ECONOMIE par ERIC JL BRETON
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
ericjeanloicbreton


+ lectures

Sommaire



+ catégories

ALAIN LAMBERT
APA
BANANE
BRUXELLES
BUDGET
COMMERCE
DOSSIER APA ET EUTHANASIE
ECONOMIE
FILLON
FISCALITE
GIRARDIN
LE RACKET PERMANENT PAR ERIC JL BRETON
LES FONCTIONNAIRES N\'ONT PAS ETE SAGES
LES RETRAITES PAR ERIC JL BRETON
OUTRE-MER
POUVOIR ET VOULOIR SE LOGER
PUBLICITE
RETRAITES
RMI-RMA
SEDECOLASSE
SERVICES PUBLICS
TRAVAIL
TRAVAILLONS EN FRANCE
UN MONDE INACCEPTABLE
VIDEOS
VIVRE MIEUX ET PLUS LONGTEMPS




Un blogue Divers par Mon Blogue.com


Publié le jeudi 24 avril 2003

Jeudi 24 avril 2003

RETRAITES
Télévision
Retraites : ce que va dire Fillon
PARIS, HIER. François Fillon.   (AFP.)

CRITIQUE POUR sa trop grande discrétion au sujet de la réforme des retraites, François Fillon, le ministre des Affaires sociales, sort du bois ce soir sur France 2, à l'émission « 100 Minutes pour convaincre ». « Des détails, des chiffres, des explications pédagogiques... » à en croire un de ses proches conseillers, Fillon devrait « presque tout expliquer aux Français ». Il devrait préciser d'emblée que, compte tenu des réalités démographiques - il faudra trouver la bagatelle de 50 milliards d'euros (330 milliards de francs) à l'horizon 2040 - les cadeaux à distribuer seront forcément limités. Mais, histoire de faire plaisir à la CFDT, il y en aura quelques-uns. En revanche, il y aura aussi de sérieux efforts en perspective pour tous. Voilà les principaux changements que le ministre devrait partiellement dévoiler. * 42 ans de cotisations en 2020 Une fois « harmonisés » à 40 ans de cotisation en 2008, les régimes du public et du privé n'en seront pas pour autant sortis de l'auberge. Compte tenu de l'allongement prévisible de l'espérance de vie, il faudra, selon le gouvernement, allonger encore sensiblement le temps passé au travail. Concrètement, il faudra travailler 41 ans à l'horizon 2010 et 42 ans en 2020. Mais ce n'est pas fini... Selon les chiffrages confidentiels sur lesquels le ministre ne devrait pas s'étendre, il serait ensuite nécessaire de passer à 43 ans de cotisations en 2030 puis à 44 ans en 2040 ! * Pas touche à la réforme Balladur La réforme Balladur s'appliquera bien jusqu'à son terme en 2008 avec, à la clé, une baisse des pensions de 20 % dans le secteur privé. On se souvient qu'à l'époque les syndicats n'avaient pas levé le petit doigt. Comme annoncé la semaine dernière, les pensions seront prochainement calculées sur 160 trimestres (au lieu de 150), ce qui pénalisera d'autant les salariés aux carrières incomplètes. Gain estimé : 1,7 milliard d'euros. * Hausse des cotisations Il n'est pas sûr que François Fillon insiste beaucoup sur cette mesure, histoire de ne pas faire hurler le patronat. Mais son plan prévoit bel et bien de réaffecter les baisses prévisibles de cotisations chômage (les départs en retraite massifs de 2005-2006 ne seront pas compensés par les arrivées de jeunes sur le marché du travail, ce qui devrait faire baisser le chômage) vers les cotisations retraites. Ces dernières augmenteraient alors mécaniquement. Gain attendu : 10 milliards d'euros d'ici à 2020. * Un geste pour les carrières longues Comme le demandait la CFDT, les salariés ayant commencé à travailler à l'âge de 15 ans devraient pouvoir partir dès 58 ans à condition toutefois qu'ils aient pratiqué des métiers à caractère pénible. Annoncée comme très coûteuse (13 milliards d'euros), cette mesure est finalement estimée à 5-8 milliards d'euros dès 2004 et d'ici à 2010. * Coup de pouce pour les basses pensions Les salariés smicards et plus généralement les très bas salaires auront l'assurance de toucher une retraite représentant au moins 90 % de leur ancien traitement. * Retraite à la carte En instituant un bonus de 3 % par an (surcote) pour ceux qui resteront au travail après 60 ans, le gouvernement veut encourager les salariés à rester plus longtemps dans les entreprises. Dans cet esprit, le robinet des préretraites sera fermé. Mais on pourra aussi partir plus tôt si on le souhaite. La décote de 10 % par année manquante appliquée au seul secteur privé sera réduite et alignée sur celle des fonctionnaires : probablement 5 % par an en 2010. * Epargne-retraite Pour compenser les baisses de pension, le gouvernement veut favoriser l'épargne individuelle. Un produit facultatif avec sortie en rente et déductibilité potentielle à l'entrée sera ainsi présenté. Il sera financé sur les aides fiscales consenties sur les produits d'épargne existants. Les partenaires sociaux pourraient participer à la gestion de ce fonds. * Avantages familiaux Les deux années de bonification par enfant accordées à chaque femme seront réduites à une. Ce qui pénalisera des millions de femmes. En revanche, cet avantage sera partiellement étendu aux hommes.

Retraites: ces inégalités dont on ne parle jamais

La réforme Fillon amorce enfin une harmonisation entre les retraites des salariés du public et du privé. Mais elle reste muette sur d’importants fossés, qui séparent entre eux d’autres catégories de Français. Petit tour d’horizon d’un système peu équitable et de ses tabous

Un édifice branlant, des tuyaux qui s’enchevêtrent, des trous et des fossés qui se creusent sans cesse… La réforme des retraites ressemble à un infranchissable chantier. Après un an de réflexion sur les plans, François Fillon a fini par mettre son casque et chausser ses bottes. La semaine dernière, le ministre des Affaires sociales a dévoilé ses premières maquettes aux partenaires sociaux. Mais il faudra attendre le 27 mai pour connaître l’architecture finale du projet. Cela lui laisse un mois avant les premiers coups de pioche, pour tenter de calmer la colère des syndicats et convaincre les Français. Jean-Pierre Raffarin, le maître d’œuvre, l’avait martelé en présentant son cahier des charges: la réforme sera placée sous le signe de la justice sociale et de l’équité. La première tranche des travaux sera donc consacrée à combler les fossés qui séparent les Français entre eux. A commencer par le plus médiatique de tous: celui qui divise les salariés du secteur public de leurs collègues du privé (1). Peu marqué jusqu’à présent – en 2001, l’âge moyen de cessation d’activité (57 ans) et le niveau moyen des pensions étaient encore équivalents – le fossé se creuse désormais à grande vitesse. Car les mesures drastiques (allongement des carrières, modification du calcul des retraites…) prises par Edouard Balladur en 1993 pour le secteur privé tournent à plein régime. Depuis la semaine dernière, les fonctionnaires savent donc à quoi s’attendre: ils devront, dès l’an prochain, cotiser davantage et travailler plus longtemps. La mise à la toise de la fonction publique ne réglera pas tous les problèmes d’équité pour autant. Pire, en monopolisant l’attention des Français, ce débat a fini par occulter d’autres fossés : entre jeunes et vieux, ouvriers et cadres, hommes et femmes, riches et pauvres… Autant de clivages qui, à l’heure de la retraite, se révèlent souvent saignants, mais qui ne figurent pas dans les priorités du gouvernement. Des retraités bien lotis Les Français seront d’abord inégaux devant la réforme. Les experts le répètent depuis dix ans, il existe trois leviers pour résoudre les problèmes de financement: augmenter le montant des cotisations, baisser les pensions et enfin allonger les carrières. Pour des raisons qui relèvent à la fois de l’idéologie et des engagements européens en matière de prélèvements obligatoires, le gouvernement a écarté toute hausse des cotisations. L’argumentaire est connu: toute augmentation du coût du travail menacerait la profitabilité des entreprises, et donc à terme l’emploi. Le Medef peut se réjouir. C’était une de ses principales revendications. Les retraités, eux aussi, peuvent souffler. Le noble concept de «solidarité entre les générations» a beau figurer dans tous les discours officiels, ils ne seront pas mis à contribution. Pourtant aujourd’hui leur niveau de vie est au moins équivalent sinon légèrement supérieur à celui des actifs. «La France a rempli l’objectif qu’elle s’était fixé au début des années 1970: la vieillesse n’est plus synonyme de misère, souligne Bruno Palier, chercheur au CNRS (2). En 1965, un retraité sur trois vivait encore au-dessous du seuil de pauvreté. Désormais, ils ne sont plus que 7% à relever du minimum vieillesse.» Alors pourquoi ne pas les faire participer à l’effort national? «Quand on pose la question, on nous répond pudiquement qu’il ne s’agit pas d’une solution de premier rang», répond Jean-Louis Deroussen, le négociateur des retraites de la CFTC. La réalité est beaucoup plus prosaïque: toute réforme qui toucherait les retraités serait immédiatement visible, et se paierait cash dans les urnes. La France compte 12 millions d’électeurs de plus de 60 ans. Ils seront 17 millions en 2020. Et ce ne sont pas franchement des abstentionnistes: selon l’Insee, 75% d’entre eux déclarent aller voter. Haro sur les jeunes Courageux mais pas téméraire, le gouvernement a donc préféré ne retenir que le dernier levier: celui de la durée de cotisations. François Fillon ne cache pas son souhait de la voir augmenter en fonction de l’allongement de l’espérance de vie, pour le privé comme pour le public après 2008. Ce qui devrait se traduire, selon les calculs des scientifiques, par des carrières de quarante et un ou quarante-deux ans d’ici à vingt ans. L’essentiel de la réforme reposera donc sur les épaules des plus jeunes. Peut-on parler de génération sacrifiée? La question gêne aussi bien les politiques que les syndicalistes, ou les experts. De fait, il est très compliqué de mesurer le degré de «favoritisme» d’une classe d’âge. Certains ont connu la guerre, d’autres pas. Les uns n’ont pas ménagé leur peine pendant les périodes de croissance, d’autres ont connu la crise et le chômage. Qui perd, qui gagne, à l’échelle de la vie? Difficile à dire. Du strict point de vue de la retraite, il n’y a pourtant pas photo. «Les jeunes actifs d’aujourd’hui devront cotiser plus longtemps pour toucher une retraite moins élevée que celle de leurs parents», résume Bruno Palier, le chercheur. «Les 30-45 ans auront été sanctionnés deux fois, ajoute Jean-Christophe Le Duigou, de la CGT. Au début de leur carrière et à la fin.» Entrée plus tard dans la vie active, cette génération aura connu le chômage, les parcours professionnels chaotiques, faits de petits boulots, de périodes d’apprentissage, de jobs à temps partiel… Plus précaires que leurs parents, les 30-45 ans auront donc du mal à présenter des carrières complètes. Le gouvernement a bien prévu d’offrir la possibilité de racheter les annuités manquantes. Mais cette mesure coûteuse profitera plus aux cadres qui en auront les moyens qu’aux ouvriers ou aux employés. Seule consolation: avec l’augmentation de l’espérance de vie, les jeunes actifs d’aujourd’hui profiteront plus longtemps de leur retraite. «Au final, tout le monde s’y retrouve», argumente d’ailleurs le gouvernement. Quand la mort frappe plus tôt les ouvriers Tout le monde? Pas tout à fait. Car un autre fossé sépare les Français: celui des inégalités devant la mort. On ne meurt pas au même âge dans notre pays, selon qu’on a passé sa vie à rédiger des notes dans un bureau ou à porter des sacs de ciment. Ce constat peut passer pour une évidence, mais il est lourd de conséquences: allonger de deux ans la durée des carrières ne revêt pas la même incidence à 60 ans, selon qu’il vous reste en moyenne 23,5 ans à vivre si vous êtes cadre de la fonction publique ou 15,5 ans seulement si vous êtes ouvrier agricole! Comment résoudre cette inégalité? C’est le sujet tabou par excellence. «Parler de cela n’est pas politiquement correct, regrette Jean-Christophe Le Duigou. Il faudrait pouvoir déterminer finement les emplois pénibles. Mais François Fillon ne veut pas l’inscrire dans la loi, parce qu’il n’a pas un centime à y consacrer.» Le gouvernement préfère inviter les syndicats et le patronat à se saisir du dossier. Mais cela promet d’être très compliqué. D’abord parce que la nature du travail n’explique pas à elle seule la mortalité. «Il y a aussi un problème de comportement de classe, que notre société ne veut plus reconnaître», constate Bruno Palier. Autre difficulté: trouver des critères objectifs et irréfutables. Le travail à la chaîne est-il plus pénible que celui d’un enseignant? En Suède, où des enquêtes de ce type ont été menées, on a découvert que le niveau de décibels d’une classe maternelle était supérieur à celui que la loi autorisait dans les usines. Comment y répondre enfin? François Fillon propose de réserver désormais les préretraites à ces travaux pénibles. «Mais attention aux dérives, prévient Florence Legros, directrice adjointe du Cepii (Centre d’Etudes prospectives et d’Informations internationales). Arrêtons de faire corriger les inégalités du marché du travail par les régimes de retraite. Si l’on considère que travailler sur une machine est un emploi pénible, c’est à l’employeur de donner des jours de repos supplémentaires, et non aux régimes de retraite de compenser!» Les assureurs, eux, ont une réponse toute prête: l’individualisation des droits selon une logique actuarielle. En clair, on calcule votre retraite en tenant compte des droits accumulés, mais aussi du temps qu’il vous reste à vivre. «Ce serait mettre le doigt dans un engrenage très dangereux, s’alarme Jean-Louis Deroussen. Prenez les femmes par exemple, qui ont une espérance de vie beaucoup plus longue. Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, il faudrait alors les faire travailler plus longtemps ou réduire leurs pensions…» Difficile à avaler, quand on sait qu’elles touchent déjà des retraites beaucoup moins élevées que les hommes! Des mères de famille mal récompensées La parité n’a en effet pas droit de cité en matière de retraites. En 2001, selon les calculs du ministère des Affaires sociales, la pension moyenne brute s’élevait à 848 euros pour les femmes contre 1 461 euros pour les hommes. Un écart de 42%, qui s’explique par le fait que près de deux femmes sur trois ne sont pas en mesure de présenter leurs quarante années de cotisations à l’âge de la retraite. Les salaires moins élevés, les jobs à temps partiel, mais surtout les interruptions de carrière pour s’occuper des enfants coûtent très cher dans le secteur privé, où le moindre trimestre manquant ampute les pensions de 2,5%. Bien sûr, des dispositifs existent pour corriger cette situation. Mais ils le font mal, et à la marge. «On donne des années aux femmes qui ont élevé des enfants, mais cela ne sert pas à grand-chose, explique Bruno Palier. Elles s’en servent souvent pour partir plus tôt, mais ne touchent pas davantage.» Entre les retraitées elles-mêmes, les inégalités sont parfois criantes. C’est le cas des majorations de pension attribuées aux femmes qui ont élevé trois enfants. Fixé en pourcentage, son montant favorise de facto les plus grosses retraites. Alors que la «charge» reconnue par la collectivité – avoir fait trois enfants – reste la même… que l’on soit cadre ou employée. Les hauts revenus privilégiés Pas étonnant dans ces conditions que les Français s’en remettent de plus en plus à l’épargne pour assurer leurs vieux jours. Mais tout le monde n’a évidemment pas les moyens de mettre de l’argent de côté. «Le taux d’épargne d’un ouvrier s’élève à 4% contre 24% pour un cadre», constate Jean-Christophe Le Duigou. Et en 2000, selon l’Insee, un Français sur cinq ne possédait aucun actif financier. Pas même un livret d’épargne! «Il s’agit pour l’essentiel, relèvent les experts, de personnes faiblement diplômées et de niveau social moins élevé.» Dans la plupart des grandes entreprises, des systèmes de retraite «chapeau» ont été mis en place pour garantir aux salariés un niveau de pension élevé. Mais ils profitent surtout aux cadres. Idem dans la fonction publique, où des compléments de retraite par capitalisation ont été créés par les syndicats (Prefon, Mrifen). 12% seulement des fonctionnaires y ont ouvert un compte, et il s’agit pour la plupart d’agents de catégorie A, c’est-à-dire le grade le plus élevé et le plus rémunéré. Faut-il aller plus loin en rendant les fonds de pension obligatoires pour mieux les encadrer? C’est ce qui a été fait en Suède, où un étage par capitalisation a été créé, en plus du système par répartition. Il collecte des cotisations de 2,5% sur tous les salaires, qui sont placées sous le contrôle d’une agence gouvernementale, sur les marchés financiers. Très discret sur ce sujet, le gouvernement français préfère, lui, élargir l’accès à l’épargne-retraite, par le biais d’incitations fiscales. Une aubaine pour les plus riches, qui verront leurs impôts allégés. Mais cela ne réglera pas la situation des 50% de Français qui n’ont pas les moyens d’en payer. MATTHIEU CROISSANDEAU (1) Voir à ce propos le rapport ravageur que la Cour des Comptes vient de publier sur «Les pensions des fonctionnaires civils de l’Etat». Disponible sur www.ccomptes.fr (2) Auteur de «la Réforme des retraites», coll. « Que sais-je? », PUF, 2003. Et après 2008 ? - augmentation de la durée de cotisation pour tout le monde en tenant compte de l’allongement de l’espérance de vie (probablement quarante-deux ans en 2020) - harmonisation des taux de cotisation entre le public et le privé - convergence des taux de décote (augmentation dans le public, allègement dans le privé) Matthieu Croissandeau

 

Ce qui devrait changer dans le privé

- droit à la retraite anticipée pour les salariés ayant commencé à travailler très jeunes (âge de départ et durée de cotisation restant à préciser)

- fixation d’un objectif de retraite minimum pour les smicards (le montant reste à préciser)

- majoration de 2 à 3% par année travaillée au-delà de quarante ans

- assouplissement des règles sur le cumul emploi-retraite

- amélioration du calcul des pensions pour les pluripensionnés

- limitation des préretraites aux travaux pénibles

- nouverture du droit au rachat d’annuités

- élargissement de l’accès à l’épargne-retraite par des incitations fiscales

Matthieu Croissandeau

 

 

Ce qui devrait changer dans le public

- allongement de la durée de cotisation à 40 ans d’ici à 2008

- augmentation progressive des cotisations salariales

- instauration d’une décote d’au moins 3% pour toute année manquante, et d’une majoration de 2 à 3% pour toute année supplémentaire

- calcul de la retraite sur les trois dernières années, au lieu des six derniers mois

- création d’une caisse complémentaire pour intégrer une partie des primes

- suppression des revalorisations de carrière des retraités

- ouverture d’une concertation sur les retraites anticipées après quinze ans de service des mères de trois enfants

- possibilité pour les pères de bénéficier des bonus jusqu’ici accordés aux mères de famille

Matthieu Croissandeau

 

 

La «méthode Fillon» à l’épreuve de la rue

Mai 2003, remake de décembre 1995? La déception et la colère affichées par les syndicalistes à leur sortie du ministère, la semaine dernière, pourraient le laisser penser. La situation est toutefois différente. D’abord parce que, en négociateur avisé, François Fillon s’est laissé quelques minces marges de manœuvre sur des revendications syndicales, en particulier celles de la CFDT. Autre nuance de taille: à l’inverse de 1995, les fameux régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF…), qui concentrent les troupes les plus motivées pour défendre leurs avantages, ne sont pas concernés. Habilement, le gouvernement avait décrété, dès le début, que leur tour viendrait plus tard, pour ne pas «polluer» ses projets.

La seule inconnue de taille, en fait, porte sur la réaction des fonctionnaires, principales «victimes» de la réforme. Or sur ce point, la méthode gouvernementale a connu quelques fâcheux ratés. Alors que tous les partisans de la réforme, CFDT en tête, plaidaient pour une approche globale, Jean-Paul Delevoye, le ministre de la Fonction publique, a joué cavalier seul la semaine dernière, en dévoilant le premier ses propositions. Cette initiative hasardeuse a déplacé le débat sur les seuls fonctionnaires et braqué leurs représentants. En clair: Delevoye a ouvert un boulevard aux syndicats les plus hostiles à la réforme comme Force ouvrière. Il ainsi poussé la CGT à emboîter le pas aux mécontents, alors qu’elle hésitait encore à choisir sur quel pied danser, et isolé un peu plus la CFDT, pourtant son interlocuteur privilégié. Consterné par le faux pas de son collègue, François Fillon a tenté d’éteindre ensuite l’étincelle en reprenant la main. Cela suffira-t-il? Réponse en banderoles dans la rue, la semaine du 12 mai. M. C.

Matthieu Croissandeau


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 13:05:07
Permalien TRAVAIL, FILLON, RETRAITES


Jeudi 24 avril 2003

IRAK

Reconstruction
L'Irak, terre de contrats
© P.Menzel/Cosmos
Pétrole, travaux publics, télécoms... Les chantiers de la reconstruction sont pleins de promesses. Mais quelle part les Etats-Unis laisseront-ils aux autres? Les Français, eux, comptent sur leur connaissance du pays...


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 13:03:00
Permalien


Jeudi 24 avril 2003

AGRICULTURE

AGRICULTURE

 

Intervention d'Hervé Gaymard devant l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale de la Coopérative Laitière
Discours d'Hervé Gaymard devant l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale de la Coopérative Laitière - 24/04/2003

Paris, le 24 avril 2003

Discours d'Hervé Gaymard lors de la cérémonie de remise du Grand Prix du journalisme agricole et rural à Madame Hélène VERMARE, Reporter au Dauphiné Libéré
En remettant le Grand Prix du journalisme agricole et rural à Madame Hélène VERMARE, Reporter au Dauphiné Libéré, Hervé Gaymard récompense son engagement dans le métier du journalisme et sa passion pour le monde agricole et rural - 23/04/2003

Paris, le 23 avril 2003

Les nouveaux programmes de recherche sur les expérimentations d'OGM en 2003
Mise en ligne des nouvelles demandes de programmes de recherche OGM 2003 - 23/04/2003

Paris, le 23 avril 2003

Colloque exportation fruits et légumes... Quels outils, quels moyens pour exporter mieux ?
Le 23 avril 2003 à Paris de 9h00 à 16h30 dans les locaux du CFCE

le 18 avril 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 13:01:32
Permalien


Jeudi 24 avril 2003

FRANCIS MER

FRANCE

Bercy prêt à sabrer l'effectif
de la fonction publique


Francis Mer

Les "lettres de cadrage" du budget 2004 en préparation incluraient le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire d'Etat sur deux partant en retraite. 30.000 postes seraient ainsi supprimés. Matignon affirme qu'aucune décision n'est prise.
Les syndicats font front commun pour protester contre le projet de réforme. Grande manifestation prévue le 13 mai.
Fillon ce jeudi soir sur France-2.
 l'article

 Les réactions  Retraites : Les syndicats mobilisent pour le 13 mai  Fillon tente jeudi soir sur France-2 de convaincre les Français  Revue de presse  Débat La retraite à 60 ans

 

Francis Mer
«Ne nous laissons pas étouffer
par la peur»
Pour le ministre de l'Economie, c'est l'Etat qui doit définir le niveau de risque acceptable par une société...


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 12:50:40
Permalien


ECONOMIE par ERIC JL BRETON