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Le Parisien ECONOMIE, lundi 17 mars 2003, p. 8
Les armes antichômage du gouvernement
Aline Gérard
DEPUIS UN AN, le chômage des moins de 25 ans repart en flèche (+ 7,3 %) et les entreprises renâclent plus que jamais à embaucher des salariés âgés (55 ans et plus). Face à ce sombre tableau et alors qu'il a programmé la fin des emplois jeunes, Jean-Pierre Raffarin est contraint de trouver la parade. Quitte à renouer avec le « traitement social du chômage », autrement dit les contrats aidés si chers à la gauche. Demain, à l'occasion de la conférence nationale pour l'emploi réunissant syndicats et patronat , François Fillon, le ministre des Affaires sociales, annoncera ainsi toute une batterie de mesures visant à soutenir l'emploi des jeunes mais aussi des salariés plus âgés. Augmentation de 50 % des CES (contrats emploi solidarité). Initialement, le gouvernement en avait prévu 160 000 pour cette année. Ce chiffre passera à 240 000. Une mesure qui n'a pas été prise de gaieté de coeur. Il y a quelques jours, dans son fief de Sablé-sur-Sarthe, Fillon confiait : « Les CES, je ne suis pas pour. C'est typiquement une mesure pour faire baisser les statistiques du chômage. » C'est la seconde fois, en quelques mois, que Jean-Pierre Raffarin, doit rectifier le tir. Déjà en septembre, face à la dégradation de l'emploi, il avait accordé une rallonge de 60 000 CES par rapport aux 75 000 programmés dans la loi de finances 2002. Création à la rentrée scolaire du Civis (contrat d'insertion dans la vie sociale). Promis depuis des mois, cet ersatz d'emploi jeune, payé au Smic qui vise les 16-25 ans travaillant dans des associations, verra le jour en septembre, au lieu de 2004. Relance des CIE (contrat initiative emploi). Réduits à 55 000 l'an passé par Lionel Jospin, leur nombre va être augmenté, comme l'a confirmé Jean-Pierre Raffarin. Inventés par Jacques Chirac en 1995, ils permettent à des petites entreprises de recruter en CDI - contre des allégements de charges - des chômeurs longue durée. Enterrement de l'amendement Delalande. Datant du milieu des années quatre-vingt, cet amendement pénalise financièrement les entreprises qui licencient un salarié de plus de 50 ans. Une raison de plus pour elles de ne pas embaucher ce type d'employé. Pour en finir avec cet effet pervers, le dispositif devrait être très allégé...
Catégorie : Économie Sujet(s) uniforme(s) : Lois et règlements Taille : Court, 279 mots
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Doc. : 20030317PA195921964
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