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Publié le mardi 11 mars 2003
Mardi 11 mars 2003
DEPENSES
• LE MONDE | 11.03.03 | 13h09• MIS A JOUR LE 11.03.03 | 13h09Les dépenses publiques ont progressé de 33 milliards d'euros l'an dernier
La progression des dépenses publiques s'est encore accélérée en 2002, selon les comptes nationaux des administrations publiés, mardi 11 mars, par l'Insee : elles ont bondi de 4,5 %, pour atteindre 809,6 milliards d'euros, après avoir enregistré une hausse de 3,7 % en 2001. Leur part dans le produit intérieur brut (PIB) a, elle aussi, augmenté, pour atteindre 53,4 % (contre 52,5 % en 2001). Jean-Pierre Raffarin n'est, pour l'heure, pas parvenu à inverser la tendance. Pourtant, pour assainir les finances publiques sans imposer une politique d'austérité aux Français, le premier ministre veut réduire le train de vie de l'Etat et réformer l'assurance-maladie.
Pour expliquer ces dérapages des dépenses de 33 milliards d'euros entre 2001 et 2002, M. Raffarin fait valoir la grande morosité de la conjoncture, qui s'est traduite par une hausse de certaines dépenses sociales : les prestations en espèces ont ainsi progressé de 5,3 % pour se monter à 275,8 milliards d'euros. Le gouvernement ne manque pas, non plus, d'invoquer l'héritage socialiste. L'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), par exemple, mise en place par le gouvernement de Lionel Jospin en janvier 2002, s'est avérée plus coûteuse que prévu : ses versements se sont élevés à 1,4 milliard d'euros en 2002.
Mais le ralentissement économique n'explique pas tout, loin s'en faut. Alors que les dépenses d'investissement ont stagné (46,3 milliards d'euros), les dépenses de fonctionnement se sont envolées en 2002 – elles sont passées de 282,1 à 297,3 milliards d'euros – sous l'effet essentiellement de l'accroissement de la masse salariale de la fonction publique (Etat, collectivités locales, hôpitaux). Celle-ci a atteint 209,4 milliards d'euros en 2002, soit 5,2 % de plus qu'en 2001 (contre 3,9 % en 2001). L'Insee fait valoir que cette hausse se constate "surtout dans les collectivités locales et les hôpitaux". Jean-Paul Delevoye, ministre de la fonction publique, ne manquera pas d'utiliser ces chiffres pour justifier sa décision de reporter le "débat" sur les salaires des fonctionnaires à l'automne, une fois lancée la réforme des retraites.
La flambée des remboursements de Sécurité sociale (honoraires, analyses, médicaments, arrêts maladie, etc.), en hausse de 7,9 % en 2002 pour représenter 61 milliards d'euros, n'est pas non plus directement liée à l'environnement économique, mais plus aux modes de gestion de l'assurance maladie en France, que le gouvernement promet de réformer d'ici la fin de l'année.
De leur côté, les recettes publiques ont subi de plein fouet le ralentissement économique, mais aussi les baisses d'impôts engagées par M. Jospin et amplifiées par M. Raffarin. Ces ressources n'ont donc augmenté que très modérément (+1,3 %) pour atteindre 763,2 milliards d'euros. Cela "provient essentiellement de la faible progression des impôts (+0,4 % à 412,6 milliards d'euros, contre +2,7 % en 2001)", explique l'Insee. Plus précisément, les différents impôts sur les revenus (particuliers, sociétés) et sur le patrimoine ont reculé de 4,3 %. Les cotisations sociales, elles, n'ont que très légèrement ralenti malgré la remontée du chômage, puisqu'elles ont encore progressé de 3,5 % en 2002 (à 247,4 milliards d'euros), contre 4,1 % en 2001. Dans ce contexte, le taux de prélèvements obligatoires (impôts et charges) a reculé de 0,7 point pour représenter 44 % du PIB.
Avec des dépenses très dynamiques et des recettes en fort ralentissement, les déficits se sont mécaniquement creusés. Ils ont représenté 3,04 % du PIB en 2002 (contre 1,4 % en 2001). Après trois ans consécutifs d'excédents, les comptes sociaux sont redevenus déficitaires (8,7 milliards d'euros, soit 0,6 % du PIB). Ceux de l'Etat se sont considérablement dégradés, pour représenter 56 milliards d'euros (plus de 3,7 % du PIB), contre 33 milliards d'euros en 2001.
Dans ce contexte, la dette publique va continuer de progresser. L'an dernier, elle a déjà fortement augmenté (+ 6,9 % après + 3,3 % en 2001) pour atteindre 896,6 milliards d'euros. Représentant 59,1 % du PIB (contre 56,8 % en 2001), elle s'approche ainsi du plafond des 60 % du PIB imposé par le Traité de Maastricht.
Virginie Malingre • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.03.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:18:56
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Mardi 11 mars 2003
PCV
Appel en PCV France Télécom relance le système des appels en PCV, c'est- à- dire en faisant payer la communication par celui qui est appelé. Ce service avait été supprimé en France, il y a une dizaine d'années. Désormais, pour accéder au service PCV France depuis n'importe quelle ligne fixe, l'usager doit appeler le 3006. Le prix d'un appel PCV France est celui d'un appel normal.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:17:47
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Mardi 11 mars 2003
LES SIMPLIFICATIONS ADMINISTRATIVES
RÉFORME DE L'ÉTAT Le gouvernement va légiférer par ordonnances pour éclaircir le maquis des lois et décrets

(Dobritz) | Plagnol lance le chantier des simplifications administratives La simplification des procédures administratives, dont la nécessité a été proclamée dès l'été dernier par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, va faire l'objet d'un premier train de mesures. Pour faire simple d'emblée, le gouvernement va réformer par voie d'ordonnances. Les textes ont été mis au point par Henri Plagnol, secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat, auprès de Jean-Paul Delevoye. Leur examen a commencé au Conseil d'Etat, qui se prononcera demain en assemblée générale ; ils seront soumis au Conseil des ministres le 19 mars et le projet de loi d'habilitation sera débattu par les députés le 8 avril.
 Jean Pigeot [11 mars 2003]
 Il s'agit de la plus importante réforme du genre sous la Ve République. «Un bon ministre, depuis toujours, c'est quelqu'un qui obtient l'augmentation de son budget et qui, surtout, laisse derrière lui quelques nouvelles lois, observe Henri Plagnol. Or un bon ministre, ce devrait être quelqu'un qui fait plus avec moins d'argent et qui, surtout, supprime quelques lois.» En 1991, le Conseil d'Etat a recensé 7 500 lois en vigueur et quelque 100 000 décrets, et le tableau n'a pas dû s'alléger depuis douze ans. Il faut d'abord «simplifier la codification du droit», indique Henri Plagnol, ne serait-ce que pour «restaurer l'autorité de la loi».
L'intention de réforme s'est heurtée tout de suite à des résistances, dans quelques citadelles d'Etat et certaines corporations de conseil et d'expertise qui tirent avantage de la complexité des textes. Mais Jacques Chirac a déverrouillé le système par quelques proclamations, notamment lors des voeux de janvier aux corps constitués. Plusieurs ministres ont réagi dans le bon sens : entre autres, Francis Mer, qui a donné son accord à la simplification des marchés publics, François Fillon, Renaud Dutreil. Quant à Jean-François Mattei, lancé dans son plan «Hôpital 2007», il a commenté : «Si on ne règle pas les problèmes de technostructure en amont de mon plan, rien ne sera possible avant dix ans.»
Or l'entretien, la rénovation, la construction d'hôpitaux, d'universités, d'équipements publics divers n'est plus à la mesure d'un Etat en déficit chronique, ni même de collectivités libérées par la décentralisation. Il y faut un partenariat public-privé. C'est Alain Madelin qui a promu l'idée à Matignon. Il a présenté aux collaborateurs du premier ministre un argumentaire sur diapositives, montrant que tous les grands équipements, depuis les ponts, les hospices et les canaux jusqu'au chemin de fer, la tour Eiffel, l'éclairage public, le métro et les autoroutes, ont été réalisés selon un tel partenariat. Le principe a donc été intégré au train de mesures élaboré par Henri Plagnol.
«J'ai été frappé, au cours de mes nombreuses visites en province, par la complainte des élus sur les délais des commandes publiques, remarque le secrétaire d'Etat. Dix ans, c'est intolérable. Il faut agir contre la rigidité du Code des marchés publics et cesser d'opposer les énergies privées et publiques.»
Mais de telles tentatives, dans un passé récent, ont connu des fortunes diverses. Sans le système des METP, le conseil régional d'Ile-de-France n'aurait pas pu rénover et reconstruire 400 lycées, dans les années 90, mais l'opération a débouché sur une affaire de corruption. Henri Plagnol fait pourtant le pari que cette politique sera viable si les dispositifs de transparence et de contrôle sont efficaces.
Cette conception de l'efficacité par la confiance conduit à une réforme plus radicale encore : face à l'administration, l'usager ne sera plus un individu à la mauvaise foi présumée, tenu de justifier la moindre démarche par des liasses de documents. La «déclaration sur l'honneur» va suffire, la plupart du temps, mais sous peine de sanctions accrues en cas de fraude. Un Français né à l'étranger ou dans un ancien territoire français pourra prouver sa nationalité par tout moyen évident, comme la production du livret militaire, et non plus au terme d'un humiliant parcours administratif. «Les harkis que j'ai rencontrés vendredi à Béziers en pleuraient de joie», dit Henri Plagnol.
Carrément révolutionnaire : les services devront accuser réception d'un dossier et fixer un délai de traitement. Ce que le secrétaire d'Etat appelle la «démarche qualité» permettra notamment de classer les administrations en fonction de leur rapidité de réaction. Le guichet unique pour les prestations sociales procède de la même démarche et préfigure une entreprise plus vaste d'unité d'information et d'accès pour les usagers.
Les fonctionnaires de terrain trouveront aussi avantage à la réforme. Henri Plagnol évoque la suppression de l'Imec (instruction mixte à l'échelon central), système qu'Alain Juppé lui a dénoncé après en avoir subi les désagréments dans la réalisation du tramway de Bordeaux. Cette survivance des impératifs stratégiques des années 50 impose aux collectivités et fonctionnaires locaux, préfets compris, de passer aux filtres de l'administration centrale tout projet de réalisation dans le domaine des transports. Mais l'Equipement renâcle. Et il semble que l'autorité du Parlement ne sera pas de trop pour supprimer cette procédure soviétoïde.
Les principales mesures
 [11 mars 2003]

Réduction des délais de réponse de l'administration «Chaque service s'engagera sur un délai de réponse.» En pratique, «lorsqu'un usager adressera un courrier ou un mail à un service public, il devra recevoir un accusé de réception lui précisant le délai dans lequel sera traitée sa demande.» Les particuliers comme les entreprises sont concernés par cette mesure qui vise à «moderniser les relations entre l'administration et les Français». Cette nouvelle «contrainte juridique donnera une base légale aux démarches de qualité et permettra d'effectuer des comparaisons entre services».
Jusqu'à aujourd'hui, l'administration n'était tenue par aucun délai. Toutefois «l'absence de réponse au bout de deux mois après la réception du dossier complet» valait rejet. Ce qui n'empêchait pas l'administration de répondre favorablement à une sollicitation «au bout de quatre ou cinq mois». Cette règle juridique du «silence vaut rejet» sera conservée «afin de préserver le droit de recours du demandeur».
Par ailleurs, «en application du principe de confiance», «des déclarations sur l'honneur seront substituées autant que possible aux pièces justificatives» censées accompagner chaque demande. En 2004 un «système interadministratif de gestion du changement d'adresse» sera aussi mis en place. Désormais l'usager «pourra communiquer son changement d'adresse à un interlocuteur qui informera toutes les administrations».
Un guichet unique pour les entrepreneurs Instauration d'un guichet unique pour le recouvrement des cotisations et contributions sociales pour les artisans et commerçants et d'un titre d'emploi simplifié pour faciliter l'emploi. L'activité des entrepreneurs est trop souvent pénalisée par des obligations administratives lourdes, complexes et réitérées. Les nouvelles mesures visent à réduire les formalités et à créer un environnement favorable à la compétitivité économique. Les artisans et commerçants doivent actuellement passer par de multiples organismes, Canam, Urssaf, Organic, Cancava. Avec le guichet unique, un seul organisme assurerait le recouvrement de l'ensemble des cotisations et contributions. Cette simplification pourrait prendre deux formes : un guichet unique virtuel ayant recours à l'Internet ou un guichet «physique».
Le mode de calcul des cotisations et des contributions des artisans et commerçants sera simplifié pour être compréhensible. Les dates de paiements, aujourd'hui multiples, seront harmonisées. Contrairement à la situation actuelle, les artisans et commerçants connaîtront en début d'année le montant total de leurs cotisations et contributions sociales à payer dans l'année.
Le titre d'emploi simplifié permettra à des petites entreprises d'accomplir les formalités sociales liées à l'emploi d'un salarié et les soulagera de la déclaration préalable d'embauche. Ce titre se substituera aux déclarations sociales et facilitera le paiement des cotisations.
Moins de commissions administratives «Il existe actuellement 221 commissions par département, dont certaines ne se réunissent jamais et d'autres une seule fois par an» ! Le gouvernement souhaite réduire le nombre de commissions administratives, souvent «redondantes», source de «lenteur, d'opacité voire d'incohérence des décisions». Exemples de ces commissions que «se marchent sur les pieds» : le comité d'aide aux chômeurs créateurs d'entreprise et le comité de la bourse d'accès à l'emploi ou encore le comité de pilotage de la charte de lutte contre l'exclusion et le comité de veille sociale.
Le gouvernement souhaite aussi préciser les conditions de leur création et de leur fonctionnement. Pour le gouvernement, ces commissions sont un symbole de cette «administration lourde» qu'il souhaite simplifier.
Les préfets tiennent aujourd'hui de «vraies-fausses» concertations avec ces commissions : elles sont en effet composées de membres «inexpérimentés» et qui émettent «souvent à l'unanimité» des avis favorables aux propositions de l'administration. Une série limitée de commissions spécialisées sera donc mise en place. Leurs compétences devraient être cependant «relativement larges». Ces commissions, «adaptées aux enjeux locaux», devront être composées «de membres qualifiés et indépendants» qui seront capables d'apporter un «véritable éclairage à la prise de décision».
Plan hôpital : faciliter les investissements Le gouvernement compte «simplifier l'organisation et le fonctionnement du système de santé». La carte sanitaire sera supprimée, pour simplifier la planification régionale, en facilitant «un nouveau schéma d'organisation sanitaire intégrant toutes les catégories d'établissements hospitaliers». Les hôpitaux psychiatriques seront aussi concernés. Le régime des autorisations sera également simplifié «pour l'utilisation des matériels et équipements lourds». Enfin, une coopération sanitaire devrait être mise en place «en ouvrant largement le réseau à de nouvelles catégories d'établissements jusqu'alors exclus» : établissements médicaux sociaux, professionnels médicaux libéraux...
La mise en oeuvre du plan hôpital 2007, qui prévoit un programme d'investissements de six milliards d'euros sur cinq ans, sera aussi facilitée. «En l'état actuel des choses, la mise en oeuvre de ce plan se heurterait à de nombreux obstacles, qui peuvent aboutir à des retards importants», notamment à cause de la complexité du code des marchés publics. Le gouvernement souhaite simplifier les procédures d'appel d'offre, afin de faciliter la réalisation des établissements hospitaliers. En réduisant les délais de constructions, il espère aussi réduire les coûts.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:17:06
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Mardi 11 mars 2003
EMPLOIS DE LA VILLE
Les emplois jeunes de la Ville dans l'incertitude
ILS SONT DEUX CENTS, agents de médiation, animateurs et même conseillers juridiques, à voir leur contrat emploi jeune se terminer d'ici à la fin de l'année. Lors du dernier Conseil de Paris, Sophie Meynaud, adjointe au maire du XVIII e , est intervenue au nom du groupe communiste pour rappeler que « les emplois jeunes de la Ville n'ont plus à prouver aujourd'hui la nécessité et l'utilité de leur mission en direction des Parisiens et des Parisiennes ». Et de demander encore la titularisation pure et simple des 1 000 emplois jeunes que compte Paris, une requête qui jusqu'à présent n'a pas trouvé écho auprès de la majorité municipale. « Toutes les pistes n'ont pas été étudiées comme elles auraient dû l'être », estime Sophie Meynaud. La jeune élue ne se satisfait effectivement pas des réponses apportées notamment par Christian Sautter, adjoint au maire de Paris en charge des finances, qui avait déjà expliqué voilà plus de six mois son incapacité à intégrer d'office les emplois jeunes parmi les agents de la Ville, pour des raisons purement juridiques. « Nous pensons que ces emplois vont être pérennisés, avance cependant Jean Vuillermoz, président du groupe communiste au Conseil de Paris, d'autant plus qu'ils représentent une sacrée manne pour la Ville, qui ne paie que 20 % de leurs salaires. »
Garder tout le monde paraît impossible Du côté de l'Hôtel de Ville, le dossier des emplois jeunes semble avoir été pris à bras le corps. Le maire de Paris a récemment réclamé à l'inspection générale de la Ville une « note d'appui » qui vise à décrire « les différentes missions confiées aux emplois jeunes », selon les termes d'un proche de Bertrand Delanoë. Christian Sautter, pour sa part, indique que, sur les 200 jeunes qui arrivent cette année en fin de contrat, 104 préparent les concours de la Ville, 20 ont été embauchés par la mairie, 12 partent travailler dans le privé, 6 rejoignent d'autres administrations, 3 reprennent leurs études, et les autres partent de leur propre chef. De plus, l'adjoint au maire souligne le fait que les emplois jeunes qui travaillent pour les conseils de la jeunesse vont être pérennisés (20 postes). Mais garder tout le monde paraît toujours impossible à l'ancien ministre. « La Ville a demandé à l'Etat d'accélérer la parution des décrets pour l'ouverture d'un concours de troisième voie », précise Christian Sautter. En effet, ce type de concours administratif permet aux emplois jeunes de faire valoir leur expérience à la mairie de Paris par rapport à un candidat lambda. Plusieurs problèmes de fond subsistent donc. La disparition brutale du dispositif emplois jeunes, créé par la gauche, non reconduit par la droite, contraint les collectivités locales à trouver des solutions coûte que coûte. « Ce n'est pas à la Ville de combler les trous que le gouvernement fait », commente pourtant Sophie Meynaud. Autre souci, celui-ci purement parisien. Selon Daniel Bertrand, délégué CFDT des emplois jeunes, « la Ville n'a pas cotisé à l'Assedic », ce qui signifierait qu'une fois l'emploi jeune mis au chômage, c'est la Ville de Paris qui va devoir assumer le versement de l'allocation, après un délai de carence qui serait de... deux mois et demi.
Arnaud Murati
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:15:28
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Mardi 11 mars 2003
RETRAITES
Archives / Lundi 10 Mars 2003
RETRAITES
François Fillon : "travailler plus sans cotiser plus" Le ministre déclare qu'une "augmentation de la durée effective d'activité doit être envisagée, indépendamment du débat sur la durée de cotisation".
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 François Fillon |
Une augmentation de la durée effective d'activité doit être envisagée, indépendamment du débat sur la durée de cotisation", a déclaré le ministre des Affaires sociales François Fillon, au cours d'un débat régional sur l'avenir des retraites lundi à Nantes. Un "partage (...) entre temps de travail et temps de retraite" de l'augmentation de l'espérance de vie "peut contribuer à la maîtrise de l'équilibre général" des régimes de retraite, a expliqué le ministre. François Fillon, invité à ouvrir une session spéciale du conseil économique et social régional (CESR) des Pays de la Loire, a relevé que "le temps de travail est environ le double du temps de retraite", et qu'aujourd'hui, "toute augmentation de l'espérance de vie bénéficie entièrement à la retraite".
Débat relancé à l'Assemblée
Cette déclaration intervient à la veille de la relance du débat sur les retraites à l'Assemblée. Pour la deuxième fois en un peu plus d'un an, les députés PCF proposeront en effet mardi d'accorder la retraite avant 60 ans à ceux qui ont leurs 40 annuités de cotisation, une mesure que chacun reconnaît légitime mais qu'aucun gouvernement n'a encore prise en raison de son coût financier. La présentant comme "une mesure de simple justice sociale", le président du groupe PCF Alain Bocquet, également rapporteur de cette proposition de loi, souligne qu'elle concerne des personnes entrées généralement sur le marché du travail à 14 ou 16 ans et qui ont, en grande partie, "effectué des travaux pénibles" et "connu des conditions de vie souvent difficiles". Alain Bocquet, qui estime à 800.000 le nombre des personnes concernées, propose une contribution sociale de 14,6% sur les revenus des biens mobiliers et immobiliers pour financer cette mesure.
Coût de 4 milliards d'euros
En novembre 2001, le groupe PCF avait déjà présenté la même proposition, plongeant dans l'embarras les députés socialistes. Beaucoup voulaient en effet adopter cette mesure, promise par Lionel Jospin en 1997, alors que le gouvernement souhaitait l'inclure ultérieurement dans une réforme globale des retraites. Invoquant un coût de 4 milliards d'euros, Elisabeth Guigou, alors ministre de l'Emploi, avait finalement recouru à l'article 40 de la Constitution qui interdit aux parlementaires d'aggraver "la charge publique", coupant court aux débats avant l'examen et le vote des articles. Mardi, le deuxième examen de cette proposition, réinscrite par le groupe PCF dans une de ses "niches" parlementaires, devrait une nouvelle fois s'arrêter à l'issue de la discussion générale. C'est en effet ce qu'a proposé la commission des Affaires sociales après avoir discuté de ce texte, mercredi dernier.
Initiative inopportune
Comme tous les intervenants, son président Jean-Michel Dubernard (UMP) a relevé "le caractère parfaitement légitime et largement compréhensible" de la mesure. Mais il a aussi jugé inopportune l'initiative communiste, en évoquant "la réforme globale des retraites" que le gouvernement doit présenter avant la fin de la session. Interrogé sur cet aspect de la réforme fin février, François Fillon avait, comme sa prédécesseur, évoqué son coût, qu'il a chiffré à "13,6 milliards d'euros". Il avait toutefois ajouté que le gouvernement était "prêt à rechercher un compromis raisonnable sur ce point". Le président du groupe UMP Jacques Barrot a indiqué mardi dernier que la réforme proposerait des "bonifications de retraite pour tenir compte des années supplémentaires".
Réforme "globale" nécessaire
Egalement favorable à un règlement global du dossier des retraites, le groupe UDF a apporté son soutien à un dispositif proposé par la présidente de la région Rhône-Alpes Anne-Marie Comparini, qui met l'accent sur le choix laissé aux personnes concernées de partir ou non en retraite. Enfin, porte-parole du groupe PS sur la question des retraites, Pascal Terrasse (Ardèche) a réaffirmé la nécessité d'une réforme "globale", tout en reconnaissant que "l'opinion publique" ne comprendrait pas un vote négatif des socialistes, si vote il devait y avoir. Il souligne notamment le problème de la retraite complémentaire, que ne pose pas le texte du PCF, sans laquelle un retraité perdrait plus de la moitié de ses revenus. Pour lui, le débat fournira surtout l'occasion d'ouvrir la discussion sur "deux points essentiels : la pénibilité dans le travail et l'usure prématurée".
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:14:43
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RETRAITES, FILLON, TRAVAIL
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