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Publié le mardi 25 mars 2003
Mardi 25 mars 2003
LA DROITE ET LA FONCTION PUBLIQUE

LES FONCTIONNAIRES N'ONT PAS ETE SAGES...

Les fonctionnaires travailleront autant que les salariés du privé, s'ils veulent toucher leurs retraites, normalement.Ils devront donc, travailler deux ans et demi de plus, dans un premier temps .Puis dans quelques années, avec le temps, la durée de cotisation sera allongée de deux années supplémentaires .Ce qui fera quatre ans et demi en plus, ce qui correspond au quatre ans et demi, que la droite esTIME, esTEAM, avoir perdu entre 1997 et 2002.En 1997, l'une des principales mesures, étaient de licencier les mauvais fonctionnaires .DE gaulle avait réussi à licencier que 5000 fonctionnaires sur 800000...
Aujourd'hui, le projet qui a probablement fait perdre les élections à la droite en 1997, s'est adouci, et est très discret .Bien entendu, il y a eu des compromis .Ce qui n'est peut-être pas aussi rassurant que celà .Donner plus de pouvoirs et plus de confiance, aux fonctionnaires, est extrêmement dangereux, pour le citoyen .C'est pour ça, que moi, j'estime, qu'il est insupportable d'accorder des délais de plusieurs mois à l'administration, pour traiter différents dossiers et différents droits, alors qu'INTERNET se met en place progressivement .Je rappelle que les cotisations, sont directement prélevées sur les salaires, alors que les droits sont la plupart du temps différés, retardés, oubliés, supprimés ou pas traités...
Beaucoup de fonctionnaires ont des comportements inadmissibles, beaucoup n'ont aucune conscience professionnelle, aucune compétence, aucune formation, d'autres ont triché aux concours, ou donnent de mauvais renseignements aux ayants droits .
Mais aujourd'hui, le problème, est encore plus délicat, car comme toute mauvaise chose, second n'aime pas contamine le monde .Et malheureusement, le privé manque de plus en plus, de mains d'oeuvres(malgré le chômage, et malgré une multitude d'emplois inutiles).Beaucoup de salariés, deviennent irrespectueux vis à vis de la clientèle, pire essayent de dégoûter le client, quant ils ne les incitent pas à ne pas acheter le produit .Bien entendu, beaucoup n'aiment pas l'entreprise, pour laquelle il travaille, et n'ont qu'une envie, être licenciés(libérés) pour toucher des indemnités et des allocations chômages .Bien entendu, les employeurs, dans la majeure partie des cas, exploitent les salariés, et les PRIVEnt de droits élémentaires, certains ne payent pas les heures supplémentaires, d'autres ne payent pas du tout, ou bien encore, il n'est pas rare de constater qu'un employé travaille 60 heures, pour un contrat de 20 heures...
Mais un autre facteur, arrive à influencer le comportement du salarié, et celui-çi, est tout autant inacceptable .Beaucoup de salariés de grandes entreprises(qui ont notamment une grande part du marché, voire un quasi-monopole) maltraitent la clientèle, pour la pousser à bout .De cette manière, l'entreprise exerce une discrimination en toute liberté, elle choisit sa propre clientèle, tout en ayant supprimé la concurrence, donc supprimé le choix des clients .Ces clients se sentent donc exclus, ou le deviennent, ils sont rejetés et se réfugient vers un autre monde .Il y a donc des mondes à plusieurs vitesses.Et d'après certaines personnes, il y a même des êtres qui sont supérieurs à d'autres...Le problème est donc toujours le même, ceux qui ont crée ces mondes, essayent de nous dégoûter de ce que l'on aime, et de nous faire accepter, voire aimer par la force, ce que l'on n'aime pas.Dans d'autres cas, ils s'approprieront ce qui les intéressent, et refuseront que le créateur bénéficit de sa découverte, de son oeuvre, ou de sa création.Puisqu'ils volent par tous les moyens faire croire que l'on n'aime pas ce que l'on aime, tout en tentant de nous faire aimer ce que l'on n'aime pas .Le pire, c'est que la plupart du temps, ils y arrivent, en achetant "leurre" vicTIME...
25 mars 2003 «L'alignement de la durée de cotisation retraite des salariés du privé et du public pourrait intervenir aux alentours de 2008», estime Francis Mer
Le ministre de l'Economie Francis Mer a suggéré, hier, que l'alignement de la durée de cotisation retraite des salariés du privé et du public pourrait intervenir "aux alentours de 2008". "Il est clair qu'on doit démontrer aux Français qu'ils sont tous traités de la même manière, de manière équitable", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI. "On doit effectivement avoir la capacité de montrer aux Français que, au moins sous l'angle des durées de cotisation, nous avons rétabli une situation normale", a-t-il ajouté. Par ailleurs, Francis Mer s'est de nouveau prononcé pour la création d'une "épargne retraite" à côté du régime par répartition. "Si vous voulez avoir une retraite un peu supérieure, il faut que vous acceptiez, et on va vous aider par quelques incitations fiscales, d'orienter une partie de votre épargne vers votre retraite. Moi j'appelle ça l'épargne retraite", a-t-il dit. Depuis la réforme Balladur de 1993, les fonctionnaires continuent de cotiser pendant 37 ans et demi et de toucher une pension calculée sur leurs six derniers mois de carrière, alors que les salariés du privé doivent cotiser pendant 40 ans pour toucher une pension à taux plein.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-25 10:45:06
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LES FONCTIONNAIRES N'ONT PAS ETE SAGES, TRAVAIL, SERVICES PUBLICS, RETRAITES, FISCALITE
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Mardi 25 mars 2003
NUMERIQUE
Groupe Canal + lance Pilotime, son décodeur-enregistreur numérique Dépêche reçue le 24/03/2003 à 22:04 [<>] Le logo de Canal + Le Groupe Canal + (Vivendi Universal) a lancé lundi à Cannes, dans le cadre du 40e Marché international des programmes télévisés (MIPTV), son terminal numérique Pilotime, qui permet notamment de stocker quarante heures de programmes en qualité numérique. Destiné aux abonnés du bouquet CanalSatellite (2,075 millions fin février), ce décodeur-enregistreur "nouvelle génération" mis en point par Canal + Technologies (ex-filiale de Groupe Canal +, vendue à Thomson Multimédia) avait été annoncé puis repoussé maintes fois. "Le lancement de cet appareil révolutionnaire est une bonne nouvelle et un signe de dynamisme fort pour notre groupe", a déclaré lundi soir devant la presse Bertrand Meheut, président du directoire de Groupe Canal+. "Le Groupe Canal + traverse une période très importante. Il s'agit de créer les conditions d'un redémarrage durable et pérenne", a-t-il ajouté, précisant que l'un des "axes principaux de développement" allait concerner "l'augmentation du nombre d'abonnés numériques". Equipé d'un disque dur de 80 gigaoctets, Pilotime permettra en outre d'enregistrer, programmer, stocker, en direct ou en différé, plus de 40 heures de programmes. Le double tuner rendra possible le visionnage d'une chaîne pendant l'enregistrement d'une autre. Doté d'un modem, Pilotime offrira également une messagerie électronique (l'internet est annoncé pour "fin 2003, début 2004") et des services interactifs. "Avec ce nouveau terminal, on change d'attitude vis-à-vis de la télévision, on devient maître de sa consommation", a ajouté Isabelle Parize, PDG de CanalSatellite. Mme Parize a précisé que 60.000 terminaux avaient d'ores et déjà été commandés à Thomson Multimédia, et estimé que "la demande devrait largement dépasser ce chiffre en fin d'année 2003". L'abonnement mensuel de Pilotime s'élève à 28 euros (20 euros pour les services et 8 euros pour la location du terminal), soit 20 euros de plus que l'actuel décodeur du bouquet. CanalSatellite a enregistré en 2002 un chiffre d'affaires de 780 millions d'euros (en hausse de 13% par rapport à 2001), pour un résultat net d'exploitation de 88 M EUR (contre 46 M EUR l'année précédente).
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-25 09:16:38
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Mardi 25 mars 2003
EXCLUSION
Un milliard d'euros d'ici 2005 pour lutter contre l'exclusion Dépêche reçue le 25/03/2003 à 7:25 [<>] Un accompagnateur tient par la main deux enfants dans le cadre d'une opération vacances Un milliard d'euros vont être affectés à la mise en oeuvre du "Plan national de renforcement de la lutte contre l'exclusion" pour 2003-2005 que doit présenter mardi à la presse Dominique Versini, secrétaire d'Etat à la Lutte contre la précarité et l'exclusion. Le plan définitif comporte cinq mesures supplémentaires par rapport au projet soumis pour avis en décembre dernier au Conseil national des politiques de lutte contre l'exclusion sociale (CNLE). Ces mesures préconisent d'une part un meilleur accès aux soins pour les personnes les plus démunies, en développant la prévention dans les régions et dans les écoles. D'autre part il s'agit d'améliorer la formation des personnes illettrées adultes, de prévenir l'illettrisme parmi les jeunes d'âge scolaire et de permettre au sport de mieux jouer sa fonction intégrative. Ces cinq mesures portent à 41 le total des "fiches" de travail que comporte le plan 2003-2005 définitif qui se répartissent toujours selon cinq priorités: améliorer l'accès aux droits des personnes démunies, leur accès au logement, aux dispositifs d'accueil et d'hébergement, à la santé, et enfin répondre aux besoins des publics précaires en matière de culture, loisirs et vacances. Ce plan s'inscrit dans la loi contre les exclusions de juillet 1998 qui prévoit notamment un bilan biennal des actions menées dans ce cadre par le gouvernement en place, sur la base de rapports administratifs et associatifs. Mme Versini a donné la primeur du document définitif au Conseil des ministres du 19 mars. Le chef de l'Etat a estimé que les bailleurs privés devaient "être mieux encouragés à louer leurs logements à des familles défavorisées" et qu'il fallait "renforcer la lutte contre l'habitat indigne". Jacques Chirac a également insisté sur la nécessité de "permettre aux plus démunis d'accéder réellement aux mêmes droits que l'ensemble des concitoyens. Je pense à la santé, à l'éducation et à la culture, ainsi qu'à la justice", a-t-il précisé. Le collectif Alerte, qui rassemble quarante fédérations et associations engagées dans la lutte contre la pauvreté, avait considéré le 22 janvier lors d'une conférence de presse commune, que le document provisoire comportait "incontestablement des points positifs mais aucune programmation financière". Alerte avait salué cependant "la volonté du gouvernement de lutter contre l'exclusion", le caractère inter-ministériel du plan et la "large consultation" auquel il avait donné lieu.
Exclusion : rendre effective la politique d'aide aux plus fragiles Dernière mise à jour : 25-03-2003 | 16:30 |
La secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté et l'Exclusion, Dominique Versini, a détaillé mardi 25 mars le plan national de lutte contre la précarité et l'exclusion - PNLE. Celui-ci avait été présenté en Conseil des ministres le 19 mars dernier (voir le compte-rendu du Conseil).
Deux objectifs sous-tendent le plan : rendre effectifs les droits affirmés dans la loi de lutte contre l'exclusion de 1998 et mettre en place une "véritable politique de l'urgence sociale". 1 milliard d'euros sera par conséquent consacré à ce plan, qui s'articule en 5 axes.
Rendre effectif l'accès au droit et à la citoyenneté
"Le Gouvernement est parti du constat largement partagé par les acteurs de terrains selon lequel les droits contenus dans la loi d'orientation relative à la lutte contre les exclusions et adoptée par le précédent gouvernement en 1998 demeurent toujours très difficiles d'accès" a regretté Dominique Versini. C'est pourquoi ce premier axe du plan vise à aider les plus démunis à faire valoir leurs droits.
Simplifier les relations entre l'administration et les personnes en situation de précarité et d'exclusion. Le PNLE, par une concertation avec les associations, les usagers, les élus et les organismes de certification, vise à améliorer les conditions de domiciliation, simplifier les formulaires et les règles d 'instruction des dossiers et harmoniser les conditions d 'accès aux tarifs réduits.
Informer les personnes de leurs droits et éviter les ruptures de droits génératrices d'exclusion. Le Gouvernement souhaite agir sur deux plans : l'anticipation, quant à la sortie des dispositifs d'aide ; la prévention, par le développement des procédures d'acompte ou d'avance.
Encourager l'expression et la participation des personnes les plus démunies. Le plan prévoit de faire participer les personnes les plus démunies à la réflexion, et de soutenir les acteurs associatifs. "Dans cet esprit une campagne d 'information sur les différents droits sera lancée fin 2003", a annoncé la secrétaire d'Etat.
Faire accéder les publics en situation d'exclusion à la justice et élargir l'aide juridictionnelle aux publics précaires. Le Gouvernement entend "sensibiliser les présidents des tribunaux de grande instance sur l'exclusion". Il favorisera par ailleurs "l'accès à l'aide juridictionnelle pour certains publics précaires".
Renforcer l'accès au logement et améliorer le dispositif d'urgence sociale
Le logement constitue une clé de l'intégration. Le plan présenté par la secrétaire d'Etat agit sur le plan de la prévention des expulsions et le développement de l'offre.
Prévenir les expulsions locatives. "De trop nombreuses personnes, de bonne foi, se trouvent expulsées de leur logement pour n'avoir pas su mobiliser à temps les aides qui sont à leur disposition" a relevé Mme Versini. Le PNLE doit ouvrir à la réalisation d'un cahier des charges de l 'enquête sociale, qui réunisse toutes les administrations concernées (ministères du Logement, de l'Intérieur, de la Justice, Conseils généraux, associations, Caisse nationale des allocations familiales), "afin de bien repérer ces locataires de bonne foi".
Encourager la création et le développement d'un parc privé social. "Le parc privé de logement représente un gisement important du développement d'une offre de logements à loyers maîtrisés". C'est pourquoi le plan souhaite "redonner confiance aux bailleurs privés", en confortant les dispositifs d'aides aux locataires (Locapass, par exemple) et en agissant sur la fiscalité des bailleurs "qui confient leur logement en gestion à des associations agréées".
Intensifier la lutte contre l'habitat indigne, et développer le parc de logement pour grandes familles ou personnes isolées. Le plan renforce la lutte contre l'habitat indigne, notamment par l'élaboration de "plans d'action départementaux" qui seront déclinés dans des conventions territoriales.
En outre, le plan a pour objectif de répondre à cette contradiction qui veut que les familles en grande difficulté soient contraintes "de vivre dans des logements inadaptés à leurs situations et dans des quartiers qui ne favorisent pas leur intégration".
C'est en association étroite avec le ministère de l'Equipement que le plan organise un meilleur accès au logement. Parallèlement au plan présenté par Mme Versini, Gilles de Robien a indiqué, dans un communiqué du 21 mars, la mis en place d'un groupe de travail sur l'égalité d'accès au Logement. Le groupe devra rendre ses conclusions en septembre prochain.
"Elément essentiel de l'intégration", la politique du logement est une priorité du ministre. Il l'a notamment rappelé lors de la rencontre débat autour du rapport "l'état du mal logement en France" de la Fondation Abbé Pierre, le 20 mars dernier (voir l'intervention du ministre, sur le site du ministère de l'Equipement).
Moderniser le dispositif d'urgence sociale
Le PNLE modernise les dispositifs en direction des sans domiciles fixes, "afin de bien définir les niveaux de l'urgence, de la post-urgence et de l'insertion".
D'ores et déjà, le Gouvernement s'est engagé à créer 5 000 places dans les "Maisons relais", dont 1000 en 2003 (voir sur la création des "maisons relais" l'article du 27 novembre 2002).
Améliorer l'accès aux soins
Renforcer les Programmes régionaux d'accès à la prévention et aux soins (PRAPS) et étendre les permanences d'accès aux soins (PASS). Ces plans devront permettre de "coordonner les acteurs locaux, et décloisonner les professionnels du champ sanitaire et social".
Les PASS (en savoir plus sur les PASS sur le site de l'INSERM) seront expérimentés dans les milieux ruraux.
Prendre en compte la souffrance psychique des personnes les plus démunies. "La souffrance psychique (exprimée par l'angoisse,la dépression, l'impossibilité de se projeter) constitue la principale pathologie de l 'exclusion empêchant ainsi une réinsertion des publics précaires ou en situation d 'exclusion" a prévenu Mme Versini. C'est la raison pour laquelle les travailleurs sociaux et les professionnels de santé recevront une formation ouvrant à ce type de prise en charge.
Conforter l'aide nutritionnelle. "Une alimentation saine et équilibrée est un besoin fondamental qui n 'est pas complètement satisfait dans notre pays". Problèmes d'obésité, carences graves ... Le PNLE engage une formation des bénévoles des associations. En outre, "des actions d'insertion par l'alimentation (épiceries sociales)" seront encouragées, a indiqué la secrétaire d'Etat.
Agir plus spécifiquement sur les public précaires : quelques exemples
Le Gouvernement développera en direction des adultes, ainsi qu'il l'a programmé pour les plus jeunes à l'école, la lutte contre l'illettrisme.
En outre, il améliorera l'accès à l'électricité et au téléphone. "Un décret est en cours de préparation qui permettra de moduler une réduction sociale tarifaire en fonction des ressources et de la composition des familles" a indiqué Mme Versini.
L'accès au service téléphonique des personnes en situation de précarité et d'exclusion "a d'ores et déjà fait l'objet d'aménagements par une modification du décret relatif au service universel téléphonique" a-t-elle en outre signalé.
La secrétaire d'Etat a souligné l'enjeu global de la lutte contre l'exclusion. Au-delà de mesures législatives ou réglementaires, il s'agit aujourd'hui "de mettre en œuvre une démarche de dialogue et de mobilisation citoyenne parce que l'exclusion est vraiment l'affaire de tous". "Nous devons avoir cette ambition de dignité et de solidarité à l'égard des plus fragiles de nos concitoyens" a conclu Dominique Versini.
L'enveloppe annoncée ne permettra pas de lutter contre la pauvreté.
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Par Tonino SERAFINI
mercredi 26 mars 2003


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«Il faut être réaliste», on ne peut pas ignorer «le contexte budgétaire qu'on connaît». Hier, lors de la présentation de son «plan national de renforcement de la lutte contre la précarité et les exclusions», Dominique Versini, la secrétaire d'Etat en charge de ce secteur, a parsemé ses annonces de considérations pragmatiques. Elle affiche un plan d'un milliard d'euros d'ici 2005, mais ces moyens financiers sont insuffisants pour mettre réellement en oeuvre les cinq priorités qu'elle a listées, afin de «rendre plus efficace» la loi de lutte contre les exclusions votée en juillet 1998.
Depuis l'adoption du texte, le quotidien des personnes en difficulté n'a pas vraiment changé. La loi de lutte contre les exclusions qui repose sur des mécanismes de prévention fonctionne mal. Exemple : le nombre de jugements prononçant l'expulsion de locataires pour impayés de loyers a même augmenté au cours des trois dernières années. «Cette loi pose bon nombre de droits. Mais bon nombre de nos concitoyens n'arrivent pas à avoir accès à ces droits», a déploré hier Dominique Versini. La secrétaire d'Etat entend renforcer les dispositifs d'accueil et d'hébergement des sans-abri, faciliter l'obtention de logements pour les familles en difficulté, rendre plus effectif l'accès aux soins et mieux satisfaire les besoins des publics précaires en matière de culture, de loisirs et de vacances. Présenté le 19 mars au Conseil des ministres, ce programme a reçu la bénédiction de Jacques Chirac. «Ce plan, c'est un engagement pour l'ensemble du gouvernement», aurait averti le chef de l'Etat.
Crédits en baisse. Problème, les restrictions budgétaires frappent la plupart des ministères impliqués dans des actions concrètes de lutte contre les exclusions (Affaires sociales, Logement, Education...). Les crédits en faveur de l'hébergement d'urgence (qui financent les centres pour sans-abri) sont en baisse de 20 %. La ligne du Fonds de solidarité logement (FSL), cette cagnotte qui vient en aide aux locataires qui ne parviennent plus à payer leur loyer, affiche un recul de 4,5 % dans le budget 2003, et un gel supplémentaire de 20 % a été décidé récemment. Il a également été taillé à la hache dans les financements destinés à la résorption de l'habitat insalubre et à la lutte contre le saturnisme. Enfin, près de 130 millions d'euros de crédits affectés pour l'essentiel à la construction et à la réhabilitation de logements sociaux ont été sacrifiés dans le cadre de la chasse aux économies lancée par Francis Mer.
«On est surpris de l'annonce d'un plan de lutte contre les exclusions dans un tel contexte budgétaire», commentait hier Patrick Doutreligne, de la Fondation abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisées. Même constat désabusé à la Fnars (Fédération nationale des associations de réinsertion sociale), qui regroupe toutes les structures qui agissent au quotidien contre l'exclusion. «Suite au gel de 20 % des crédits pour l'hébergement d'urgence, des centres vont fermer de façon prématurée. Voilà ce qui remonte du terrain», indiquait son directeur général, Jean-Paul Pénaut.
Dispositifs. Des réalités que ne nie pas le cabinet de Dominique Versini. Le plan annoncé hier risque donc de se réduire à «une grande campagne d'information» qui sera menée «fin 2003-début 2004». L'objectif est de faire connaître aux personnes en difficulté tous les dispositifs existants en leur faveur : fonds pour les aider à résorber les impayés (de loyers, d'eau, d'électricité), tarif social de téléphone, possibilités de domiciliation auprès d'une association ou d'un centre communal d'action sociale pour obtenir, par exemple, le versement de prestations. Rendre effectif l'accès aux droits passera aussi par une simplification des formulaires et une accélération du traitement de leurs dossiers. La seule mesure concrète semble se limiter à la création de 5 000 places dans des pensions de famille, des structures destinées à des personnes qui sont dans un parcours de réinsertion.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-25 09:13:57
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