurs, nous ne sommes pas des auditeurs. Quand les comptes sont publiés, nous n'allons pas non plus vérifier leur travail. Nous sommes là pour nous assurer que l'information est cohérente et qu'elle est bien transmise au marché.

D'ailleurs, certains nous reprochent parfois d'aller trop loin, en particulier à l'étranger. Il arrive par exemple à la COB d'émettre des avertissements sur certaines notes d'information publiées par les émetteurs, ce que ne comprennent pas la plupart de nos homologues. Il y a une différence culturelle sur la notion de régulation. Nous protégeons peut-être plus le petit investisseur que les Américains ou les Britanniques.

Quels sont les points sur lesquels vous attirez l'attention du président dans votre rapport ?

J'insiste bien sûr sur le contexte de 2002, la crise financière et la crise de confiance. Mais je précise que nous n'avons pas en France le besoin de réagir aussi fermement que les Etats-Unis l'ont fait, avec la loi Sarbanes-Oxley ou avec l'accord entre les banques et les autorités sur les analystes financiers.

Ces analystes, qui ont été au cœur de la bulle boursière en dispensant des conseils parfois orientés par les intérêts des banquiers d'affaires chargés des introductions en Bourse, ont fait l'objet d'un débat en France dès 2001, à l'initiative du Conseil des marchés financiers (CMF) que je présidais. Nous avons alors décidé d'avoir un dispositif particulier pour ces professionnels. Certains nous ont reproché d'être trop restrictifs, menaçant parfois de manière à peine voilée de délocaliser leurs analystes... Tout cela parce que nous demandions, par exemple, que leur rémunération ne soit pas liée aux revenus que la banque tire des sociétés qu'ils suivent.

Votre propos semble assez confiant...

La régulation en France - qui a la réputation d'être plus forte que d'autres - repose sur le gradualisme. Nous approuvons les codes de bonne conduite des intervenants et nous recommandons leur application. En fonction de la manière dont la place s'y conforme, le législateur peut décider d'intervenir.

Ainsi, depuis un an, la COB demandait aux dirigeants de rendre publics leurs achats et ventes de titres, parfois en vain. Dans le projet de loi de sécurité financière, cela devient une obligation. C'est aussi une bonne chose que cette loi renforce les structures de la profession comptable.

En règle générale, l'autodiscipline me paraît toutefois préférable car elle laisse un espace de liberté. Elle permet aux entreprises d'appliquer les règles de bonne conduite ou d'expliquer les raisons pour lesquelles elles ne le font pas, le régulateur veillant à la transparence. C'est ce qui va se passer demain pour le gouvernement d'entreprise. L'Autorité des marchés financiers (AMF) publiera chaque année un rapport sur les pratiques. Le législateur ne devrait intervenir que si celles-ci ne sont pas suffisamment bonnes.

Quels sont les autres sujets qui pourraient justifier un durcissement de la régulation ?

Nous avons par exemple rappelé aux entreprises qu'elles devaient être plus transparentes dans la communication de leurs résultats, en utilisant des concepts clairs. Nous les avons obligées, dans seulement une dizaine de cas, à publier un communiqué rectificatif. Preuve que notre rappel à l'ordre est bien passé.

Compte tenu de la crise de confiance, n'a-t-on pas besoin d'un gendarme plus sévère ?

Le mot gendarme n'est pas le bon pour définir la COB ou la future AMF. Ce que nous faisons est plus large que cela : nous veillons au bon fonctionnement du marché. Il y a un côté gendarme qui fait appliquer les règles, mais nous sommes surtout un régulateur et un pédagogue, qui doit s'intéresser au résultat. Notre but, c'est qu'il y ait la meilleure rencontre possible des intérêts sur le marché pour que les entreprises lèvent des capitaux dans de bonnes conditions, avec des investisseurs bien informés.

Y a-t-il une augmentation des sanctions prises par la COB ?

Le nombre d'affaires transmises au parquet a augmenté, avec 23 dossiers en 2002 contre 19 en 2001. Par ailleurs, 80 enquêtes ont été ouvertes en 2002 par le directeur général de la COB. Nous pourrions encore apporter des améliorations à la marge. Ce que fera l'AMF en exerçant la plénitude de ses pouvoirs de police : injonction administrative et suspension provisoire d'activité notamment.

La COB a-t-elle assez de moyens pour ce travail de contrôle et d'enquête ?

Les budgets prévisionnels de l'AMF prévoient une hausse des effectifs de 10 % à 20 % sur cinq ans. Il y a une forte modernisation de la gestion d'actifs, autour des fonds à formule, de la gestion alternative, des produits utilisant des dérivés de crédit. Il faut encadrer ces développements.

Propos recueillis par Cécile Ducourtieux, Sophie Fay et Laurent Mauduit


Une année difficile pour la Bourse de Paris

Capitalisation des marchés d'actions. Elle a baissé de 30 % en 2002, à 928 milliards d'euros.

Introductions. Il n'y en a eu que 11 en 2002, contre 29 en 2001 et 81 en 2000.

Radiations. Le nombre d'entreprises quittant la Bourse de Paris est passé de 64 en 2001 à 76 en 2002.

Volume des échanges. Le montant quotidien des capitaux échangés a diminué de 10,3 %, à 3,91 milliards d'euros en 2002 contre 4,36 milliards d'euros en 2001.

Dérivés. L'activité sur les produits dérivés d'actions est restée intense, en hausse de 13 % par rapport à 2001 sur Euronext Liffe (qui regroupe les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne).

Obligations. Les investisseurs ont préféré acheter des actifs jugés moins risqués, sur les marchés de taux ou de crédit.

La capitalisation du marché obligataire a progressé de 29 % en 2002, à 818 milliards d'euros.


Michel Prada, favori pour la future AMF

C'est sans doute le dernier rapport annuel de la COB en tant que telle qui vient d'être présenté au président de la République, Jacques Chirac. Le projet de loi de sécurité financière, adopté en première lecture par le Sénat et l'Assemblée nationale, qui sera discuté en deuxième lecture au Sénat le 5 juin, doit donner naissance à l'Autorité des marchés financiers (AMF), en fusionnant la COB, le Conseil des marchés financiers (CMF) et le Conseil de discipline de la gestion. La nouvelle autorité devrait être mise en place à l'automne. Le président de l'AMF sera nommé par décret du président de la République, pour cinq ans.

Si Jean-François Lepetit, l'actuel président de la COB, travaille déjà avec Monique Bourven, celle du CMF au rapprochement des deux institutions, il n'est pas donné favori pour présider l'AMF. Le poste serait réservé à Michel Prada, son prédécesseur à la COB, par ailleurs trésorier de la Fondation Hôpitaux de Paris chère à Bernadette Chirac. Des rumeurs donnent Bertrand de Mazières, actuel secrétaire général du CMF, favori pour être le numéro deux de l'AMF. "La loi n'est pas encore votée, tout cela est prématuré", indique-t-on à Bercy.

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:41:21
Permalien


Mercredi 14 mai 2003

FINLANDE


Libération
EVENEMENT, mercredi 14 mai 2003, p. 7

Les seniors finlandais, cause nationale
Campagne du gouvernement pour qu'ils restent en activité.

TRUC Olivier

Depuis 1998, faire travailler les Finlandais plus longtemps est l'une des grandes causes nationales. Cette année-là, le ministère des Affaires sociales a lancé un vaste programme, qui s'est achevé l'année dernière. Destinée à persuader les salariés de rester plus longtemps en activité, cette campagne, qui visait surtout les Finlandais employés ou chômeurs de 45 à 64 ans, a contribué à relever l'âge réel de la retraite de 58 à 59 ans.Avec, durant les cinq années du programme, une batterie de mesures législatives, de campagnes d'incitation, d'actions de formation, le tout couronné par un système d'évaluation. En 2000, les 55-59 ans ont été le seul groupe d'âge où le taux d'emploi était supérieur à celui constaté avant la grande crise économique qui a frappé le pays en 1989. Il a augmenté de 2 % entre 1989 et 2000, alors qu'il a baissé de 10 % pour la population en âge de travailler (15-64 ans). Ainsi, s'il ne semble pas plus simple pour les seniors de trouver un nouveau boulot, il leur est plus facile de rester en place. Mais pour les Finlandais, cela ne suffit pas. Car, à partir de 2010, la main-d'oeuvre disponible va diminuer de 10 000 à 20 000 personnes par an. Et si 55 % des Finlandais de 60 ans sont aujourd'hui à la retraite, c'est encore trop.Depuis la loi votée l'an dernier, l'âge légal de la retraite a été fixé à 63 ans, avec possibilité de rester en activité jusqu'à 68 ans. Et le mois prochain, le ministère des Affaires sociales lancera une nouvelle campagne de quatre ans, dotée d'1 million d'euros par an. «A l'issue de cette campagne, explique Ismo Suksi, responsable du projet, nous espérons que l'âge réel de la retraite aura augmenté de deux à trois ans. Nous mettrons l'accent sur la réinsertion afin de permettre aux travailleurs les plus âgés de poursuivre leur tâche dans de meilleures conditions de santé et dans des lieux de travail mieux adaptés.» Nouveauté, la campagne 2003-2007 s'adressera aussi aux jeunes, afin que les étudiants évitent de multiplier les petits boulots mal payés qui rallongent leur temps d'études et repoussent d'autant des rentrées fiscales plus conséquentes pour les pouvoirs publics.

Catégorie : Actualités
Taille : Court, 273 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LI0LI20030514107


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:30:48
Permalien


Mercredi 14 mai 2003

TRAVAIL


Libération
EVENEMENT, mercredi 14 mai 2003, p. 6, 8

«Après 55 ans, les employeurs fuient»
La réforme mise sur un allongement de l'activité. Pourtant, les seniors sont poussés à la retraite. Enquête auprès des salariés, DRH et patrons.

GREMILLET Muriel

C'est presque sûr : avant de pouvoir toucher sa retraite en 2020, il faudra avoir travaillé pendant 42 ans. Seulement voilà, en France, les carrières professionnelles s'arrêtent bien plus souvent à 55 ans qu'à 60, avec une entrée dans la vie active entre 25 et 27 ans. Le taux d'activité des plus de 55 ans en France est l'un des plus bas d'Europe : seuls 34 % des hom mes travaillent encore à cet âge-là. Réussir à faire augmenter ce taux, c'est une des conditions de succès de la réforme des retraites mise en route par François Fillon, qui compte sur une négociation entre syndicats et patrons. Mais on ne met pas les «vieux» au travail sur ordonnance : «Les DRH se fichent de ce problème, explique un consultant en entreprise. Aujourd'hui, pour leurs recrutements, ils pratiquent une économie de cueillette. Il leur suffit de se baisser pour trouver les candidats formés et jeunes qu'ils recherchent. Alors, recruter des vieux...» Car le salarié de plus de 50 ans traîne une mauvaise réputation : peu productif, peu adaptable.«Grognons et peu motivés»«Pour les entreprises, un senior c'est forcément quelqu'un de grognon et de peu motivé, Or, quand on réalise des enquêtes auprès de ces salariés, on se rend compte que ce n'est pas toujours vrai», explique Nicole Raoult, consultante et responsable pour la France du projet européen Equallité qui vise à lutter contre les discriminations dans les entreprises. Lors d'une enquête menée à la Sécurité sociale, la consultante a ainsi montré que les salariés des caisses, entrés jeunes et affichant une moyenne d'âge de près de 47 ans, s'étaient adaptés sans aucune formation, ni trop de casse, à l'introduction des nouvelles technologies dans les bureaux.Un schéma que l'on retrouve dans le privé. Nicole a tout juste 50 ans. Employée au planning d'une entreprise de métallurgie, elle gère aujourd'hui les salariés et les stocks par ordinateur : «Quand j'ai débuté, on mettait des fiches bristol dans un tableau, dit-elle. On ne m'a pas demandé mon avis quand il a fallu faire ça sur un PC. Je ne savais même pas me servir d'une souris. Maintenant, je suis capable de le faire.» Malgré l'angoisse persistante de paraître vieille et inexpérimentée à côté de ses jeunes collègues qui, elles, ont toujours travaillé sur ordinateur. «Mon ancienneté et ma connaissance des rouages des ateliers me sauvent, poursuit Nicole. Les chefs de service, qui changent tous les quatre matins, ont besoin de moi pour s'imposer. Enfin, pour l'instant...»«Le frein de l'expérience»Cependant, les directions sont de plus en plus nombreuses à se moquer de l'expérience et de la connaissance du fonctionnement de l'entreprise. «Il y a une croyance absolue dans les vertus du management, analyse un consultant. N'importe qui doit être capable de faire tourner une boîte. On mise sur l'énergie des jeunes pour combler leur méconnaissance des entreprises. L'expérience est même un frein pour certains dirigeants. Tout comme l'ancienneté, elle relèverait de la sclérose.» Le salarié type en France reste un homme de 30 à 50 ans et les entreprises ne se posent pas de questions en recrutant : elles veulent des jeunes. «C'est aussi le signe extérieur du dynamisme d'une entreprise», analyse Yves Chassard, économiste et consultant au cabinet Bernard Brunhes.Pourtant, le Medef fait semblant de croire que l'allongement de la durée d'activité ne constitue pas un problème pour les chefs d'entreprise français. «Les entreprises sont décidées, bien entendu, à faire en sorte que l'allongement de durée de cotisation s'accompagne d'un allongement de la présence dans l'entreprise, a ainsi déclaré Ernest-Antoine Seillière sur Europe 1, le 25 avril. On prendra donc des mesures pour cela, on fera de la formation, on fera de l'aménagement de poste de travail, on espère pouvoir mettre en place de l'emploi-retraite, un temps partiel tout en profitant de sa retraite. Bref, il y a un immense chantier.» Tellement immense que, même en période de croissance, on est vieux à 55 ans dans une entreprise privée. «Loyaux envers l'entreprise»Pendant l'embellie économique qu'a connue la France entre 1997 et 2001, le privé a ainsi continué à recruter des jeunes, diplômés. Les menaces de pénurie dans certains secteurs, comme l'informatique, n'ont guère profité aux «vieux», pourtant présents dans ce secteur. «Leur taux d'activité n'a pas grimpé, poursuit Yves Chassard, alors même que la croissance a profité à toutes les autres catégories de chômeurs. Il y a une vraie fuite des employeurs devant le travail après 55 ans.» Une tendance qui n'est pas obligatoire, quand on regarde ce qui se passe à l'étranger. Aux Etats-Unis, avant 1990, les plus âgés étaient les premiers à faire les frais de la mauvaise conjoncture. «Dès l'élection de Clinton, avec la reprise brutale qu'a connue le pays, les entreprises se sont mises à les parer de toutes les vertus, poursuit-il. Loyauté envers l'entreprise alors que les jeunes sont zappeurs, capacité d'auto-organisation... Les choses peuvent changer assez vite dès lors que le marché du travail est vraiment tendu.» En Finlande, c'est une grande campagne de mobilisation nationale en plus d'une démographie catastrophique qui a fait grimper le taux d'activité des plus de 55 ans à près de 43 % (lire ci-contre). Raté pour la France, visiblement : à l'heure où le chômage repart à la hausse, les «vieux» sont les premiers à être incités à partir. Parfois contre de confortables primes, comme chez Hewlett-Packard à Grenoble (Libération du 30 avril).Mais les plus de 50 ans ont-ils envie de travailler au-delà ? Cette question, François Fillon ne la pose pas, les syndicats non plus d'ailleurs. «Il y a une culture du départ anticipé en France, dit Nicole Raoult, d'Equallité. Tout le monde s'en arrange. Ce sera peut-être ça, le plus difficile à combattre.» Ce qu'a effectivement confirmé Ernest-Antoine Seillière : «Vous savez, si les salariés ne travaillent pas actuellement tard, comme on le souhaiterait, c'est parce qu'il y a une vraie complicité entre ceux qui veulent partir, les entreprises qui trouvent avantage à ce qu'ils le fassent et l'Etat qui les y encourage.»«Mieux vaut s'en débarrasser»Dans la fonction publique, un tiers des agents ­ électriciens, infirmières, certains enseignants ­ quittent leur travail avant 55 ans, grâce à leurs années de «service actif». Dans le privé, la majorité des départs se fait avant 58 ans. Or ces cessations d'activité sont rarement justifiées par la pénibilité (seuls 1,5 % de ces départs sont liés à la difficulté du travail, selon les chiffres du Conseil d'orientation des retraites). Dans le secteur bancaire, de fausses préretraites ont été mises en place après accord entre les partenaires sociaux pour rajeunir les troupes en même temps que baisser les effectifs en douceur. Ailleurs, pour peu que l'entreprise ait un peu d'argent, elle peut se débrouiller pour financer ces départs elle-même, sans l'aide de l'Etat.Et, une fois à l'ANPE, le chômeur de plus de 55 ans était jusque-là dispensé, implicitement, de chercher un travail. «De toute façon, il n'y a rien pour nous », fait remarquer Jacques, 57 ans, ancien cadre dans l'informatique et responsable d'une association de seniors au chômage. « On ne cherche pas, on s'occupe, on fait semblant en attendant de liquider notre retraite dans les meilleures conditions.» La réforme de la convention Unedic en décembre a un peu changé la donne. Aujourd'hui, un chômeur de 55 ans ne peut rester au chômage que deux ans sans obérer sa retraite. «Mécaniquement, les gens sont incités à chercher du travail, analyse Yves Chassard, du cabinet Bernard Brunhes. Mais si les postes n'existent pas, le taux d'activité des plus de 55 ans ne va pas remonter.» Certaines entreprises expliquent aussi que la «contribution Delalande», qui renchérit le coût du licenciement d'un plus de 55 ans, a un effet pervers au lieu de protéger les seniors : «Il vaut mieux s'en débarrasser avant, dit le DRH d'une petite entreprise de service informatique. Sinon, ça coûte trop cher, tout le monde sait ça. Et, sauf exception, je ne me risquerai pas à recruter un senior. Aujourd'hui, la conjoncture est trop incertaine pour prendre ce risque si demain il faut à nouveau comprimer les effectifs.»«Bonnes pratiques»Comment alors expliquer les tentatives de certaines entreprises pour garder leurs seniors, comme Air France ou Peugeot ? «Ce sont des initiatives isolées, qui viennent toujours de grandes, voire de très grandes entreprises», analyse Nicole Raoult, d'Equallité, qui dirigera un colloque sur le sujet le 15 mai (1), afin de valoriser ces «bonnes pratiques.» Chez Peugeot, des groupes ont travaillé sur l'ergonomie pour éviter une trop grande lassitude au travail des anciens sur chaîne. Les postes de travail ont été aménagés pour limiter les déplacements ou les efforts physiques trop durs. Un boulot de longue haleine, qui ne portera ses fruits que dans quelques années : «Mais ça profite aux jeunes aussi», dit un syndicaliste du groupe. Chez Air France, les anciens sont entendus lors d'entretiens annuels pour savoir ce qu'ils veulent faire, comment ils souhaitent évoluer dans leur travail. Chez Boiron, on mise sur le tutorat et le passage de relais entre jeunes et vieux. Chez Renault Véhicules Industriels, certains «vieux» sont devenus tuteurs de jeunes recrues, un moyen aussi de faire baisser les tensions dans les ateliers. Mais, «c'est quand même bien souvent de l'affichage, tranche un syndicaliste. Un truc au même titre que les actions pour le développement durable». D'ailleurs, les consultants le notent : les DRH qui mettent en place ces politiques de «diversité des âges» le font souvent après avoir fait des efforts en direction de l'emploi des femmes, ou de la non-discrimination envers les homosexuels... Un constat qui fait dire à certains spécialistes des ressources humaines que la solution c'est peut-être «l'emploi-vieux», comme il y a eu des «emplois-jeunes». Une proposition que soutenait notamment le candidat Jospin et qu'une partie du patronat appelle de ses voeux par la mise en place de baisses de cotisation drastiques sur les salaires des seniors.Envisageable quand les plus de 55 ans sont minoritaires chez les salariés. Quand ils pèsent de plus en plus dans la démographie d'un pays, impossible. «On paye 25 ans de gestion des ressources humaines démente, tranche Nicole Raoult. Malheureusement, je n'ai pas l'impression qu'on soit prêt à faire la révolution mentale qu'il faut pour qu'on accepte à nouveau des seniors dans les entreprises.» Réforme des retraites ou pas.

Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Internet, technologies de l'information et multimédia; Lois et règlements
Taille : Long, 1291 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LI0LI20030514104



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:29:13
Permalien TRAVAIL


Mercredi 14 mai 2003

TED TURNER

Ted Turner confie son "dégoût"

en quittant la direction

d'AOL Time Warner

Photo
NEW YOR (AFP) - Ted Turner, le fondateur de CNN, a perdu quelque 8,5 milliards de dollars avec l'effondrement des actions d'AOL Time Warner depuis 2000, et il quitte "avec dégoût" son poste de vice-président du conseil d'administration, affirme-t-il au magazine Fortune paru lundi.

Dans un long portrait-interview, l'homme d'affaires américain exprime sa haine pour Rupert Murdoch, qualifiant d'"homme le plus dangereux du monde" le patron du groupe News Corp. et de la chaîne d'informations en continu Fox News, qui bat désormais CNN en terme d'audience aux Etats-Unis. Ted Turner dit aussi sa rancoeur à l'égard de la direction actuelle d'AOL Time Warner, même s'il confirme qu'il a décidé de rester membre du conseil d'administration du numéro un mondial des médias.

Ne pas avoir été consulté par le PDG Richard Parsons, ni par aucun membre de son état-major lors d'un changement à la direction de CNN (appartenant au conglomérat depuis le rachat de Turner Broadcasting par Time Warner en 1996) a été "le comble", déclare Ted Turner. Avant même cet incident, Turner ne s'entendait pas avec Gerald Levin, ex-patron de Time Warner et PDG du conglomérat jusqu'en mai 2002. "Ma plus grande erreur a été de faire trop confiance à Gerry", dit Turner.

Le fondateur de CNN reproche à Levin de l'avoir mis sur la touche en 2000, quelques mois après l'annonce de la fusion entre AOL et Time Warner. Turner apprend qu'il n'aura plus de rôle décisionnel à la tête du réseau CNN. Ce jour là "j'aurais dû quitter l'entreprise", dit-il aujourd'hui. "Mais j'aimais tout le monde. J'étais un héros". Ted Turner se confie à Fortune, titre appartenant à AOL Time Warner, une semaine après l'annonce de la vente de 60 millions de ses actions du groupe pour un montant estimé à 784 millions de dollars.

"Je suis la personne la plus stupide du monde de ne pas avoir vendu plus tôt", ajoute Turner, en précisant qu'il détient encore 45 millions d'actions AOL. Depuis que l'action vaut quelque 13 dollars "en chute de 81% par rapport à ses sommets de 2000", le portefeuille de titres détenus ou contrôlés indirectement par Turner est tombé de 10,7 à 1,4 milliard de dollar, écrit le magazine. Le fait que des paquets d'actions ont été vendus dans l'intervalle "réduit ses pertes actuelles à environ 8,5 milliards de dollars".

"Tout ce que je faisais avec mes milliards était de les distribuer", dit encore Turner dans une allusion à ses oeuvres philanthropiques. Que cela soit désormais impossible "me cause une grande souffrance, car les besoins n'ont jamais été aussi grands".

Aujourd'hui, la décision de rester administrateur d'AOL Time Warner tient en partie à la peur de l'abandon, rapporte Fortune, qui décrit un homme vivant avec d'autant plus de difficultés l'approche de ses 65 ans (en novembre) qu'il vient de se séparer de sa dernière compagne, une Française de 53 ans. "Je suis comme un petit bébé laissé sur le pas de la porte, ayant besoin qu'une femme s'occupe de moi", précise l'ex-mari de Jane Fonda.

Rubrique : Multimédia
  Article précédent : Intel prévient d'un problème sur certains processeurs Itanium 2 (Reuters)
  Article suivant : Universal Music dépose plainte contre Bertelsmann pour son soutien à Napster (AFP)
Yahoo! Finance : Communication, diffusion et publicité

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:19:25
Permalien


Mercredi 14 mai 2003

FONDS DE PENSION

Adoption définitive

 de la directive européenne

sur les fonds de pension

 

Photo
agrandir la photo

BRUXELLES (AFP) - Les ministres européens de l'Economie et des Finances ont adopté définitivement mardi à Bruxelles une directive réglementant l'activité des fonds de pension, en discussion depuis près de trois ans.

Cette directive (loi européenne) fixe des règles de sécurité financière minimales pour la gestion des fonds de retraite par capitalisation (fonds de pension et caisses de retraite complémentaires) auxquels les entreprises adhèrent au nom de leurs employés.

Elle permettra, sous conditions, aux entreprises installées dans plusieurs Etats de l'UE de s'affilier à un fonds unique et à ces fonds de pension d'offrir leurs services dans le cadre du marché intérieur.

"Une entreprise présente dans les 15 États membres doit actuellement faire appel aux services de 15 prestataires différents. Pour une multinationale, cela peut représenter un coût d'environ 40 millions d'euros par an", a souligné la Commission européenne dans un communiqué.

Le texte ne concerne pas les régimes publics financés par répartition, ni les plans d'épargne-retraite purement individuels. "L'organisation de la protection sociale et des régimes de retraite est une compétence des États", a rappelé mardi la Commission alors que la France est paralysée par un mouvement de protestation contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

"Le choix entre régimes de répartition et de capitalisation, l'équilibre entre ces régimes et l'encouragement de formes spécifiques d'épargne-retraite sont des décisions qui leur appartiennent totalement", a-t-elle ajouté.

Les règles prudentielles seront celles de l'Etat membre où le fonds est établi. La directive fixe toutefois des règles communes, comme celle des placements "de bon père de famille": un fonds ne pourra ainsi pas placer plus de 70% en actions et obligations cotées.

Conséquence de l'affaire Enron, le fonds ne pourra également pas investir plus de 5% de ses actifs dans les titres de l'entreprise adhérente au fonds. Cette activité transfrontalière ne sera possible que dans le respect du droit social de l'Etat où se situent les salariés et chaque pays restera libre d'imposer des règles renforcées.

Les institutions concernées par la directive couvrent environ 25% de la population active de l'UE et gèrent 2.500 milliards d'euros d'actifs (29% du produit intérieur brut -PIB- de l'UE). Elles proposent la plus grande part de l'offre de retraites en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Rubrique : Économie
  Article précédent : La flambée du brut a aggravé le déficit commercial américain en mars (lesechos.fr )
  Article suivant : Retraites: 57% de grévistes à France Télécom, selon la direction (AP)
Dossier : Dossier des retraites
  Article suivant : Trafic perturbé dans le ciel français (Reuters)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:16:48
Permalien


Mercredi 14 mai 2003

SECU

Doublement du déficit

du régime général

de la Sécu en 2003

Photo
PARIS (AFP) - La Commission des comptes de la Sécurité sociale prévoit un quasi doublement du déficit du régime général (salariés) de la Sécu en 2003, dans un contexte économique sombre, selon le rapport de la Commission des comptes de la Sécu.

Après trois ans d'excédents, le régime général a enregistré en 2002 un déficit de 3,4 milliards d'euros, avec un déficit de l'assurance maladie de 6,124 mds d'EUR, selon des chiffres définitifs de la Commission qui doivent être rendus publics jeudi.

En 2003, les comptes devraient continuer de plonger dans le rouge avec un déficit prévu de 7,9 milliards d'euros, soit un doublement prévu par rapport au déficit de 3,9 mds EUR prévu dans la loi de financement de la Sécu.

Cette dégradation du solde de 4 mds d'EUR "est d'abord liée aux recettes qui diminuent d'environ 3 mds sous l'effet de la révision à la baisse de la croissance de la masse salariale": prévue à +4,1%, celle-ci est révisée à +2,7%, dans un contexte de montée du chômage qui freine l'évolution des cotisations.

Au total, le déficit cumulé pour 2002 et 2003 devrait atteindre 11,3 mds EUR.

La seule branche maladie devrait enregistrer un déficit de 9,7 milliards d'euros en 2003, toujours selon les prévisions de la Commission.

Par ailleurs, les dépenses maladies devraient augmenter de 5,9% en 2003, une prévision en légère hausse par rapport à l'Objectif national de dépenses (Ondam), voté par le Parlement, de 5,3%.

"Le creusement du déficit du régime général en 2002- 2003 résulte mécaniquement de l'écart de croissance entre les produits (qui ont sensiblement ralenti) et les charges (dont l'évolution est très dynamique)", explique la Commission dans son document.

Rubrique : France
  Article précédent : France: François Fillon reçoit les syndicats sur les retraites (AFP)
  Article suivant : Grèves: le gouvernement doit réagir, selon la FUT (AP)
Dossier : Santé publique
  Article suivant : Asthme, cancer ou eczéma: la santé des travailleurs européens en danger (AFP)


Libération
POLITIQUES, mercredi 14 mai 2003, p. 16

La rechute du trou de la sécu
Selon Mattei, les 15 milliards de déficit sont dus à Jospin.

AESCHIMANN Eric

Quinze milliards d'euros, soit cent milliards de francs : tel devrait être le déficit cumulé de la branche maladie de la Sécurité sociale pour les exercices 2002-2003, que devrait rendre public demain la commission des comptes de la Sécurité sociale. Un mauvais chiffre qui a permis à la gau che, hier, à l'Assemblée, de mettre en cause la gestion gouvernementale au cours d'un débat demandé par le Parti socialiste. «L'échec de votre politique se traduit d'abord dans la situation financière» de la Sécu, a lancé le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen, qui a également dénoncé «la décision brutale» de dérembourser 617 médicaments, annoncée en plein week-end de Pâques. Jean-François Mattei n'a pas manqué d'utiliser l'argument de l'héritage. «A mon arrivée, j'ai trouvé un système de santé dans une crise plus profonde encore que je ne l'avais imaginé. Les professionnels de santé étaient en plein désarroi, [...] la permanence des soins n'était plus assurée, les généralistes étaient en grève depuis sept mois, la mise en oeuvre non préparée des 35 heures avait plongé le monde hospitalier dans une grande souffrance, l'assurance maladie n'était plus financée», a énuméré le ministre de la Santé.Il n'a pas expliqué de quelle manière il entendait apurer le passif de l'assurance maladie. Au début de l'année, après des hésitations, le gouvernement a renoncé à augmenter la CSG ou de prolonger la CRDS (contribution de remboursement de la dette de la Sécu, instituée par Alain Juppé en 1995 pour neuf ans en principe), afin de ne pas télescoper le dossier des retraites. Pour rembourser le trou de 15 milliards d'euros, il faudrait relever la CSG d'un point pendant trois ans, ou bien proroger la CRDS de six ou sept ans, estime Le Guen, pour qui la question aujourd'hui «n'est pas de savoir s'il y aura un prélèvement ou pas, mais quand et de combien». Mattei a assuré que le retour à l'équilibre «est une nécessité» et que «la prochaine loi de financement sera exigeante à cet égard», tout en faisant part de son souhait de «faire cesser gaspillage et abus». Sans en dire plus.

Catégorie : Politique nationale et internationale
Taille : Court, 252 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LI0LI20030514032


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:12:05
Permalien


ECONOMIE par ERIC JL BRETON